03 Septembre 2010

« Sakura, lève-toi nom de Dieu. »

« Sakura. »

« SAKURA ! »

Je me redressai brusquement et poussai un petit cri d'effroi. Le visage consterné de ma mère, encore un peu flou me faisait face, ses yeux noisette emplis d'exaspération. Je grognai et me recouchai comme si de rien n'était.

« Devine quoi.

-Mh, maman, laisse moi pioncer.

-Tu vas encore être en retard comme hier ! Magne-toi.

-Hier ? Fis-je sans comprendre.

-Ah c'est vrai ! J'oubliais... »

Elle se pencha vers ma table de chevet, démonta sauvagement le tiroir et en sortit un cahier noir. Elle se redressa rapidement, faisant rebondir sa poitrine abondante dissimulée sous un chemisier pourpre, me rappelant une fois de plus que je n'avais pas hérité ne serait-ce que du tiers de cela...

Mais de toute façon c'était impossible.

Elle me donna le cahier et me fit signe de se dépêcher, avant de partir et me laisser seule. J'ouvris à la page d'hier, lut les quatre mots inscrits puis fermai les yeux.

Retard. Retrouvailles. Orgueil. Naruto.

Les mots griffonnés me rappelèrent que ma journée d'hier était bien chargée...

Retard.

J'étais tranquillement en train d'arracher les fleurs d'un cerisier planté sur un nuage gris, quand soudain les pétales roses dans mes mains se mirent à bourdonner et à s'envoler. Ce satané bourdonnement prit de l'ampleur et commençait sérieusement à me taper sur le système...Puis, progressivement, je me rendis compte que j'étais allongée.

J'avais affreusement mal, et je ne savais même pas où. C'était très étrange...et je ne parvenais pas à ouvrir mes yeux. Et ce putain de bourdonnement...

Quelque chose me chatouilla le nez et le bourdonnement s'arrêta. J'éternuai et ouvrit un œil, faisant s'envoler la mouche. J'avais trouvé : la douleur lancinante transperçait violemment ma tête. Je fus tout à coup angoissée ; ce genre de migraine ne m'attaquait que lorsque j'avais trop bu.

Catastrophe...je me demandais si j'allais pouvoir me souvenir d'hier !

Je me levai rapidement et manquai de retomber lourdement par terre. Je secouai ma tête, ce qui accentua mon mal de crâne. Je voyais encore un peu flou et j'avais un sale goût dans la bouche...Je démontais maladroitement mon tiroir et y pris mon foutu cahier, jetant un coup d'œil vitreux. Ouf...c'était moins une.

Je tournai mollement la tête vers mon réveil et écarquillai les yeux : j'allais être en retard, et le premier jour qui plus est...Une exclusion dès le premier jour, non merci ! Je courus vers ma salle de bain, manquant de trébucher. La douche froide que je pris ne me fit aucun effet, et à présent j'observais mon immonde reflet dans la glace.

J'avais les cheveux emmêlés et humides, tombant mollement sur mes épaules. Quelques mèches colorées en rose me collaient aux joues, et mes yeux étaient bouffis, rouges, leur vert terne et vitreux. Mon visage était d'une pâleur à en faire jalouser les morts...Charmant.

J'avais rapidement revêtu mon uniforme scolaire, que je détestais soi dit en passant : une simple jupe pourpre à carreaux noirs, une chemise dissimulée sous un petit pull noir, et un nœud rouge à mon cou. Je soupirai bruyamment et descendit rapidement dans la salle de bar, après avoir pris mon sac.

Ma mère, Tsunade Koichi était patronne du Hokage, le bar le plus populaire de Konoha. Il était bondé à chaque soir, ce qui ne me plaisait pas tellement car Jiraya, son meilleur ami amenait souvent ses camarades aussi pervers que lui et ils n'hésitaient pas à me reluquer, ce qui était affreusement gênant.

Maman gagnait donc très bien sa vie, seulement tout l'argent partait au poker et autres jeux où elle adorait parier...et où elle perdait toujours.

Je pris rapidement une viennoiserie sur le bar, embrassai ma mère et courus vers l'extérieur.

Retrouvailles.

Je pris mes jambes à mon cou et m'essoufflai de secondes en secondes. La brise fraîche du matin me fouettait le visage mais ne parvenait pas à me réveiller. Au bout de quelques minutes et après une course folle, je souris nerveusement en apercevant chevelure blonde s'agiter dans le vent et son propriétaire s'adonner à une course aussi effrénée que la mienne.

« Espèce d'ivrogne ! Hurlai-je en riant.

-Tu t'es vue, loque humaine ? » Rétorqua Naruto, hilare bien qu'épuisé.

Il me fit rapidement une bise sur la joue et nous continuâmes à courir vers Konoha High, dans un rythme intenable. Et enfin, au bout d'un interminable quart d'heure, nous arrivâmes à l'entrée où étaient regroupés tous les lycéens, vêtus de rouge et de noir.

Notre lycée n'était pas des plus luxueux, mais c'était un établissement propre et son architecture était soignée, quoiqu'un peu austère. Une grande barrière noire nous séparait de la cour, entourée de pelouse et de marronniers et là, en face de nous, se tenait un immense bâtiment cubique d'un bleu pâle, taché de multitudes de petites fenêtres sombres et luisantes. Etant de vrais cancres, nous adorions les « cache-cache » dans le labyrinthe de couloirs en hiver, les lancés de marrons en automne et les batailles d'eau en été.

Je tournai la tête vers Naruto qui était penché en avant, le souffle coupé et les yeux plissés, tentant de reprendre une respiration à peu près normale. Ses cheveux clairs en bataille ornaient son front bronzé, ses yeux, d'habitude vifs et joyeux étaient plutôt vitreux ce matin-là. Une rangée de dents droites et éclatantes était visible à travers la grimace qu'il faisait, et ses cicatrices sur les joues ne plissaient qu'un peu plus son visage rieur.

Naruto était mon meilleur ami. Nous nous connaissions depuis le collège et nous étions comme frère et sœur. Nous avions un lourd passé mais ça ne nous dérangeait pas de ne pas en parler, car cela devait se faire sans que l'autre ne le demande. Ainsi, je savais qu'il avait été à l'orphelinat, son père décédé à l'armée durant la grossesse de sa mère, qui quant à elle n'avait pas survécu à l'accouchement trop difficile. Il avait rencontré son « frère » là-bas, mais depuis son entrée au collège il n'avait plus de nouvelles de lui cela semblait l'attrister réellement...

Quant à moi, je me sentais un peu coupable de ne rien lui dire sur mon passé...mais je n'avais pas le choix.

Je fus tirée de mes pensées lorsque je vis nos amis nous rejoindre, et cela m'arracha un immense sourire. J'aperçus Hinata me faire un signe discret, jetant un regard timide et inquiet à Naruto.

Hinata était sublime. Un regard blanc et suave, de longs cheveux de jais, beaucoup de lycéens lui faisaient des avances mais elle les rejetait automatiquement et cachait ses jolies formes derrière des vêtements plutôt amples...Rien n'y faisait. Alors elle prétextait que son père ne voulait pas la voir avec un garçon, mais tout le monde savait que c'était parce qu'elle était dingue de Naruto. Tout le monde, sauf Naruto lui-même et son cruel manque de jugeote...

Elle fut suivie d'Ino, m'interpellant de sa voix claironnante et joyeuse, balançant sa longue queue de cheval platine de gauche à droite. Elle me prit rapidement dans ses bras, me demanda vivement comment s'étaient passées mes vacances et pourquoi je ne l'appelais pas plus souvent, une lueur de curiosité dans ses yeux cyan. Tout comme Hinata, elle était très convoitée par la gente masculine du lycée. Mais elle se plaisait à répondre qu'elle avait un petit-ami à la fac de droit, un certain Sai.

En pleine conversation de filles, Naruto, la mine un peu boudeuse, nous fit remarquer qu'il ne comprenait rien à ce que nous disions et qu'il attendait vivement que les gars le rejoignent. Aussitôt dit aussitôt fait, je lui fis remarquer que Kiba, Shikamaru et Chôji venaient en notre direction.

Kiba était en tête du petit groupe, débordant d'une énergie dont nous ignorions la mystérieuse origine...au moment où chaque lycéen peinait à se réveiller et à parler correctement, lui, véritable pile électrique, enclenchait la musique sur son téléphone et rappait bruyamment en même temps que son idole, KillerBee. Il arborait un style très particulier, ne portait pas la cravate rouge réglementaire mais une casquette sur ses cheveux bruns broussailleux et une chaîne en argent, un tatouage rouge ornant chacune de ses joues bronzées couronnant le tout. C'était une personne très extravertie et il était souvent à l'origine de nos âneries en cours et surtout en sport, car son gros chien blanc, Akamaru, l'accompagnait de temps en temps.

Il était suivi par Shikamaru, baillant à s'en décrocher la mâchoire et traînant les pieds et le suppliant d'arrêter sa « musique de malade ». Etant de nature très paresseuse, Shikamaru n'en demeurait pas moins la personne la plus intelligente que je connaissais. Extrêmement malin, il nous concoctait les meilleurs stratagèmes dans nos embuscades durant les cours. Pour nous, c'était un prodige.

Chôji, à ses côtés, tentait de calmer ses deux autres camarades qui commençaient à se prendre le chou. D'un naturel très calme, c'était un garçon adorable et attentionné, mais il savait rire avec nous et était très intégré à notre petit groupe. Etant rejeté auparavant à cause de son physique un peu enrobé, il avait fini par se lier d'amitié avec nous et surtout Shikamaru, et désormais il était très ouvert et adorait l'autodérision, riant aux remarques des profs lorsqu'il mangeait des chips en plein cours.

Avant de saluer les garçons, deux mains froides se plaquaient sur mes yeux et me firent sursauter, ce qui fit rire les autres. Je décollai les fines mains appartenant à Tenten et lui fit un immense sourire. C'était une grande fille à la silhouette élancée et sportive, souriante et respirant la joie de vivre. Deux macarons bruns et luisants ornaient son crâne et de pétillants yeux bridés illuminaient son visage enfantin. Ses parents tenaient une boutique de prêt-à-porter chinois, mais Tenten préférait de loin astiquer ses armes blanches et revêtir son kimono de combat plutôt que de parler chiffons aux ménagères de moins de cinquante ans...Elle était passionnée d'arts martiaux, tout comme Lee, qui d'ailleurs tentait de réveiller Naruto à cet instant-là.

Lee s'entendait très bien avec Tenten. L'esprit vif et fougueux, malgré son apparence un peu démodée et personnelle c'était une personne au grand cœur. Il avait tenté de s'attirer mes faveurs au collège, mais, gamine que j'étais, je l'avais sèchement rejeté. Malgré tout il demeurait une personne chère à mon cœur, digne de confiance.

Et enfin Shino, plus mystérieux que jamais, nous rejoignit. C'était de loin le personnage le plus mystique de notre bande, adulant les insectes et parlant très peu. Il portait des lunettes sombres, prétextant qu'il détestait regarder ses interlocuteurs dans les yeux.

Après s'être retrouvés, nous entrâmes dans l'enceinte de l'établissement et malgré ces retrouvailles j'avais toujours la tête dans le seau.

Orgueil.

Je peinais à suivre les autres, et lorsqu'Ino me cria que nous étions tous dans la même classe, je ralentis un peu plus et me pris la tête entre les mains.

Plus jamais de soirée arrosée au bar en compagnie de Naruto...plus jamais.

Je traînais les pieds vers la porte vitrée de l'entrée, déjà lasse de cette journée. Je levai les yeux devant moi et je sursautai.

Je vis dans le reflet de la porte un inconnu me suivant, vêtu de notre uniforme. Moi qui pensais connaître tout le monde ici...

Mon Dieu !

A voir son visage laiteux, ses cheveux sombres, son œil inexpressif et froid, sa plastique parfaite...je croirais à un mannequin. Vous savez, ceux des publicités de parfum... Je sentis mes joues me brûler à cette pensée.

Sans détacher mes yeux de son image, je sentis mon cœur battre à la chamade lorsque son regard se posa sur le reflet du mien, et lorsque je vis l'ombre d'un sourire étirer ses fines lèvres.

Puis soudain, les évènements s'enchaînèrent à une vitesse ahurissante. J'eus à peine le temps d'apercevoir mon reflet géant dans la vitre que je la percutai la tête la première, mon front traversé d'une douleur encore plus lancinante que celle de ma migraine. Je fus prise d'un immonde vertige et je tombai lamentablement en arrière...Croyant naïvement que j'allais être rattrapée par le fameux inconnu, celui-ci se contenta de s'arrêter face à moi, de m'observer et de ricaner.

« Lamentable...

-Oh toi ça va hein ! » hurlai-je, complètement honteuse.

Cet enfoiré n'avais même pas daigné à me tendre une main et m'observa tranquillement me relever avec peine. Je bouillonnai de rage et j'entrai d'un pas énervé dans le couloir, me drapant du peu de dignité qui me restait. J'accélérai le rythme de ma marche, désirant rayer son image de mon esprit.

Je pénétrai dans la salle de classe où déjà tout le monde était installé. Je me dirigeai d'un pas furieux vers la chaise vide qui trônait à côté de celle où Naruto, surpris de me voir ainsi, était assis.

« Ca va pas Sakura ?

-Si, si ! Je vais parfaitement bien. »

Il m'observa incrédule, mais ne posa pas plus de question et m'annonça que notre professeur principal se nommait Asuma Sarutobi, qu'il était prof de maths et qu'il avait annoncé la venue d'un nouvel élève. Je l'écoutai attentivement, tentant de reprendre mon calme et d'oublier la douleur de mon front. Dans le brouhaha, nous entendîmes quelques coups secs à la porte. Je tournai vivement la tête vers l'entrée et fus tellement indignée de voir la personne qui se tenait dans l'encadrement que je m'étais levée sans m'en rendre compte. Le brun de tout à l'heure s'arrêta dans sa marche et m'observa, légèrement surpris avant de me lancer :

« Tu t'es déjà assez tapée la honte, si j'étais toi j'me ferais discrète...

-Enfoiré. Je me lève si je veux ! Et d'ailleurs qu'est-ce que...-

-Oh putain. Merde, merde merde ! » Fit une tierce voix.

Je tournai vivement la tête vers Naruto, qui écarquillait les yeux face au nouveau venu, semblant effrayé. Il se leva à son tour et pointa l'inconnu du doigt :

« Qu'est-ce que tu fous là, Saske ?

-...

-Enflure ! Réponds-moi quand je te parle ! »

Ils se toisèrent un instant, le visage de Naruto déformé par la surprise et l'indignation, celui de son interlocuteur demeurant impassible. Il commençait sérieusement à m'énerver.

« Naruto, tu le connais ? Demandai-je.

-Nan, pas du tout !

-C'est pas bientôt fini ce cirque ? Jeune homme, présente-toi.» Fit la voix d'Asuma-sensei.

Ledit jeune homme s'empara d'une craie et écrit son nom sur un coin du tableau. On pouvait lire : Sasuke Uchiha.

Je reniflai de dédain face à l'orgueil de sa personne.

Naruto.

Au fil de la journée, mon indignation laissa peu à peu la place à de la curiosité, et cela me démangeait de savoir comment Naruto et ce fameux Uchiha se connaissaient. Je décidai d'inviter mon meilleur ami à passer à la maison.

Lors de notre retour, nous passâmes le trajet du retour à rigoler et à discuter de tout et de rien. Nous entrâmes dans le bar, où déjà l'ambiance battait son plein. Je pouvais remarquer que Kakashi était présent, aux côtés de maman en train de discuter et son immondice de livre à la main.

Je me frayai un passage entre les tables en bois avec Naruto, non sans entendre quelques sifflements sur mon passage. Dieu que c'était gênant...

« Bon, les gars, il me semble vous avoir déjà dit de laisser ma fille tranquille. J'en ai marre de répéter cent fois la même chose ! » Cria ma mère.

Une fois près d'elle, je lui fis une bise sur le front et saluai Kakashi.

« Comment va la rebelle ? » Plaisanta Kakashi.

Je connaissais Kakashi depuis mes premiers souvenirs. C'était comme s'il faisait partie de notre petite famille. Il étudiait l'histoire et allait bientôt passer des examens pour devenir enseignant... Mieux vaut tard que jamais. C'était un bel homme au physique atypique ses cheveux étrangement gris à son âge, ses yeux d'une couleur dépareillée, sa cicatrice lui barrant le visage et son éternel masque semblait lui attirer les faveurs des dames.

Il m'avait énormément aidé à m'intégrer aux dires de maman. A eux deux, ils étaient les seuls à être au courant de mon cas.

Après avoir un peu discuté avec lui et maman, j'entrainai Naruto à l'étage, pressée de savoir ce qu'il avait à me dire. Je n'oubliai pas de réchauffer au passage ses ramens... Je les lui avais promis.

Nous nous installâmes dans le salon, Naruto s'affala sur le divan et je me posai face à lui, sur une chaise. La pénombre envahissait déjà la pièce et les murs, habituellement bleu et marron semblaient être gris. Un petit tapis bleu nuit ornait le milieu de la pièce sur lequel reposait une vieille table basse en chêne. Derrière elle se trouvait le divan en cuir marron, et en face était accrochée une petit écran plat.

J'observai Naruto manger , et après quelques minutes de silence, je lui demandai :

« Alors ?

-...Alors quoi ?

-Fais pas le con. Le rigolo de tout à l'heure, tu le connais.

-... Mon frère dont je t'ai tant parlé. »

Je gardai le silence. Lui ? Son frère de cœur ? Je n'y croyais pas une seule seconde ! Ils étaient l'exact opposé... Tel qu'il me l'avait décrit, je ne m'attendais vraiment pas à ça...Je m'emballais peut-être un peu trop vite, mais le peu que j'avais vu de lui me persuadait que c'était une sacrée ordure. Peut-être était-il vraiment comme Naruto le décrivait, qui sait...

Ce dernier reprit la parole :

« Je ne savais pas qu'il était revenu à Konoha. Il était parti en internat à Oto, un établissement assez sévère a ce qu'il parait. Ne t'inquiètes pas, moi aussi je le trouve changé... Je ne sais pas ce qu'il s'est passé là-bas. Il ne m'a pas adressé la parole de la journée. »

Naruto se tut. On pouvait lire de la tristesse sur son visage, d'habitude si gai.

« Tu...tu sais pourquoi il s'est retrouvé à l'orphelinat avec toi ?

-Je ne peux rien dire. »

Consternée, je soufflai :

« Tu me caches encore des choses... »

Il se leva d'un bond et cracha à son tour :

« C'est toi qui me dit ça alors que je ne sais presque rien de ton passé !

-Naruto tu sais très bien que...-

-C'est toi qui se fout de ma gueule ! Putain j'le savais ! »

Je fus affreusement embarrassée. J'étais coincée ! Je plantai mon regard dans celui de Naruto, désespérée.

« J-Je te promets...T-Tu sauras tout un jour. Laisse-moi le temps. S'il te plait... » Balbutiai-je.

Il se rassit et reprit la parole d'une voix rauque :

« Je ne peux rien te dire parce que c'est classé secret d'Etat. »

Je refermai mon maudit cahier et m'allongeai sur mon lit, il était à présent sept heures. J'avais passé une heure à me remémorer la journée d'hier. Il le fallait... Sinon j'étais perdue...