Salut à toutes!
Alors nous voilà parties pour le deuxième chapitre de cette fiction. Avant de vous laissez à votre lecture, je tiens à remercier toutes celles qui m'ont laissé des reviews. Cette fois ci j'ai pas eu trop de temps pour vous répondre mais je suis très heureuse et flattée de vous avoir comme lectrices :)
Un gros merci pour ma beta chérie , j'ai nommé Spuffygirl92, pour le gros travail de correction qu'elle fait avec moi sur mes deux fics.
Sur ce , bonne lecture :)
Chapitre 2
POV Edward
Ça faisait exactement un mois jour pour jour que je m'étais installé à Seattle. Notre déménagement n'avait pas eu de conséquences sur l'humeur de Carlie toujours aussi enjouée et pleine de vie. Elle avait vite trouvé ses marques dans notre appartement, dans sa nouvelle école et dans ses cours de piano et de ballet. Notre routine était bien installée. Je l'emmenais à l'école le matin avant d'aller à l'hôpital, la mère de sa copine les emmenait toutes les deux aux cours de ballet et je la récupérais le soir. Le weekend c'était cours de piano et sorties. J'avais demandé à l'hôpital de ne pas faire de gardes de nuit à cause de ma fille ce qui m'avait valu le poste de pédiatre de jours et j'en étais ravi.
J'effectuai ma ronde quotidienne pour voir les enfants du service. C'était mon petit rituel : passer parler avec chacun d'eux, les voir et créer un lien pour qu'ils oublient leurs maladies et que je puisse un peu égailler leurs journées. J'arrivai à la chambre du petit Randy, un gamin de 10 ans atteint d'une leucémie.
-Bonjour Randy ! Alors comment ça va aujourd'hui ?
-Bonjour Edward ! Je vais bien. Merci.
Mes petits protégés ne m'appelaient jamais docteur.
-Je vois que tu as le sourire aujourd'hui.
-Oui je suis ravi. Il y a Rose qui vient me voir bientôt.
-Qui est Rose ? ton amoureuse ?
-Non, pas encore. Rose est mon amie et elle est très belle. Quand je serais plus grand, je vais lui demander d'être mon amoureuse. Elle est gentille et elle vient me voir chaque semaine avec plein de bonbons et de cadeaux.
-Ah oui !c'est pour ça que tu t'es fait tout beau.
-Oui mais tu dis rien Edward. Chut, c'est un secret.
-Bien sûr tu peux compter sur moi. ça sera notre petit secret.
Il était mignon avec son petit air sérieux à ajuster ses vêtements quand quelqu'un toqua à la porte.
-Toc toc. Devine qui c'est ?
-Rose ! Randy était excité comme une puce. Il sauta de son lit pour aller se jeter dans les bras de la femme qui n'était pas encore rentrée dans la chambre.
-Doucement Randy tu dois faire attention à toi et …. Oh mon Dieu !
Je n'avais pas vu la femme qui était entrée dans la petite chambre la tête encore plongée dans le dossier médical du petit mais quand elle s'interrompit soudainement avec un « oh mon dieu » je relevai la tête.
-Y'a un problème ? Et elle était là à me regarder intensément, comme si elle venait de voir un fantôme. Ce qui n'était pas totalement faux puisque j'étais un fantôme du passé.
-Rose, lui c'est Edward. C'est mon nouveau médecin. Il est super Sympa. Dit le petit Randy en essayant de faire les présentations.
-Edward ? c'est bien toi ? Dis-moi que c'est bien toi ?
Rosalie Hale. La copine d'Emmett, la meilleure amie d'Alice, celle qui était comme une sœur pour moi. Elle était là devant moi à me regarder avec des yeux qui reflétaient tellement d'émotions : Joie, surprise, tristesse, déception, doute. Sans que je m'en rende compte, je m'avançai vers elle et je la pris dans mes bras.
-Oh mon Dieu ! Edward c'est bien toi.
-Oui Rose c'est moi. c'est tellement bon de te revoir. Tu m'as tellement manqué.
-Toi aussi tu m'as manqué. tu nous as manqué à tous
Sans crier gare, elle me repoussa et me donna une gifle monumentale. J'étais là à la regarder avec des yeux ronds sans rien comprendre.
-Ça t'apprendra à disparaitre pendant huit ans sans donner signe de vie. Tu sais que ...
-Rosalie ! S'il te plait, pas maintenant, pas devant le petit.
Elle sembla se rappeler tout d'un coup de la présence du gamin qui nous regardait perdu sans rien comprendre.
-D'accord, mais ne pense pas un seul instant que je vais te lâcher. Quand la famille saura …
-NON ! Rose s'il te plait arrête je veux…
Mon bipper se déclencha me coupant la parole. On me demandait de joindre l'accueil de toute urgence.
-Excuse-moi deux minutes Rose.
Je pris le téléphone de la chambre pour appeler l'accueil pour voir de quoi il s'agissait.
-Emilie, C'est le docteur Cullen.
-Docteur, on a reçu un appel de l'école concernant votre fille. Elle a fait une chute là-bas et une ambulance la ramène ici dans quelques minutes.
-Oh mon dieu Carlie. J'arrive tout de suite.
Ma fille était dans une ambulance et Dieu seul savait ce qu'elle avait. J'étais pris de panique et je sentis que je blêmis.
-Edward, ça va ? La voix de Rose me parvenait de loin comme dans un rêve. J'avais oublié sa présence.
-Non ! Ma fille a fait une chute à l'école et on l'amène ici en ambulance.
-T'as une fille ? Rosalie avait un air ahuri et semblait attendre des explications de ma part. Explications que je n'avais pas le temps de fournir.
-Oui, j'ai une fille. c'est une longue histoire. Là je dois aller la voir.
-Je viens avec toi. Randy je reviens plus tard.
Sur ce, je quittais la chambre en trombe avec Rose sur les talons. Heureusement, Carlie n'avait rien de grave juste une petite fracture au niveau de la jambe droite. Plus de peur que de mal mais ça ne m'empêchait pas de rester à ses côtés jusqu'à ce qu'elle se réveille. Rosalie venait de rentrer dans la chambre sans dire un mot. Elle était retournée voir Randy comme promis, le temps que je m'occupais de ma petite.
-Papa ?
-Hey ma puce ! Comment te sens-tu ?
-Je suis toute drôle j'ai mal à la jambe et puis ….et puis … Elle éclata en sanglots qui firent fondre mon cœur de père. Je … Je suis désolée papa … Je n'ai pas fait attention et je suis tombée dans les escaliers. Je suis désolée papa…
-Chut mon cœur, ce n'est pas grave. C'était qu'un accident et tout va bien maintenant.
Je la pris dans mes bras et commençai à la bercer et caresser ses cheveux pour qu'elle se calme.
-Chut ma belle. tout va bien. Papa est là maintenant. Je vais m'occuper de toi d'accord.
-Papa t'as eu peur pour moi. Je suis désolée papa. T'es pas fâché papa dis ?
-Non mon cœur. Je suis ravi que tu sois saine et sauve. arrête de pleurer mon ange.
Elle se calma un peu et je sentis que Rosalie s'avançait un peu pour se montrer à Carlie.
-Papa ?
-Oui mon ange.
-Est-ce que c'est tatie Rosalie ?
Rosalie se figea instantanément fixant Carlie intensément.
-Tu … Tu sais qui je suis ?
-Oui, tu es tatie Rosalie l'amoureuse de tonton Emmett. Tu es beaucoup plus belle que sur la photo dans ma chambre.
L'expression qu'arborait Rosalie était de plus en plus ahurie.
-Rose je te présente Carlie Esmée Cullen ma fille et mon trésor le plus précieux.
Ma phrase eut le mérite de sortir Rosalie de sa léthargie et elle vint enlacer Carlie.
-Salut ma puce. Je m'appelle Rosalie mais ça tu le sais déjà. Tu vois tu me connais mais moi je ne te connais pas mais je sens qu'on va devenir de grandes amies.
-Et bien je sais que tu me connais pas mais papa dit que tu es géniale , que tu as rendu tonton Emmett heureux , que tu aimes faire du shopping avec tatie Alice et que tu aimes aussi les voitures.
-Wow ! comment tu sais tout ça toi ?
-Papa dit que c'est important de bien connaitre sa famille même si on ne les voit que sur les photos.
-Et bien Edward ! Félicitations ! Tu as une petite fille extraordinaire et très intelligente. Je me demande de qui elle tient ça.
-Papa est un super papa, il est très intelligent et très gentil. C'est le meilleur papa de tout l'univers.
-Et ta maman ?
-Je n'ai pas de maman, mais ce n'est pas grave. Moi j'ai un papa génial.
Quand je disais que ma fille était parfaite. C'est ma fierté ce petit bout de fille.
-Rose ? tu peux rester avec elle quelques instants le temps de terminer ma ronde et de régler la paperasse pour la sortir ?
-D'accord ! Mais toi et moi on doit parler et pas qu'un peu.
-Entendu.
Je sortis de la chambre pour mettre fin à mon service et pouvoir rentrer et m'occuper de ma petite fille. J'étais heureux de revoir Rose mais j'avais peur. Peur de ce que j'allais découvrir à propos de ma famille après ces années d'absence. Peur de ce qu'allait penser Rose quand je lui aurais raconté la vérité sur ma disparition pendant huit ans. Peur de traverser le miroir, peur de la réaction de ma famille quand ils me reverraient après tant d'années. Et si Rose n'était plus avec Emmett ? Et s'ils n'acceptaient pas ma fille ? Et si, et si ? Mille et une questions se bousculaient dans ma tête à m'en donner le tournis.
Vingt minutes plus tard, j'étais de retour auprès de ma fille pour la ramener chez nous.
-Alors ma princesse prête pour rentrer à la maison ?
-Ouiii ! Dis tatie Rose, tu veux bien venir avec nous ? papa nous fera ses supers lasagnes. A chaque fois que j'ai mal il m'en fait.
-Ah oui ? Je voudrais bien goûter aux supers lasagnes de ton papa, s'il veut bien m'en faire bien sûr.
-Ça sera avec plaisir. Allez ma belle, on va rentrer maintenant. Rose, tu as ta voiture ou tu viens avec nous ?
-Non c'est bon. J'ai ma voiture. Je te suis.
Je pris ma fille dans mes bras et me dirigeai vers ma voiture. Arrivé sur le parking de mon immeuble, Rosalie descendit de sa voiture avec un air étonné.
-Qu'est ce qui se passe Rose ?
-Tu habites ici ?
-Oui. puisqu'on est ici.
-Depuis quand ?
-Un mois.
-Wahou ! Tout un mois sans que l'on te voit ? C'est un exploit
-De quoi tu parles ?
-J'habite ici avec Emmett, Alice et Jazz à l'appartement du premier.
-Moi j'habite au quatrième étage.
J'étais aussi étonné que Rosalie par ce concours de circonstances. Peut-être était-ce un signe du destin ? Peut-être était-il temps de retrouver les miens ? Sinon, comment expliquer toutes ces coïncidences qui se suivaient à un rythme pour le moins consternant ?
Le « ding » de l'ascenseur me sortit de mes réflexions. Carlie s'était encore endormie durant le trajet. La pauvre petite sa journée avait été plus qu'éprouvante et ses médicaments l'avaient assommée. Tenant ma fille dans mes bras, j'ouvris la porte de l'appartement et invitai Rose à entrer.
-Bienvenue chez nous. Je vais mettre la petite dans son lit et je reviens. Fais comme chez toi.
-Merci
J'amenai ma fille dans sa chambre pour la changer et la mettre au lit le temps de parler avec Rose et de préparer le dîner. Je revins dans le salon et découvris Rose perdue dans la contemplation de ma collection de photos. Les photos de ma famille datant de huit ans et les photos de Carlie bébé, à son premier piano, sur un poney, avec Mickey à Disney Land...Sentant que je m'approchais, elle me fit face.
-Ta fille est magnifique. Elle est vraiment extraordinaire.
-Oui je sais. J'ai de la chance de l'avoir. Elle est ma vie maintenant.
-Et si tu me parlais de cette vie ? Comment t'en es arrivé à être père célibataire ? où est sa mère ? qui est-elle ? mais surtout pourquoi est-ce que tu as disparu dans la nature ? Sais-tu quelle peine tu as infligé à ta famille quand tu as envoyé cette foutue lettre et disparu après ?
-Rose, je sais très bien que je leur ai fait de la peine mais je n'avais pas le choix. Pour moi, il valait mieux que je disparaisse et que je vive l'enfer loin d'eux que de voir la déception dans leurs yeux.
-Je ne comprends pas. qui est la mère de Carlie ? et où est-elle ?
-Sa mère l'a abandonnée le jour de sa naissance.
L'expression de Rosalie bascula de l'incompréhension à la colère ou plutôt la fureur. Elle adorait les enfants et avait un instinct maternel très développé. J'avais toujours cru que si elle était si bien avec Emmett c'était parce qu'il se comportait toujours comme un gamin de trois ans et qu'elle pouvait le materner autant qu'elle le voulait.
-Comment peut-on abandonner son enfant le jour de sa venue au monde ? qui est ce monstre ? car c'est bien un monstre, elle ne mérite pas d'être mère.
-Tanya Denali
-Attends, attends. Tu parles bien de Tanya Denali ton ex ? la peste avec qui t'es sorti au lycée ? Je croyais que c'était fini entre vous depuis la terminale.
-Oui, en effet.
-Edward ! Accouche.
-Tanya était avec moi à Dartmouth. Elle faisait ses études de commerce alors que moi je faisais mes études de médecine. Elle a voulu qu'on se remette ensemble mais je l'avais toujours repoussée. Il y a eu une fête à la faculté des beaux-arts et mes copains m'y avaient trainé. J'y avais un peu trop bu et apparemment j'ai fini au lit avec Tanya.
-Apparemment ? Tu te fous de moi ?
-J'avais tellement bu que je n'ai jamais réussi à me souvenir de ce qui s'est passé ce soir-là. Ce n'est que neuf mois plus tard que j'ai reçu un appel de Tanya me disant de la rejoindre à l'hôpital. Là elle m'a tout avoué et m'a balancé à la figure qu'elle allait accoucher de mon enfant. Et pour couronner le tout elle n'en voulait pas, soit disant qu'elle était trop jeune pour assumer un bébé et devenir mère.
-Et tu l'as cru sur parole ? t'es idiot ou tu fais semblant ?
-J'ai demandé un test de paternité mais dès que j'ai vu Carlie, j'ai su qu'elle était ma fille et j'ai pris la décision d'assumer mes actes. Alors, j'ai fait signer à Tanya un document de renonciation à ses droits parentaux, j'ai écrit cette lettre à mes parents et j'ai changé d'université pour aller à Berkeley où j'ai réussi à décrocher une bourse.
-Et comment ça se fait que Carlie me connaisse qu'elle nous connaisse moi et les autres ? Elle m'a demandé des nouvelles de tout le monde.
-T'as vu les photos. On n'a toujours vécu que tous les deux mais je voulais que ma fille sache qu'elle a une famille quelque part, qu'ils sont formidables, que c'est uniquement ma faute si elle n'a pas encore fait leur connaissance. Ma faute parce que j'ai peur.
-Et pour sa mère ?
-Je lui ai dit la vérité enfin presque. Je lui ai dit que sa mère ne pouvait pas s'occuper d'un bébé alors elle l'a laissée avec moi.
-Bon, passons. Tu savais que l'on vivait ici ?
-Non pas du tout. Tout ce que je savais c'était que maman a toujours son entreprise et qu'ils vivent toujours à Forks. En fait, c'est maman qui a fait la décoration de l'appartement.
-Attends t'es pas en train de me dire que Esmée savait et qu'elle n'a rien dit ?
-Non. Elle n'en sait rien. C'est un ami qui l'a contactée et elle avait carte blanche pour tout. Je voulais qu'elle fasse ce qu'elle voulait de l'appartement. Je voulais avoir son empreinte dans ma vie. Tout ce qu'elle savait c'est que c'est la maison d'un médecin et de sa petite fille de huit ans.
Sans que je m'y attende, Rosalie fit un pas vers moi et me sauta au coup pour me prendre dans ses bras. Je connaissais Rosalie, elle ne raffolait pas des effusions de sentiments. Au lycée, on l'avait surnommée la reine des glaces tellement elle était froide en apparence. Son étreinte eut le don de faire ressortir toute ma solitude, ma souffrance et mon manque de ma famille et je me mis à pleurer.
-Chut, c'est fini Edward maintenant. Tout ça c'est derrière toi. Reviens dans ta famille.
-Je ne sais pas Rose. Je vous ai fait tellement de mal. Je vous ai déçu encore une fois. Je ne supporterais pas qu'ils me rejettent, qu'ils n'acceptent pas Carlie.
Mes pleurs se transformèrent en sanglots bruyants secouant ma poitrine. J'étais redevenu un petit garçon qui a besoin de sa maman pour le réconforter. Rosalie resserra son étreinte et me berça pour me calmer. Au bout d'un moment, je repris mon calme et me redressai.
-Rose dis-moi comment vont mes parents ? que sont devenus Emmett, Alice, Jazz et toi ? Dis-moi ce que j'ai manqué pendant tout ce temps ?
-Vas me préparer tes supers lasagnes et je te dirais tout
-D'accord.
Je me dirigeai vers la cuisine et commençai à sortir les ingrédients alors que Rosalie s'installait sur un tabouret autour du comptoir de la cuisine.
-Alors ?
-Alors à part l'immense chagrin dans lequel toute la famille est plongée depuis ta disparition et que ton nom est devenu tabou, je dirais que tout va pour le mieux. Tes parents, et bien tu les connais. Ils sont parfaits. Ils essayent de donner le change et de faire comme si de rien n'était pour ménager leur enfants. Emmett et moi avons une concession de voitures ainsi qu'un garage affilié. Alice a terminé ses études de stylisme et a ouvert une boutique où elle vend ses créations et ça marche plutôt bien. Jazz est devenu un psychologue de renommée et a ouvert son propre cabinet.
-Et pour vos couples ? Je veux dire comment ça se fait que vous ne soyez pas mariés, que vous n'ayez pas d'enfants ? Surtout Emmett et toi ?
-Je vais te faire mal mais c'est un peu à cause de toi. Aucun de nous n'a pu aller de l'avant .Tu sais un mariage c'est un pas important et quand on veut le faire, on veut être entouré par tous ses proches et tu n'étais pas là. Alors on vit ensemble mais personne n'a osé sauter le pas.
-Je suis désolé Rose.
Je me sentais encore plus coupable et plus minable que je ne l'étais déjà. A cause de moi, ma famille avait souffert et mon frère et ma sœur n'arrivaient pas à faire leur vie.
-Edward ? tu n'as personne dans ta vie ? je veux dire après Tanya.
-Non. Entre les études, les gardes à l'hôpital et Carlie c'est à peine si je trouvais le temps alors imagine ce que ça sera avec une petite amie. En plus je ne veux imposer personne à ma fille qui risque de l'abandonner. Elle est assez affectée par l'absence de sa mère.
-Ecoute. Carlie m'a raconté votre vie de tous les jours et franchement j'adore cette petite alors je voulais te demander si tu voudrais bien que je sois là pour vous le temps que tu sois prêt à affronter les autres.
-J'adorerais mais je ne peux pas te demander ça et puis tu as Emmett et ta vie. Tu ne vas pas tout chambouler pour nous.
-Edward ! La ferme. Cette gamine c'est ma nièce que tu le veuilles ou non. Alors je vais être là pour elle.
-D'accord, d'accord. Je vois que t'es toujours aussi tenace.
-Il le faut bien tu sais. Je vis avec Alice et Emmett.
Nous continuâmes de discuter et de rigoler jusqu'à ce que les lasagnes soient prêtes.
-Allez, je vais réveiller ma fille pour qu'elle vienne diner.
-Non laisse, tu vas mettre la table et je vais chercher ma petite nièce adorée.
-D'accord.
Le diner passa dans la bonne humeur avec ma petite Carlie qui racontait sa vie à sa tante.
-Bon tu sais quoi Carlie ? Demain c'est moi qui viens te chercher à la sortie de l'école et on va faire une après-midi entre filles. Qu'est-ce que t'en dit ?
-Papa ? Tu veux bien que j'aille avec tatie Rose ? S'il te plait papa dis oui. S'il te plait !
-D'accord mais tu fais attention et tu ne fais pas trop d'effort n'oublie pas que ta jambe est dans le plâtre.
-Promis papa. Je ferai attention.
-Allez va préparer tes affaires pour demain et puis je viendrais t'aider pour ton bain.
-Oui papa ! Tatie Rose tu vas rester avec nous encore un peu ?
-Non ma chérie, il se fait tard et je dois aller voir Emmett mais demain je viens te chercher comme promis.
-D'accord !
Sur ce je l'aidais à descendre du tabouret et elle alla tant bien que mal vers sa chambre. Je me retrouvai encore une fois seul avec Rose dans la cuisine à ressasser mes remords et mes peurs.
-Merci Rose ! Tu n'étais pas obligée. Tu sais je pourrai me débrouiller avec l'hôpital.
-Tu vas la fermer Edward. Je ne le fais pas pour toi, mais pour elle. Ecoute j'ai une idée. Je vais la présenter aux autres sans leur dire que c'est ta fille. Je vais leur dire que je rends service au nouveau voisin en gardant sa fille. Ce qui est la stricte vérité Si elle évite de dire ton nom, je crois que ça passera.
-Ecoute Rose, je …
-Non, toi tu m'écoutes. Tu as été assez con et égoïste jusqu'à maintenant. là c'est moi qui décide. T'es mon beau-frère et Carlie est ma nièce. t'as assez foutu la merdre dans ta vie, dans la sienne et dans la nôtre par la même occasion. Je veux bien te laisser le temps pour te préparer à les affronter mais je refuse que Carlie vive sans sa famille un jour de plus. Soit tu acceptes ce que je te propose soit je descends dire à Emmett et Alice que leur con de frère habite à l'étage et honnêtement ça me ferait mal que la petite se retrouve orpheline. Alors ?
Sur ce coup-ci, Rosalie m'avait bien coupé l'herbe sous le pied. Je la connaissais assez pour savoir qu'elle ne débitait pas des menaces en l'air et elle était assez remontée contre moi pour les exécuter. D'autre part, j'étais ravi. Ravi qu'elle offre l'occasion à ma fille d'avoir une famille, de connaitre sa famille.
-D'accord Rose. Mais tu ne mentionnes pas mon nom et pas de mensonges non plus. Evite juste de dire que son père est le lâche que je suis.
-Entendu. je vais dire bonne nuit à Carlie. Il se fait tard.
-D'accord. Merci Rose.
Je restai dans la cuisine à débarrasser et faire la vaisselle jusqu'à ce que Rose réapparaisse.
-Bonne nuit Edward. Fais attention à elle. Au fait, c'est moi qui l'emmène à l'école demain. Je serais là à huit heures de matin.
-Ok. Merci Rose. Bonne nuit.
Je terminai de ranger dans la cuisine et allai rejoindre ma fille pour lui donner son bain.
-Alors princesse, pas trop mal à la jambe ?
-Non, ça va. Mais comment on va faire le bain ?
-On va faire attention. d'accord ma chérie ?
-D'accord. Dis papa, t'es ravi de revoir tatie Rose ?
-Oui bien sûr. Bon écoute ma chérie. Tatie Rose va te présenter à Emmett, Alice et Jasper mais elle ne va pas dire que tu es ma fille et je veux que quand tu es avec eux tu ne dises pas mon nom.
-Tu ne veux pas dire que je suis ta fille ?
-Non ce n'est pas ça ma belle. Je veux qu'ils fassent ta connaissance et que tu profites de ta famille mais je ne veux pas les rendre tristes parce que je suis revenu et je ne leur ai pas dit. Tu sais, ton papa a toujours peur. Tu veux bien me rendre ce service ?
-Alors, je parle avec eux mais je ne dis pas que mon papa s'appelle Edward Cullen.
-Oui c'est ça ! Tu joues, tu parles de tout ce que tu veux mais tu ne dis pas ton nom de famille. Dis-moi ça te fais plaisir d'aller les voir ?
-Ouiii trop plaisir. Tu sais papa ? Rose est trop gentille. Elle dit que je suis sa nièce adorée et qu'elle m'aime fort.
-Et toi ? tu aimes bien tatie Rose ?
-Ouiiii ! je l'aime beaucoup.
-Alors vois-tu, c'est Rose qui va t'emmener à l'école et te ramener et tu vas rester avec elle jusqu'à ce que je termine mon travail. Tu veux bien princesse ?
-Chouette ! je suis trop contente.
-Allez, on sort de ce bain. c'est l'heure de faire dodo mon ange.
POV Bella
-Salut tout le monde.
-Salut Rose. T'es en retard. T'étais où ? on est sensé sortir dans trente minutes et t'es pas encore prête.
Cette Alice, décidément, ne perd pas le nord.
-Alice d'une j'étais à l'hôpital. Je suis restée avec une petite fille qui s'est fracturé la jambe en attendant l'arrivée de son père. De deux, je n'ai pas trop envie de sortir ce soir. je suis vannée et je n'ai pas la tête à ça.
Tous aux abris, l'ouragan Alice Cullen va frapper dans 3, 2 1 …
-Rosalie Liliane Hale ! Comment oses-tu contrecarrer mes plans? Depuis quand tu dis non à une soirée ? Tu vas lever tes fesses de ce canapé et aller te préparer. Les garçons vont arriver d'un moment à l'autre.
-Alice ! S'il te plait. Je ne suis pas vraiment d'humeur alors s'il te plait lâche moi.
C'était quand même bizarre. Rosalie ne refusait jamais une sortie et qui plus est en compagnie d'Alice et Emmett. Je décidai d'intervenir pour avoir le fin de l'histoire et essayer de sauver Rose des griffes d'Alice.
-Alice Lâche la s'il te plait. Rose tu vas bien ? tu veux que j'appelle Emmett ?
-Merci Bella. Je suis juste fatiguée. je vais dans ma chambre pour me coucher.
Là c'était officiel, il y avait un truc qui clochait avec Rosalie. La seule chose à faire dans ces cas-là c'était d'appeler Em. Je regardai Alice pour voir si elle comprenait quelque chose mais elle semblait aussi perdue que je l'étais.
-Alice, je vais appeler Emmett. Je ne sais pas ce qui lui arrive mais elle n'est pas dans son état normal et je doute fort que ça soit à cause de la fatigue.
-Oui je crois que t'as raison. Appelle Em', je vais essayer de lui parler.
Je la laissai aller parler avec Rose et je pris mon téléphone.
-Salut ma belle ! On n'est pas en retard non ?
-Non, Je t'appelle pour que tu t'amènes tout de suite pour voir Rose. Je crois qu'elle ne va pas bien.
-Qu'est- ce qu'elle a ma Rosie ? Jazz accélère je dois voir Rose.
C'est fou ce que ce gros ours pouvait devenir sensible dès qu'il s'agissait de Rosalie. Ce fut à peine cinq minutes après avoir raccroché, qu'il arriva en courant dans la chambre sans un regard ni un mot pour personne. Il s'y engouffrait alors qu'Alice en sortais.
-Alors t'as pu savoir ce qu'elle a ?
-Non elle m'a juste dit qu'elle voulait dormir
-Ce n'est pas contre toi Alice mais je crois que c'est mort pour ce soir sauf si tu vas y aller avec Jazz en tête à tête.
-Et toi tu ne veux plus sortir ?
-Tu sais très bien que je déteste tenir la chandelle. En plus je suis préoccupée par Rose et j'ai un contrôle à préparer.
-Pffffff quelle bande de rabat joie. Je vais y aller avec Jazz. Salut.
Malgré son air désinvolte je voyais clair dans son jeu. Elle aussi s'inquiétait pour Rose. Mais connaissant celle-ci, on n'en saurait pas plus ce soir donc autant la laisser avec Emmett. C'était la meilleure solution.
Bip … Bip … Bip.
Je détestais ce réveil. Chaque jour je me disais que je j'allais m'en débarrasser et je ne le faisais pas. Comme à chaque matin, je bataillais contre moi-même pour me lever et aller sous la douche. Une demi-heure plus tard, j'étais dans la cuisine à me préparer un café.
-Bonjour Bella !
-Bonjour Rose ! T'es bien matinale dis donc ? T'es tombée du lit ? Il est encore tôt il est à peine huit heures du matin.
-Oui je sais. J'ai un truc à faire. je te le dirai après. Salut bonne journée.
Voilà qui était encore plus bizarre que la veille. Rose était loin d'être une fille matinale et elle ne se réveillait jamais avant 9h30 pour aller travailler. Qui savait ce qu'elle avait depuis hier ?
C'est fini pour aujourd'hui alors donnez votre avis et faites moi plaisir avec vos reviews.
A la prochaine !
