The Rise of the Drackens (L'Ascension des Drackens)

Auteur : StarLight Massacre

Traductrice : yaoipowaa56

Titre : The Rise of the Drackens (L'Ascension des Drackens)

Disclaimers : Je ne possède rien d'Harry Potter ; tous les droits vont à J. K. Rowling.

Chapitre précédent :

La seconde chose qu'Harry remarqua était l'homme lui-même. Il était grand d'environ 1 mètre 90 et était très musclé pour un corps aussi mince ; il ne portait pas de chemise. Des écailles faites dans une obsidienne sans fond et une profonde améthyste étaient éparpillées sur les ailes de l'homme, des écailles couleur olive se trouvait sur sa peau nue et bronzée qu'Harry pouvait à peine distinguer. Ses cheveux étaient noirs comme ses écailles coupés en morceaux qui ne faisait que couvrir ses oreilles. Son visage était lisse et fort, anguleux et exotique. Ses yeux indigo bridés étaient froids et durs, mais remplis de luxure alors qu'ils dévoraient la peau d'Harry autant que possible, s'attardant sur son visage et surtout sur son cou.

Cet homme coupa le souffle d'Harry, prit l'oxygène de l'air tout autour de lui et alors qu'Harry prenait une inspiration profonde et tremblante, le Dracken en face de lui fit un geste.


Chapitre deux : Des nouvelles perspectives

Harry bougea instinctivement alors qu'il se jetait sur le côté pour éviter le Dracken qui lui avaient sauté dessus. Il continua à bouger et il esquiva les arbres et les buissons avec une grâce presque féline. Il pouvait entendre l'autre Dracken derrière lui, traversant le même sous-bois que lui, et que Dieu lui vienne en aide, mais l'autre Dracken était beaucoup plus rapide que lui.

Harry refusa de ralentir, surtout avec l'autre Dracken qui le rattrapait et grondait orageusement, il couru jusqu'à ce que ses jambes le lâche et même là, il rampa pour s'éloigner de l'homme. Il ne céderait pas docilement sans combattre.

Sa respiration était rapide et douloureuse, Harry essaya de fuir son assaillant en partant rapidement au hasard dans tous les sens, mais le Dracken qui le suivait bougeait en même temps que lui et Harry soupçonnait au fond de lui que l'autre Dracken jouait avec lui, qu'il appréciait de le chasser à travers la forêt.

Il piqua un sprint, même si sa poitrine était déjà en feu, il se faufila au travers d'un bosquet d'arbres, se faisant fouetter le visage par de nombreuses branches dans un buisson qu'il avait piétiné. Harry trébucha et essaya de se rattraper en jetant un coup d'œil vers la gauche, évitant un gros rocher, contournant un arbre qui suintait un liquide sombre avant de sauter par-dessus une grande flaque d'eau. Harry fut soudainement attrapé par la taille en plein milieu de son saut et le poids supplémentaire l'envoya s'écraser sur le sol de la forêt. Un grognement sévère et de grosses mains se serrèrent autour de sa gorge le maintenaient immobile et silencieusement tandis que l'autre Dracken reniflait l'arrière de son cou. Le livre qu'il avait lu plusieurs fois depuis son héritage n'avait pas du tout mentionné ça !

Une langue forte et musclée léchait lentement et sensuellement la moelle épinière dans son cou et presque instantanément l'esprit d'Harry changea. Son instinct lui disait que ce Dracken n'allait pas le blesser, que s'il voulait lui faire du mal, il l'aurait mordu et non pas simplement lécher. L'autre Dracken se disputait son attention. Ce Dracken était un partenaire possible.

Harry ne savait pas si cela l'effrayait ou l'excitait, alors il opta pour les deux. Il y a trois mois, il avait découvert qu'il était un Dracken. il ne pouvait pas déjà avoir de compagnon ! C'était trop tôt.

Harry trembla de peur alors que le Dracken continuait à lécher et à laver son cou avec sa langue, le goûtant, le marquant de l'odeur de sa salive.

Était-ce ce que sa mère avait ressenti lorsqu'elle avait réalisé pour la première fois que son père était aussi un Dracken et un partenaire potentiel ? L'avait-il poursuivie immédiatement ? Avait-elle été assez forte pour le retenir pendant une année entière ? Harry ne pensait pas que sa volonté soit aussi forte, pas quand la seule chose qu'il voulait dans ce monde était de se coucher sur le dos, et qu'il le lèche doucement.

Harry essaya de se retourner, il voulait regarder dans les yeux l'homme qui faisait de telles choses pécheresses à son corps, mais les mains qui s'étaient relâchées pour se reposer à la base de son cou se resserrèrent en une prise pénible.

Harry gémit et se calma une fois de plus, mais il déplaça son corps pour essayer de faire comprendre à l'autre Dracken qu'il voulait seulement se retourner.

«Chut mon petit, je vais m'occuper de toi. Ne bouge pas.» Ronronna l'autre Dracken. Sa voix était profonde et douce, comme du miel velouté. Il y avait juste un soupçon d'accent, mais il était trop léger pour qu'Harry puisse comprendre exactement duquel il s'agissait.

La langue revint pour se poser sur un endroit derrière son oreille, le corps d'Harry sursauta de surprise, excité, et un gloussement sombre s'échappa des lèvres de l'autre Dracken.

«Tu me rends fou depuis deux mois avec ton odeur enivrante. Je n'arrivais pas à te trouver ; quand je suivais ton odeur je tombais seulement sur des impasses ou une classe en plein cours. J'ai essayé de te renifler au moment des repas, mais tu m'évitais, Prezioso.»

Harry secouait la tête autant qu'il le pouvait mais de longs doigts s'emmêlant dans sa tignasse aux cheveux noirs l'arrêtèrent car il les tirait sévèrement.

"Si, tu m'évitais. Sinon, pourquoi m'aurais-tu fui ? Je n'aime pas que l'on m'évite ou que l'on me fuit, Prezioso."

Harry n'avait aucune idée de ce que Prezioso voulait dire, mais il connaissait ce ton de voix. L'autre Dracken était en colère et agacé par lui. Il se recroquevilla sur lui-même et gémit.

"Oh, non, je comprends, Prezioso. Tu ne savais pas ce que tu faisais, mais tu apprendras. Tu ne t'enfuiras plus loin de moi, n'est-ce pas ?"

Harry secoua à nouveau la tête et il fut récompensé par la main dans ses cheveux se relâchant et massant son cuir chevelu. C'était incroyable.

«Je peux te regarder ?» Demanda Harry courageusement, cachant sa peur et renforçant sa voix pour que ses tremblements ne soit pas entendu.

«Bien sûr que tu peux, Prezioso. Je ne voudrais rien de plus que ton regard sur moi pendant des heures.»

Harry se retourna prudemment sur le dos de façon à être torse contre torse avec le Dracken au dessus de lui. Il regarda profondément dans ces yeux indigo. Ils étaient si familiers, mais le visage était différent de ce qu'il avait déjà vu auparavant. C'était à peine surprenant lui-même ne ressemblait en rien à Harry Potter quand il était sous sa forme de Dracken, pourquoi cette personne ressemblerait-elle à sa forme humaine ?

«Tu es si beau, Prezioso.» Lui dit doucement l'autre Dracken, en passant ses longs doigts élégants sur sa joue.

Harry regarda attentivement l'autre homme couché sur lui. Il était si beau que c'était irréel. Des pommettes saillantes, un nez ciselé, une mâchoire forte, des yeux indigo bridés et une bouche sensuelle courbée sur des crocs mortels qui étaient juste un peu plus longs que les siens.

«Tu aimes ce que tu vois ?» Lui demanda avec assurance le Dracken aux yeux indigo, un sourire courbant davantage sa bouche.

«Oui.» Répondit Harry à voix basse.

Un instant plus tard, sa bouche fut prise dans un baiser rude et douloureux qui le laissa sans voix et incapable de faire autre chose que de se soumettre entièrement à son compagnon, car cela ne faisait aucun doute que ce Dracken serait désormais son compagnon dominant. Harry était tellement désespéré par l'amour, tellement désespéré par n'importe quelle forme d'affection que ça ne le ferait que souffrir s'il essayait de se tenir à l'écart de ce Dracken, surtout après ce qu'ils avaient fait ici ce soir.

Il n'était pas aussi déterminé que sa mère et son enfance et sa mauvaise éducation l'avaient poussé à avoir envie d'amour et d'attention, cet homme pouvait lui donner son rêve de famille et Harry l'accueillait à bras ouvert.

«Comment tu t'appelles, Prezioso ?»

«Harry.» Répondit-il, puis il demanda aussitôt. «Et le tien ?»

«Blaise ; j'imagine que tu as eu ton héritage cet été ou au tout début du mois de septembre car tu n'étais pas là l'année dernière. Ou devrais-je dire que tu n'avais pas ton héritage l'année dernière ?»

«C'est exact.» Répondit Harry. «J'ai eu mon héritage cet été.»

«Je suis un Dracken depuis un an déjà ; j'ai eu 17 ans le 12 octobre.»

Son compagnon était plus âgé de dix mois ; son compagnon était un Dracken depuis plus d'un an déjà. Toutes les questions qu'Harry se posait, son compagnon serait probablement capable d'y répondre. Il se sentait en sécurité et réconforté pendant que son compagnon, Blaise, explorait son cou et son visage du bout des doigts, le fixant comme s'il était la chose la plus incroyable qu'il ait jamais vue de sa vie.

«Tu es très puissant, Prezioso, il y aura probablement d'autres Dracken qui vont se disputer ton attention. Je te partagerai qu'avec le nombre minimum de dominants dont tu auras besoin pour tomber enceinte de nos enfants, je ne t'autoriserais pas à avoir un harem d'hommes Je ne serai pas mis de côté ni ignoré parce que tu auras tellement d'hommes autour de toi que tu n'auras pas assez d'heures par jour pour passer du temps avec chacun d'entre nous.»

Harry leva les yeux vers le visage enragé de son nouveau compagnon et il resta complètement immobile alors que les griffes de Blaise se rapprochaient dangereusement de sa gorge.

«Je ne veux pas d'un harem.» Murmura Harry honnêtement, regardant fixement les yeux de Blaise, voulant qu'il voit la vérité en eux. «Je veux juste une famille.»

Un baiser brutal sur ses lèvres répondit à la déclaration d'Harry et les mains de Blaise se glissèrent autour de son cou pour lever sa tête dans un angle meilleur.

«C'était la bonne réponse, Prezioso.» S'exclama Blaise alors qu'Harry essayait de reprendre sa respiration. «Je ne serai pas déshonoré par le fait d'avoir une putain comme compagnon soumis.»

«Je ne suis pas une putain !» Rétorqua durement Harry.

Immédiatement, les griffes de Blaise s'enfoncèrent dans son cou et Harry cria de douleur.

«Ne me parles pas comme ça, Harry. En tant que ton compagnon dominant, en tant que protecteur et futur père de tes enfants, tu me dois le respect.»

"Le respect se gagne et n'est pas donné librement." Répondit Harry fortement, mais il garda sa voix calme.

Il ne serait pas une personne inférieure juste parce qu'il était un Dracken soumis. Ils allaient dans le même sens ou Blaise pourrait partir et le laisser trouver un autre partenaire dominant, celui qui le traiterait comme un égal et pas seulement comme quelqu'un à commander. Il en avait eu suffisamment avec les Dursley.

Blaise eut un sourire en coin et lécha doucement sa joue alors qu'il rétractait ses griffes pour laisser ses doigts caresser son cou une fois de plus.

«J'ai un compagnon puissant.» Murmura Blaise, presque à lui-même. «Si puissant et si têtu. Tu es parfait pour moi, Prezioso.»

Harry sentit le plaisir le remplir alors que son compagnon le félicitait. Il leva les bras avec confiance pour les enrouler autour des larges épaules de Blaise et Blaise lui sourit.

«N'aie jamais peur de me toucher, Harry. Je ne te repousserais jamais.»

Harry se blottit dans le cou puissant de Blaise, maintenant qu'il avait le droit de toucher son nouveau compagnon autant qu'il le voulait, aimant la peau soyeuse sous son nez et sa joue.

«Tu es attachant, Prezioso. Tu as encore faim ? J'ai interrompu ton repas et j'ai besoin de te prouver ma valeur en tant que chasseur. Je vais nous attraper quelque chose.»

Blaise se leva et remit facilement Harry sur ses pieds, l'époussetant, laissant ses mains s'attarder sur son corps, avant de donner à Harry un doux baiser sur les lèvres.

«Reste ici, Prezioso. Je reviens très vite ; je suis un chasseur très compétent.»

Blaise partit en un clin d'œil et même avec sa nouvelle vue, Harry ne voyait qu'une traînée de noir et de violet se refléter au clair de lune. Harry voulait aller dans le creux de l'arbre à sa gauche, il ne se sentait pas à l'aise à l'extérieur où n'importe quel prédateur pouvait le traquer et l'attaquer, mais son dominant lui avait dit de rester ici, il ne voulait pas encore des griffes de Blaise dans son cou et ce livre avait dit que les dominants punissaient durement leurs soumis pour avoir fait quelque chose de mal.

Se débatant avec lui-même, Harry pesait soigneusement le pour et le contre, avant de décider que son dominant préférait avoir un compagnon vivant à son retour plutôt qu'un compagnon mort et obéissant. Alors il rampa dans le creux de l'arbre.

L'intérieur pourri était chaud et Harry se blottit dans les feuilles en décomposition, enveloppant étroitement ses ailes autour de lui pour se réchauffer et se protéger. Il se retrouva à penser que cela aurait été l'endroit idéal pour nidifier si c'était un peu plus haut. Alors qu'Harry réalisait le fil de ses pensées, ses yeux s'ouvrirent brusquement et, bien qu'il ne puisse pas le voir, son visage avait pris un air horrifié.

C'était la centième fois qu'il pensait à nidifier et à avoir des enfants depuis son héritage il y a trois mois, mais c'était la première fois qu'il imaginait ces enfants comme un parfait mélange de lui-même et de Blaise. Il ravala sa salive. Il ne connaissait pas du tout Blaise, seulement qu'il était un Dracken dominant et qu'Harry le considérait comme un bon compagnon, fort et compétent. C'est-à-dire que son compagnon était allé à la même école que lui, était de la même année et son anniversaire était le 12 octobre. Il ne savait rien d'autre sur lui et Harry refusait d'avoir des enfants avec un étranger.

«Prezioso ? Où es-tu allé, Harry ?»

Harry sortit de l'arbre creux et se retrouva écrasé contre un torse solide. S'attendant à une punition, Harry ne s'attendait pas à être poussé devant un énorme étalon qui lui mit l'eau à la bouche. Blaise s'assit derrière lui et Harry se prépara de nouveau à une punition, mais Blaise commença à le toiletter, tirant doucement les feuilles et les brindilles de ses cheveux.

«Manges, Prezioso, avant que ton repas ne se vide de son sang et ne se refroidisse.» Le pressa Blaise.

Harry coupa soigneusement un morceau de chair de l'étalon et le tendit d'abord à Blaise, qui rit et secoua la tête.

«Ce repas est pour toi, mon petit Harry. J'ai déjà mangé ma part.»

«Je ne peux pas manger tout ça tout seul.» Lui dit Harry, ne pensant même pas à mentionner que la raison en était sa famine estivale.

«Je m'en doute. J'ai attrapé le plus gros animal que je pouvait trouver pour te prouver que je suis plus que capable de nous approvisionner en nourriture pour toi et nos futurs petits.» Lui dit Blaise avec ce maudit sourire, ramassant toujours des morceaux de brindilles dans la touffe de cheveux d'Harry.

Harry plongea ses dents dans la viande sanglante et gémit légèrement, Blaise se raidit derrière lui. De grands bras musclés entourèrent les épaules d'Harry et le tirèrent en arrière pour un baiser passionné. Blaise lécha et lapa ses lèvres et son menton ensanglantées.

Cette fois, Harry lutta contre Blaise, bougeant sa bouche et emmêlant leurs langues. Blaise grogna, mais il ne le punit pas, alors Harry comprit qu'il ne faisait rien de mal et se tordit dans les bras de Blaise pour se rapprocher de son compagnon dominant.

C'est Blaise qui arrêta leur baiser et le repoussa vers l'étalon, exhortant Harry à manger jusqu'à ce qu'il ne puisse plus. Avec toutes les brindilles et les feuilles qui partaient de ses cheveux, Blaise se contenta de passer ses doigts et de caresser la peau soyeuse du cou d'Harry.

Quand la plus grande partie de l'étalon fut terminé et qu'Harry ait mangé à sa faim et que tout ce qu'il voulait faire était de dormir, Blaise arrêta de jouer avec sa peau et ses cheveux et enveloppa Harry dans ses bras, le berçant doucement tout en lui murmurant des mots doux à l'oreille.

«Nous ne pouvons pas dormir ici. Les gens remarqueront que nous ne sommes pas dans nos dortoirs.» Dit-il somnolent.

«Détends-toi, Prezioso, ne t'inquiète pas trop. Je vais m'en occuper. Personne n'oserait me demander où je suis allé et ceux qui oserait, sont des amis qui savent qu'il ne vaut mieux pas me le demander en premier lieu.»

Blaise lui rappela par inadvertance qu'il n'avait plus d'amis pour suivre ses moindres faits et gestes et il fronça les sourcils avant de se blottir contre la chaleur de Blaise. Blaise était le seul qu'il avait maintenant.


Blaise sourit doucement à son soumis endormi. Harry était si beau, si fragile, mais il avait vu son compagnon abattre cette biche, son compagnon était aussi puissant ; beau et dangereux. La façon dont il avait utilisé ses griffes pour arracher la gorge de la biche, comment il s'était jeté sur elle de façon inattendu alors qu'elle broutait, comment il l'avait déchirée de ses crocs, les bruits qu'il avait faits en dévorant sa chair.

Blaise frissonna et gémit faiblement. Harry aurait sa perte. Il n'avait rencontré qu'un autre soumis, Dracken, depuis qu'il avait eu son héritage l'année dernière, une fille pourrie gâtée qui avait cru qu'elle était la seule femme soumise au monde. Ses parents avaient gâché sa vie, tous trois pensant qu'elle devait avoir le plus fort, le plus puissant, le plus beau des dominants avec les plus grandes ailes ; ils avaient appelé tous les Drackens dominants à leur manoir toulousain pour rencontrer leur fille.

Inutile de dire que si elle était une très belle fille à l'extérieur, ses entrailles étaient pourries, elle avait traité les Drackens dominants comme des chiens qui devaient s'incliner devant elle et lui demander son attention.

Blaise n'était pas prêt d'oublier Miette Amarante Solange. Elle avait été si ignoble que les dominants, y compris lui-même, s'étaient levé et étaient partis. Elle s'était retrouvée avec un dominant si désespérée si désespéré d'avoir une compagne qu'il aurait pris n'importe qui.

Il croyait fermement que c'était son karma qui revenait pour la punir d'être si gâtée et arrogante. Il baissa les yeux alors que le souffle d'Harry s'arrêtait, mais son soumis se tourna simplement vers son ventre et se blottit plus près.

Blaise savait exactement qui était dans ses bras, mais il ne pouvait se résoudre à s'en soucier. Au moment où il avait vu ces yeux vert émeraude d'une beauté étonnante, il avait su qui était devant lui, car il n'y avait qu'une seule personne à Poudlard avec des yeux incroyablement verts comme ceux qu'il regardait. Harry Potter.

Il savait qu'il allait avoir une sacrée guerre à menée quand la nouvelle circulerait qu'il y avait parmi eux un soumis inconnu et sans compagnon, mais il était prêt à se battre jusqu'à la mort pour son compagnon. Harry en valait la peine, il mourrait mille fois d'agonie pour Harry et ce n'était qu'après l'avoir connu une seule nuit.

Il savait qu'il enfreignait les règles, savait qu'il serait puni pour ne pas avoir informé immédiatement le conseil de Dracken qu'il y avait un Dracken soumis dans son secteur, mais dès la première inspiration du parfum noisette d'Harry, il avait voulu le Dracken pour lui tout seul.

Il ne voulait pas donner à tous les Dracken sans compagnon une chance d'avoir Harry, il voulait Harry pour lui et personne d'autre ne l'aurait. Au moins, pas avant qu'il se soit fermement établi en tant que compagnon d'Harry, alors il pourra laisser Harry choisir d'autres dominants pour le rendre enceinte. Mais pas un de plus que ce dont il aurait besoin pour avoir une couvée de poussins.

Harry renifla dans son sommeil et Blaise lui sourit à nouveau. Harry était tellement adorable et attachant. Il était naturel et doux, contrairement à Miette. Blaise pouvait déjà s'imaginer avoir plusieurs enfants avec Harry, tous aussi doux et aussi attachants que leur mère, avec Miette tout ce à quoi il avait pu penser était l'engeance pourrie gâté qu'elle créerait. C'était si jamais elle tombait enceinte, une rumeur circulait dans la communauté Dracken qu'elle avait couchée avec un humain avant son héritage, simplement parce qu'elle ne voulait pas subir les altérations de son corps durant la grossesse ni les douleurs de l'accouchement.

Blaise regarda le ventre plat d'Harry. Il serait magnifique arrondi et bon avec ses enfants. Il grogna de plaisir et enroula ses bras plus fermement autour d'Harry. Les Drackens masculins soumis étaient tellement rares que chaque dominant viendrait voir Harry, essayerait d'attirer son attention pour devenir son compagnon. Blaise ne pouvait pas autoriser ça, pas quand les dominants surpassaient les soumis en nombre de vingt pour un, il n'y avait pas assez de soumis et plus longtemps un dominant était sans compagnon, plus il devenait vicieux et désespéré, ses instinct lui hurlant d'élever des petits pour augmenter le nombre de Drackens.

Blaise ne voulait pas finir comme ça, il voulait une grande famille. Il voulait beaucoup d'enfants avec Harry, seulement avec Harry.


Harry se réveilla au chaud et confortablement installé dans un lit inconnu. Il cligna des yeux avant de s'asseoir et de regarder autour de lui, tous ses muscles étaient tendus et ses sens en alerte. C'est jusqu'à ce qu'il ait regardé où il était. Il était évidemment dans le dortoir des Serpentards, les quantités abondantes de vert et d'argent et l'usage excessif des serpents en attestaient, mais ce qui le rendait vraiment calme était l'odeur de la personne inconnue couchée dans le lit à côté de lui. Blaise.

Blaise devait ressembler à ça sans ses attributs Dracken. Il était tout aussi beau, toujours aussi fort et inébranlable, toujours large d'épaules et il avait toujours le corps puissant mais mince. Ses écailles étient partis, laissant derrière lui une peau sans défaut aux tonalités olives. Ses ailes avaient disparu et Harry déplorait la perte de si beaux appendices.

Se rallongeant, Harry regarda Blaise dormir. Son dominant semblait si fort, même quand il dormait, ces larges épaules se soulevait et retombait à chaque respiration. Son visage était aussi dépourvu d'émotion quand il était endormit que lorsqu'il était réveillé. La bouche de Blaise n'était pas faite pour les sourires.

Un lit grinça, Harry regarda par-dessus son épaule pour voir par une fente dans les tentures vertes autour du lit. Une tignasse blonde fit faire à Harry la connexion finale dont son cerveaux avait besoin. Son compagnon dominant était le meilleur ami de Draco Malfoy. Le Draco Malfoy qui détestait l'air qu'il respirait.

«Blaise !» La voix rugueuse et encore endormit de Malfoy coupa le silence du matin. «Blaise, lève-toi ! Nous devons aller à la bibliothèque avant que le castor des Gryffondors ne vole à nouveau tous les bons livres.»

Le visage de Blaise se plissa alors qu'il sortait de son sommeil, mais il était trop lent pour répondre au blond, qui ouvrit violemment les tentures du lit, pour faire un bond en arrière lorsqu'il vit Harry se blottir contre Blaise.

«Potter ? Qu'est-ce que tu fous ici ?»

Malfoy allait attraper le bras d'Harry, mais il fut intercepté par une autre main qui lui agrippa le bras. Harry sentit Blaise se presser contre son dos alors qu'il s'asseyait dans son lit.

«Arrête de crier. Je suis réveiller. Je pense que nous le sommes tous.» Grogna Blaise, regardant autour de lui pour voir le visage de Theodore Nott sortir de ses propres tentures.

«On s'en fout ! Par l'enfer, qu'est-ce que Potter fout dans ton lit ?»

Blaise passa ses bras autour d'Harry et l'attira contre sa poitrine.

«Ce n'est pas évident ?» Demanda Blaise en haussant un sourcil. «Maintenant laisse-le tranquille et va t'habiller, tu prends une demi-heure pour te préparer et moi non.»

Draco ouvrit la bouche, mais un regard sévère de Blaise le fit grimacer et il se retourna pour aller dans la salle de bain attenante pour se préparer.

«Désolé pour lui, Harry, il n'est jamais de bonne humeur le matin.» Lui dit doucement Blaise.

«Tu m'as porté jusqu'ici ?» Demanda Harry avec un léger rougissement.

La bouche sensuelle de Blaise devint un sourire irrésistible et il acquiesça. «Je t'ai porté. J'ai adoré te tenir près de moi ; tu as continué à bouger la tête pour la placer sur mon cœur.»

Harry rougit à nouveau en essayant de se contrôler, mais tout ce qu'il réussit à faire fut de rougir encore plus fort. Blaise gloussa et se leva du lit, lançant ses bras derrière lui et par-dessus sa tête pour s'étirer, son dos craquant.

Harry fit de même et commença à chercher ses vêtements, c'était samedi et il n'y avait pas de cours, mais il n'avait pas d'autres vêtements.

«Je ne te laisserai pas porter la même tenue deux fois de suite, Prezioso.» Murmura la voix de Blaise à son oreille.

Harry se retourna, sa colère prenant très vite place. Il était déjà assez embarrassé pour avoir été pris au lit avec Blaise par Draco Malfoy, mais se faire dire que ses vêtements n'étaient pas assez bien, dépassait les bornes.

«Je porte ce que je veux !» Siffla Harry.

«Non tu ne peux pas.» Répondit sévèrement Blaise, ses yeux devenant aussi froid et dur que du silex.

«Si, je peux !»

La main de Blaise fusa et serra le cou d'Harry, sa grande main serrant fermement en réprimande. Des piques pointues et délicates exercèrent une pression sur la peau d'Harry alors que Blaise laissait ses griffes sortir de ses doigts.

«Tu porteras certains de mes vêtements jusqu'à ce que tu puisses aller dans ton dortoir te changer avec des vêtements que tu n'as pas portés pour courir dans la forêt hier soir. Je refuse de te voir, mon compagnon, porter des vêtements sales.» Siffla Blaise.

Harry voulait continuer à défier Blaise, il ne voulait pas être un paillasson, il voulait prouver qu'il était prêt à relever le défi et qu'il ne tremblerait pas et ne céderait pas aux exigences de Blaise, mais cette relation, sa relation, peu importe ce que c'était, était toute neuve et Harry ne savait pas jusqu'où Blaise était prêt à aller. Il ne voulait pas avoir mal et Blaise avait fait un compromis. Il soupira et hocha la tête avec attention, très conscient des griffes sur son cou.

Blaise lâcha sa gorge et le prit dans ses bras, lui donnant un baiser prolongé sur le front. Il attira Harry vers l'armoire à côté de son lit et sortit un pull bleu marine et un jeans.

Blaise rétrécit les vêtements et, au grand embarras d'Harry, tenta de l'habiller avec.

«Je ne suis pas un bébé !» Lui dit Harry avec colère.

«Tu es mon compagnon et je vais prendre soin de toi.»

«Mais je n'ai pas besoin de toi pour m'habiller !» Déclara Harry. «Ce n'est pas prendre soin de moi ça, Blaise. C'est humiliant.»

Blaise était confus. Pour lui, un soumis aimait bien avoir un compagnon qui les habille, c'était considéré comme le fait que le dominant prenait soin de son compagnon, mais Harry s'opposait à lui à chaque fois.

Il soupira et tendit les vêtements à Harry, qui les saisit avec un regard noir. Il savait qu'avoir un compagnon serait un travail difficile, quelle relation ne l'était pas ? Mais il n'avait jamais pensé, même dans ses rêves les plus fous, que son compagnon serait aussi têtu et aurait une personnalité aussi forte.

Il supposait que cela venait du fait que ce soit Harry Potter, la seule personne à avoir survécu au sortilège de la mort, la seule personne à avoir détruit le Seigneur des Ténèbres, comme compagnon soumis. Il avait besoin de décider ce qu'il voulait le plus, Harry comme compagnon, ou rester sain d'esprit.

Ricanant doucement alors qu'il regardait Harry enfiler timidement et avec embarras le jeans serré, Blaise décida que sa santé mentale pouvait aller se faire voir pour une fois, Harry serait un compagnon parfait pour lui et il était prêt à faire des compromis pour rendre Harry heureux, du moins sur les choses moins importantes.


A SUIVRE...