Bonjour, bonjour !Bien que je doute que ce soit réellement utile de le préciser, étant donné que c'est relativement flagrant et que vous avez sans doute commencé par lire le premier chapitre, cette fic se base - toujours - sur le monde d'Harry Potter de J.K. Rowling, monde auquel je me permets de rajouter quelques personnages... Je précise une nouvelle fois que je n'ai personnellement rien contre les Poufsouffle, malgré ce que cette fic pourrait laisser croire.
Sinon, je tiens à vous remercier d'avoir donner vos impressions et de m'encourager à continuer. Donc merci à Vlad et koaprod ! Vos reviews m'ont vraiment fait plaisir ! D'ailleurs... il faudra vraiment que j'apprenne à y répondre un de ces jours... désolé de ne pas y avoir donné suite... Bref, voilà la suite.
2- Politesse et courtoisie...
- Tu peux me passer le sel, s'il te plaît ? M'interroge un quelconque enquiquineur.
Quelconque enquiquineur qui s'avère être mon voisin de droite. Génial. J'ai encore bien choisi ma place, tiens !
- Non, répliqué-je sèchement.
Avant de me rendre compte que j'aurais mieux fait de simplement l'ignorer. En effet, surpris par ma véhémence – ou bien simplement aussi dynamique qu'un Veracrasse léthargique – mon fâcheux inconnu se met à me fixer en clignant des yeux toutes les trois secondes. Ce qui lui donne d'ailleurs un air de guirlande cassée... Au bout d'une dizaine de minutes, je commence à trouver cela vraiment flippant.
- Quoi ? M'impatienté-je.
Il sursaute.
- Rien ! S'écrie-t-il, apeuré.
Et beaucoup trop vite pour que je le croie... Je grogne. Il lève aussitôt les mains en l'air, comme si j'étais sur le point de lui sauter à la gorge... Alors que, bon... Je ne vais pas le bouffer. Même si j'étais un vampire, je ne l'aurais pas fait ! J'ai pas envie de chopper la crève, moi. Il faut dire qu'il n'a même pas l'air comestible, d'abord... Il ne semble pas très futé non plus, d'ailleurs...
- Je suis désolé, pleurniche-t-il quasiment.
Il est tellement désolant qu'un unique qualificatif me vient à l'esprit :
- Blaireau...
Immédiatement, l'ensemble de la tablée interrompt toute forme de communication pour tourner vers moi un visage aussi horrifiant qu'horrifié. Ce qui prouve bien qu'en plus d'être des blaireaux, ils se comportent comme des moutons : il est en effet scientifiquement impossible que l'espèce de gobelin qui se tient à l'autre bout de la table ait pu entendre mon murmure consterné ! Les regards se font clairement hostiles et tous les élèves de ma nouvelle Mai... hum... de cette Maison s'écartent brusquement de moi. En embarquant la bouffe.
…
Ça m'apprendra à penser à haute voix !
…
Dire que les Poufsouffle sont réputés pour être les plus sympas ! Ça promet pour la suite... Franchement, Poufsouffle ? Pourquoi est-ce que je n'ai pas continué à m'opposer à cette injustice ?
…
Oh, ça me revient ! McGonagall était furieuse et m'a littéralement dégagée chez les blaireaux.
Quarante minutes plus tôt :
- Alors tu m'envoies à Gryffondor ? M'étonné-je, sincèrement surprise.
Non, à... POUFSOUFFLE !
- QUOI ? M'indigné-je. TRAÎTRE !
Et, sous l'œil indigné de la directrice-adjointe, je jette le sadique chapeau par terre et commence à le piétiner furieusement en hurlant.
- Miss Hopkrik ! Allez vous asseoir !
- Hors de question ! Je demande une reconsidération de...
- POUR L'AMOUR DU CIEL, VOUS AVEZ ÉTÉ RÉPARTIE DEUX FOIS À POUFSOUFFLE, ALLEZ VOUS ASSEOIR !
…
La suite reste encore un peu floue, mais inclut McGonagall qui m'attrape par l'oreille, une explosion, des hurlements de terreur, une grenouille borgne, un Serpentard aux cheveux gras en bunny girl, une invasions d'épouvantards, une préfète rousse qui pète une durite et deux Gryffondor hilares. Il y avait aussi quelque chose à propos de deux semaines de retenues... Reste à savoir si c'est pour eux ou pour moi...
…
J'aurais bien le temps d'y penser plus tard ! Je baisse les yeux sur mon assiette. Une malheureuse et unique pomme de terre me fixe d'un air atterré. Je regarde autour de moi pour constater que les autres semblent avoir décidé d'ignorer mon existence. Ce qui ne les empêchent pas de garder les plats en otage et hors de ma portée. Je mange silencieusement ma pauvre patate. Les plats sont remplacés par des desserts et j'ai juste le temps de sauver un chou à la crème avant qu'on ne les éloigne cruellement de moi. Quelques uns des autres première année me regarde avec un mélange de pitié et de compassion, mais s'empressent de détourner les yeux dès qu'ils s'aperçoivent que je tourne la tête vers eux. Les trois quarts de mes condisciples me détestent et je fais peur aux autres. Génial.
Finalement, la vaisselle disparaît et le directeur prononce quelques mots avant de nous envoyer rejoindre nos dortoirs. Je me lève en même temps que le reste des élèves quand un murmure railleur dans mon dos me fait sursauter :
- On peut dire que tu sais te faire des amis ! Bienvenue à Poudlard, frangine !
J'ai juste le temps de distinguer le sourire narquois de ma préfète de sœur avant que celle-ci ne soit soustraite à ma vue par la file de nouveaux Serdaigle qu'elle guide jusqu'à leur salle commune. Quand je me retourne une seconde fois, je me rends compte que tous les Poufsouffle en ont profité pour se faire la malle. Préfets et première année compris.
Je ne sais ni où se trouve ma salle commune ni comment y entrer.
Par Morgane !
Vous êtes, bien évidemment, fortement encouragés à commenter. Bon, je sais, ce n'est pas grand chose, mais j'espère que ça vous plaît encore.
