Disclaimer : Comme je l'ai mentionné au premier chapitre, Heroes et ses personnages appartiennent à NBC, plus précisément à Tim Kring. Mais les idées pour cette fic sont de moi!

Notes : Ouais bah, moi qui espérait avoir des reviews dès aujourd'hui! Mais bon, je comprends, Heroes n'est pas SUPER connu non plus. Mais bon, je continue d'espérer que j'aurai un jour des lecteurs!

Oh et, aussi, peut-être certains le remarqueront, lorsque Peter parle, il y a beaucoup d'hésitation, de bégaiement, ainsi que des points de suspensions. En fait, c'est tout simplement parce que j'ai constaté, dans la série télévisée, que lorsque Peter parle, ce n'est jamais de façon très assurée, et c'est une caractéristique de sa personnalité que je désirais conserver.

Sinon, je tiens à préciser que, cette fanfic, j'ai l'intention de la faire beaucoup moins fleur bleue que Je cries dans la nuit pour toi. Effectivement, dans ma dernière fanfic, tout tournait beaucoup trop autour de la relation des personnages, il ne se passait rien d'autre que des moments intimes et amoureux... Et, très franchement, je trouve ça atrocement barbant. J'ai donc pour intention de rester dans l'univers de Heroes, ce qui veut dire qu'il y aura tout de même de l'action dans cette fic – mais ne vous inquiétez pas, je saurai y ajouter de la romance, vous me connaissez, après tout!

Misslau : Yeah! Mon premier review! Oh là là, ce que ça me fait plaisir que tu aies apprécié alors! Moi qui croyais ne jamais avoir de commentaires... Bref, merci beaucoup! J'espère que ce chapitre te plaira autant – sinon plus – que le précédent!

Mayanera : Ça fait très plaisir à entendre, merci! Tu me diras ce que tu penses de la suite!

Sachez que rien ne me donne plus envie de continuer que vos reviews, alors continuez à me laisser des commentaires!

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Chapitre 2 : Paranoïa

Enfilant son sac à dos par dessus une de ses épaules, elle se lève du banc, radieuse, et vient vers moi rapidement. Pour ma part, je franchis également la distance qui nous sépare le plus rapidement qu'il m'en est possible, ayant hâte de me trouver à ses côtés pour de bon. Car, en l'ayant près de moi, je peux avoir la certitude qu'elle est en sécurité. Du moins, si je ne me fies pas à ce que mon cauchemar m'a démontré trois fois déjà...

« Peter! »

Je me fige sur place de surprise lorsqu'elle me saute au cou, entourant ma nuque de ses bras. Il faut dire que je ne m'attendais pas à une telle rencontre, à vrai dire...

« Oh si tu savais comment ça peut me faire plaisir de te revoir... », halte-t-elle à mon oreille.

Une fois l'effet de la surprise dissipé, je fais passer mes bras autour de sa taille afin de l'enlacer à mon tour, répondant à son étreinte. C'est en la serrant contre moi que je me rends compte à quel point sa respiration est saccadée, comme si elle était paniquée. Jugeant préférable de ne pas la bombarder de questions tout de suite, je me contente de passé une main dans ses cheveux en un geste rassurant.

Alors que je m'apprête à parler, à lui dire que je suis également content de la revoir, d'un coup sec, elle décroise ses bras d'autour de mon cou, et se défait rapidement de cette étreinte, l'air soudainement paniquée. Elle recule d'un pas, hésitante, me jetant un regard inquiet. Je sens mon estomac se resserrer dès que nos yeux se croisent : son regard ne peut m'empêcher de me rappeler celui que tout le monde me jette dans mon rêve...

« C-Claire...? »

Je fronce les sourcils, inquiet à mon tour. Mais qu'est-ce qui se passe?

« Notre première rencontre, tu t'en souviens? »

Mais qu'est-ce que... Pourquoi me demande-t-elle ça maintenant? Je veux dire, ce n'est pas tout à fait le bon moment de se remémorer de bons souvenirs – enfin, bons, si on ne tient pas compte de ce qui s'est produit un peu plus tard.

« Qu'est-ce que...
- Décrit-la moi. »

Perplexe, je lui jette un regard empli d'interrogations. Voyant qu'elle n'a strictement aucune réaction, comme si sa question était tout à fait normal, je me remémore cet instant. En fait, ce n'est pas très difficile, puisque je m'en souviens exactement comme si c'était hier. La première fois que je l'ai vu, lorsque j'ai finalement réussi à la sauver de Sylar, lorsque je l'ai revu pour la seconde fois, lorsqu'elle m'a sauvé la vie à son tour, lorsque j'ai appris qu'elle était la fille de Nathan... Tout ça, je m'en souviens parfaitement.

« C'était à ton lycée, je... Tu m'as foncé dedans par mégarde... Je t'ai demandé qui était Jackie car je croyais qu'elle était toi et... et puis il y a eu l'agression de Sylar... »

Voyant un fin sourire apaisé renaître sur ses lèvres, je considère en avoir assez dit. Cela n'explique toutefois pas le but de sa question, car je doute fort qu'elle m'ait demandé cela dans le seul but d'évoquer des moments passés ensemble. À moindre que... Ah, voilà qui aurait beaucoup plus de sens.

« Navrée », s'excuse-t-elle avec un sourire gêné. Elle jette des regards partout autour de nous avant d'ajouter : « C'est qu'il y a une femme qui travaille pour mon père et... elle a la faculté de créer des mirages, alors pendant un instant j'ai cru que...
- ... ce n'était pas dans mes bras que tu te trouvais, mais peut-être bien dans les siens. »

Mes lèvres se fendent en un bref sourire plus ou moins faux. J'aimerais être plus enthousiaste, mais il faut admettre que ce n'est pas tout à fait le moment. Surtout que j'ai soudainement la très forte impression que nous sommes observés. Saisissant les épaules de Claire – plus par réflexe qu'autre chose – je me fige sur place, scrutant attentivement les alentours.

« Peter, est-ce que ça...
- Je ne voudrais pas te faire paniquer, Claire, mais... j'ai comme l'impression que... qu'on nous observe... »

Elle se raidit aussitôt, alarmée. Pour ce qui est de ma part, je reste aux aguets, tendant l'oreille. Je suis peut-être en train de devenir paranoïaque, mais je préfère ne pas prendre de chance. Claire m'a bien spécifié qu'elle s'était enfuit de chez elle et, malgré le peu que je sache de lui, je doute fort que son père – adoptif – ne tente rien pour la retrouver. Moi-même, je serais le premier à me lancer à sa recherche si elle venait à disparaître...

« Mais c'est qui ce type avec elle? Attends que M. Bennett apprenne que sa fille est allée rejoindre un mec âgé dans la vingtaine... »

Lâchant les épaules de l'adolescente, je prends ma tête entre mes deux mains. N'étant pas habitué à faire usage de la télépathie – le don que j'ai en quelque sorte prélevé de l'officier Parkman – je souffre généralement de migraine à chaque fois. Et le plus horripilant, dans ce don, c'est que je ne le contrôle strictement pas. Il m'arrive d'entendre des bribes de pensés venant de je ne sais qui sans que je le veuille. Mais je dois admettre que, dans ce genre de moments, ce don peut m'être fort utile.

« Allez, viens vite! »

M'emparant du poignet de Claire, je me mets à courir, l'obligeant à en faire autant. Je jette des regards affolés partout autour de nous durant notre course, espérant être capable de voir où se trouve l'individu dont j'ai capté les pensés. Malheureusement, je ne vois personne dans les environs.

« Peter, qu'est-ce qui se passe? »

Sans prendre la peine de répondre à sa question, je la conduis jusqu'à la voiture, m'empresse de déverrouiller la portière et la fait entrer à l'intérieur du véhicule. En un temps trois mouvements, je me retrouve de l'autre côté et m'assieds à la place du conducteur, me pressant à mettre le contact. Une fois la voiture en marche, je m'engage dans une rue moins bondée et repart le plus vite que possible, prenant la trajectoire la plus complexe, au cas où nous serions suivis.

« Dans le parc... J'ai capté les pensés de quelqu'un - je ne sais pas qui – mais cette personne était en lien avec ton père... Elle – on aurait dit qu'elle te cherchait... »

J'appuie d'un coup sec sur le frein lorsque je passe à deux doigts de griller un feu rouge, ce qui m'oblige à me retenir au volant pour ne pas aller m'éclater la figure contre la vitre. M'excusant auprès de ma passagère, je profite de ce moment d'arrêt pour attacher ma ceinture de sécurité, chose qui serait beaucoup plus prudente.

« Tu sais lire dans les pensés? »

Ah, ouais, j'oubliais qu'elle n'était pas au courrant que je possédais également cette faculté. En fait, ce n'est pas comme si on avait souvent eu l'occasion de discuter et d'apprendre à faire connaissance. Mais c'est ça, la vie de héros : on se s'arrête jamais, il y a toujours quelque chose à faire, quelqu'un à sauver.

« Ouais, hum, lorsque je me suis fais arrêté... le soir après l'agression de Sylar... Le policier qui m'a interrogé – Parkman – avait le don de lire dans le pensés... »

Lorsque le feu retombe au vert, la voiture se remet à rouler à nouveau. Je jette un coup d'œil dans mon rétroviseur : aucun individu louche en vue, personne ne semble nous suivre. Pour l'instant. Espérons simplement que cela dure le plus longtemps que possible.

Tournant la tête en direction de Claire, je constate un léger malaise chez elle alors qu'elle fixe le tableau de bord.

« T'inquiètes, jamais j'irai fouiller dans ta tête... », que je lui dis en souriant. « Et puis bon, c'est pas comme si ça se contrôlait... »

Très honnêtement, même si j'arrivais à maîtriser ce don à la perfection et que je pouvais lire dans les pensés de qui je voudrais, je ne ferais probablement jamais usage de cette capacité, sauf si c'est vraiment nécessaire. Je considère que tout le monde a le droit à un minimum d'intimité, et je n'apprécierais pas que l'on pénètre mon esprit de la sorte. Seulement, cette faculté peut s'avérer très utile dans certains moments.

« Sinon... », je commence, hésitant, « Tout à l'heure, au téléphone, tu m'as dit qu'il y avait un truc avec ton père... Qu'est-ce que... Il s'est passé quoi pour que tu décides de t'enfuir de la sorte? »

L'air quelque peu honteuse, elle détourne la tête, regardant par la fenêtre. C'est après quelques secondes à peine qu'elle redirige son regard vers la vitre d'en avant, l'air plutôt mal.

« Mon père m'a menti toute ma vie, Peter. Il travaille avec des gens qui recherchent les individus qui sont spéciaux, qui sont comme nous. Avec lui travaille un homme qui peut effacer les souvenirs. À de nombreuses reprises il a effacé la mémoire de ma mère, mais tout ne se passe pas toujours bien, il arrive qu'elle ne sache même plus qui je suis... Je commence à croire que mon père n'est peut-être pas un homme si bien, contrairement à ce que je croyais. Il voulait que j'oublie tout : mon don, ce qui s'est passé, Sylar... toi... »

Je dois admettre que cela me désole de la voir dans un état pareil. Elle semble tellement à bout... et la voir se passer la main sur le visage de la sorte lui donne l'air encore plus anxieuse. Fixant toujours la route devant moins, afin d'éviter d'avoir un accident, je pose ma main sur la sienne, la serrant légèrement, ne trouvant rien à ajouter ou à faire d'autre pour l'instant.

« Écoute, je suis vraiment désolée de te mettre dans les ennuis de la sorte, je ne savais pas vers qui me tourner... Je ne voudrais pas t'attirer des problèmes...
- Claire, je t'ai dis que je serai toujours là si tu as besoin de moi, non? Je tiens parole. Je te lâcherai pas. »

Un lourd silence s'installe entre nous. Ni elle ni moi ne trouvons quoi que ce soit à dire de plus. Lorsque je tourne à nouveau la tête en sa direction, je constate qu'elle me regarde, un sourire béat, un tantinet timide sur le visage. Cette simple image me fait sourire à mon tour alors que je reporte mon regard sur la route.

« Sinon euh, si tu veux, le temps que les choses se replacent on... On pourra toujours rester chez moi le temps que...
- Non, mauvaise idée. »

Curieux, je la questionne du regard. Peut-être, au fond, est-elle tout simplement mal à l'aise, ce que je comprendrais. Moi non plus, à sa place, je ne serais pas très à l'aise de rester chez un individu que je ne connais que très peu – car, j'ai beau être son oncle, on ne s'est vu qu'à quelques reprises – sans compter que je suis tout de même âgé de dix ans de plus qu'elle...

« Mon père doit s'attendre à ce que j'ailles me réfugier chez toi. C'est probablement l'un des premiers endroits où il ira chercher. »

Eh bien, finalement, j'avais tout faux sur toute la ligne. Quoi que...

« Attends... tu lui as parlé de moi?
- Bien, oui, avec tout ce qui est arrivé, c'est bien normal que je parle de toi... »

Contre ma volonté, je souris idiotement face à son air gêné. Eh bien, elle a déjà mentionné mon existence, il lui arrive donc de penser à moi par moments, c'est déjà ça. Et c'est même plutôt agréable à savoir, aussi stupide cela puisse-t-il paraître. Bon, d'accord, cela ne fait que faciliter la tâche à son père pour la retrouver, mais je suis prêt à prendre n'importe quel risque pour la protéger, de toute façon.

« Bon, hum... on peut aussi s'installer dans un hôtel durant un moment, question de trouver quelque chose à faire pour remédier à la situation... Et je crois qu'il y a certaines choses dont il faudra discuter aussi – mais disons que la voiture n'est pas vraiment un endroit approprié pour avoir une conversation sérieuse... »

D'accord, je dois admettre que quiconque qui m'entendrait parler pourrait me considérer comme un pédophile. C'est vrai quoi, ne viens-je pas tout juste d'inviter une adolescente de seize ans de s'installer dans un hôtel avec moi? Moi-même, à bien y réfléchir, je trouve que cela sonne vraiment très suspect. Et je suis extrêmement étonné de voir qu'elle ne s'oppose pas à l'idée, en plus d'accepter. (un peu plus et l'idée la rendait enthousiaste...)

« Faudra seulement que j'aille chercher quelques trucs chez moi... Toi, dans ton sac, t'as ce qu'il te faut? »

Elle hoche de la tête en un signe affirmatif. Bien, c'est au moins cela. Disons que cela n'aurait pas été très prudent de retourner en Odessa faire un arrêt chez elle juste pour aller chercher ses affaires et repartir aussitôt. N'empêche que, j'ai beau paraître plutôt calme, j'espère tout simplement que nous n'aurons pas de mauvaise surprise en arrivant chez moi.

C'est après plus d'une bonne demi-heure de route – qui me sembla interminable – que nous arrivons enfin sur le 15th Avenue West. Plus nous approchons de mon appartement, plus je commence à paniquer, bien que, pour l'instant, cette même panique soit tout à fait mineure. Une fois la voiture stationnée devant notre destination, je regarde dans le rétroviseur, m'attendant à voir M. Bennett et ses hommes autour de nous. Pourtant, il n'y a rien de suspicieux dans les environs. Seulement des gens qui marchent sur le trottoir, comme à l'habitude, occupés à leurs propres affaires personnelles.

Sortant de la voiture, je referme la portière du côté conducteur et, toujours aux aguets, me dirige du côté passager, allant ouvrir la porte à Claire. Une fois cette dernière sortie, je verrouille les portes et l'entraîne avec moi entre deux gros véhicules stationnés, à l'abri des regards de tous les passants.

« Qu'est-ce que tu fais..?
- Simple mesure de sécurité. »

En fait, j'ignore complètement si cela va fonctionner. Je n'ai été en présence de Claude que très peu de temps, et j'ignore complètement s'il m'est possible de rendre une personne invisible avec moi. Mais bon, cela vaut toujours le coup d'essayer. C'est donc pourquoi j'entoure les épaules de la jeune fille de mon bras, la rapprochant davantage à moi, me concentrant du mieux que je peux.

« Est-ce que tu me vois? », je lui demande, ne prenant même pas la peine de baisser le ton vu tout le bruit qui nous entoure.
« Quoi?
- Est ce que tu me vois?
- Oui, je te vois, pourquoi cette question...? »

Bon, génial, ça a marché. Si elle me voit, ce que elle aussi est invisible, sans quoi elle n'aurait pas pu me voir et m'aurait vu disparaître. À moindre que tous deux ne soyons pas invisibles du tout... Juste pour en être sûr, je m'approche du rétroviseur de la voiture derrière laquelle nous nous trouvons. N'y voyant aucune réflexion, je pointe le petit miroir à Claire.

« Qu'est-ce que ça veut dire...
- Invisibilité. C'est juste au cas où nous aurions été suivis... Bon, ça peut paraître un peu paranoïaque, mais je préfère ne pas prendre de chances... »

L'entraînant de nouveau avec moi – j'espère simplement qu'elle ne m'en voudra pas de la forcer à toujours me suivre de la sorte, mais c'est pour son bien – nous nous dirigeons vers l'immeuble. Une fois à l'intérieur, nous nous dépêchons à monter jusqu'à la porte de mon appartement, laquelle je m'empresse de déverrouiller et d'ouvrir. Une fois à l'intérieur, je me détache de Claire, rompant le sceau d'invisibilité. Du moins, je crois, que nous sommes maintenant visibles... Mais bon, qu'importe.

« Tu peux m'attendre là, je n'en ai que pour quelques minutes », je dis en lui indiquant le canapé tout près de nous. « Fais comme chez toi! »

Sans perdre ne serait-ce qu'une seule seconde – car, aussi idiot cela puisse-t-il paraître, j'ai la très forte impression que si nous restons ici trop longtemps, quelque chose va finir par nous arriver – je file tout droit vers ma chambre. Rendu là, je prends mon sac, le dépose sur mon lit, et m'empresse de ramasser quelques vêtements et effets personnels, le tout un peu au hasard. Une fois toutes mes affaires ramassées, j'enfile mon sac en bandoulière et retourne au salon.

« On y va? »

Me répondant avec un sourire pas très convainquant, Claire se lève, venant me rejoindre. Ensemble, nous sortons de l'appartement, je verrouilles la porte d'entrée – juste pour rendre la tâche un peu plus complexe à M. Bennett de pénétrer chez moi s'il aurait l'idée de venir chercher sa fille ici – puis, comme je l'avais fait tout à l'heure, j'entoure sa taille de mon bras, nous rendant invisibles.

« Et où allons-nous, maintenant? », me demande-t-elle une fois rendus dans la voiture.

« Eh bien... je connais un hôtel, un peu plus loin dans l'ouest de New York. On pourra toujours s'y installer durant... enfin, pour l'instant. »

Durant le trajet, bien que celui-ci ne soit pas très long, aucun de nous ne prononce le moindre mot. Je dois admettre que cela m'achale un peu, mais je ne l'obligerai pas à parler si elle n'en a pas envie. Je n'ai qu'à attendre que nous nous soyons installés à l'hôtel avant de demander des explications. Après tout, si elle s'est enfuie et s'est tournée vers moi, ce n'est certainement pas pour que je la bombarde de questions. Au contraire, peut-être s'est-elle dit que, moi, je saurai juger qu'elle n'est pas partie de chez elle pour rien.

C'est presque une demi-heure plus tard que nous pénétrons dans la chambre qui nous a été désignée au Herald Square. La pièce n'est pas très grande, mais elle contient tout de même l'essentiel : deux lits, un fauteuil, une table, un réfrigérateur, ainsi qu'une salle de bain. Et puis bon, je dois admettre que mon salaire d'« infirmier » ne pourrait nous permettre de séjourner dans un cinq étoiles...

Toujours la main sur la poignée de porte, dans un geste de galanterie je fais signe à Claire d'entrer afin de s'installer à sa guise. Refermant, pour ma part, la porte de la chambre, je dépose mes affaires sur l'un des lits, ne sachant trop que faire. Voyant Claire aller regarder par la fenêtre, puis fermer les rideaux, je lui jette un regard interrogateur lorsqu'elle se retourne de nouveau vers moi.

« Simple mesure de sécurité », cite-t-elle en haussant les épaules, un faux sourire accroché au visage.

M'asseyant à la petite table ronde à la couleur d'un blanc cassé, j'invite la jeune fille à venir prendre place à son tour, ce qu'elle ne tarde pas à faire. Croisant mes mains sous mon menton, semblable à une position de prière, je lui dis d'un air posé :

« Bon. Il va falloir que tu m'expliques, maintenant. »

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Et voilà un autre chapitre de fait! Que pensez-vous de celui-ci? Vous m'excuserez, il ne se passe pas encore grand chose, mais ne vous inquiétez pas, ça va venir! J'ai d'ailleurs beaucoup réfléchi, j'ai fais un brainstorming de toutes mes idées, et je peux vous dire qu'il va y avoir de l'action! (Enfin, beaucoup plus que dans mon autre fic, en tout cas...)
La suite viendra très bientôt, et encore plus vite si j'ai des reviews!