Les mésaventures de Tony Chapitre 2
Je tiens tout d'abord à remercier ma sœur jumelle MELLO-OLLEM, auteur de fanfictions super géniales (je le rappel XD), qui s'est portée volontaire pour être ma béta et me corriger ! Je tiens aussi à remercier les nouvelles personnes qui se sont abonnés à mon histoire ! Je voudrais aussi remercier Eleb qui a eu la gentillesse de me laisser une review ! Ça m'a beaucoup touché et j'espère que la suite de plaira !
Je le répète ! n'hésitez pas à laisser des reviews afin de savoir si l'histoire vous plait ou me laisser des critiques négatives et positives afin de m'améliorer !
Pour le rythme des posts, je ne sais pas encore à quel rythme je vais publier mais j'essaierai d'écrire assez rapidement ! Je poste le chapitre 2 maintenant, quelques jours seulement après la mise en ligne du chapitre 1 car je vais entrer en période de partiel pendant 2 semaines au moins donc CADEAU !
N'hésitez pas à laisser des reviews s'il vous plait !
Sur ce, je vous laisse avec le chapitre 2 et encore merci à ma Bêta !
Chapitre 2 : Une cohabitation difficile.
Tony marchait rapidement vers le coin cuisine/bar afin de se servir un whisky. La scène avait été surréaliste. Il s'était comporté comme un voyeur. Et Steve … Il n'avait rien dit ! Pourquoi ? Pourquoi se comportait-il ainsi ? Bucky ne méritait pas de faire tampon …. Il s'assit au bar et vida cul-sec son verre lui arrachant un grognement. La journée commençait « merveilleusement bien ». Entre l'autre tordu de corbeau et le Cap, il était servi. Peut-être devait-il renvoyer tout le monde et prendre sa retraite. Après tout, il en avait le droit. Il commençait à être fatigué de tout ce tracas. Tony réfléchis deux minutes puis rigola à cette pensé. Il ne pourrait JAMAIS prendre sa retraite. Il était Iron-Man, il vivait Iron-Man. Autant se jeter du haut de la tour s'il devait arrêter. Steve déboula dans le salon. Leurs regards se figèrent. Tony, ne voulant pas perdre la face, se leva du tabouret où il était assis, se tint droit et pris la posture la plus fière qui soit. Steve le regardait faire sans rien dire puis il baissa la tête un sourire triste sur les lèvres.
« Pardonne-moi … »
Mais avant que Tony ai pu dire quoique ce soit, il parti en direction de l'ascenseur et quitta la tour. Il allait reprendre sa posture initiale quand Bucky arriva à son tour dans le salon. Tony se figea, droit comme un i, se disant que, décidemment, il ne sera jamais tranquille dans SON lieu d'habitation. Le Soldat de l'Hiver prit place au bar en se servant à son tour un verre de la première bouteille d'alcool qu'il trouvait sur le comptoir.
« Je vous en pries ! » Railla Tony.
Le sergent bu son verre en silence mitraillant le philanthrope du regard. Tony ne savait plus où se mettre tellement la scène lui semblait surréaliste.
« La scène vous a plu ? »
« Pardon ?! » répondit le milliardaire outré d'une telle question.
« Je vous demandais si la scène que vous avez vue plus tôt vous a plu. Après tout, Steve a été assez entreprenant ce matin ce qui, je dois l'admettre, m'a plu ! D'habitude, il ne fait jamais le premier pas. Peut-être devriez-vous vous joindre à nous la prochaine fois, Tony ? »
« Arrêtez ce jeu de mauvais goût ! Je ne vois pas pourquoi je devrais me joindre à vous ! » Tenta de feindre Tony.
« Oh Vous êtes jaloux ? »
Tony pouffa, fixa Bucky et lui répondit avec un air provocateur :
« Pour si peu ? »
Bucky grogna et attrapa le col de Tony par-dessus le bar renversant par la même occasion le verre que Tony s'était resservi.
« Il est à MOI ! Vous entendez ?! A MOI ! Vous lui en avez voulu et l'avez rejeté. Je l'ai consolé et reconstruit ! Je le connais depuis plus de 70 ans ! Je le connais par cœur comme un frère ! Pouvez-vous en dire autant ?! Laissez-le et allez-vous trouver une autre âme à tourmenter ! »
Puis il lâcha prise voyant qu'il était allé trop loin. Il s'était laissé emporter. Tony avait les yeux écarquillés mais n'avait pas bougé trop surpris de cette attaque.
« Pardon … Je ne voulais pas vous faire peur … Parfois je m'emporte et j'ai l'impression qu'une autre personne prend possession de mon esprit … comme avant … Je suis désolé, Anthony … Je sais que vous nous avez accueillis dans votre Tour. Je ne devrais pas réagir ainsi. »
Tony se détendit et contourna le bar afin de poser sa main gauche sur l'épaule du sergent. Il le comprenait. Il devait souffrir de cette situation.
« Allons bon, Sergent ! Vous êtes la seconde personne à vous excuser ce matin ! C'est une personne de trop ! » Railla le milliardaire. « Steve et moi, c'est du passé. Ne vous tourmentez plus ainsi mon ami ! »
« Il vous aime toujours Anthony … »
« Mais pour moi c'est du passé, Bucky ! Il le comprendra bien assez tôt ! J'ai tourné la page ! Au fond, j'en suis sûr c'est vous qu'il aime ! Il est juste … nostalgique ! »
« Si seulement vous pouviez avoir raison ! » souffla le soldat de l'hiver en s'étirant les bras en l'air.
Puis il se leva et tapota le dos de Tony avant de partir rejoindre son Cap.
Tony décida d'aller se reposer dans un des fauteuils de la grande terrasse qui donnait sur la salle de vie commune. Quand il ouvrit la baie vitrée, un vent froid le saisi. Il devait faire à peine 15 degrés mais Tony n'en avait cure. Il se laissa choir dans un des fauteuils en osier qui donnait sur le centre du quartier d'affaire de New York et ferma les yeux afin de pouvoir méditer quelques instants. Trop d'émotions dès le matin. Le silence était reposant. Le bruit du vent apaisait Tony. Il respira un grand coup cet air pur et expira en espérant pouvoir faire sortir tous ses tracas. La situation le faisait rire. On aurait dit un vieux partit se reposer sur sa terrasse de bon matin. Et c'était exactement ça !
D'un coup, l'atmosphère changea à nouveau. Il savait ce que cela voulait dire. Il s'y était préparé. Ce maudit Dieu n'allait pas lui foutre la paix aussi facilement. Tout en se levant rapidement, il se changea pour revêtir son armure et visa la présence qui se situait derrière lui. Mais avant de tirer, il fut projeté à travers un portail dimensionnel. Il disparut un court instant jusqu'à ce que le portail réapparaisse et que l'Iron Man en tombe. Le choc du métal sur le gravier du toit produisit un bruit sourd. Se faisant, il tira dans le vide sous l'effet de surprise. Tony râla et alla jusqu'à crier de colère.
« Mais bon Dieu, tu vas me foutre la paix, Loki ! »
« Loki ? Ne me confondez pas avec ce Dieu ridicule ! » Railla le visiteur.
Tony se retourna pour contempler Stephen Strange volant dans le vide grâce à sa relique : la cape de lévitation.
« Strange ! » S'exclama Tony.
« Docteur Strange, Monsieur Stark. » Rectifia le sorcier.
« Oui ! Oui ! Si vous voulez ! » s'énerva Stark. Décidemment, il ne pouvait être tranquille pus de 5 min dans SA maudite tour …. « Et que me vaut l'honneur de votre visite Docteur Strange ? »
« Loki justement ! » Lui répondit le sorcier suprême. « Oui, Loki ! J'ai senti sa présence en ces lieux, hier … »
« Aujourd'hui ! »
« Excusez-moi ? »
« C'était aujourd'hui Docteur Strange ! Il était deux ou trois heures du matin donc c'était aujourd'hui ! Pour un ancien chirurgien aussi talentueux que vous, cela m'étonne que vous ne soyez pas plus précis ! » Se moqua Tony.
Docteur Strange souffla d'impatience. L'entente entre lui et Iron-Man était compliquée. Il s'agissait de deux hommes de la même tranche d'âge, riches ou qui l'avaient été, renommés et connus à travers le monde, une grande intelligence et surtout qui avaient un égo surdimensionné.
« Soit ! » Repris le sorcier. « Ce matin, j'ai ressenti sa présence et comme vous le savez, Loki figure sur ma liste des personnes dangereuses pour la Terre et j'ai donc décidé de venir ici afin de lui sommer de rentrer chez lui. »
« Impossible ! »
« Pourquoi impossible ? » S'énerva le Docteur.
« Depuis l'attaque des Chitoris, Il est impossible pour lui de rentrer sur Asgard. Le Roi Odin, son cher paternel, lui a interdit de revenir pour le moment. Il a donc été décidé qu'il allait expier ses fautes en aidant le S.H.I.E.L.D. D'autant plus qu'il doit partir en mission avec nous dans moins d'une semaine. »
« En mission ? » S'étonna Stephen. « Avec les Avengers ? C'est étonnant … Mais je m'en accommoderais. Surveillez le bien, Tony Stark, je n'ai nulle envie de passer derrière vous pour réparer les dégâts. J'ai bien assez de travail comme ça ! »
Avant que Tony ait pu lui dire quoique ce soit, Docteur Strange fit apparaitre un cercle de lumière orange afin de rentrer dans le sanctuaire de New York dont il avait la charge. Il allait partir quand il se retourna :
« Oh j'allais oublier ! »
Il fit également apparaitre un cercle orange juste en dessous de Tony ce qui le fit tomber … droit dans le salon. Tony atterrit sur le grand sofa qui faisait face au canapé. Il se dépêcha de se relever afin de dire ce qu'il pensait au sorcier quand celui-ci referma la porte spatio-temporelle. L'ambiance redevint normale. Il avait dû quitter la tour.
Tony fulminait. La magie était partout autour de lui. Ne pouvait-il pas prendre les escaliers bon sang ?! Que Loki n'en fasse qu'à sa tête soit ! Il n'était pas humain ! Mais le Docteur Stephen Strange lui l'était ! Bon, contrairement à Loki, Stephen avait eu la gentillesse de le laisser tomber sur le sofa plutôt que sur le sol.
Deux autres personnes pénétrèrent dans le salon. Il s'agissait de Hawkeye et de Pietro. Il arrivait joyeusement après avoir passé la matinée dehors. Ces deux-là s'était rapproché depuis la Sokovie. Pietro n'était pas très sociable préférant rester dans sa chambre à jouer à la console. Hawkeye s'était beaucoup attaché à lui après le divorce d'avec sa femme qui d'ailleurs avait réussi à avoir la garde des gosses. Il reportait tout son amour de père sur le jeune homme qui en profitait allègrement. Il avait enfin un père avec qui partager tous les évènements de sa vie. Wanda, bien qu'elle soit la petite sœur, avait réussi à s'imposer dans le groupe et sa relation avec Vision avait vite évolué. Aussi quand elle fut partie, Pietro se retrouva plus ou moins seul. Ils avaient construit une relation père/fils idéal comme celle qu'avait Peter et lui. Les deux hommes saluèrent Tony avant de prendre la direction de la salle de bain. Il devait rentrer d'une bonne séance de sport. Tony regarda la pendule au-dessus de la cheminé artificielle. Il n'allait pas tarder à être midi. Tous les Avengers présents dans la tour mangeaient ensemble le midi. C'est ce qu'avait décrété Steve Rogers alors que Tony installait tout le monde au début de leurs aventures. Se doutant que personne n'avait préparé à manger, Tony saisit son téléphone et composa le numéro du Shawarma. Tony leur avait fait connaître ce restaurant peu après l'attaque des Chitoris.
« Jarvis ?! »
« Monsieur ? »
« Prévient tout le monde que le déjeuner arrive dans 15 minutes ! »
« Bien Monsieur ! »
Tony s'installa dans le canapé en attendant que tous arrivent. Un à un, les Avengers rejoignirent le philanthrope. Quand le déjeuner arriva, ils purent commencer à manger et à parler des derniers potins en date. Steve, Bucky et Sam discutaient ensemble. Thor, Hawkeye et Pietro plaisantait des dernières blagues apprises par le dieu de la foudre. Natasha et le Docteur Baner, quant à eux, discutaient avec Tony.
Steve ne pouvait s'empêcher de jeter un regard ou deux vers Tony. Seigneur qu'il pouvait être attirant. Tony se remettait beaucoup en question. Derrière son égo surdimensionné et sa confiance en lui hors norme se trouvait un homme seul et incertain. Steve observa Tony de la tête au pied. Il avait dû se lever du pied gauche. Quelques mèches çà et là lui tombaient sur le front. Ses yeux rieurs et pétillants étaient en perpétuel mouvement. Il racontait les derniers malheurs de Happy qui surveillait Peter Parker. Sa bouche se mouvait au rythme de son histoire. Le super soldat se mordilla la lèvre inférieure tant l'envie d'aller l'embrasser était forte. Il ne s'était jamais remis de leur rupture. Quoiqu'en y repensant, il n'y avait jamais eu de rupture nette. Quand, à la suite des révélations du fou furieux, Tony avait appris que Bucky, sous l'influence de l'Hydra, avait assassiné ses parents, il avait protégé Bucky des attaques meurtrières de Tony. Il s'était empêché de rendre les coups préférant des attaques passives et défensives. Il ne pouvait pas le frapper. Ils s'aimaient. Quand il s'était interposé entre son ami et son amant, il avait vu la tristesse, l'irritation et la colère de Tony. Les premiers coups qu'il lui donna étaient hésitant et plus Bucky tentait de s'enfuir plus ils furent hargneux. Il n'avait eu d'autres choix que de répliquer s'il ne voulait pas enterrer l'un ou l'autre. Alors, Tony l'avait sommé de choisir entre lui et Bucky. Iron-Man n'était plus. Bucky, perdant son bras par la même occasion, avait détruit le réacteur Ark qui donnait vit à l'armure. Steve n'en pouvait plus. Alors, il fit un choix. Le choix qui les condamna mais il devait sauver son éternel ami. Il ne l'avait pas retrouvé pour le perdre à nouveau. Il fuyait avec le sergent Barnes laissant un amant hurlant de colère et meurtri. Les dernières paroles de celui-ci resteraient à jamais gravés dans sa mémoire : « Le bouclier ! Il est à mon père ! Tu n'en ais pas digne ! ». Quand quelques mois plus tard, Tony appris par le Roi T'Challa du Wakanda que Steve Rogers et Barnes se trouvaient dans le pays de la Panthère Noire afin de soigner Bucky. Il se passa quelques semaines avant que Tony ne reçoive une lettre. Tony avait ri. Il reconnaissait bien là son Cap. Puis, des larmes coulèrent sur ses joues se perdant dans sa barbe soigneusement taillée. Il n'était plus son Cap. Il avait choisi. C'est ainsi que Steve rentra au berquaille suivi par un Bucky penaud et désolé. Le sergent Barnes et Anthony Stark s'était alors enfermé une journée de long dans son bureau. Jamais Steve ne sut ce qu'ils s'étaient dit ce jour-là mais peu après, ils emménagèrent tous deux dans la tour. Steve reprit son appartement en dessous de celui de Tony et Bucky accepta une belle chambre non loin de la salle de sport qui lui permettait de se défouler quand une crise le prenait . Il n'y eut plus de baisers, plus de mots doux, seulement des œillades et des regrets.
Steve fut sorti de sa torpeur par Bucky qui lui posa une main sur le genou pour lui indiquer que Thor attendait une réponse à une de ses blagues foireuses. Tony jeta un regard sur Steve une fois qu'il fut à peu près sûr qu'il ne le regardait plus. Par tous les saints, que cela pouvait être tendu quand Steve commençait à le mater comme ça. Alors que Tony allait commencer une nouvelle histoire sur ses jeunes années et les nombreuses conquêtes qu'il avait eu en tant que milliardaire gentleman séducteur, la joyeuse troupe fut interrompue par Jarvis.
« Monsieur, un visiteur souhaite vous parler. »
« Un visiteur ? Fait-le entrer Jarvis ! »
« Bien Monsieur ! »
Tony se leva pour recevoir le visiteur mystère. Alors qu'il montait les quelques marches qui menaient à l'entrer et à l'ascenseur, Il ne vit personne. Il s'approcha de l'ascenseur ouvert avec précaution. Il avait oublié son bracelet sur le plan de travail de la cuisine et ne pouvait donc pas appeler son armure en cas de besoin. Heureusement que les autres se trouvaient dans la pièce adjacente. Tony fut attrapé par une main espiègle et plaqué face contre le mur au fond de l'ascenseur.
« Monsieur Stark … » Murmura une voix qu'il ne connaissait que trop bien. Il fut surpris et même horrifié de voir Loki, le Dieu de la Malice, lui retenir le bras dans son dos et de se plaquer contre lui. Tony grogna. Que lui voulait-il encore.
« Prince Loki ! Que faites-vous ici ? Quand je vous disais de partir de ma tour, je disais par extension que vous n'y étiez pas le bienvenu !» souffla Stark. Il manquât de souffle. La prise du Dieu était incontestablement puissante.
« Cher ami ! » Railla Loki dans un sourire malicieux dévoilant ses dents blanches et parfaites. « J'ai une nouvelle à annoncer aux Avengers de la part de Nick Fury. Mais avant cela … » Murmura Loki. Il s'approcha de lui et se colla au milliardaire. De la chaleur émanait de Tony. Cette chaleur appelait aux vices. Loki approcha sa tête de celle de Tony et huma son parfum. Quel délice. Tony laissa échapper un petit gémissement quand il sentit la langue de Loki lui caresser l'arc de L'oreille et son souffle dans les cheveux.
« J'en mourrai d'envie … » Rigola le sorcier.
« Lachez-moi ou je … »
« Cri ? » Continua Loki. « Très masculin Tony mais faites donc ! Criez de tout votre soûl ! J'ai insonorisé le couloir ! Personne ne vous entendra ! »
« Jarvis ? »
« Monsieur ? »
« Comment ? » répliqua Loki.
« Allume cet emmerdeur s'il tente quoique ce soit d'autre, compris ? »
« Bien Monsieur. Monsieur Loki, veuillez-vous éloigner de Monsieur Stark. »
« Premier avertissement ! » Clama Tony.
Loki, acculé, desserra sa prise et lâcha Tony non sans se coller à lui. En se retournant, Tony fut collé une fois encore au mur doucement par la main de Loki sur son ventre. Le sorcier approcha doucement de lui et murmura à 5 centimètre de ses lèvres à peine.
« Une autre fois alors Tony Stark. Ta machine ne sera pas éternellement là pour te sauver. »
« Deuxième avertissement … » Souffla Tony.
Loki gloussa puis s'écarta de lui. Il reprit sa posture princière et attendit que le maître des lieux l'invite à entrer. Tony indiqua de la main qu'il pouvait avancer et tous deux se dirigèrent vers le salon où les héros mangeaient. A l'apparition du sorcier, les réactions furent partagées. Quand Loki vit que Thor était présent, il ne put s'empêcher de faire une remarque piquante.
« Mon cher frère ! Ne deviez-vous pas être rentré afin de répondre à vos obligations de Prince héritier ? Des rumeurs me sont parvenues à l'oreille mais apparemment ma source s'est trompée ! » Plaisanta l'asgardien tout en regardant Tony d'un œil rieur. Pour seul réponse, Thor, qui avait la bouche pleine, lui lança le plus grand sourire qu'il pouvait faire tout en levant sa chope de bière. Thor aimait beaucoup trop son frère pour faire une quelconque remarque à ses joutes. Il le connaissait trop bien et ne répliquait même plus. Il savait que cela l'énervait plus qu'autre chose. Steve remarqua le malaise de Tony.
« Bien … Vu que vous m'avez l'air d'être tout ouïe, je vais donc vous faire part de la nouvelle me concernant ! Avengers, je suis venue vous dire que j'emménage ! » Déclara Loki.
Des mâchoires se décrochèrent. Tout le monde se tourna vers Tony en quête d'une réponse. Réponse qu'il n'avait apparemment pas.
« Attendez ! » Reprit Tony « Qui a décidé cela ? Fury ? Il n'a aucun droit sur ma tour ! Je décide qui y entre et qui en sort et pour le moment je décide que vous sortez ! » Gronda le philanthrope.
Loki rigola ce qui fit tiquer la plupart des habitants de la tour notamment Hawkeye.
« Il savait que vous diriez cela ! » Loki tendit un papier à Tony. « C'est pourquoi il m'a donné ceci. »
« Qu'est-ce donc ? » Tony prit le papier et découvrit qu'il s'agissait du contrat liant le S.H.I.E.L.D aux Avengers. De ce fait, Tony s'engageait à abriter dans sa tour les membres d'une équipe si besoin était et en l'occurrence c'était le cas. Il regarda Loki d'un œil mauvais et cracha :
« Cette fois ci, vous remportez la manche mais à la prochaine je raflerai la mise ! » Puis il s'en alla dans son atelier triturer des projets en cours laissant ses amis en compagnie de leur nouveau frère d'arme.
Jarvis cassa la glace. « Monsieur Loki, je vais vous indiquer votre chambre. » Un plan hologramme apparu devant Loki.
« Merci Jarvis ! » déclara Loki avant de tourner les talons et de disparaitre dans ses nouveaux quartiers.
Loki passa l'après-midi seul dans sa chambre tandis que les autres planifièrent leurs actions pour la mission. Ils avaient pu entendre des cris de rage et des objets se briser venant de l'atelier. Rare sont les fois où Tony venait à détruire des créations et projets. Dans l'atelier, Tony avait revêtu une partie de son armure afin de pouvoir donner des coups de pied et de main assez puissant pour évacuer toute la colère qu'il avait accumulé ces deux derniers jours. Loki savait depuis le début qu'il devrait s'installer ici. Il l'avait une fois encore manipulé. Le sorcier, aux cheveux corbeaux, écoutait le vacarme, silencieux. Steve fixait l'entrée de l'atelier. Il avait envie de bondir le rejoindre. Fusse un temps où il avait lui aussi un accès privilégié à cette partie de la tour. Il n'en est rien aujourd'hui. Bucky était en train de fixer le Cap. Irrité, il préféra rejoindre sa chambre.
Le reste de la journée passa dans un climat tendu.
Le soir venu, Tony attendit que tous aillent rejoindre le monde des songes pour se décider à aller se coucher. Dans sa chambre, il prit une longue douche chaude, même brulante, pour l'aider à se détendre. La journée avait été merdique. Horrible ! Il frappa le mur de la douche et colla son front contre la paroi. Trop occupé par ses pensées, il ne senti pas la présence de l'intrus dans la chambre. Cet intrus marchait calmement faisant passer ses doigts fins sur les draps en soie, sur l'oreiller où il dormait, sur les habits jetés sur le fauteuil. Il ne vit pas cette ombre l'observer derrière la paroi embrumée de la douche.
« Anthony … »
Tony sursauta. Il se retourna violemment manquant de glisser sur le savon. Il aurait vraiment été bête que le grand Tony Stark décède après une glissade sur un savon. S'il devait quitter ce monde, ça serait en soldat, en Iron-Man et non nu dans sa douche. Quand il ouvrit la porte, il ne vit personne. Tony rigola.
« Allez, je déraille maintenant. Nath a raison, je devrais me calmer sur la boisson. »
Il attrapa une serviette qu'il noua autour de la taille et se jeta sur son lit. Il souffla de plaisir. Il mourrait d'envie de dormir et de ne penser à rien. Il se coucha dans les draps de soie noir et ferma les yeux en quête d'un sommeil salvateur mais rien. Décidé à ce que rien ne vienne gâcher sa nuit, il attrapa le verre d'eau qui se trouvait sur la commode et goba deux somnifères. Les effets furent rapides. Il s'endormit.
Une autre ombre entra dans la chambre. Il s'agissait de Loki. Il hésita à avancer quand il vit Tony allonger à moitié nu sur le lit. Quand il vit la boite de somnifère, il se décontracta. Il ne risquait rien. Il se posta devant le corps de Tony et, après avoir vérifié qu'il dormait bien, on ne savait jamais, posa ses doigts sur la joue du milliardaire. Il avait la peau chaude contrairement à ses doigts qui, eux, étaient froids. Tony semblait contrarié. Loki s'agenouilla et posa le revers de sa main sur le front de Tony.
« Montre-moi » Susurra le sorcier.
C'est à ce moment-là que Loki fut projeé dans les pensées de Tony. Il ne voyait pas la totalité de ce qu'il rêvait en cet instant. Il en avait que des bribes. Mais cela était suffisant pour comprendre que Tony était hanté par le même cauchemar. Il revoyait en boucle l'attaque des Chitoris et l'invasion de ces derniers par le trou spatio-temporelle dans le ciel de New York. Il revivait le moment où Tony, tenant le missile, volait à travers l'espace derrière le passage et l'horrible vision que cela offrait. Un monde mort, un monde inerte, des envahisseurs par millier près à tuer tous être vivant. Puis le noir. Loki fut projeté dans un autre souvenir. Non, une vision. Tony avait eu une vision provoquée par la sorcière rouge avant qu'elle ne rejoigne les Avengers. Cette vision montrant ces amis vaincus et pour la plupart mort le hantait. Loki se retrouva à la place de Tony et vit le Cap avancé vers lui et le saisir par les épaules.
« Pourquoi ? Anthony ?! Pourquoi ?!» Murmura le soldat.
Le Cap, couvert de sang et de plaie, s'approcha de Tony et scella leurs lèvres. Puis du sang s'écoula de la bouche et du nez du Cap. Le Cap se retrouva à terre, mort. Il entendit un cri. Il poussait un cri de terreur. Non. C'était Tony qui le poussait. Le Tony de la vision. Loki sortit du rêve. Son cœur était serré. Voilà pourquoi Tony Stark ne pouvait supporter sa présence. Elle lui rappelait ces moments et cette vision d'horreur. La magie l'horrifiait. Loki se massa les yeux. Il s'en voulait tellement. Il aurait voulu pouvoir changer tout ça. Après de longues minutes, il se releva. Il reposa ses doigts sur le front du milliardaire puis murmura une incantation.
« Pardonne moi … Tu vas pouvoir dormir maintenant. Sois tranquille. »
Il regarda une dernière fois Tony puis se détourna de lui prenant la direction de la sortie. Il fit attention de ne pas faire de bruit puis il alla dans sa chambre les souvenirs de Tony en tête. De ce fait, il ne vit pas le Cap l'observer au coin du couloir, le poing serré.
