discclaimers: Bleach ne m'appartient pas et l'histoire est à la fantastique ReiraKurenai :)

bon chapitre!


Just like a speeding truck

Le lendemain matin, au réveil, je fus assaillie par un atroce mal de tête. Agacée, je m'assis doucement et réalisai que je m'étais endormie sur le sol de la cuisine.

"Que s'est-il passé?" maugréai-je en me levant. Comment ai-je pu me retrouver dans la cuisine ? J'aurai pourtant pu jurer m'être endormie sur mes devoirs ! Bizarre... sans plus m'y attarder, j'haussai les épaules et retirai mes vêtements avant de filer sous la douche. De l'eau chaude devrait suffir à soulager mes muscles douloureux.

Après ma douche, je me mis à la recherche d'un petit déjeuner potable dans le garde-manger. Quand je remarquai qu'il n'y avait hélas aucune nourriture, je claquai brusquement la porte du placard et maudis tout ce qui pouvait l'être. Je n'avais pas encore reçu mon salaire, ce qui me laissait donc deux choix pour me nourrir : soit mendier dans la rue, soit ingurgiter la nourriture de la cafétéria du lycée. Je pouvais difficilement me plaindre, l'école était quand même généreuse de m'offrir le déjeuner gratuitement, à cause de mes conditions de vie... C'était déjà mieux que rien.

Tirant sur une paire de chaussettes dépareillées et mes chaussures d'école, je me précipitai dehors, fermai la porte et sautai en bas des escaliers. Une fois dans la rue, je levai les yeux au ciel. Celui-ci était parfaitement bleu et clair. Et mon dieu, ce qu'il faisait chaud ! J'adorai l'été et la chaleur, mais quand l'air se transformait en sauna... ce n'était plus vraiment ma tasse de thé. Surtout si je devais en plus faire d'ennuyantes équations mathématiques.

Laissant échapper un profond soupir, j'ai attrapé mon vieux vélo usé, vérifiai ma boite aux lettres qui contenait quelques fichue factures, avant de me précipiter dans la rue.

J'ai toujours aimé mon vélo, même s'il était vieux et usée. J'adorais la sensation du vent sur ma peau quand je roulais avec. Et j'adore par dessus tout l'adrénaline (surtout quand les freins ne répondent pas) et l'excitation qui m'envahissaient avec la vitesse.

Quelques minutes plus tard, je m'arrêtai devant le lycée de Karakura. Les élèves se regroupaient un peu partout, se saluant ou partageant des histoires sur leurs rangeai mon vélo en soupirant avant de poursuivre mon chemin vers l'intérieur du bâtiment. Je n'ai pas vraiment d'amis, personne ne prend la peine de me saluer que je passe dans le couloir. Même le petit groupe d'amis que je m'était faite l'année dernière m'avait laissée tomber, me trouvant trop "bizarre". Et le fait que je redoublais ma première année n'arrangeait rien. Inutiles de préciser que les deuxième années ne sont pas non plus très chaleureux avec moi. Mais ça ne me dérange pas plus que ça.

"Bonjour Ichigo!" s'exclama Keigo en sautant tel un pirate devant celui que je surnommais le pissenlit.

"Salut" déclara Ichigo avec son air renfrogné habituel tandis que Keigo avait la tête coincé dans son bras.

"Ca faisait longtemps" haleta Keigo en levant deux doigt à son front en guise de salut.

"Bonjour Ichigo" salua une voix masculine pleine de supériorité.

"Salut Mizuiro" répondit Ichigo en hochant la tête.

J'émis un petit grognement et entra dans la salle de classe, passant devant les étranges retrouvailles des trois garçons. Je pouvais sentir les yeux d'Ichigo me fixer ardemment, mais j'ignorai la sensation de haut-le-coeur que cela me donna et m'assis à mon bureau.

Dans le fond, je pouvais entendre Keigo parler de choses bizarre, mais je ne fis plus attention à lui et préférai regarder par la fenêtre à la place. Quelque minutes plus tard, Ochi Misato entra, un cahier noir à la main.

"Très bien" dit-elle en souriant, "tout le monde est là aujourd'hui !"

La classe se tut. Ochi leva les yeux, une lueur étrange dans le regard. " Eh bien, techniquement, Oshima et Sorimachi sont absents, mais se sont des yankee de toute façon".

Un grand "eeeh?" retentit dans toute la salle. Je levai les yeux en ignorant les chuchotements qui animait la classe. Je me suis toujours demandée comment l'école en était venue à embaucher quelqu'un comme Ochi, elle était bizarre... elle avait les manières d'un mec. Bien qu'elle soit une femme. Mais, elle était quelqu'un que j'appréciais beaucoup, j'étais donc heureuse de l'avoir comme professeur. À nouveau.

"Ah", articula Ochi, " Je vois que vous êtes ici cette année, mademoiselle Kobayashi, c'est bien".

Pendant une seconde, je regardai l'enseignante fixement avant de lui sourire de toute mes dents. Tout le monde me regardait, mais je les ignorai. Je n'aimais pas les rumeurs stupides qui circulaient à cause de mon absence l'année dernière, mais je n'allais pas me justifier devant tout le monde.

Par la suite, Ochi parla d'un nouvel étudiant ou de quelque chose dans le style, mais je n'écoutais pas. Je n'ai jamais aimé l'école, et le fait d'avoir zappé le petit déjeuner n'arrangeait rien. Mon dieu, ce que j'avais faim ! J'ignorai les supplications de mon estomac et continuai à regarder les voitures passer devant le lycée.

J'entendis une sorte d'agitation derrière moi, mais je ne pris pas la peine de regarder ce qu'il se passait.

C'est seulement quand je vis Ichigo courir dans la cours en portant un kimono noir avec une grande épée sur le dos que je me dis que j'aurais mieux fait d'écouter.

C'était la journée nationale du cosplay ou quoi?

Je clignai des yeux. Pourquoi ce type me paraissait familier?

"Il y a le caractère « hei », comme dans « obscène »..."

Peu importe comment j'essayais de le retournais dans mon cerveau, je ne me souvenais pas avoir déjà rencontré ce gars. Mais sa voix agaçante me disait quelque chose.

"Le « ko » comme Imoko Onono, le vieux politicien .."

Peut être était-il déjà venu au café ? Ce n'était pas impossible ...

"« Shin » comme dans « travailleur sérieux » et ... « ko », comme dans « oeuf de cabillaud ». Hirako Shinji, ravi de vous rencontrer."

Et il s'inclina devant la classe dans un révérence peu soignée et maladroite. Ses dents étaient parfaitement alignées, le genre de chose qui allait sûrement m'énerver pour le restant de ma vie.

"Euh, merci... Shinji", fit Ochi d'un ton hésitant, "Tu l'as écrit à l'envers ?"

Le sourire d'Hirako s'élargit encore plus, "C'est sympa, hein ? Mon principal talent c'est de renverser les choses !"

"Vraiment ?" demanda Ochi, peu convaincue, " Et bien, pourquoi ne nous parlerais-tu pas un peu plus de toi ?"

A peine Hirako commençait à parler que je ne l'écoutais déjà plus, réservant mon attention au monde de l'autre côté de la vitre. Cependant, j'entendis Shinji s'assoir à côté d'Ichigo et le saluer.

"Je suppose que nous sommes voisins", sourit Hirako, "alors soyons amis... Ichigo".

Je fronçai les sourcils. Okay. Ce type est effrayant. Il connaissait le nom du rouquin... avant même de le rencontrer.

Ichigo se sortit de sa propre torpeur apparente, "Hein ? Oh... content de te ren..."

Le pissenlit fut toutefois interrompu quand une chose étrange attachée à sa ceinture se mit à hurler, "Hollow ! Hollow !"

Ichigo se mit alors à paniquer. " Excusez moi Madame Ochi mais je dois aller aux toilettes!"

Ochi fronça les sourcils, "Quoi ? Encore une fois ? Hé attends !"

Trop tard, le garçon était déjà sortit de la salle. "ICHIGO !"

Je tournai les yeux vers le nouveau, il regardait la porte, totalement abasourdi. Tchad qui était assis derrière Ichigo lui dit quelque chose auquel Hirako répondit par un sourire narquois. Un frisson me parcourut le dos quand il me repéra en s'asseyant. Je détournai vivement mon regard, mais aurais pu jurer qu'il venait de me faire un clin d'oeil.


J'ai toujours été seule à l'heure du déjeuner. Je n'aimais pas traîner avec les filles de première année, beaucoup trop immature à mon goût, et j'étais tous simplement ignorée par le groupe de deuxième année. Je m'assis comme à mon habitude, sous un grand arbre où il faisait bon et ombragé. J'adorais le silence qui l'entourait. Cela me donnait l'occasion de réfléchir et de passer en revue mon budget (qui semblait me faire défaut en ce moment).

"T'fais quoi ?" demanda une voix masculine. Je levai les yeux de mon petit carnet et grogna quand mes yeux rencontrèrent une paire d'yeux bruns et des cheveux blonds.

"Qu'est-ce que tu veux ?" demandai-je. Je n'aimais pas être dérangée quand je passais du temps seule et ce gamin d'Hirako venait de briser ce moment de parfait silence. Il haussa les épaules et s'assit à côté de moi. Je remarquai qu'il portait désormais un chapeau qu'il venait de tirer devant ses yeux.

"Ca va je te gène pas ?" sifflais-je.

"Non", répondit le blond. Je le maudis dans un souffle et reportai mon attention vers mon carnet. Je pouvais sentir sur moi, les regard jaloux des filles dans la cour, mais je préférai les ignorer et essayai de comprendre ce qui n'allait pas dans mon budget. Normalement, tout aurait du être en ordre.

"Aha !" m'écriai-je en dépliant un petit morceau de papier que je venais de trouver parmi les milliers d'autres que je cachais à l'intérieur de mon carnet. Mon exclamation soudaine fit sursauter Hirako, faisant tomber son chapeau de sa tête. Il se tourna vers moi.

"Quoi ?" demanda-t-il. Je secouai la tête.

"Rien", répondis-je en riant.

Le blond fit une grimace avant de replacer son chapeau sur sa tête et de se rendormir. Je regardai le petit morceau de papier et soupirai. Stupide hôpital, il fallait que je les contacte... et vite si je ne voulais pas mourir de faim.


Cet après-midi, le café était encore plus bondée que d'habitude. Je courrais comme une folle, frisant la crise cardiaque, pour essayer de faire en sorte d'apporter toutes les commandes aux bonnes tables. Travailler en tant que serveuse jouait vraiment avec mes nerfs. Pour ne pas arranger les choses, mon patron ne cessait de me hurler dessus à propos d'un client régulier qui ne payait jamais sa note. Je ne pouvais m'empecher de froncer les sourcils. Premièrement, la seule vraie cliente régulière que je servais était toujours la vieille dame bizarre aux yeux globuleux. Et elle payait toujours ses commandes. Deuxièmement, je ne me souvenais pas avoir un client qui possédait un compte ici.

Alors qui était ce gars ? Quand je pris le risque de lui demander de qui il me parlait, il péta un câble et menaça de me virer ! Je ne savais pas ce que le boss faisait avec sa vie privée. Mais il devait avoir le feu au cul, ou il était tout simplement en manque de relations sexuelles. Après tout, n'était-ce pas la frustration sexuelle qui rendait un homme de mauvais poil ?

"Ce n'est pas assez fort !" hurla la vieille dame.

Je gémis, attrapai la tasse et me précipitai vers le comptoir pour refaire sa boisson. Bonté divine, c'était la cinquième fois aujourd'hui ! Quand est-ce que son café sera assez fort ?

"Puis-je commander ?" demanda une voix familière. Je levai les yeux vers les deux orbes brunes d'Hirako. Il me regardait, son sourire effrayant collé au visage.

"Euh, ouais", marmonai-je.

Le sourire d'Hirako s'élargit encore plus, "C'est marrant de se rencontrer ici".

J'hochai la tête, "Oui, tu habites près d'ici?"

"Non", répondit Shinji, inexpressif.

Je fronçai les sourcils. Okay, alors il venait d'un autre quartier pour acheter du café ? Intéressant.

"Que désires-tu ?" demandai-je.

Mon dieu ! Malgré le fait que ce gars me donnait la chair de poule, je lui parlait gentiment.

"Huit cafés", commanda Hirako. J'étais sur le point de noter sa commande que ma machoire se décrocha.

"Tu en bois autant que ça ?" demandai-je en fronçant les sourcils, le faisant rire.

"Non", déclara-t-il, "J'ai des amis".

"Hum..." marmonai-je, en notant finalement la commande .

" Alors, pourquoi tu travailles ici ?" demanda Hirako en se penchant sur le comptoir pendant que je préparais son café. J'haussai les épaules.

"Parce que", dis-je. Hirako fronça les sourcils sans perdre son sourire pour autant.

"Parce que quoi ?" demanda-t-il. On ne m'avait jamais vraiment questionnée sur ma vie privée. Mes amis de l'an dernier n'avaient strictement rien à faire de ce qu'il se passait dans ma vie. Elles étaient trop occupées à impressionner les mecs de troisième année. Personne ne s'était soucié de moi cette année. Sauf bien sûr ce petit nouveau aujourd'hui.

"Eh bien", murmurai-je, "pour commencer, je n'ai plus de parents".

Hirako sembla choqué pendant une fraction de seconde mais il retrouva rapidement son expression habituelle.

"Oh ?" demanda-t-il, l'air vraiment intéressé.

Je soupirai. Pourquoi parlais-je de ça à un parfait inconnu ?

"Ils sont morts" avouai-je.

Le blond ne fit aucun commentaire, se contentant de pincer les lèvres comme s'il était plongé dans ses pensées.

"Ça n'explique toujours pas pourquoi tu travailles ici ", déclara-t-il soudainement, "tu n'as pas d'autres proches ?"

Je me figeai sur place à sa question. Il remarqua sûrement la soudaine tension qui m'habitait car il se mit à rire.

"T'es pas obligée de répondre à ça", marmonna-t-il.

J'hochai la tête et plaça les huit cafés en face de lui sur deux plateau.

"Ce sera tout ?" demandai-je.

Hirako secoua la tête négativement, me faisant froncer les sourcils. "Quoi d'autre ?"

Il garda le silence pendant un certain temps et me fixa. Pendant une minute, j'ai eu l'étrange sentiment qu'il allait faire ou dire quelque chose de pervers ( je ne savais du tout pourquoi), mais il haussa les épaules, prit ses cafés, plaça de l'argent sur le comptoir et sortit. Je restai là, abasourdie.

Okay... il est vraiment bizarre.


Je claquai la porte derrière moi et laissai échapper un soupir de frustration. Encore une autre journée de travail de faite. Maintenant, je voulais juste rentrer à la maison et m'écrouler sur mon lit. Je regardai le ciel, vérifiai qu'il ne pleuvait pas, mais le ciel était clair.

Mon vélo été posé derrière le café, malheureusement, je n'avais pas de verrou pour l'attacher, il pouvait donc être volé à tout moment. Mais bon, de toute façon qui voudrait voler un vieux truc déglingué ? Je sautai sur mon vélo et dévalai la rue. L'air frôlait ma peau, laissant une agréable sensation de picotement. Un sourire se forma sur mes lèvres quand je tournai au coin et me précipitai vers la une grande descente. Je dépassais beaucoup de gens qui me regardai alarmés quand je passais à toute vitesse devant eux.

Il y avait devant moi, un passage très fréquenté. Le feu était au vert, ce qui signifiait qu'au moment où je l'atteindrai, le feu passera au rouge et je pourrai passer sans avoir besoin de m'arrêter. Contente de mes déductions, je fermai les yeux et savourai la force du vent sur ma peau. J'ouvris mes yeux et concentrai mon attention sur la route, la lumière devint rouge, ce qui m'indiqua que je pouvais passer sans danger.

Un son strident retentit dans la ville. Me retournant vers ma gauche pour en voir la cause, j'aperçu un énorme camion foncer vers moi. Mais yeux s'écarquillèrent quand je vis le conducteur perdre le contrôle et son camion commencer à faire la toupie. Rien n'aurait pu arrêter un chose aussi lourde dans son élan. En pleine panique, j'appuyai sur les freins de toute mes forces mais ceux-ci me répondirent par un bruit sec qui décupla ma peur.

Mes freins ne fonctionnaient plus ! Prise de panique, j'essayai de pédaler plus vite, mais cela eu pour résultat d'épuiser mes jambes inutilement. J'entendis quelques personnes retenir leur souffle quand je passai devant eux. Puis je perdis le contrôle total de mon vélo, il se heurtait contre le trottoir, mon sac d'école s'envola de mes épaules, semant mes affaires un peu partout sur le bitume. Mes chaussures se dégagèrent de mes pieds et mes jambes se mirent à crier sous la douleur dûe aux secousses du vélo.

Je levai les yeux, mes grands yeux améthyste priaient silencieusement pour qu'un miracle me sauve

Quelqu'un cria à côté de moi, mais je ne compris pas ce qu'il disait. Un autre crissement sortit des pneus fumant du camion. Un horrible puanteur envahit mes narines. Un flot de larmes ruisselait sur mes joues, pas de tristesse mais de peur.

Puis il y eu une terrible détonation.

Et c'est comme ça que je poussai mon dernier souffle...


bonjour!

Me revoilà avec le deuxième chapitre de cette fic! Merci beaucoup Anju-san et Melusine78 de me suivre ou de m'avoir mise dans leur favoris :3

Un énorme merci aux merveilleuses Crisalys Nara et Miss Mikaiah pour leurs corrections au combien nombreuses. (désolé ^^')

Je précise encore une fois que l'histoire ne m'appartient pas, je ne suis que la traductrice. L'originale est à ReiraKurenai.

N'hésitez pas à me donner votre avis ! (je crois que cette phrase n'est jamais vraiment prise au sérieux mais bon c'est pour le kiff ^^)

A dans deux semaines!

bisous!