Salut à tous ! Je suis désolée d'avoir mis du temps à poster ce chapitre pour le moins... court. Mille ans plus tard ne me vient pas aussi facilement que Lady Moon parce que ce n'est pas "mon" univers, je dois me plier aux règles de Naruto. Les chapitres seront surement moins longs, et mettront plus de temps à sortir. Je m'en excuse par avance, mais je pense que ça devrait s'arranger que je serai vraiment rentrer dans l'histoire, quand l'introduction sera passée ^^

Mais avant de vous laisser ce chapitre, je réponds aux reviews.

Shinedai : Coucou ! Je suis ravie que Lady Moon t'ait plu, et j'espère que cette suite te plaira également !

Mayshea : Hey ! Je suis contente de te revoir :3 ne t'en fais pas je ne t'en veux pas :p quant à la rencontre en Gaara et Hinata, tu verras bien ;) il sera cependant bien différent de sa version de Lady Moon étant qu'il est une fusion entre Gaara et Shukaku :3 brefouille, je te laisse lire !


Chapitre Un : Se souvenir.

Sasori était un orphelin comme il en existait des dizaines, et il n'y avait qu'une seule chose qui le différenciait des autres. Son talent pour la création de patins. Il avait des dizaines de poupées, de toutes les formes et de toutes les apparences, finies ou en cours de construction. Elles encombraient sa chambre mais cela ne l'importait pas. Il voulait juste retrouver l'affection perdue le jour de la mort de ses parents, et espérait que ses poupées puissent réchauffer quelque peu son cœur esseulé. Mais aucune de ses marionnettes n'étaient capables de lui donner cela, et il se sentait seul. Horriblement seul. Si seul qu'il étouffait, qu'il avait toujours envie de vomir, et les mains moites. Le seul moment de la journée durant lequel il ne se sentait irrémédiablement seul, c'était lorsqu'il fabriquait ses marionnettes. Il faisait quelque chose, s'occupait l'esprit. C'était le seul moment durant lequel la solitude n'encombrait pas son esprit.

Son dernier projet, un qui occupait constamment son esprit, était celui d'une jeune femme blonde aux yeux bleus. Elle avait les cheveux détachés et portait un long manteau noir décoré de nuages rouges ouvert sur une tenue de combat des plus classiques, voire ancienne. Il ne savait pas pourquoi ou comment il avait eu cette idée, mais elle ne quittait pas son esprit. Elle le hantait, l'obsédait. Il imaginait sans arrêt ses grands yeux bleus le suivre du regard alors qu'il bougeait dans sa chambre. Il l'imaginait le regarder lorsqu'il sortait et il lui arrivait parfois de saluer la marionnette en cours de construction quand il rentrait. Parfois, c'était juste un signe de la main. Dès fois, il lui disait « salut ». Dans les « pires » des cas, il lui racontait sa journée. C'était bizarre, étrange, anormal, perturbant. Pourtant, il adorait sa poupée blonde. Elle tenait bizarrement compagnie à l'enfant de treize ans qu'il était.

Cette journée était particulièrement agaçante, et Sasori avait hâte de rentrer chez sa grand-mère pour revoir sa poupée blonde et la continuer. Lui qui était déjà Chunin depuis deux ans, il détestait les missions qu'on lui confiait. Il lui tardait d'être promu Jounin, et d'avoir des missions réellement excitante. Peut-être qu'ainsi, il se sentirait moins seul. Peut-être qu'être exposé à de réels dangers l'aiderait à se rapprocher de ses camarades, et ainsi, il se sentirait moins seul. Mais pour l'instant, il n'avait qu'une envie : finir sa marionnette. Il entra dans la maison qu'il partageait avec sa grand-mère, mais la vieille femme était absente. Hm. Elle est sûrement avec le reste du conseil, se dit-il en haussant les épaules. Il retira son bandeau frontal et grimpa rapidement les escaliers. Il ferma la porte de sa chambre derrière lui, enjamba les morceaux de bois et de fer qui traînait par terre, et s'arrêta face à sa poupée. Il avait déjà fabriqué un bras qui tirait des jets d'eau à haute pression et produisait des jutsus Raiton. L'autre était prévu pour des jutsus de type Katon et des aiguilles empoisonnées. Elle était prévue pour les combats à longue distance.

– Je ne vais pas prendre le risque de t'abîmer, dit-il à la poupée en souriant.

Il s'assit en tailleur sur le sol, saisit le second bras en cours de fabrication et entreprit de se mettre à bricoler. Il ne devait surtout pas se rater. Il ne savait pourquoi l'idée de rater cette marionnette le terrifiait à ce point, mais il s'en moquait. Il la réussirait, et la boule d'angoisse dans son estomac se calmerait. Finalement, après une longue heure de travail, il eut enfin fini le bras. Il se releva en soupirant, soulagé, et commença à emboîter les mécanismes entre eux, accrochant précautionneusement le bras au buste. Lorsque les rouages furent correctement attachés, il bougea le bras, le testant. Il bougeait bien, et n'était pas dur. Satisfait, le Chunin utilisa ses fils de chakra et déplaça la marionnette. Elle bougeait facilement. Il poussa une exclamation de joie avant de la reposer soigneusement. Il ne manquait plus que les jambes, mais il les accrocherait après manger, l'heure du dîner se rapprochant dangereusement.

Il quitta donc sa chambre et se rendit dans la cuisine, où il trouva sa grand-mère en train de cuisiner. Il sourit et s'approcha d'elle, lui proposant de l'aider. La vieille femme accepta aussitôt, et les deux préparèrent le repas en silence, et mangèrent sans se parler réellement ils se racontèrent bien leur journée, mais cela n'avait rien de personnel, rien d'intime. C'était une conversation banale, qui ne satisfaisait pas le manque d'attention dont souffrait Sasori. Il voulait juste retourner dans sa chambre pour finir sa marionnette. Lorsqu'il put finalement remonter, il saisit les jambes de la marionnettes, et les enclencha à leur tour. C'était superflu puisqu'elles ne contenaient pas d'armes, mais il s'en moquait. C'était ainsi qu'il l'avait dessinée et imaginée, c'était ainsi qu'il la fabriquerait. Il habilla la poupée et la contempla, souriant.

– Je suis sûr que tu existes quelque part… Un jour, je te trouverai, susurra-t-il à la poupée. En attendant, ajouta-t-il en sortant un rouleau, tu vas te reposer là-dedans.

Il forma un mutra avec sa main gauche et la marionnette fut aspirée dans le rouleau. Il le ré-enroula et marcha jusqu'à sa fenêtre. Comment retrouver cette fille ? Devrait-il quitter le village pour se lancer à sa recherche ? En arpentant les cinq pays, il finirait bien par la trouver. Mais son instinct lui hurlait que s'il quittait les villages, qu'il devenait un nukenin, alors jamais elle ne le suivrait jamais, ne lui parlerait jamais. Il soupira et se laissa glisser contre un mur. Il passa une main sur son visage. Il allait devenir fou, s'il continuait à penser à cette marionnette. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu m'obsèdes tant que ça ? Se dit-il. Il poussa un cri de rage et jeta un bout de ferrailles qui traînaient par là contre le mur en face de lui.

– Qui es-tu ? Souffla-t-il.

Il était dans une grande plaine, et des soldats et ninjas se battaient entre eux, mais il n'avait pas le temps d'y réfléchir. Il affrontait deux jeunes femmes. L'une d'entre elle, à la force titanesque, avait des cheveux roses et de grands verts. L'autre, borgne, avait les yeux blancs et de longs cheveux noirs. Il était angoissé, craignait pour sa vie. Non pas à cause de celle aux cheveux roses à cause de l'autre. Une Assassin Royal reconvertie Générale, dont le titre suffisait à présent à faire trembler les plus téméraires. Lorsque les deux femmes, invoquant la foudre et maîtrisant la terre, détruisirent ses cent marionnettes, il prit la fuite mais tomba nez-à-nez avec une blonde aux yeux de saphir. Elle plaqua sa main sur son front et Sasori se sentit sortir de son corps. Il avait l'impression de faire un bras de fer avec elle, se battant pour le contrôle du corps. Ils avaient beau forcer, aucun des deux ne prenaient l'avantage. Soudain, la fille recula soudainement, quittant son esprit, et Sasori eût le temps de reprendre contrôle de son corps tout juste assez longtemps pour mourir. Son corps artificiel lui avait été arraché et la blonde se tenait en face de lui. Leurs yeux se croisèrent, seulement durant un court instant, mais ces deux saphirs se gravèrent dans la mémoire de Sasori.

Il se réveilla d'un coup, brutalement, essoufflé. Il tremblait alors que les souvenirs d'une vie faite de carnages et de meurtres remontaient à la surface. Il s'assit dans son lit, se tenant la tête et tirant ses cheveux, gémissant de douleur, haletant, les yeux écarquillés, alors que les images de toute sa vie précédente défiler devant ses orbes marrons. Finalement, le défilé s'arrêta : tout lui était revenu. Il était en sueur, tremblant. Il se sentait mal, avait envie de vomir et manquait d'air. Il se leva avec difficulté, titubant, se tenant au mur pour marcher. Il ouvrit la porte de sa chambre et descendit dans la cuisine, se moquant bien d'être en caleçon, et prit un verre d'eau avant d'ouvrir en grand la porte d'entrée, avalant une bouffée d'air frais. Il but l'eau, repensant au dernier visage qu'il avait vu avant de mourir, aux derniers yeux qu'il avait croisé avant de s'éteindre. Il serra le verre si fort que ce dernier lui éclata dans la main.

– Ino Yamanaka… grogna-t-il.


10 ans plus tard.

Sasori avait décidé de rester à Suna. Il voulait absolument retrouver cette Ino Yamanaka, même s'il ne savait pas ce qu'il pourrait bien lui dire. Elle devait être tout juste enfant ! Sans parler du fait qu'elle n'avait probablement aucun souvenir de son ancienne vie. Des Assassins Royaux, de la Première Grande Guerre Ninja datant d'une époque oubliée, si bien que nouvelles Grandes Guerres Ninjas virent le jour, la religion changea, disparut, et la langue évolua, ne ressemblant plus en rien à celle parlée un millénaire plus tôt. Il avait pensé un moment que le continent n'était pas le même mais ce n'était pas le cas. La géographie globale était la même, les cinq pays semblables au cinq royaumes. Quelle que soit l'époque, les hommes ne changent pas. On continue à se mettre sur la gueule, comme avec ces deux Grandes Guerres Ninjas… se dit-il.

Sasori ferma les yeux, inhalant l'air nocturne. Il était tard, mais il était de garde. Assis sur un des remparts de Suna, il entendit soudainement un bruit sourd et le cri de détresse d'un enfant. Il rouvrit brutalement les yeux et bondit au pied du mur, fonçant dans la direction du cri. Il finit par s'arrêter au pied d'une maison. Au bord du toit, un petit garçon aux cheveux de sang tremblait, terrorisé, regardant derrière lui. Sasori fronça les sourcils et grimpa rapidement, bondissant ensuite devant l'enfant. Il était là à temps. Des dizaines de kunais volaient vers le petit garçon. D'un simple mouvement du bras, Sasori les protégea, lui et l'enfant, des armes, faisant appel à un de ses pantins. Il écarta ensuite sa marionnette et défia du regard l'homme masqué qui se trouvait face à lui.

– T'es qui toi ? Pourquoi t'attaques ce gamin ?

– As-tu au moins regardé qui était l'enfant ? C'est le petit monstre.

– Hein ? s'étonna Sasori en se tournant.

Le petit garçon, roulé en boule par terre, était en effet plutôt célèbre à Suna. Gaara, le Jinchuriki du Biju Shukaku. Putain t'as la poisse toi. Il te colle au train, ce démon ! Pauvre petit. Sasori ne bougea pas. Il resta devant Gaara, et fit à nouveau face à l'inconnu masqué. Il se moquait pas mal que l'enfant soit le Biju de Shukaku ou un putain de saint. Un enfant était un enfant. Et il n'y avait aucune bonne raison pour faire du mal à un enfant. Non pas que cela le dérangeait réellement – dans sa vie précédente, il avait tué des familles entières pour de l'argent – mais il essayait de faire quelque chose de correct de cette vie. Il ne s'en souvenait pas, mais il savait parfaitement qu'il avait passé des décennies dans le domaine de Shukaku, que les autres appelleraient l'Enfer, et il savait qu'il n'avait aucune envie d'y remettre les pieds. C'était une peur vicieuse, qui lui tordait doucement l'estomac.

– Alors ? Vas-tu le protéger ? Je suis en mission. Écarte-toi.

– Keh ! Comme si j'allais avoir peur de toi. Tu oublies à qui tu te frottes, rétorqua Sasori, un sourire cruel tordant son visage. Je suis Akasuna no Sasori, le meilleur ninja de tout Sunagakure. Tu es déjà mort.

En deux secondes, son adversaire était au sol, vaincu en quelques instants par les poupées de Sasori. Le marionnettiste s'approcha et s'accroupit à côté du mourant, et lui retira son masque avant d'écarquiller les yeux, pâle. Qu'est-ce que c'était que ce bordel ? Pourquoi était-ce lui ? C'était impossible ! Oubliant momentanément la présence de l'enfant derrière lui, le nom de sa victime passa la barrière de ses lèvres.

– Yashamaru !

Un hoquet de surprise résonna derrière lui et le ninja se retourna pour voir Gaara fixer son oncle, les yeux écarquillés et des larmes dévalant ses joues. Le marionnettiste déglutit et se redressa pour aller rassurer l'enfant – il ne savait pas vraiment quoi dire, mais il trouverait bien quelque chose – lorsque celui attrapa soudainement sa tête et se met à hurler de douleur. Le cri était si déchirant, douloureux, horrifié, que Sasori se retrouva figé sur place, les yeux légèrement écarquillés. Que se passait-il ? Finalement, le petit garçon se tut, pantelant.

– G-Gaara ? Appela faiblement le ninja aux cheveux rouges.

Mais ce dernier l'ignorait complètement. Il releva brutalement la tête, et ses yeux exprimaient de la cruauté alors qu'un sourire sadique déformait son visage poupon. Il se lécha les lèvres et claqua des doigts. Aussitôt, du sable enveloppa Yashamaru et le souleva dans les airs. Gaara croisa les bras tandis Sasori le fixait, paralysé par le choc. C'est quoi ce bordel ? se dit le ninja. Et quelles étaient ses horribles intentions meurtrières et sadiques qui émanaient de l'enfant ? Il était terrifiant, et le ninja serra les dents. Quelque chose ne tournait pas rond. Ce ne pouvait pas être l'enfant qui pleurait il y a quelques secondes !

– Et ben, t'es une ordure dans toutes vies faut croire, ricana le petit garçon. Des dernières paroles ?

Yashamaru ne répondit pas Gaara haussa les épaules. Soudain, Sasori comprit. Ce n'était pas l'enfant qui parlait, mais le démon scellé en lui ! Le Shukaku était libre ! Le ninja écarquilla les yeux. Aussi puissant fut-il, quelle chance avait-il, seul contre le Biju ? C'était un demi-dieu, il se souvenait parfaitement de l'ancien Général du Royaume du Feu qui l'avait abrité dans son corps. Il se souvenait parfaitement des prouesses de l'ancien Gaara au combat, de la machine à tuer qu'il était. Du monstre assoiffé de sang qui avait massacré à lui tous seuls des centaines de soldats. Mais il n'eut le temps d'y réfléchir. Shukaku tendit un bras vers le sarcophage de sable de Yashamaru et ferma brutalement la main. Alors que sa voix, soudainement grave et profonde, résonnait, le sable écrasa son prisonnier, du sang et des morceaux de chair se répandant partout autour d'eux.

Sabaku sôsô.

Sasori essuya lentement le sang qui le couvrait avant de se tourner vers Shukaku, qui contemplait son œuvre en souriant, et déglutit.

– T-Tu es… Shukaku ? Balbutia le ninja, et l'autre se tourna vers lui en souriant.

Il n'avait pas besoin de confirmation, alors pourquoi avait-il posé la question ? Il savait parfaitement que l'enfant à qui appartenait ce corps avait été dominé par le Biju. Le ninja serra les poings. Ils auraient dû s'en douter ! Ils auraient dû le prévoir ! Il était impossible qu'un enfant puisse retenir éternellement un Biju, en particulier le plus fou de tous !

– Je ne suis pas Shukaku. J'ai son titre, mais ce n'est pas moi, répondit le Biju en baillant.

– C-Comment ça ?

– Tu te souviens de ta précédente vie, n'est-ce pas ? Alors tu te souviens de Gaara et Hinata Hyuga.

– Je m'en souviens, répondit Sasori en croisant les bras. Les Généraux du Royaume du Feu, anciens Assassins Royaux et amants.

– En effet. Sauf que Gaara n'était pas le seul à aimer Hinata. Il partageait ça avec Shukaku, le Biju scellé en lui. Lorsque les Bijus ont été envoyés sur Terre par leur mère afin de rappeler aux hommes l'existence des Plaines Dorées et d'Erin, Shukaku et Gaara ont fusionné afin de pouvoir retrouver Hinata dans ce monde et être à nouveau à ses côtés. Je suis le résultat de cette fusion, et je préfère utiliser le nom de Gaara, expliqua l'enfant en souriant en coin.

Sasori déglutit et hocha la tête, la gorge sèche. Le petit garçon s'étira sur la pointe des pieds, étirant ses bras au-dessus de lui le plus possible avant de se relaxer. Une plate-forme de sable se forma derrière lui et il se laissa tomber dessus avant de s'asseoir en tailleurs.

– Ah, c'est mieux comme ça ! Chantonna-t-il. Sasori, c'est ça ? J'ai besoin que tu me rendes un service.

– Dis toujours, lâcha le ninja en fronçant les sourcils, se forçant à garder une façade forte.

– J'ai besoin que tu deviennes mon professeur lorsque je serais admis en tant que Genin. Tu sais qui je suis, alors ce sera bien plus facile, puisque je compte garder ça secret. Tu pourras faire ça pour moi ? ronronna l'enfant.

Sasori considéra la question un instant puis hocha gravement la tête. Cela lui permettrait de garder un œil sur le Biju. Il ne pouvait pas le laisser sans surveillance. Il aimerait en parler au Kazekage mais il n'était pas sûr que ce soit une bonne idée. Gaara aurait le temps de faire des ravages avant d'être maîtrisé si jamais le marionnettiste le trahissait - s'il était maîtrisable. Et il souhaitait éviter cela. Il devait donc, pour l'instant, faire ce que le Biju attendait de lui.

Satisfait de sa réponse, ce dernier sourit largement et battit des mains, visiblement ravi. Il sauta à terre et s'étira à nouveau avant de soupirer et de croiser ses mains derrière sa tête. Il soupira, et Sasori remarqua qu'il avait soudainement l'air abattu. Il fronça les sourcils et s'approcha de lui, mi-inquiet mi-indifférent.

– Ça va ?

– Et bien… J'ai quand même la poisse.

– Comment ça ?

– J'ai toujours pas de sourcils !


Trois ans plus tard.

Ma tête ! Ça brûle ! J'ai mal ! Ino se tenait la tête, les yeux écarquillés par la douleur, en sueur, pantelante. Que lui arrivait-il ? Les images d'une vie qui n'était pas la sienne défilait devant ses yeux, ses souvenirs d'une autre personne emplissaient sa mémoire, et un savoir datant d'une époque aujourd'hui disparue s'inscrivait dans son esprit. Finalement, l'horrible sensation disparue et la petite fille tomba à genoux. Ses souvenirs… Sa mémoire… Sa vie précédente… Tout était revenue ! Elle releva brusquement la tête et se releva. Lady Hinata ! Elle sortit de sa maison en courant, à la recherche de sa plus chère amie. Elle traversa le village de Konoha le plus vite possible. Peut-être se souvenait-elle, elle aussi, de ceux qu'elles avaient vécu ensembles… Alors qu'elle courait, la petite fille se rappela distraitement ce qui l'avait réveillée.

Le massacre du Clan Uchiha.

Son cœur se serra à l'idée. Comment Itachi avait-il pu massacrer toute sa famille ? Pourquoi avait-il fait cela ? Comment celui qui avait été un chevalier au cœur pur, mort pour leur Royaume, avait-il pu devenir un meurtrier ? Ses poings se serrèrent et elle ravala un sanglot amer alors que la demeure Hyuga arrivait en vue. Elle s'arrêta devant, essoufflée, et reprit son souffle un instant, appuyée sur ses genoux, avant de frapper à la lourde porte. Elle attendit quelques secondes et la porte finit par s'ouvrir, révélant Neiji Hyuga. Quelques heures plus tard, Ino se serait totalement moqué du fait que ce soit lui ou un autre qui lui ouvrît la porte, mais ce n'était plus le cas. Neiji était devenu son ami le plus proche après la Première Grande Guerre Ninja (derrière Hinata), et ils s'étaient réconfortés mutuellement. Elle sentit son cœur se serrer en voyant son corps intact, mais força un sourire de façade à se former.

– Salut ! Est-ce que Hinata-chan est là ? Demanda-t-elle en croisant ses mains dans son dos.

– Elle est dans sa chambre, entre, répondit froidement Neiji.

Ino déglutit, intérieurement blessée par le ton du Hyuga, mais le dépassa et se dirigea jusqu'à la chambre d'Hinata, le cœur battant. D'un côté, elle espérait que son amie se souvienne de leur vie précédente mais, d'un autre côté, il était préférable que les souvenirs ne lui reviennent jamais. Après tout, elle avait vécu tant d'épreuves ! Elle méritait de mener une vie paisible, d'être heureuse, et de ne plus être hantée par de mauvais souvenirs. Prenant une grande respiration, elle frappa à la porte de la chambre. Elle entendit quelques pas légers et on tira la porte coulissante. Hinata avait l'air étonnée de sa présence et tritura ses doigts.

– I-Ino-chan, bonjour, murmura-t-elle.

Non, elle ne se souvient pas, pensa, amusée, la blonde avant de sourire largement et de tendre sa main à la petite brune.

– Salut, Hinata-chan ! Je me demandais si on pouvait rester un peu ensembles. Qu'est-ce que tu en dis ?

L'héritière du clan Hyuga parut surprise et cligna plusieurs fois des yeux avant de hocher lentement la tête. Ino sourit et lui prit la main, l'entraînant à sa suite. Cette Hinata était timide, craintive et peu encline à se battre. Mais ce n'était pas grave. Ino voulait apprendre à la connaître, et lui permettre d'avoir une vie heureuse. Ne t'en fais pas Hinata. Ton bonheur est ma priorité ! Se dit-elle alors qu'elles couraient à l'extérieur. Ino Yamanaka allait rendre Hinata Hyuga heureuse et ce, quel qu'en soit le prix.


C'est tout pour ce chapitre ! J'espère qu'il vous a plus ! N'hésitez pas à laisser un commentaire pour me donner votre avis !

Bisous !