Merci à Pyreneprincesse qui suit mon histoire et qui a suivit ma fanfiction sur Twilight :)
Bonne Lecture !
Le nuage de fumée se dispersa sous mes yeux et la première chose que je vis étaient des grilles en métal noires énormes. Rumplestiltskin me tenait toujours le bras aussi fort et y plantait ses ongles, j'étais sûr que j'allais avoir la marque de ses doigts sur mon bras pendant au moins une semaine. Le château était entouré d'une barrière magique, tous les insectes qui se posaient dessus, étaient instantanément réduits en cendres. Il me tira vers l'entrée, mais soudain une flèche vint se planter à ses pieds, puis une autre effleura mon bras gauche, déchirant au passage mon chemisier et me trancha. Deux hommes se jetèrent des arbres, et coururent vers Rumplestiltskin, il me jeta violemment sur le côté et il rejeta de sa main le premier homme. Je me relevais difficilement couverte de terre, lorsque le second homme se précipita sur moi armé d'une épée, il me rejeta contre un arbre et planta l'épée dans mon chemisier de façon à ce que je sois accroché à l'arbre. Il sortit de sa ceinture une dague et sans que je puisse me débattre il me le planta dans mon ventre. Je criais de douleur, lorsque je pris les dernières forces qu'il me restait pour me saisir de l'épée plantée près de mon épaule, je me redressais, enlevais le couteau planté dans mon abdomen et le jetais sur le côté. Le sang coulait le long de mon corps et mes jambes n'arrivaient presque plus à me porter. Je saisis fermement l'épée, me forçant à ne pas penser à ma blessure, je courus vers l'homme et lui la lui plantais dans l'estomac, il prit ma main et m'envoya par terre une seconde fois. Je cherchais Rumplestiltskin du regard, il se battait encore avec l'autre, l'homme s'approcha rapidement de moi et me donna un coup de pied dans le ventre, m'arrachant un cri de douleur. A chaque tentative pour me lever, je retombais lourdement sur le sol, ma vue se troublait à chaque effort que je faisais. Il me retourna du pied sur le dos, je croisais les bras sur mon visage pour me protéger, même si je savais que cela ne servirait à rien, un grand éclat de lumière remplit alors la vallée et l'homme s'envola contre la barrière magique, qui le réduisit en poussière. Rumplestiltskin se retourna rapidement vers moi, et me lança un regard interrogateur, il fit sortir de la terre de gigantesques racines et emprisonna l'autre. Il courut vers moi et m'aida à me relever, mais aussitôt la lueur de gentillesse qui était apparu, avait disparu et il me ressaisi par le bras.
-Tu as des pouvoirs magiques !
Il me secouait de plus en plus fort, et je perdais connaissance, mes jambes se dérobèrent sous moi et je ne vis plus que le néant.
Lorsque je rouvris les yeux, j'étais allongée sur un lit en paille, dans une salle remplit de bocaux qui eux étaient remplis d'ingrédients divers, œils, ailes de chauves souris, plantes en tout genre et je passe. Je ne sentais plus aucune douleur parcourir mon corps, je passais ma main sur mon ventre, je n'avais plus aucune coupure, il ne restait plus que le sang sec sur le tissu de mes vêtements. Je fis de même pour mon bras gauche, il n'y avait plus rien également. Je plantais mon regard partout à travers la pièce à la recherche de Rumple. Il était assit sur une chaise, le regard tourné vers la fenêtre, il ne savait pas que j'étais déjà réveillée. Je retournais mes jambes et posais mes pieds sur le sol en pierre. Sans que je puisse le voir se déplacer il arriva juste devant moi.
-Tu as bien joué ton jeu ! Maintenant dis-moi d'où tu tiens tes pouvoirs!
-Arrêtez un peu de me crier dessus! Je n'en sais rien moi!
Il ne s'attendait pas à ce que je hausse la voix.
-Pour qui tu travailles ? Hmm ! La reine !
-La reine ? Regina ?
-Qui d'autre ! Hurla t-il en agitant ses mains dans tous les sens.
-Je ne la connais pas ! Je n'ai jamais vu cette femme de ma vie !
-On ne me l'a fait pas à moi petite !
-Mais puisque je vous dis que je ne la connais pas ! criais-je en me levant.
Il pointa son doigt vers moi.
-Si jamais tu me mens et que es là uniquement dans la but de m'éliminer, je te tue. Est-ce bien clair?
-Vous ne me faites pas peur Rumplestiltskin.
-Tu as du cran jeune fille, dit-il en poussant un petit gloussement.
Il s'écarta et agita sa main, a nouveau la fumée violette m'entoura. Lorsqu'elle disparut, je découvris que mes vêtements avaient disparus et avaient laissé place à une magnifique robe sans bretelle, bleue nuit.
-Vous habillez avec une robe vos expériences ? lui lançais-je un sourire sur mes lèvres.
-J'ai changé d'avis, je veux que tu me serves d'élèves. Pour l'instant ! Dit-il en haussant la voix, tu as un pouvoir que je veux développer, mais pas encore aujourd'hui, je dois savoir qui a essayé de me tuer.
Je n'eus pas le temps de répondre il disparut aussitôt dans un nuage de fumée. Je décidais donc de faire le tour du château. Les couloirs se ressemblaient tous, et il était facile de se perdre à l'intérieur de son « Dark Castle » comme il l'appelait. Il y avait plus de 100 chambres qui ne servent, il faut le dire, à rien, presque 200 salles où il faisait ses expériences dont je ne voulais en aucun cas en connaître la nature. Je montais un escalier et arrivais dans la salle où il entreposait tous les objet dont il ne se servait plus, mais qu'il voulait quand même conserver. Je farfouillais un peu de tous les côtés, des épées de la bataille des ogres, des fioles vides et ébréchés, je découvris ensuite une armure qui elle aussi avait dû servir pour la bataille des ogres, je devinais alors qu'elle avait dû être portée par Rumplestiltskin lorsqu'il était un homme, car même si je ne connaissais son histoire je sais que tous les Ténébreux étaient des hommes avant de devenir ce qu'est Rumplestiltskin, enfin vous voyez ce que je veux dire, un homme capable de ressentir des choses, de faire preuve de sympathie et toutes ses choses que vous pouvez ressentir lorsque vous êtes « normal » on va dire. Puis je vis au fond de la pièce, un petit lit en bois, dessus était posé des vêtements d'enfant, pourtant je n'en avais pas vu dans le château et cela m'aurait fortement étonné. Qui aurait voulu passer sa vie avec cet homme qui vous traitez comme un chien, même pire ! Je ne passais pas plus longtemps dans la pièce et descendis l'escalier en faisant attention à ne pas tomber, car les marches, comme dans tous les châteaux, étaient extrêmement petites et la pierre était abîmée par le temps. Surtout qu'il m'avait mis des chaussures à talons, et que ce n'était pas le plus « fonctionnel » dans un château.
J'étais arrivée dans la salle principale, où il tissait sa paille qu'il transformait en or et j'attendais depuis des heures le retour de Rumplestiltskin. Le soleil était presque couché, et je commençais à croire qu'il allait m'abandonner pendant plusieurs jours, et quand il reviendrait je serais morte de faim, de froid ou de fatigue, car il n'avait jamais dû entendre parler des cheminées. Même dans ma chaumière de parfait paysan il y en avait une. Je faisais un peu le tour de la salle, une grande table en bois, des pieds en marbre sur lesquels étaient posés des coupes en argent et en or, au fond de la salle il y avait une gigantesque vitrine avec de la vaisselle en porcelaine et en toute matière possible et inimaginable, il y avait aussi un arc et un carquois remplit de flèches en feuille d'or posait sur un pied plus imposant que les autres.
Il y avait dans une autre vitrine protégée par une barrière magique identique à celle de dehors, une dizaine de baguettes magiques, en verre, en bois, métal, certaines couvertes de pierres précieuses, de lierre ou de peau. Il faisait extrêmement noir dans la pièce, et seul le lustre l'illuminait, les rideaux étaient fermés, j'essayais de les ouvrir mais rien n'y fit, ils restèrent fermés. Qu'avait-il fait à ses rideaux pour qu'ils ne s'ouvrent pas !
-Que fais-tu ?!
-AH ! Criais-je en sursautant.
-Oh ! Je t'ai fait peur ! Dit Rumplestiltskin en rigolant.
-Ahaha ! Très drôle !
-Il est l'heure de dîner. Mets la table !
-Depuis quand vous me donnez des ordres ?
Il se retourna, toute trace de gentillesse ou quoi que ce soit d'autre avait disparu.
-Depuis que tu m'appartiens, si je te dis de mettre la table, tu le fais ! Si je te dis de sauter d'un pont, tu le fais ! Je décide de tout ce que tu fais, à qui tu parles ou n importe quoi d'autre ! Est ce que je suis assez clair !?
Je ne dis rien d'autre, pris les assiettes, les couverts et les mis en place sur la table. Je partis prendre les verres et quand je me retournais je découvris que le dîner était arrivé sur la table. Je les posais et m'assis. Il avait toujours son regard posé sur moi.
-J'ai fait le tour du château aujourd'hui et j'ai vu que vous aviez des habits d'enfant. Ce sont les vôtres ou ceux de votre fils ?
Son regard remplit de haine se changea en un regard doux, il me sourit, son regard toujours plongé dans le mien.
-J'ai eu un fils, je l'ai perdu.
-Comment ?
-Ah ça il va falloir que je vous connaisse un peu mieux pour vous le dire, dearie !
-Bien, alors j'attendrais de vous connaître mieux pour connaître votre histoire.
-C'est incroyable que vous ne connaissiez pas mon histoire !
-Je n'ai jamais prêté attention aux histoires de magie. Mais je pense que vous êtes différent de ce que vous vous évertuez à montrer aux gens.
-Non pas vraiment …
-Nous verrons cela plus tard, dis-je en ricanant.
Après quelques minutes de silence, où l'on entendait que le bruit des fourchettes qui rencontraient les couteaux, il reprit la parole.
-Baelfire.
-Pardon ?
-Il s'appelait Baelfire. Quand j'y pense, vous lui ressemblez beaucoup jeune fille. Vous avez les mêmes traits de visage que lui.
-C'est une coïncidence.
-Les coïncidences ça n'existe pas !
-Si vous le dites.
Nous finissions de manger. Il me conduisit dans ce qui allait être ma chambre, enfin si cela en était une, c'était plutôt un cachot qu'une chambre. Je passais ma nuit en position fœtale sur le lit, essayant de garder la chaleur dans mon corps. Je finis par m'endormir et par tomber dans le monde des rêves, de la beauté et du surréaliste où les choses qui s'y produisent ne se passent jamais.
