Et me revoici pour la réécriture de The Legend of Two Geeks ! Mais, d'abord, je veux répondre aux anonymes qui ont postez pendant ma période de réécriture !
Meitantei : Salut et bienvenue sur ma fic ! Non elle n'est absolument pas abandonnée ! Ta première fanfic Zelda ? Mais quel honneur ! Donc, Re bienvenue sur ce fandom. Ici tu peux trouver : de bonnes fics et des mauvaises fics. (Je serais super comme guide touristique vous ne trouvez pas ? xD) Il se passe toujours un bon temps entre chaque parution de nouveau chapitre. Sur ce, je te souhaite une bonne relecture !
Lornorelia : Ah ! Une de mes plus fidèle lectrice ! (non, je ne fais pas de favoritisme ! Je vous aime tous mes chatons pas encore sevré à la fanfic !) Ne t'en fait pas. Navi apparaîtra. C'est juste que, comme pour beaucoup de personne, Navi me rebute un petit peu avec ses « Hey ! Listen ! »… Ah, et, autant faire de la pub pour une fille géniale qui fait la même chose que moi : MinaTchoum avec son excellent : « The Legend of Mina » où, elle va également dans le monde de Zelda OOT mais… où elle sert à rien xD Lis, c'est hi-la-rant ! Bonne lecture !
Bien, je pense qu'on peut commencer !
Attention, The Legend of Zelda ne m'appartient pas. Si cette magnifique saga m'appartenait, on aurait eu droit à une version Just dance (qui ne m'appartient pas non plus… tristesse…) où l'on pourrait faire de la tecktonik avec le roi Zora… Hylia sait à quel point j'aimerais voir ça…
Chapitre 2 : La forêt Kokiri
… J'ouvre doucement mes paupières, papillonnant des yeux. J'avais beau les sentir ouverts, je ne voyais rien comme si j'étais plongée dans l'obscurité la plus complète. Je sentais comme un poids sur ma poitrine, rendant ma respiration difficile et douloureuse. Chaque inspiration devenait un supplice. Je levais la tête, me cambrant de toute ma longueur, pour chercher la moindre lueur de lumière. Mais, cette dernière était inexistante, étouffée par les ténèbres m'entourant. Je ne sentais rien sous moi à part le vide infini.
C'est alors que je perdais l'espoir d'un jour revoir mes amis, ma sœurs et mes parents que je l'a vit… Je l'a vit au bout d'un couloir d'ombre… La lumière ! Cette dernière, apparut de nulle part, me brûla furieusement ma rétine qui s'était habitué au noir le plus complet. Je sentais mon corps et mes pensées être attirés par cette lumière comme si j'étais un vulgaire papillon de nuit.
Mon souffle se saturait d'avantage au fur et à mesure que je m'approchais de la lueur… Serait-ce l'excitation de quitter ce triste lieu ?
Une fois mon corps baignant entièrement dans cette lumière divine, je sentis un doux courant d'air chaud m'effleurer la joue. C'était très agréable et rassurant.
Les yeux clos, je commençais à me recroquevillé sur moi-même, dans une position que l'on pourrait qualifier de « position fœtale ». J'étais comme à l'abri dans une étreinte chaleureuse. Mais, soudainement, une chose humide et visqueuse se posa sur mon front me faisant sursauter. Je me lève brusquement en imaginant l'horreur qui a dû se poser sur moi. Mais, à peine relevée, je me suis heurtée à quelque chose/quelqu'un. J'ai commencé à frotter mon front trempé par la chose à l'endroit de l'impact. En regardant en face de moi, je vis quelqu'un… Un jeune garçon qui ne devait pas être plus âgé que moi.
Il était blond, des yeux bleutés qui me rappelait le ciel et un chapeau vert complètement ridicule. Je l'ai regardé en penchant légèrement la tête vers la gauche… Pourquoi me rappelait-il quelqu'un ? Quelqu'un que je connaissais bien en plus… Rah ! Je n'arrive pas à m'en souvenir !
Le garçon en face de moi se leva, toujours avec la main à l'endroit où nous nous étions rencontrés.
« Ah ! Tu es réveillée ! T'aurais quand même pu te redresser doucement ! Tu ne dois vraiment pas aimer l'eau toi… »
Je le regardais d'un air désolé avant de regarder sur le côté du lit. Effectivement, un petit morceau de tissu trempé trainait au sol… Et moi qui avais pensé à des choses totalement irréaliste… J'ai honte !
« D-désolée… Attends… T'avais qu'à ne pas être dans ma trajectoire d'abord ! M'emportais-je
Il esquissa un sourire amusé, apparemment content que je sois en pleine forme. Il se saisit d'un seau et se dirigea vers une porte en bois :
« Au fait… Comment t'es-tu retrouvée dans les bois perdus ?
Je ne sais pas vraiment… Je ne me souviens de rien …
Pas même de ton nom ? me demanda-t-il, l'inquiétude pouvait presque s'entendre dans sa voix
T-tu crois quoi ?! Bien sûr que je m'en souviens ! C'est… Jorgette… Juliette… Morgane… Inès… euh… Melina… Oui ! Je m'appelle Melina ! m'écriai-je en me relevant comme si je venais d'accéder à l'Illumination.
Bien, Melina. Je vais juste chercher un peu d'eau… Tu peux te reposer encore un peu ne t'en fais pas. »
Il ferma doucement la porte derrière lui tandis que je me rallongeais tranquillement sur le matelas composé de feuilles vertes.
Tout était embrouillé dans ma tête… Cette obscurité étouffante, cette brusque lumière sacrée et ce garçon à la peau tannée. Où suis-je ? Comment suis-je arrivée ici et pourquoi mes souvenirs me semblent-ils tous aussi flous ?
Tellement d'interrogations et pourtant tellement peu de réponses… Je referme les yeux doucement. Je n'ai qu'à me reposer un peu comme l'a proposé ce jeune garçon… Toutes ces questions me font mal au crâne.
Plusieurs secondes s'écoulèrent durant lesquels je tentais de me reposer. Un bâillement sort alors de ma gorge endolorie, brisant le silence qui s'était installé dans la pièce désormais vide de toute vie. Seul le gazouillement des oiseaux et les quelques discussions et voix infantiles que je pouvais ne serait-ce qu'entendre me rappelais que le temps n'était pas figé.
Qu'il était bon de dormir… De rester là, la tête sur un tas de feuilles vertes recouvertes par un léger drap dont l'odeur forestière, relaxante, émanait. La petite maisonnée n'était composée que d'une unique pièce circulaire. Le seul mobilier présent était on ne peut plus basique : une petite table et deux tabourets minuscules de chêne surement taillé à la main vu leur forme oscillante, un lit où j'étais actuellement allongée et ce me semblait être un bureau.
Soudainement, m'interrompant dans la contemplation de cette pièce, j'entendis une dispute qui venait à peine de débuter.
Bien qu'envahissante, j'ai décidé de ne pas lui prêter attention. Enfin… C'était avant que les 'enquiquineurs' ne se trouvent dans l'obligation de brailler des insultes en direction de l'autre si fort que l'on aurait pu les entendre depuis la lune !
Enervée et fatiguée, je me suis levée, non sans vaciller, pour leur dire le fond de ma pensée. Mais, alors que je vins à me lever du lit, un petit bruit métallique maintint mon attention.
Je baisse les yeux et vois un boitier noir et bleu turquoise au sol. Intriguée, je m'en saisie et l'ouvris. C'était une console de jeu qui, dans mes souvenirs, s'appelle une 3DS. Appartenait-elle à ce garçon ? Sans prêter attention à mon raisonnement, j'observais les environs. Personne à gauche… Personne à droite… Et hop ! Une console pour moi ! Je l'a range dans la poche droite de ma ceinture. Je jouerais plus tard. Le plus important était de faire cesser ces cris !
Arrivée dehors, quel ne fut pas ma surprise quand j'aperçu le garçon qui avait eu la bonté de m'héberger tenir une joute verbale avec un autre de son âge.
« Tu pourrais partir de devant chez moi, ta présence fait tâche ! Je ne l'a supporte pas ! hurla le garçon au bonnet vert
Je peux faire ce que je souhaite Link ! Ce n'est pas à un avorton dans ton genre de prendre les décisions dans ce village ! C'est à moi que revient ce privilège, fais-le toi greffer dans le crâne ! Ah, mais, suis-je bête ? Tu n'y arriveras pas au vu de ta cervelle digne de celle d'un moblin ! s'exclama son semblable en le regardant d'un regard hautain et moqueur
Tu crois être mieux ? Tu ne sais même pas tenir un coutelas correctement pour pouvoir tailler ne serait-ce qu'un bouclier !
Peut-être mais moi, je ne suis pas la honte du village. J'ai une fée, moi ! »
Le petit garçon à la chevelure brune pointa du bout de son pouce l'être derrière lui d'un air tout fier. C'était une splendide petite boule de lumière avec de grandes ailes d'insectes transparentes.
Profitant du temps de réaction du dénommé Link, je me racle la gorge fortement attirant tous les regards vers moi. Les deux me regardent, visiblement surpris de mon intervention.
« Ce n'est pas que j'aimerais dormir mais… un peu quand même. Alors si vous pouviez l'a mettre en veilleuse, je vous en serais reconnaissante ! »
Le garçon qui se battait contre Link me fixait. Je me suis rapprochée d'eux deux pour mieux entendre les messe-basses qu'ils s'adressaient mutuellement.
Ce garçon qui se prétendait 'chef du village' avait des cheveux très courts. Une gigantesque mèche sortait de son bonnet vert (qui était encore plus ridicule que celui de Link. Oui, c'est possible !) Lui donnant un côté un peu cartoonesque. Sur chaque joue, il possédait une petite tâche rosée étrange qui n'était pas là pour le rendre plus joli. Tout comme mon hôte, il possédait une tenue verte à la différence près que celle-ci était déchirée vers le bas de son short. De des grands yeux bleus, il scrutait chaque parcelle de mon corps. Je trouvais cela étrange et je compris que j'avais fait une grosse erreur en sortant :
« Dis Link. C'est qui cette magnifique fille ? Je croyais que tu t'intéressais uniquement à Saria… »
Très vite, sa phrase vint jusqu'à mon cerveaux qui analysa la situation. Celui-ci était en mode 'alerte rouge' et risquait à chaque instant de me lâcher.
Le brun me fixait toujours avec autant d'insistance, ne se doutant point de l'effet de sa phrase sur mon organe le plus vitale, bouillonnant et sifflant. Ce dernier cherchait depuis tout à l'heure, tant bien que mal, ce que ce gars pouvait bien dire par 'magnifique'… J'ai une crinière ondulée brune et plutôt courte, des orbes de cette même couleur fade, une corpulence moyenne (si ce n'est au-dessus) et une tunique verte qui semble plus que banale là où je me trouve actuellement qui m'arrive jusqu'aux genoux. Rien d'extraordinaire ou… de magnifique !
« Je… je ... tentais-je à plusieurs reprise mais, sans mes capacités neuronales, j'étais un petit peu mal barrée
Je l'ai trouvée dans la forêt. J'ai jugé bon de l'a ramené au village pour voir si elle avait quelque chose de cassé. Pourquoi, ça pose un problème ? lui expliqua mon sauveur
Link, tu sais, tu aurais pu l'a ramené jusqu'à ma cabane. Ce n'est pas que c'est sale chez toi mais je suis sûr qu'une demoiselle aurait préféré un lit qui en est un et non pas un tas de feuille dans une caisse par-dessus lesquels tu as posé un linge.
C'est bien vrai mais je n'aurais pas été obligé de l'a posé sur ce lit informe si tu ne me l'avais pas séquestré pour ta propre maison !
Peut-être mais il est mieux là où il est. Je te remercie d'ailleurs de me l'avoir cédé aussi gentiment. »
Après un petit moment où je dû retenir le blond pour éviter qu'il ne saccage 'd'avantage' le visage du garçon en face de lui, le dénommé Mido se retourna vers moi et, après m'avoir considéré, me salua. Finalement, il se détourna de nous et lança au pauvre garçon qui m'avait recueilli :
« A plus tard, enfant sans fée ! »
Je sentais Link bouillir de rage en le regardant partir au loin derrière les gigantesques troncs d'arbres présents dans ce qui devait être un village. Je posai une main qui se voulait calmante sur l'épaule de Link. J'ai alors demandé d'une petite voix si cela allait. Il m'expliqua, étonnement posément, que ce Mido avait une dent contre lui depuis qu'il avait élu domicile dans ce village. Je le voyais serrer les poings puis se détendre. Il se tourna alors vers moi, tout sourire, et déclara :
« Bon, on ne va pas attendre la nuit ! Je ne t'ai encore jamais vu dans la région. Tu viens d'une forêt voisine ?
Je ne me souviens vraiment de rien… répondis-je au lunatique garçon en face de moi »
Il semblait m'observer, comme si il comprenait ce que je ressentais dans cette immense forêt où je n'avais encore jamais mis les pieds. Mais, très vite, il se détourna de moi et me fit un geste de la main, m'indiquant de le suivre :
« Viens ! Tu ne dois donc sûrement pas connaître le village ! Je vais te faire visiter. J'ai une amie qui pourrait nous rejoindre. »
Je le suivis et marchai alors à côté de lui. Nous nous sommes dirigés vers une maison non loin qui était, me semblait-il, le tronc que j'avais aperçus plus tôt.
Une jeune fille de mon âge vint nous ouvrir. Elle avait de courts cheveux vert feuilles où trônait un serre-tête plus foncé, une tenue de cette même couleur constituée d'un col roulé, d'une tunique, d'un short et des bottes de cuir hautes. Elle semblait vive d'esprit et fut tout de suite très gentille envers moi. Autant dire que cette fille et moi allions bien nous entendre.
Nous avons visité le village Kokiri ensemble. Cette jeune fille nommée Saria m'expliquait consciencieusement l'histoire de ce lieu comme si c'était un lieu sacré de grande importance, ce que je ne pouvais nier. Quant à Link, il l'a suivait dans ses explications qui avaient le don de me perdre. Ces deux-là semblaient inséparables !
Je ne pouvais m'empêcher de regarder tout autour de moi, extasiée : toutes les maisons de ce village forestier étaient creusées dans de grands chênes aux larges troncs, de magnifiques fleurs aux parfums incroyables et aux couleurs chatoyantes étaient présentes ne rendant que ce lieu encore plus stupéfiant sans oublier le large feuillage des platanes recouvrant le sol par leurs ombres nous procurant une si plaisante fraicheur. Pour conclure, une chute d'eau d'une pureté inégalable finissait sa route dans une petite mare du village Kokiri offrant un splendide spectacle. A cet instant précis, je compris que cet endroit devait sûrement être un véritable paradis pour tous les êtres présents en ces terres !
Nous avons continué la visite guidée jusqu'à, ce qu'au loin, j'entraperçoive un arbre encore plus grand que tous ceux que j'ai pu croiser jusque-là. Il avait un feuillage touffu imposant et des branches imposantes portant toute ce dernier. Je le fis remarquer à mes amis en le montrant du doigt. Ces derniers m'expliquèrent qu'il s'agissait du Vénérable Arbre Mojo. Ils ajoutèrent, en voyant mon regard perdu, que c'était un arbre millénaire qui était comme le père de tous les kokiris. Il était d'une sagesse infinie et racontait tout ce qu'il savait à propos du monde extérieur à ses 'enfants'.
Rien que la pensée d'une telle chose me fit fantasmer ! Que cela devait être fabuleux !
Mes deux guides m'emmenèrent alors le voir à force que je le leur demande. Ils rigolèrent beaucoup quand ils me virent sauter dans tous les sens tellement j'étais heureuse !
Tandis que Saria m'expliquait les diverses légendes sur la création de cet arbre, une petite boule bleue pétillante de par son énergie fonça sur nous.
« Ah ! Excusez-moi !
Que se passe-t-il ? Pour quelle raison vas-tu si vite ? questionna le garçon au bonnet vert présent à mes côtés
Le Vénérable Arbre Mojo se sent extrêmement mal ! déclara d'une voix aigüe et apeurée la petite fée »
Nous nous sommes regardés et avons couru jusqu'à l'arbre. Ce dernier était effectivement en mauvais état.
L'arbre Mojo nous vit arriver de nulle part et commença à parler ce qui augmenta ma curiosité.
« Mes enfants… Je ne crois pas tenir longtemps… Un monstre dénommé Gohma s'est infiltré sous mon écorce à la recherche d'un objet d'une valeur ainsi que d'une puissance inestimable… Je vous en supplie… Mes enfants… Pouvez-vous arrêter le mal qui me ronge avant qu'il ne soit trop tard… ? »
Les autres kokiris présents avaient une expression, de profonde tristesse pour certains et pour d'autres, d'une intense peur. Peu s'essayèrent dans les profondeurs de l'arbre creux.
Au bout d'un moment, je me suis avancée vers l'entrée, intriguée par les sons à l'intérieur. Link me retint par l'épaule et me dit d'une voix rassurante :
« Je viens avec toi ! »
Je lui lançai un sourire franc. C'était vraiment ce que l'on pouvait appeler un garçon de confiance. Mais, ce bref instant ne dura pas longtemps. Brusquement, quelqu'un poussa le blondinet sur le côté, l'envoyant sur la verdure et, pour le coup, sur les roses (si vous me permettez de m'exprimer ainsi) au passage. C'était le même garçon de tout à l'heure qui surgit devant moi en me souriant.
« Non, JE t'accompagne ! » dit-il en insistant particulièrement sur le 'je'
J'haussai les épaules lui montrant, avec 'subtilité', que je n'en avais particulièrement rien à cirer.
Mais, apparemment, ce ne sera pas le seul compagnon qui viendrait s'incruster à l'improviste :
« Hé ! Attendez-moi ! »
C'était la petite boule volante de tout à l'heure. D'après ce que j'avais compris du discours de Link, c'était une fée vivant en ces terres. D'après ce que j'ai appris, chaque kokiris naît avec leur propre fée.
J'ai évidemment accepté. Pourquoi je ne permettrais pas à une créature pouvant nous apprendre d'importants renseignements alors que j'ai laissé un idiot de première nous rejoindre ?
Quoi qu'il en soit, j'étais déjà accrochée à la tunique de Link alors que nous étions à peine rentrés à l'intérieur de l'arbre.
Mido, car c'était ainsi qu'il se nommait, n'arrêtait pas de m'assommer en parlant de ses nombreux exploits en cette forêt ce qui, au vu de l'avis des autres kokiris sur son cas, devaient être tous fictifs.
Après avoir épuisé tout son répertoire, le 'chef du village Kokiri' se tût enfin ne laissant qu'un silence de mort uniquement rythmé par le bruit de nos pas et le son produit par le passage de la petite fée à nos côtés. Bien qu'avançant, je n'étais pas rassurée pour autant. Ainsi, je regardais tout autour de moi pour me rassurer. C'est vrai quoi ! Les monstres de trois mètres de long, ce ne sont que des légendes ! Pas vrai… ?
« Dites les gars, vous avez des armes ? Demandai-je doucement
Tout ce que je possède c'est un lance-pierre.
C'est tout ? Moi j'ai la célèbre épée kokiris ! »
Pourquoi avais-je posé la question ? Mido recommença de parler, ayant trouvé un nouveau registre, m'expliquant la création de cette 'lame légendaire'.
J'observais autour de moi quand je vis alors une abomination : un gigantesque insecte pourvut d'un unique œil, accroché au plafond en nous observant dangereusement. Autant dire que je retire tout ce que j'ai pu penser auparavant.
« Link ! Il y a un monstre !
Tu as vu une araignée ? » demanda-t-il en plaisantant
Il se retourna, la petite fée à ses côtés faisant de même pour constater avec effroi que ce n'était pas du petit acabit.
J'ai couru me mettre à l'abri derrière un rocher tandis que les deux garçons combattait cette… chose !
Je ne servais certe à rien mais au moins je ne les gênais pas.
« C'est Gohma ! Déclara la petite fée
Oui, je crois avoir remarqué, merci ! lui répondis-je sarcastiquement
M- Attention ! »
Soudain, alors que j'entendis cette petite lumière me prévenir du danger approchant, je sentis quelque chose me propulser dans le dos. Je n'eus pas le temps de réagir avant que le rocher n'éclate en mille morceaux suite à une attaque du monstre. Mon pied, ne trouvant plus d'appuis, fit tomber le reste de mon corps. Non ! Je ne veux pas crever aussi jeune ! C'était ce que hurlait ma raison suivie de près par ma conscience. J'avais la désagréable sensation d'avoir déjà ressentie cela. Mais, heureusement, j'ai atterrie sur… quelque chose de pas trop dur et chaud… Pas vraiment l'idée qu'on se fait du sol au premier abord…
« …Aïe… »
C'était Mido qui comptait sûrement me rattraper avec classe en vue de son agitation mais qui finalement a décidé de me servir de coussin ce qui est fort serviable de sa part il faut tout de même le dire.
Il se releva rapidement (à croire qu'il a l'habitude de se retrouver à terre) tandis que je me faisais enguirlander par la fée à mes côtés. Mido, lui, s'était dirigé vers le monstre et avait sauté dessus. Sur le coup, j'avoue m'être désintéressée de la conversation que j'avais et me suis plutôt attardée à être admirative du courage de ce gars. Il fallait croire que les kokiris avait bien choisi leur chef ou…
Il tomba au sol misérablement, envoyé dans le décor par la créature.
… ou ils l'on juste choisi au hasard. Oubliez tous les trucs positifs que j'ai pu dire sur ce type et remplacez 'courageux' par 'inconscient'.
Link de son côté mitraillait Gohma de noix et de petits cailloux qu'il trouvait au sol.
Je l'observais… Pourquoi se serait à lui de tout faire ? Pourquoi je reste planté là alors que lui il doit risquer sa vie pour tout son village ? Le fait que ce ne soit pas le mien n'est pas une excuse !
C'est sur ces bonnes motivations que j'ai couru jusqu'à l'épée dont Mido avait fait tant d'éloges. Tandis que j'avançais vers cette dernière, la fée criait que j'allais me faire tuer ce qui était franchement encourageant. Quand j'eus enfin réussi à saisir la poignée de l'épée, cette dernière se mit à briller attirant l'unique regard du monstre. Autant dire que j'étais dans ce que l'on pouvait appeler la panade mais au moins j'avais une épée. C'est ce que j'aurais aimé dire mais elle disparut tout d'un coup de mes mains. … D'accord, j'étais VRAIMENT dans la panade !
Mais, alors que je pensais déjà au montant de ma facture par rapport à la perte d'une épée aussi importante et, éventuellement, de celle pour payer mon futur cercueil (que j'aimerais d'une couleur autre que vert s'il-vous-plaît) j'entendis un petit son venir de ma cartouchière droite. Je sortis la seule chose présente à l'intérieure : 'ma' 3DS. Cette dernière était allumée et un tableau de sélection se trouvait sur l'écran tactile où l'épée Kokiri avait élu domicile.
J'étais interloquée mais ce n'était pas le moment pour se poser des questions, j'appuyais directement sur l'icône. La console émit le même éclat que plus tôt et se changea en la dite épée.
Je ne comprenais plus du tout ce qu'il se passait !
« Comment t'as fait ça ? Questionna l'unique présence féérique de la pièce tandis que je fonçais sur le monstre qui me faisait face
Je ne sais pas ! » criai-je en tentant de frapper la seule chose sensible de cette 'chose' : son œil !
Malheureusement il avait de la ressource ! Il m'asséna un coup de patte que j'ai esquivé de peu. Link se positionna derrière moi et lui lança plusieurs cailloux qui arrivèrent vers son abdomen. Je ne comprenais pas pourquoi il visait cet endroit particulier jusqu'à ce que notre fée ne cri :
« Elle se prépare à pondre des œufs ! »
Bon, déjà, je sais désormais que c'est une femelle et je sais désormais qu'il va falloir que je m'en débarrasse rapidement !
Pourtant, ce n'était pas aussi simple que ça ! Bien que le blond et moi-même bougions énormément pour éviter de devenir des proies de choix pour cette créature, elle aussi, bougeait empêchant mon compagnon de viser correctement et me contraignant à une longue distance qui ne me plaisait point.
Après un long moment où nous ne pouvions rien faire à part fuir (oui, c'est une façon de se battre), Link toucha enfin Gohma en plein dans l'œil alors qu'une dizaine d'œufs étaient lâchés en même temps.
« Je m'en occupe ! hurla Link à mon attention. Fini ce monstre ! »
Le monstre assommé ne pouvait plus faire grand-chose pour se protéger et succomba d'un coup d'épée en plein dans la pupille !
La créature disparue dans un nuage de fumée mauve ne laissant qu'un misérable insecte à sa place. Link me félicita grandement en me gratifiant d'un gigantesque sourire. Je le lui rendis en voyant les œufs tous détruits et le complimenta sur son talent au tir.
La petite fée qui nous suivait depuis tout à l'heure avoua être fort soulagée que nous allions bien tout deux. Il faut croire que tout le monde avait oublié l'acte de foi de notre pauvre Mido.
Heureusement, le chemin retour ne fut pas bien long et nous nous sommes ainsi retrouver tous les quatre devant le Vénérable Arbre Mojo qui semblait reprendre conscience si je puis dire.
« Merci mes enfants… Je vous suis reconnaissant… Toute fois… Gohma m'a déjà… Trop atteint… Il… A réussi… A m'enlever mes forces… »
Tous les kokiris semblèrent horrifiés à cette nouvelle. Qu'allaient-ils faire sans le Vénérable Arbre Mojo ?
« Link, Mido… Je vous ai vu avec cette jeune fille combattre la créature… Tenez… J'ai une requête pour vous… Pouvez-vous… amener… cette pierre… à la princesse Zelda … ? »
A la fin de son monologue, une gemme apparu devant nous. Elle était verte, polie, ronde et entourée d'un fil d'or.
Link l'a saisi tranquillement, tentant de cacher sa tristesse derrière un visage neutre et un air solennel. Pourtant, on pouvait voir qu'il était dans le même état que les autres : ses mains tremblaient légèrement et il reniflait sans arrêt. Je ne pouvais que le regarder, lui et ses amis souffrir, impuissante.
L'arbre Mojo ne dit plus rien… Une unique feuille tomba de l'arbre qui devenait de plus en plus sombre suivie par d'autres.
Nous étions tous triste de le voir s'éteindre. Les kokiris pleuraient en se demandant comment ils allaient pouvoir vivre sans la protection de la divinité…
Link se tourna vers moi. Un de ses amis venait de lui offrir un bouclier de bois et une seconde épée ce qui semblait le remplir d'un courage nouveau.
Il me sourit une nouvel fois, tristement et me fit signe de le suivre.
Mido nous regardait sans rien dire… Il devait rester. C'était le chef comme il disait…
Link, la petite fée et moi-même sommes alors sorti de ce paradis qui n'était désormais que tristesse après avoir souhaité nos adieux aux pauvres êtres vivants dans cette forêt. Saria, elle, nous attendait sur le pont reliant la forêt au monde extérieur. Elle en avait presque les larmes aux yeux. Elle tendit à son ami d'enfance ce qu'elle appelait un ocarina. Il s'en saisit et le rangea dans ses poches en remerciant Saria. Nous nous sommes alors retournés pour sortir du petit village en deuil.
C'est avec un regard triste et avec mélancolie que nous marchions dans le nouveau monde qui s'offrait à nous… A ce qu'il y a au-delà des bois perdus : la plaine d'Hyrule !
Et voilà ! Ce chapitre est fini ! Il est un peu plus long que l'original. J'espère qu'il vous aura plu ! Bonne journée !
