Tout le monde veut prendre sa chaise

Réponse aux reviews qui ont malencontreusement quitté le chapitre 1 que j'ai effacé pour le corriger, ce matin. Ainsi :

Pinklady : Oh ! Oui, la chaise en SVT... Alalala, ça avait alimenté pas mal de nos discussions. Bah oui, à défaut d'écouter...

Alexeï : Heureuse que ça t'es plus, j'espère ne pas te décevoir au deuxième chapitre... QUE VOICIIII !


Désarroi.

Désir

Peur.

Envie.

Enivrement.

Et tout avait changé...


Oh oui, tout avait changé. Ce soir-là, Severus avait demandé à Harry d'aller se coucher. Il avait obtenu un regard noir, encore assombris par la subite déferlante de désir. Il avait haussé un sourcil et répondu :

-Potter, je ne vous baiserai pas ce soir.

Harry l'avait regardé, étonné et choqué par les paroles du maître. Puis, avec un sourire malin, avait rétorqué :

-Je comptais plutôt sur quelque chose comme « faire l'amour »...

Snape s'était figé, tétanisé à ces mots. Il avait jeté un regard en coin à son ancien élève, avant de quitter la pièce de son sempiternel claquement de robe.

Ce claquement avait résonné comme une sentence dans la tête d'Harry. Et dans son cœur. Dès le lendemain, il avait rejoins le Q.G de l'ordre, ne souhaitant absolument pas recroiser encore une fois le professeur « Iceberg ». Ce qui se passait, aussi, c'est que Harry avait profité, lors de ses dernières années à Poudlard, de la chambre de préfet, qui lui était bien plus utile qu'à Hermione et Ron... Ils trouvaient des ailleurs... Poudlard est un grand château...

Toujours était-il qu'il avait pris son pied pendant deux ans, profitant de chaque seconde de temps pour parfaire son éducation. Fille, garçon... Il avait essayé. Il ne se considérait pas gay, estimant qu'on tombait amoureux d'une personne, et pas d'un sexe.

Et il était tombé amoureux du pire homme qui puisse exister sur Terre. Severus Snape, 35 ans à l'époque. Un homme qui avait l'âge d'être son père, mais qu'il avait envie de résonner. Harry ne le trouvait pas exceptionnellement beau. Mais les yeux sombre lui donnaient des frissons. Il avait appris à lire dans ces yeux. Il y avait vu les sentiments d'un homme normal, juste « un peu » plus blessé que la moyenne. Un homme à qui il ressemblait. Un homme qui avait subi, sans jamais se plaindre.

Ce soir-là, il s'était pris son plus gros râteau, le plus douloureux aussi. Alors, pour la première fois, il avait fui.

Remus, qui, aussi étonnant que cela paraisse, le soutenait dans sa quête la plus difficile depuis Voldy, avait eu vite fait de le rattraper, de lui faire faire sa valise et de l'expédier par le premier portoloin dans les appartements de Severus.

Il pleuvait mais Harry était arrivé au bon moment.

Potter avait débarqué au pire moment qui soit.

Severus Snape, sortant d'une douche, les cheveux propres (non, il ne sont pas gras de nature, ce sont les potions qui ont cet effet néfaste !), un peignoir pourpre ouvert sur une torse nu, glabre et parfait.

Harry fut simplement déçu que Snape ait attaché le peignoir sur ses hanches...

Severus était figé (il trouvait que ça lui arrivait un peu trop ces derniers temps...). Se tenait devant lui un jeune homme, brun aux yeux verts, qui avait avoué (plus ou moins) que lui, le nez crochu, la serpillière grasse, lui plaisait. Le jeune homme en question avait les cheveux plus longs que le môme qui était arrivé, ils cascadaient sur ses épaules. Il ne portait plus de lunettes, un sort ayant permis de les jeter. Enfin, la pluie ruisselait sur son visage, se bloquant dans ses cils, dégoulinant le long de sa jugulaire.

Severus eut beaucoup de mal à se détourner et à ordonner à Potter de quitter immédiatement sa chambre, comme il l'avait si bien la nuit d'avant.

Harry avait rougit sous l'affront. Il avait protesté. Il était revenu et n'avait pas l'intention de repartir !

Sevrus fut pris d'une rage froide. Puisque ce môme refusait de le quitter, il allait s'occuper lui-même de le dégouter.

Severus s'était retourné et précipité sur Harry. Il l'avait assis sur une chaise et jeter un sort de Mains-Liées. A vrai dire, Harry n'avait pas réagit tout de suite. Il avait froncé les sourcils et regardé méchamment son professeur. Il n'avait pas les lames aux yeux mais sa gorge le serrait. Il avait mal.

-Je vous avais demandé de me faire l'amour.

Le ton était autoritaire et Severus leva les yeux vers Harry. Il s'approcha à grands pas :

-C'est une chose que je suis incapable de faire, Potter.

Il saisit ses cheveux à pleine main.

-Soit vous partez et vivez votre petite vie tranquille d'auror sans peur et sans reproche, soit je vous fais clairement comprendre que j'ai passé l'âge d'enfantillage comme l'amour, surtout avec un môme.

Harry avait sourit. Amèrement. Le visage si proche de son professeur de potion lui permit de voir combien l'homme était en colère mais ses pupilles dilatées indiquait qu'il ne le laissait pas indifférent. Harry crut surprendre un éclair de peur, aussi... Sous une impulsion, il se redressa autant que ses mains attachées à la chaise le lui permettaient, et posa ses lèvres sur celle de Snape. Il sentit que Snape laissait peu à peu tomber les barrières entre eux. Il le repoussa sur son siège et vint attraper son oreille. Harry bougeait lentement, tordant son corps pour éviter ou approfondir les sensations que déclenchait la bouche de l'homme dans son cou. Severus mordit d'un coup sec. Il s'écarta et vit le corps qui rougissait sous lui. La marque de ses dents prit rapidement une teinte violacée la où les dents avaient serré. Il ne prit même pas la peine d'apaiser la brûlure que Harry ressentait. Le maître se dirigea rapidement (le plus rapidement possible) vers le bas du ventre du jeune homme. Il avait mal, son érection pulsait et il souhaitait en finir le plus vite possible. Il voulait que ce garçon sorte de sa vie. Il ne pouvait se permettre ce genre de dérapage. Après avoir sommairement préparé son vis-à-vis, il fit disparaître la chaise.

Harry se retrouva sur le sol. C'était sa première fois en tant que « passif ». Il n'aimait pas trop ces mots comme « soumis », « passif ». Il avait toujours trouvé rabaissant ces « appellations ». Le « passif » aussi avait un rôle à jouer. Et pas seulement celui du vide-bourses.

Mais là, il était attaché, il ne pouvait rien faire, et l'homme au-dessus de lui semblait coléreux. Snape était violent, et malgré tout son courage, la peur vint éclore dans l'estomac de Harry. C'était sa première fois, il aurait voulu qu'on l'aime pour ça. Est-ce que Snape avait conscience qu'il allait pénétrer un homme vierge ? En fait il n'avait pas l'air de se préoccuper de ce genre de chose.

La peur grandit...

Snape était concentré. Il n'aimait pas faire mal, mais il le fallait, là, maintenant, pour faire fuir le garçon. Alors qu'il s'apprêtait à commettre l'irréparable, Harry, yeux fermés lui murmura quelque chose. D'abord, il n'en crut pas ces oreilles, puis il se sentit perdu :

-J'ai peur, Severus, mais je t'aime, et je suis sûr que c'est la plus belle chose qui soit, que d'être pris par la personne que l'on aime*.

Le jeune homme cacha sa tête sous son coude et écarta un peu plus ses jambes... Il s'offrait à lui. Ses précédentes paroles lui revinrent en pleine face. Il ne savait plus quoi faire. Ce satané gamin lui avait fais perdre tous ses moyens. Il défit ses liens. Harry le regarda, incrédule. Il referma les jambes et se redressa sur ses coudes. Il saisit rapidement le maître des potions par les épaules. Il lui caressa le visage. Mais Severus semblait de pierre. Une statue hermétique à l'extérieur.

Un sourire taquin étira les lèvres du gryffondor, bien que la confusion de l'homme lui parviennent.

-Eh, bien. Je crois qu'il va falloir que je vous fasse réagir, professeur.

Sur ce, il se pencha et parcouru le torse de Severus de ses lèvres. De ses cils aussi.

Les baisers papillons d'Harry s'envolèrent dans le ventre de Snape. Il releva son visage vers Harry. Et il comprit. Il ne pouvait pas aller à l'encontre de ses sentiments. Il avait perdu Lily. il ne perdrait pas Harry.

Harry vit son professeur se ressaisir. Alors, il se jeta dans ses bras. Severus sous lui, griffait son dos, léchait son cou. La fièvre qui s'était emparé d'eux était fulgurante et d'une violence extrême. Harry se releva, assis sur Severus, ses genoux de part et d'autre de l'homme. Il laissa ses mains courir sur le torse du serpentard. Puis, se penchant, il passa sa langue sur le nombril. Puis sur les hanches. Severus se laissa faire**. Puis il fit basculer Harry sous lui. Utilisant un sort lubrifiant, il passa sur le périnée de Harry. Celui-ci fit usage du même sort sur la verge de Severus.

Alors,

Doucement,

Lentement,

Ils firent l'Amour.


Rasta : Auteure idiote et incapable de prévoir le déroulement de ces histoires : finalement, la fic va sans doute se rallonger encore. Et le mystère de la chaise nesera percé qu'au prochain ou prochain prochain chapitre. Je ne peux pas vous dire quand elle sera finie. Déjà, c'est sensé être un one-shot...

Enfin Je vous bidouille un autre chapitre pour demain ou ce soir (au mieux ce soir).

Pas besoin de demander quelques reviews, n'est-ce pas ? Il faut remercier nos chers personnages qui ont bien voulu m'aider à écrire cette histoire tout de même ! Bon Severus à été un peu récalcitrant, mais Harry en est venu à bout... =/]

*: Pour les fans (et les autres), oui je m'inspire fortement de "Haru wo daite ita", manga yaoi plus que réputé que j'aime beaucoup.

**:Il serait idiot de pas se laisser faire, c'est pas tous les jours que Harry Potter donne ses faveurs non plus ! Et puis, si il avait dit non, ça aurait foutu toute ma fic en l'air, alors merci Sévy !

Bises !