Duo
J'arrive pas à croire que Heero Yuy est vu au-delà de mes paroles vides de sens…Qu'il s'y soit intéressé…Qu'il se soit intéressé à moi. Le soldat parfait s'est abattu pour laisser place à Heero. Un être qui voit, pense et ressent en être humain. Alors ils ne me l'ont pas tué. Il est toujours là. Derrière cette barrière. Façade érigée pour se protéger. Comme la mienne. Heero…
Qu'est-ce-que… ?!
Général
L'androïde se jeta sur Duo et entoura son cou de ses mains. Le faisant tomber, s'agenouillant au-dessus de lui et serrant. Le Shingami se débattit mais son adversaire était d'une force colossale. Sortant un couteau, il l'enfonça jusqu'à la garde dans la poitrine de l'adolescent mécanique. Geste non seulement inefficace mais qui finit de persuader l'autre qu'il avait des intentions belliqueuses. Il se sentit perdre pied. C'est alors qu'un tir se fit entendre. L'androïde lâcha sa prise et se releva.
Androide
La balle l'avait atteint au bras et il souffrait. Une de se parties organiques. Pourquoi ? Où était-il ? Sa fonction Guerrière c'était activé la première. Maintenant une autre de ses fonctions venait de se mettre en marche Dialogue et elles faisaient rarement bon ménage. Celui qui pointait une arme sur lui était uniquement vêtu d'une serviette de bain et avait un regard froid, déterminé. Comme celui d'un Z02 mais ça n'en était pas un. Du moins, il le pensait. Un souffle d'air et une lame sur sa gorge. Il n'avait pas achevé le travail.
Duo
Je regarde Heero. En serviette ! Même nu il aurait le même air ! C'est assez cocasse. La chose ne se débat pas. Bizzard. Trowa est là dans l'ombre. Je sens sa présence. Il s'avance derrière Heero. L'androïde ne bouge pas, comme captivé par le soldat parfait.
Trowa
Heero en serviette menaçant l'androïde d'une arme à feu, Duo menaçant l'androïde d'un couteau sur la gorge, l'androïde debout le visage en sang, un couteau dans la poitrine et une balle dans le bras qui saigne abondamment. Voilà comment on peut résumer la situation. Considérant que je suis un observateur extérieur.
Androide
Ce regard…Cet homme m'intrigue…Mon système automatique est en stase. Il faut que je repasse en manuel. Que mon cerveau humain prenne le contrôle mais il semble que le système est subit des dégâts internes importants. Passage en mode manuel exigé. Reprise de contrôle de la pensées. Ouverture de la section agencée. Fermeture des fonctions autos.
Heero
Que fait-il ? On dirait qu'il est sur le point de tomber dans les pommes. C'est fait d'ailleurs.
Duo
Hé ! Il vient de me glisser entre les doigts et de tomber au sol. C'est quoi ce délire ?
Androide
Je me relève. Récupération des fonctions. Ca y est, je suis passé en mode manuel. Où suis-je ? Qui sont ces adolescents qui me regardent avec hostilité et froideur ? Où est le docteur Malphas ? Ah oui…Je me souviens…La fuite…Les égouts…La douleur…Les fonctions primales sans énergie…Puis le réveil. La fonction Guerrière…Et pour couronner le tout j'ai la tête comme un compteur à gaz. Une seule phrase s'applique à la situation PUTAINDEBORDELDEMERDE ! Ca ne paraît pas, mais ça soulage. Bon d'un point de vu optimiste, j'ai réussis à m'échapper du laboratoire et je suis…presque…entier. Oui…C'est sans compter que je suis probablement passé à l'ennemi. Mais au moins ils ne me ramèneront pas au laboratoire.
Heero
Menace-t-il Duo ? Non pas apparemment, pour l'instant il s'applique à enlever le sang séché de son visage. Duo passe à coté de lui et vient se placer à ma droite. Je sens Trowa à ma gauche. S'il tente quoique ce soit, il est cuit. Je n'ai besoin que de sa banque de données. Et il a vu nos visages, il est donc un danger plus que potentiel. Il nous regarde.
-Ne bouge pas !
-j'avais compris !
-Et cool man…c'est toi qui t'es jeté sur moi.
Duo. L'androïde ne répond pas se contentant de retirer avec une lenteur calculée le couteau de sa poitrine et de le jeter à terre. Duo sourit.
-O.k, on est quitte. C'est quoi ton nom ?
Il hésite puis semble se décontracter…Duo est décidément un beau parleur.
-Z01voldo.
-C'est pas un nom…On peut t'appeler Voldo ?
-Fais comme tu veux.
-Voldo alors. Moi c'est Duo, lui Hee-chan et le grand c'est Tro.
Duo qu'est ce qui te prend ! C'est un ennemi. Même si j'ai vérifié qu'il ne peut contacter l'extérieur. L'androïde nous dévisage puis dit d'une voix froide et impersonnelle.
-Soit 01, 02 et 03. Les pilotes GW du projet météore : Heero Yuy, Duo Maxwell et Trowa Barton.
Trowa
Comment sait-il ça ? Heero est sur le point de tirer et Duo est soufflé. Moi, j'ignore comment réagir. C'est impossible que Oz sache tant de chose à notre sujet. Mais le résultat est là : Cet androïde à deviné nos noms et ce sans le moindre effort, ni indice à part la micro piste de Duo. Je regarde le cyborg. Il est impassible. Mais n'a extérieurement rien d'une machine. Il ressemble un peu à Wufei par le maintient et par l'air presque méprisant qu'arbore son visage. Mais ce qui chez Wufei relève de la beauté et de la noblesse s'exprime chez lui comme amère et presque désespéré. Je ne devrais pas penser à ça en ce moment mais l'attitude de quelqu'un et ce qu'il dégage est une source de renseignement sur lui-même. C'est grâce à cela que j'analyse mes modèles lors des infiltrations. Un cri m'arrache à la contemplation de la scène surréaliste. Quatre !
Duo
Quatre vient de hurler. Heero ne bouge pas d'un pouce. Trowa non plus. On crève dans une chambre et eux ils lambinent ! Je fais signe à Tro-man d'aller s'en occuper. Heero et moi on peut veiller sur l'autre sans lui. Il y va doucement. Sans quitter l'étrange scène des yeux. Quand la porte se referme sur lui, je sens le regard de Voldo sur moi. Pas agressif. Ni passif. Une sorte de tranquille prévoyance de la suite des événements. A vous foutre froid dans le dos. Heero n'a pas bougé d'un pouce depuis tout à l'heure, je ne suis même pas sur qu'il ait cligné les yeux.
Trowa
Quatre est assit dans son lit. Le regard vide. Il fixe droit devant lui. Pâle. Mais il ne tremble pas. Je m'approche, sans vraiment contrôler mes gestes, je m'assois près de lui. Il tourne la tête vers moi l'air désorienté. Quatre…
-Trowa…Il…Il est mort…
Je le regarde pendant une seconde sans parvenir à réagir.
-Qui ?
-…Fei…
Wufei ! Non c'est impossible !
Et il éclate en sanglot dans mes bras. Il me serre comme si sa vie en dépendait. Je ne sais pas consoler, Quatre…Pour l'instant je referme juste mes bras sur lui. Et je le serre. Doucement en essayant de penser à autre chose qu'à la nouvelle sinistre. La douleur et la fatigue le terrasse sous mes yeux et je ne peux rien y faire. Le terrible sentiment d'impuissance me reprend. Je n'ai plus envie de rester passif à attendre que Quatre me claque entre les doigts. Wufei est mort dit ton uchuu…je refuse que tu le suives dans la tombe. Prenant délicatement son visage entre mes mains je le relève vers moi…
Quatre
J'ai si froid, c'est comme un bloc de glace qui me transpercerait le cœur…Seule sa chaleur me protège…Wufei, c'est injuste…Ma plaie me hurle de me recoucher…De sombrer de nouveau dans l'inconscience…Mais je ne peux pas…Pas après avoir sentit mon ami partir…Trowa me serre doucement…Sait-il que je vais certainement mourir ? …C'est drôle de se sentir doucement quitter la réalité…Et de peu à peu oublier qui on est…Je vois des flashs…Mes sœurs…Iria…Un geste simple de Duo, un regard de Heero destiné à Réléna et Wufei claquant la porte qui se brise sous le choc, le rire de Duo…L'air d'indifférence de Trowa …Et ma première rencontre avec Trowa…Il me protège…Je ne veux pas le quitter…Je sens ses mains sur mon visage... Si fraîches… Je vois flou… Autant à cause de mon délire que de mes larmes… Il m'attire inéluctablement vers lui… Et je sens ses lèvres se refermer sur les miennes… Si douces…Je n'ai jamais embrasser…Mais pourquoi faut il que tout aille de travers…J'ai si mal…Et je ne peux pas lui répondre, il ne semble pas s'en préoccuper et approfondit le baiser, me demandant quelque chose que je ne peux refuser. Je me blottis contre lui. C'est la seule chose dont je me sente encore capable…Je suis si heureux qu'il l'ait fait…Oh Allah, je t'aime Trowa ! Et je ne te l'ai jamais dit…Je ne le pourrais sans doute jamais…
Trowa
-TROWA !!!
Je me redresse…J'ai du m'assoupir en serrant Quatre dans mes bras. Après près de trois jours sans dormir ça n'a rien d'étonnant. Je serre toujours le petit arabe contre moi, il est de nouveau inconscient, son visage contracté. Duo nous regarde, ébahi, depuis le pas de la porte. Je recouche délicatement mon…meilleur ami dans le lit et me retourne. Duo nous regarde avec des yeux ronds. Tout me revient…Quatre m'annonçant la mort de Wufei…Sa crise de larme…Mon baiser…notre baiser en fait. Je sens une légère rougeur me monter au visage. Et puis la position dans laquelle j'ai laissé Duo et Heero me revient en mémoire…En parlant de Heero, il vient de surgir accompagné de l'androïde.
-Duo !
-Mais Hee-chan…J'ai été surpris de voir…
-Pas l'moment ! Trowa nous partons.
Et l'androïde d'ajouter.
-Oz serra bientôt ici. Ils me cherchent et vous cherchent aussi…
Je lance un regard interrogateur à Heero, que ses yeux froid me renvoient.
-Porte Quatre…Et t'inquiète on a un plan !
Ne pas m'inquiéter Duo ! Avec Wufei mort et Quatre prés de le rejoindre ! Non…
Je ne vais pas leur dire pour notre petit dragon. Pas encore. Je ne sais pas ce qu'ils espèrent, mais je ne vois pas d'issus plausible. Wufei, ton calme froid et ton courage me fond maintenant défaut. Je passe un bras sous le dos de Quatre et l'autre sous ses genoux. Le porter ne va pas être une mince affaire.
Duo
Trowa serrant Quatre dans ses bras ! J'arrive toujours pas à le croire ! Je pensais pas que Tro était capable d'un quelconque geste d'affection. Ah mon petit Qat-chan t'en fait battre des cœurs ! Même maintenant que nous courrons à la faveur de la nuit dans les petites rues, il continu à te serrer de manière presque possessive. Je repense à ce que nous a appris Voldo et j'en frémis…Voldo qui est à coté de moi. Mal en point c'est le cas de le dire. Il répond à mon regard par un geste d'impatience. Pas commode. Pas pire qu'Hee-chan…mais pas loin. Et Wuwu est pas mauvais à ce jeu là non plus. Une main se pose sur mon épaule. Heero ? Il m'indique d'une pression qu'il y a deux gardes devant nous. Deux cadavres plus tard…
Voldo
C'est cet immeuble. Je fais signe à 01. Ils n'ont pas confiance en moi. Normal. Le contraire aurait tenté à prouver qu'ils étaient soit stupides, soit naïfs. Mais je ne leur mens pas. Je n'en vois pas l'utilité…Et puis je n'ai pas été conçu pour cela. J'aime à me dire parfois que je suis encore humain ; mais il y a des choses que je ne peux plus faire…Mentir en est un exemple. Aimer un autre. Mais laisser dériver mes pensées ça je peux visiblement encore et je me maudis de le faire en cet instant. Le visage de 02 penché sur moi me sort de ma semi transe.
-Voldo, t'es sur qu'y a des hélis ?
Des quoi ? Des hélicoptères, c'est ça qu'il veut dire ? Abréviation passable. 01 intervient.
-J'ai vérifié, c'est bien un hangar d'anciens appareils.
Evidemment 02 n'a pas eut à mémoriser le plan de la ville par cœur lui…Petit veinard. 03 me lance un regard étrange. Mais à mon avis il…a de très beaux yeux, il faudrait que j'analyse son code génétique parce que je n'ai pas répertorié cette nuance de vert dans mes données sur les yeux des humanoïdes. Mais qu'est ce qui me prend de faire de la génétique maintenant ! C'est pas parce que c'est la dernière chose que j'ai fait en partant que…A mon avis il pense que je les mène droit dans un piège, lui il n'a pas vécu ce que j'ai enduré pour réussir à fuir…Je ne l'en blâmerais donc pas…Je suis vraiment sympa en ce moment…Mes circuits internes doivent être plus sérieusement touchés que je ne l'imaginais.
Wufei
Je hurle de douleur et me redresse…pour sentir la morsure des liens sur ma peau. Je suis attaché sur une table. Je vois des néons. Lumières blanches, crues et froides qui me brûlent. Je me débattrais si je n'avais pas aussi mal au flan droit. J'entends des voix…Sans réussir à saisir le sens de leur parole…Je me rappelle la cellule…L'injection d'une drogue quelconque…Mais où suis-je ?!
Malphas
-Bravo professeur ! Il est resté cliniquement mort durant une heure et trente minutes vingt cinq secondes.
Oui certes je m'en félicite…Mes nouveaux Z03 vont pouvoir être doté de ce système de mise en stase. Et ainsi tromper l'adversaire. Et surtout, ils vont pouvoir palier les pertes d'énergie. Quoiqu'il faille que je revoie le système pour les androïdes. Ce Chang est un bon cobaye. Mais je n'ai pas encore put me pencher sur sa robotisation. Une fois qu'il serra un Z03, je pourrais avoir tous les renseignements sur les Gundam et les cachettes de leurs pilotes. J'ai déjà leurs noms. Le fait que je sois le seul à tous les savoir avec mes androïdes me plait énormément, bien que ce soit dangereux. Mais personne n'est censé le savoir. Je fronce les sourcils. Z01voldo s'est encore échappé. Cette fois ce sera le pire châtiment. Mes lèvres s'étirent en un sourire que je sais sadique. Cette minable créature à laquelle j'ai sauvé la vie. Cette chose misérable à qui j'ai donné un corps surpuissant. Mais qui a gardé son esprit de gamin rebel. Ca va regretter son arrogance.
-Qui êtes vous ?
Je meure d'envie de céder au dramatique en contemplant le visage torturé de mon petit asiate, il ne s'est pas encore remis…Mais à la place je me tourne vers ma jeune assistante. Quelle froideur dans le regard…Une œuvre de la sience !
-Z02, ramènes-le dans sa cellule. Demain, nous commencerons sa transformation.
L'androïde acquiesce. Elle ne sait qu'acquiescer et exécuter tout ce qu'on lui demande. C'est pour cela qu'elle est mon meilleur assistant. Parfois je regrette presque le caractère trempé de ma toute première création viable. Où te cache tu, petit Z01 ? Je fais confiance à Oz pour te retrouver…Et ensuite je te ferais regretter qu'ils ne t'aient pas tué…
Wufei
Une enfant ?! C'est une enfant qui assiste ce concentré de savant psychopathe. Une adolescente…Au regard à la Heero…Elle me jette dans la cellule…J'ai l'impression de ne plus sentir mon corps et je suis glacé…Elle me regarde…Puis s'agenouille devant moi. Que fait-elle ? Moi assis contre le mur et elle est agenouillée devant moi. S'approchant millimètres par millimètres de moi. Je maudis mon incapacité à bouger. Son regard m'emprisonne. Elle avance son visage du miens. Et pose ses lèvres glaciales sur ma joue. Pose ses mains sur les miennes. Mes os craquent. Douleur. Ses lèvres descendent jusqu'aux miennes. La situation n'a aucune logique… Elle m'embrasse…Profondément…Puis se retire. Et s'essuie la bouche d'un revers de mains sans cesser de me regarder. Un murmure.
-Merci.
Et tournant les talons elle part. Irréelle. Je ne vois pas d'autres mots pour décrire son attitude.
Duo
Voldo tue presque aussi facilement que moi. C'est déstabilisant. Surtout sachant qu'il est le plus faible des androïdes. Nous avons accédé à la salle de conservation des hélicops les plus récents. Voldo se met aux commandes d'un ; Après m'avoir obligeamment fourré Quatre dans les bras Trowa se met sur le siége du copilote.
-Hey, Hee-chan ! Tu fais quoi ?
-J'en prends un autre. Bonne chance.
Et il s'en va. Trowa et Voldo font démarrer l'appareil. Mon cœur se serre. Ca ressemble trop à des adieux pour moi. Mon Heero…
Général
La maison de Quatre était spacieuse et belle. Mais Heero trouvait que deux heures sans nouvelles ça commen…Trowa surgit dans la cuisine.
Trowa
Heero me scrute. Je vais vers le frigo et prends la première bouteille venue. Il n'y a pas d'alcool, la religion de Quatre l'interdit. Du coca, il sait que Duo adore, du jus d'orange... Il sait tant de chose sur nous. Le regard de Heero pèse sur moi.
-Trowa ?
-… ?
-Quatre… ?
Général
Echange de regards glacials. Heero porta son verre à ses lèvres sans quitter le Français des yeux. Il aurait juré que ce dernier était comme un volcan prêt à exploser. Pourtant rien ne le laisser paraître, alors, pourquoi cette impression ?
-Hee-chan !
Duo se jeta sur le premier pilote et se mit à débiter une portion phénoménale de parole en un laps de temps très court. Voldo entra à sa suite. Devant la scène qui s'offrait à ses yeux il soupira. Un vrai gosse ce 02 et dire qu'il avait faillit le tuer. Trowa sortit de la pièce. L'androïde le suivit d'un pas mécanique. Heero se leva et décrocha l'Américain de son cou.
-Moi aussi je suis heureux de te revoir.
Duo
Heero ?!
Heero
Duo, il fallait que je te le dise. Je sais que tu es soulagé…Mais tu ne peux me comprendre… Ca n'a rien de comparable avec… ce que je ressens. Il rougit doucement sous mon regard, adorablement gêné.
-Heuuu…Dis…Tu…
-Je ?
Il détourne la tête…Je rêve ou je l'ai vu pleurer. Mais quand il retourne le visage vers moi sa peau a reprit sa carnation habituelle et ses yeux sont rieurs.
-Wuffy n'est pas avec toi ?
-Wufei est mort.
Voix froide, ton neutre. Trowa. Duo se retourne et nos deux regards se braquent sur le Français. Duo murmure :
-Trowa ?
Interrogeant mon ami du regard je l'incite à continuer.
-Quatre me l'a dit.
Duo
Wuffy mort !!! Et on dirait que ça ne lui fait ni chaud ni froid…J'arrive pas à y croire.
-Quatre…Quatre est malade ! Il a du se tromper !
-Duo…
-NON !! Heero s'est pas vrai…Pas Wufei…Il se serrait pas laisser avoir !
Heero
Duo a l'air bouleversé. Il sait que Quatre ne peut s'être trompé. Il finira par l'accepter. On finit toujours par accepter. Trowa le regarde. Puis il s'en va. Sans autre parole. C'est aussi ce que je m'apprête à faire mais Duo s'accroche à mon bras. Je le regarde. Il a la tête baissée et on dirait qu'il…Qu'il pleure. Il relève la tête un éclat de haine et de peur passe dans son regard. Mais il ne pleure pas. Je… Je me libère et sors précipitamment de la pièce. Duo est en train de me détruire. Il ne le sait pas. Mais je le sens. Il faut que ça s'arrête. Il le faut…Tiens que fait Trowa à la porte et qui…Oh non, Réléna !
Général
Heero entama une prudente retraite vers sa chambre, non qu'il haïsse particulièrement Réléna mais ce genre de rencontre se terminait irrémédiablement en queue de poisson. Trowa répondait par mono syllabe aux questions de la cadette des Peacecraft.
-Comment nous avez vous trouvé !? Grogna Duo en sortant de la cuisine.
-C'est mon affaire…J'ai une mission pour vous cinq.
Trowa la fit entrer et lui indiqua le salon. Duo partant à la recherche de Heero, il se retrouva seul avec Réléna.
-Où est Quatre ? Demanda celle-ci.
-Ici. Répondit le jeune homme, neutre.
-Et pourquoi n'est-il pas là ?
-…
Heero et Duo arrivent ensemble. Duo lui raconte je ne sais quoi. Ce qu'il peut être agaçant ce Maxwell. Trowa lui est comme d'habitude, froid et polit. Heero s'assoit en disant à Duo de se taire.
-Bonjours Heero.
-Hn…Quelle est la mission ?
-Vous n'êtes pas tous là.
-Quatre et Wufei ne viendront pas.
-Il leur est arrivé quelque chose ?
-Ca ne vous regarde pas ! Et pis comment ça se fait que ce soit toi qui as la mission ?
Réléna
Maxwell ! Il ne peut pas se tenir à carreau non ! De quel droit me parle-t-il sur ce ton !
-Tu n'as pas le droit de me parler comme ça ! Je m'inquiète…Je suis assez aimable pour ça.
Duo
Oh le bonbon est furieux…Protégez moi, je vais mourir de rire ! C'est dingue ! J'arrive plus à prendre du recul…Mais la mort de Wufei…Et Quatre en haut…Sally viendra dés qu'elle pourra…Espérons. C'est drôle mais la vue de l'autre machin rose n'a pas l'air de donner envie de vomir qu'a moi. Heero de marbre…Mais pour être un spécialiste en regard Heeronomique, je sens qu'il est excédé. Trowa s'est détourné mais dans son calme je distingue autre chose.
-Tant pis…Je vous explique la mission…Aaah ?!
Réléna ouvre de grands yeux et devient toute rouge. Etonnés, nous nous retournons vers l'origine de la voix. Voldo vient d'apparaître à la porte, une chemise transparente largement ouverte sur le torse avec un pantalon de cuir serré, il est peu musclé en apparence. Sa peau claire est troublée par des petites cicatrices et son bras est bandé, sans le sang qui lui couvrait le visage il est beaucoup moins ténébreux, ses cheveux noirs démêlés lui arrivent à mis dos et brillent, dégoulinant encore d'eau, son visage fin et sa bouche entrouverte sont des véritables appels à la sensualité. L'énergie accumulée…Le stress, la mort de Wufei, j'éclate de rire, un rire presque hystérique et m'effondre à demi sur Heero…Voldo en sexy boy…L'idiote rose qui à viré au rouge brique…Je sens les mains de Heero me saisirent par les épaules et m'éloigner. En essayant de mettre fin à mon hilarité, j'entends Réléna dire d'une voix froide.
-Eloignez-le de moi ! Qui est ce…cet…Qui ?
Je ne résiste pas au plaisir.
-C'est le petit ami de Trowa.
Trowa
Réléna ouvre si possible encore plus grand les yeux. Du coté du principal intéressé, rien. Un regard. Pas plus. Voldo lui s'est avancé et s'arrête en face de Réléna. Heero lève le voile.
-Il s'agit de l'androïde dont j'ai parlé aux professeurs.
Réléna referme la bouche et fusille un Duo narquois du regard
-Idiot ! Siffle-t-elle.
Duo se marre doucement, puis après quelques instant se tourne vers Voldo et clame :
-T'es really craquant comme ça mais tu choque la niaise…euh… demoiselle.
Voldo
Je fronce les sourcils en signe d'incompréhension. Mais de quoi il parle ? Je n'ai rien fait d'exceptionnel à part fausser compagnie à mes deux surveillants pour prendre une douche et me pencher sur les réparations à appliquer sur mes circuits internes. 02 est mort de rire. Ca m'agace car mon ignorance semble y être pour beaucoup dans son hilarité. Je ne comprends pas leur réaction.
-Duo ! Grogne 01, polaire.
-J'y peux rien si y semble tout droit sortit de Playboy…
Playboy ? C'est quoi ? Je ne comprends toujours pas.
-Pardon ?
-Tes …Frin…gues…Hoquette 02 entre deux éclats de rire.
-Ta tenue. Précise obligeamment 03.
Oh, alors c'est ça. Je me regarde. C'est vrai que je n'ai jamais porté de tels trucs. Mais comme j'ai prit la première chose qui me tombait sous la main…Tout pour ne plus porter cet uniforme…Puis, je sens mes lèvres s'étirer. Une petite vengeance est de mise.
-Mais dis-moi 02 il me semble pourtant que c'est dans tes affaires que j'ai récupéré ces vêtements.
Il se redresse et me regarde en rougissant. Puis change illico de sujet.
-Alors c'est quoi la mission ?
Duo
Réléna et Heero pour une fois parfaitement accordés jettent un regard froid à Voldo. Moi, ça peut paraître idiot mais j'ai confiance en lui. L'impression que comme moi…Enfin…Je conçois que se ne soit pas l'avis de tout le monde.
-Voldo tu peux partir et rejoindre les gardes s'te plaît ?
Un éclair passe dans ses superbes yeux sombres :
Enfermé…Toujours surveillé…Toujours seul…Mais il s'exécute. Et détourne le regard en quittant la pièce.
Trowa
Réléna à dit que nous devions amener l'androïde dans un endroit particulier et le laisser là bas pour que les profs puissent le voir et le décortiquer sans risque…Duo a protesté vigoureusement que Voldo ne méritait pas un tel traitement. Heero l'a calmé…Une fois Réléna partie je monte voir celui qui durant tous l'entretient a occupé une bonne partie de mes pensées…Je croise Voldo et sa suite de deux gardes. Il est assit contre un mur, les bras autour des genoux. Rien ne le différencie de nous en ce sens où l'on dirait un morceau d'enfance qui a été obligé de grandir trop vite. Parachuté dans le monde impitoyable des adultes… Continuant mon chemin, j'ouvre la porte de la chambre où Quatre repose. Deux de ses serviteurs le veillent. Je m'adosse contre la porte, pour contempler son visage que le coma a rendu totalement lisse. Un ange ou une fée qui aurait suspendu là son vole. Il est si beau. Je n'ai plus peur d'exprimer ce que je ressens…D'un mercenaire sans âme et sans passions tu as fait ce que je suis à présent. Un être qui fait plus que survivre, qui maintenant vit. Et ne vit plus que pour te voir de nouveau sourire, t'entendre rire, sentir présence à ses cotés et goûter la fraîcheur douce de tes lèvres. Quatre… J'aurais du soigner autrement ta blessure, peut-être. Je n'ai pas pu l'empêcher de te blesser. Je m'en veux tellement…Mon ange…Tu me le pardonneras je le sais. Mais si tu meures…Je ne veux pas croire que cela puisse arriver. Tu m'es indispensable. Qu'avons-nous fait pour que le sort s'acharne ainsi sur nous ?
Duo
Voldo rentre dans ma chambre et se retourne pour me regarder. Droit comme un i. Je le trouve réellement mignon. Dans cette tenue, il en ferait craquer plus d'une. Je suppose qu'il s'en fiche.
-Ca connaît l'amour un androïde ?
J'ai dit presque sans le vouloir tout haut ce que je pensais tout bas.
-Non.
Ca c'est du Voldo tout craché. Ca fait à peine un jour que je le connais mais je sais déjà ça. Rien ne le gène, rien ne le choque. Il énonce la vérité crue sans émotions particulières, sauf tout à l'heure... Quand il s'est vengé de moi…Il avait l'air humain. Et jusqu'ici il ne nous a pas menti. Je ne peux pas vraiment l'expliquer, mais j'ai l'impression qu'on se ressemble, pas en extérieur, suis pas aussi canon quoique, pas dans le comportement, ça c'est clair…C'est plus profond. Comme si nous avions été marqué chez le même fabriquant…C'est difficile à expliquer…
-Tu voulais quelque chose ?
C'est vrai qu'il ne doit pas laisser vagabonder ses pensées lui.
-Yep…En fait…On va t'emmener quelque part…Et…Euh…
-Tu n'es pas obligé de tout me dire 02.
Alors ça, ça là, ça me fait chi…Ca m'énerve.
-Duo.
-Pardon ?
-Mon nom, c'est Duo.
-…
-Sisi je t'assure, il est pas ridicule mon nom en tout cas il est mieux que 02 et pis qu'est ce tu dirais si je t'appelais…Euh…Z01 ?
-Dans tous les cas on m'appelle Z01.
Shit, c'est vrai que c'est un androïde.
-Ouais mais maintenant c'est Voldo, non ? C'est pas mieux ?
-Je ne sais pas. Les noms…
-C'est très utile ! Tiens, maintenant tu m'appelleras Duo, 01 c'est Heero et 03 c'est Trowa, 04 C'est Quatre ou Qua-chan et 05... Non…rien… (silence) Mais ça prouve que t'es notre ami !
-Je n'ai pas d'ami.
-Tu veux pas de nous ?
-Je ne peux en avoir.
-C'est ridicule, tout le monde peut avoir des amis !
-je n'ai pas de données concernant cette fonction.
-C'est pas une fonction ! Si t'arrêtais de voir le monde comme un robot mais comme un être humain.
Voldo baissa la tête.
-Je ne suis pas humain…
Je l'ai blessé, son ton était amer. Il a l'air presque triste. Baka ! Baka ! BAKA ! Regarde ce que t'as fait ! Je souris difficilement.
-T'as des parties organiques ? En gros t'es un semi humain. Donc t'es à moitié humain. Garde cette moitié ! Tu verras, c'est cool.
-Mais vous, vous agissez bien comme des robots ?
Imparable…Il est malin…Mais je le laisserais pas gagner sur le terrain des réparties. Mon terrain ! Là, il a pas de chance, 'suis lancé sur un de mes sujets préférés.
Voldo
Il réfléchit. Je lui ai répondu la première chose qui me venait en tête. Quand je regarde 01, il me fait penser à un androïde, 03 aussi, moins, mais quand même…Quant à 02…
-En apparence seulement. Pasqu'on est des soldats…Mais en fait, par exemple, tu connais pas Qat-chan, c'est un ange, il est adorable et gentil pour cinq. C'est mon meilleur ami. Bon en ce moment y va mal, mais y va guérir bientôt…
Là, je le soupçonne de vouloir se convaincre lui même…Quoique sa description m'intéresse…02 reprend sa tirade.
-Puis je suppose que tu fais allusion à Heero…C'est le soldat parfait, mais au fond il est…Bref…Quant à Tro-man…Il fait un peu glaçon aussi…Mais il ne s'exprime pas pasqu'il est du genre calme et attentif…Tu verrais comment il s'inquiète pour Quatre…Pas besoin d'uchuu no kokoro pour le sentir, le uchuu no kokoro c'est le don d'empathie de Quatre, je suis sur qu'il tient beaucoup à lui. Pour Wuffy (sa voix s'altère), il…il était très solitaire…mais…Je suis sur qu'en fait il aimait bien que je le taquine…Juste pour se mettre en colère contre moi…Il… il me manque…
Duo
Je m'appuie contre la porte et regarde le sol. C'est la première fois que je reparle de lui depuis que j'ai appris sa mort…Même si je m'accroche encore à une lueur d'espoir…Je pense que je ne le reverrai jamais. Ca fait mal, comme quand j'ai découvert…Non je ne veux pas y repenser. Voldo s'avance doucement et me relève la tête du bout des doigts. Il me regarde, quels yeux magnifiques, puis murmure :
-Et toi ?
-Qu…Quoi moi ?
Je bégaye maintenant…Mais me ressaisit. Il ne doit pas savoir…Ni deviner.
-Moi, oh ben moi je suis tranquille…C'est drôle que tu pose la question…Ca t'intéresse ?
Voldo
Il essaye de m'esquiver. C'est étrange, mais j'ai vraiment envie de savoir. De tout savoir sur lui, je mets ça sur le compte de mon appétit insatiable de nouvelles données à analyser et 02 est un volume d'analyse à lui tout seul.
-Non pasque moi c'est pas très important, je suis un 'baka' comme dirait Hee-chan et pis…
-Oui.
-Hein… ?
-Oui, ça m'intéresse.
-Pourquoi ?
-Parce que tu es l'humain le plus étrange que j'aie jamais rencontré. Et aussi…
Duo
La porte s'ouvre brusquement me forçant à me jeter dans les bras de Voldo. Heero entre et nous regarde. Je m'écarte de l'androïde en rougissant.
-Duo, on part.
Il est aussi froid que d'habitude mais je sens que quelque chose ne va pas. Et ce quelque chose ça pourrait être moi collé à Voldo. Bah…Heero glaçon ne saurait être jaloux. Quoique jusqu'à aujourd'hui je croyais qu'il pouvait pas sourire. Mais qu'est ce que j'imagine ? Heero tourne les talons et sort.
-Shit !
-Hn ?
Voldo prend de mauvaises habitudes à fréquenter Heero.
-Ben, t'étais collé à moi
-Et alors ?
-'pourrait s'imaginer des choses.
-Quoi ?
Bon sang, c'est pas possible d'être aussi innocent sur le sujet à cet âge ! Au fait, quel âge il a ?
-Laisse tomber, faudra que je t'explique deux trois trucs, un de ces quatres, tu viens ?
Voldo
Je le suis, tout en essayant de chercher ce qui l'a gêné. Nous sommes deux êtres de sexe masculin et je suis quasiment à peu de choses près une machine. C'est le fait de se tenir si près d'un androïde alors qu'il est humain qui le choque ? Cela leur est-il interdit ? Ou bien est parce que 01 ne me fait pas confiance ? Parce que je viens de l'ennemi ?
Heero
Je regarde Duo et l'androïde descendre, je ne sais pas ce que j'ai ressentis en les voyant enlacés tout à l'heure. Mais je sais que j'ai confiance en Duo. Il ne nous trahira pas. Jamais. Quand à me trahir moi…Non rien ne détruira notre lien !
-Bon, Hee-chou, c'est pour aujourd'hui ou pour demain ?
Duo m'expédie un grand sourire, et se met à pester contre la lenteur exaspérante d'un prétendu soldat parfait.
-Duo…omae o korosu…
-Tatata, on part oui ou non?
-On attend Trowa.
-TROWAAAAAAA!
-Duo!
-'Vais le chercher!
Duo bondit dans les escaliers. Je reste seul avec l'androïde. Il resserre sa chemise autour de lui et me renvoie un regard aussi insondable que celui de Wufei dans ses meilleurs jours.
Duo
Je monte les escaliers et me précipite vers la chambre de mon meilleur ami. J'ouvre doucement la porte. Et jette un œil. Trowa est trois quarts dos à la porte devant le lit de Quatre. Dans un geste que l'on dirait inconscient, Trowa caresse les cheveux dorés du petit arabe. Je distingue son profile et celui du blondinet, le premier semi-caché et le second me ferait presque pleurer. Je rentre.
-Hé…Tro faut qu'on y aille.
Trowa se détourne et me passe devant sans un mot. Je m'approche du lit de Quatre et dépose un petit baiser sur son front brûlant.
-Je te le ramène vite. Promis.
Je gagatise moi en ce moment…Mais…Une larme coule le long de la joue du malade…Je réalise qu'il s'agit d'une des miennes…
Je redescends en vitesse.
Heero
-Au fond, pourquoi y vient Trowa ? Me glisse Duo à l'oreille alors que nous sortons de la maison. Le pilote d'Heavy Arm est au volant de la fourgonnette de transport que nous allons utiliser pour la mission. Je ne comprends pas bien ce qui le gène, c'est lui qui avec Quatre a insisté pour que nous vivions et travaillons en groupe.
-Hn ?
-Ce serait mieux qu'il reste avec Quatre.
-Pourquoi ?
Duo se tait semblant réfléchir à la réponse. Nous montons à l'arrière du véhicule où Voldo se trouve déjà, semblant dormir. Tendit que Duo se colle à moi, un étrange sentiment m'envahit.
-T'as pas vu comment il s'inquiète pour lui ?
Je réfléchis quelques secondes.
-Je n'y ai pas prêté attention.
-T'aurais du et me dis pas que t'as rien vu !
Là il commence doucement à m'exaspérer.
-Voir quoi ?
-Ben, comment dire…La tendresse dont il fait preuve…
-Qui ?
Duo fronce les sourcils, sûrement en train de se demander si je suis sérieux ou non.
-Trowa, tiens.
Dans le doute…Pourtant je suis on ne peut plus sérieux. Je ne trouve pas que le mot tendresse rime bien avec le nom Trowa. Surtout que je le connais suffisamment, du moins je crois, pour penser qu'il ait plus qu'un attachement amical, ce qui est déjà beaucoup, envers Quatre. La camionnette démarre. Duo lui redémarre.
-Et je suis sur que Trowa tient à lui autant que…
Il se tait et repart illico sur un autre sujet, à savoir le confort médiocre de ses véhicules. Il fait toujours ça lorsqu'un sujet le gène. Je l'écoute une ou deux minutes puis l'interromps.
-Duo, arrêtes de chercher ailleurs ce dont tu devrais t'occuper pour toi.
Voldo
Les yeux protégés derrière mes paupières, j'écoute 02 et 01 distraitement. Leur discussion me semble stérile. On dirait qu'elle cache autre chose, comme un code. Ca en est peut-être un. J'enrage de ne pouvoir le saisir. Jusqu'à ce que 01 prononce cette étrange phrase qui me fait dresser l'oreille en attendant la suite…Je finirais peut-être par décoder. 02… « Ça connaît l'amour un androïde ? »…Pourquoi cette phrase maintenant ?
Duo
-Heero ?
C'est la seule chose que j'ai réussie à articuler. La surprise. Je sais pas quoi dire. Pas quoi te dire. Je plonge dans ses yeux. Qu'est ce qu'il a voulut dire ? Je comprends pas. Il continu à me fixer sans un mot, impassible. Heero…
Heero
Qu'il est calme et rassurant quand il ne parle pas…Et qu'il est doux de le voir ainsi…Il est…Je sais ce qui se passe. Entre nous. Pas besoin de précipiter les choses. J'aime la relation qui s'est instauré entre nous. C'est comme quelque chose de confortable, dans lequel je peux combler mon vide. Ca ne m'empêchera pas de continuer, ça m'y aidera. Tes yeux Duo, je les aime, oui c'est ça. Je…
Général
Un brusque coup de frein interrompit les réflexions d'Heero, la contemplation de Duo et l'écoute attentive de Voldo. Tous les trois furent projetés contre les parois de la fourgonnette.
-TROWA! Fuck!
La porte arrière s'ouvrit après quelques instants. Trowa s'excusa sans émotion particulière.
-Désolé, pas vu le mur.
-Tro-man ! Je veux bien qu't'ais d'autres sujets d'inquiétudes mais tu devrais éviter de nous tuer avant l'heure.
Heero se leva et descendit. Duo se retourna vers Voldo qui tentait tant bien que mal de se relever.
-Pas de mal, boy ?
-Je vivrai.
-Cool !
-Duo…
-VI ! VI ! On arrive…
Les quatre se dirigèrent vers l'entrée de l'immeuble en construction. Duo grimpa à une échelle suivit de Heero et Voldo. Trowa resta monter la garde près du véhicule. Arrivés à l'étages, Heero se positionna derrière une poutre et fit signe à Duo de se rapprocher.
-Tu rentres avec Trowa.
-Pourquoi ?
-C'est le plan.
-Mais Hee-chan, et toi, tu rentre quand ?
Le regard de Heero le fit battre en retraite.
-D'acc…Fais attention.
Heero leva doucement la main et caressa la joue de son ami.
-Hn.
Duo se figea sous le geste puis se détourna et revint vers Voldo.
-Salut. Tu sais on se reverra ! Tu vas me manquer ! Mais bon, fais pas de bêtises et fais attention à Hee-chan et à ces tarés de papés, on sait jamais ce qu'ils peuvent inventer.
-Au revoir, 02…
-Duo ! DU-O !
-Duo.
-Ben tu vois, tu y arriveras ! Bye !
Duo
Je saute souplement pour atterrir aux cotés de Trowa…Et c'est repartit pour deux heures de routes. Tro conduit sans mal et l'air aussi concentré qu'il est absent. Tu parles d'une compagnie. Mes pensées sombres reviennent à la charge. Wufei…
-…me manque…
Trowa ne répond pas mais il tourne les yeux vers moi un court instant. Pas assez pour que je puisse voir s'il m'adressait un message ou non. Le temps passe. J'hésite à réessayer d'engager la conversation avec lui.
-Trowa ?
Pas de réponse.
-Tu t'inquiètes pour Quatre ?
Rien. Y m'agace quand il fait l'huître. Je jette un coup d'œil à l'heure, encore une heure de trajet. C'est pas la joie ! J'essaye de penser à autre chose. A Quat-chan…quand il allait bien.
-Trowa tu te souviens du jour où on a emménagé ensemble pour la première fois ? L'appart était moche. Mais Quatre l'a arrangé à sa façon et s'était vraiment accueillant.
-Je me souviens. Tu avais caché je ne sais quoi chez Wufei. Il était furieux.
Trowa sait parler ?
-Un vibrator dans son oreiller. C'était hilarant. Presque aussi fendart que le dîner. Personne ne parlait. Sauf moi et Quatre. Mais quand il a amené le gâteau, mort de rire !
Trowa
Oui Duo, je me souviens de ce jour, ce soir où nous étions presque des ados sans autre envie que de vivre au jour le jour. C'est peut être aussi pour ça que nous sommes restés ensemble, dans l'espoir de vivre d'autres instants comme celui ou tu balançais ta crème renversée sur Wufei, où celui-ci à la surprise générale rentrait dans ton jeu. Et où Heero annonçait d'un ton froid qu'il y aurait deux morts bientôt. Riant tu lui faisais goûter aux plaisirs de la coiffure pâtisserie. Furieux, il t'avait poursuivit dans une partie de la maison perdant pour l'occasion son calme légendaire. Quatre riant tellement que, s'appuyant sur le rebords de la table, il l'avait fait basculer et le reste du gâteau par la même occasion sur moi et Wu qui finissait juste de se nettoyer. « WINNER ! ». Tu t'es excusé Quatre. L'air tellement désolé, que même Wufei a cédé. Et ça a finit sous la douche. Mais la guerre nous a rattrapé. Cette soirée reste dans ma mémoire comme un ovni, dans notre vie. Pleine d'une complicité que je m'imagine mal aujourd'hui. A-t-elle existée ou l'avons nous rêvé ?
-Tro…
Sa voix traduit une émotion réelle. Je ne peux m'empêcher de tourner les yeux vers lui. Il regarde par la vitre et me tourne le dos.
Duo
Je sens les larmes couler le long de mes joues. Je ne veux pas que Trowa me voie pleurer. La honte. Tu parles, c'est même pas ça. Si seulement j'avais pu les sauver ! Personne ne doit savoir ! Pas même…pas même Heero. Mais je voudrais tellement que nous n'ayons jamais eut cette foutue mission…Quatre irait bien et Wufei serait encore des nôtres…
-…tu sais, moi aussi j'aimerai que Quatre aille bien.
Trowa
Sa voix est étrange…Je ne sais pas pourquoi. Un ange passe. Il se retourne vers moi.
-Dépêche un peu ! J'ai promis à Qua-chan de te ramener vite fait ! Bon alors papy (s'adressant à la voiture devant nous), tu bouge ou t'attends qu'ça passe au mauve !
De nouveau rieur et à faire l'idiot. Je me demande pourquoi il a dit ça.
Général
Arrivés à la maison de Quatre, ils virent qu'une voiture était garée dans l'allé.
-C'est sûrement Sally ! S'écria Duo.
Il descendit du véhicule en marche et courut vers la maison. Trowa gara la camionnette et se dirigea à une allure plus que modérée vers la maison. Il était serein en apparence. Mais son inquiétude avait atteint son maximum.
