Merci à Slange, Elie Bluebell, Flow'tralala, Sama-66, WhiteWolf26, odea nigthingale, Nunaat pour avoir pris le temps de laisser une review et, bien sûr, merci à toi Nalou qui, depuis la mise en ligne du 1er chapitre trépigne encore plus ! :)
Qu'est-ce qui clochait avec John ? La réponse est juste en dessous car l'heure des explications a sonné... enfin, plus ou moins ! :)
PS : bravo à celles qui ont trouvé le secret de John en review ou par MP après plusieurs tentatives qui m'ont fait sourire ! ^^
Sur ce, bonne lecture ! :D
En fin de journée alors que le soir tombait et que la lueur des lampadaires illuminait les rues d'un halo orangé, John, ayant fini sa journée de travail gravissait les escaliers étroits du 221B. A peine se fut-il installé dans son fauteuil que Sherlock le harcela de questions – Pourquoi ? Comment ? Combien de temps ? Par quels moyens ? – tentant d'acculer John afin qu'il crache le morceau. Il vit l'anxiété faire redresser le dos de l'ancien soldat assis dans son fauteuil les poings serrés sur les accoudoirs d'un rouge délavé. Sherlock était un orateur-né. Il utilisait la parole comme des coups d'estoc, sa langue devenant un fleuret vif, acéré et, en véritable épéiste du verbe, il finit – au bout de quatre longues heures de duel – par avoir ce qu'il voulait. Les yeux de son ami brillèrent d'exaspération. Sherlock esquissa un début de sourire victorieux quand John desserra les mâchoires pour répondre :
- Parce que je suis un loup-garou ! Ça te va comme réponse ?!
Le limier sentit son visage se plisser de dégoût en entendant une réponse aussi ridicule de la part de son ami.
- Un loup-garou ? Vraiment John ?! cracha-t-il, exaspéré.
John soupira et se pinça l'arête du nez :
- Tu m'as posé une question et je t'ai répondu, Sherlock.
Le regard du limier se fit glacial :
- Je te demande une réponse logique pour expliquer ton état d'hier soir et ta miraculeuse guérison, John ! Je n'ai pas besoin de conte de fée ! Garde ça pour les crétins qui lisent ton blog !
- Navré mais quand tu as éliminé l'impossible ce qui reste, même improbable doit être la vérité. Ce sont tes propres mots, il me semble, non ?
Sherlock serra les dents : il détestait se faire piéger par ses propres phrases :
- Ne joues pas à ça avec moi, John, tu sais très bien que tu n'as aucune chance, feula-t-il.
Les yeux bleus du docteur se plissèrent dans un mélange d'agacement et de défi tandis qu'il redressait le dos contre le dossier de son fauteuil :
- Tu crois vraiment que tu es la seule personne qui devient dangereuse lorsqu'on la provoque ?
Sherlock ne répondit pas, laissant ses yeux de givre parler pour lui.
- Tu le crois vraiment ?
La voix de John se teinta d'un vague amusement et le limier haussa un sourcil, perplexe face au brusque changement d'humeur de son colocataire. Cependant, il remit bien vite son masque impassible et décida de tester John :
- Si ce que tu prétends est vrai alors... prouve-le-moi. Fais-moi... frissonner de peur.
John resta muet en se rencognant dans son siège, les yeux fermés. Sherlock esquissa un sourire, satisfait d'avoir remporté cette joute verbale. John apprenait vite et ses réparties devenaient de plus en plus acérées mais pas encore assez pour dominer Sherlock et ce dernier en était ravi.
Quelques minutes passèrent dans un silence profond et Sherlock commença à perdre patience :
- Alors John, tu n'as rien pour prouver que ce que tu dis est vrai ? lança-t-il de son ton le plus moqueur et méprisant teinté de cette supériorité qui agaçait tant John.
Le docteur tourna la tête vers lui et ouvrit les yeux. Sherlock recula d'un pas : les iris de John avaient pris une teinte dorée et tout le blanc des yeux humains avait disparu laissant la place à des iris incandescents où la pupille noire ressemblait à une tête d'épingle.
C'était des yeux de bête sauvage.
Des yeux de loup.
Sherlock sentit le sang refluer de son visage lorsque les iris inhumains de son ami plongèrent dans les siens :
- John ?...
Sa voix était hésitante presque tremblante.
Bon sang, mais c'est pas vrai ! C'est scientifiquement impossible !
Sherlock vit les pupilles se dilater tandis que John se relevait de son fauteuil avec un ricanement rauque. Le médecin pencha la tête sur le côté ne quittant pas Sherlock du regard et ses lèvres se tordirent en une grimace bestiale.
Le détective était pétrifié. Lui qui plaçait la logique au-dessus de tout, il ne pouvait tout simplement pas croire ce que ses yeux lui montraient et pourtant...
- John ? appela-t-il de nouveau, hésitant.
John ne répondit pas. Son regard devint affamé et un grondement sourd sortit des tréfonds de sa poitrine : bas, profond, sauvage, menaçant.
Le logicien sentit son échine frissonner. Son corps le trahissait en répondant à un instinct primitif : celui de la peur face au prédateur.
A une vitesse fulgurante qui rendit sa silhouette floue et indistincte, John bondit en direction de Sherlock, le percutant violemment. Le limier sentit l'air s'échapper de ses poumons tant le choc fut puissant. Il tenta de se relever mais il était cloué sur le tapis par un poids lourd, son crâne frôlant l'un des pieds de la table basse. Il releva la tête et se retrouva nez à nez avec une gueule béante surplombée par une truffe humide et deux yeux dorés.
A califourchon sur sa poitrine, se tenait un énorme loup à la fourrure d'un noir de jais qui faisait claquer ses mâchoires garnies de crocs tranchants à quelques centimètres de son visage.
- JOHN ! hurla le détective.
Le loup, les oreilles couchées sur le crâne, gronda plus fort en enfonçant ses larges pattes dans les épaules du logicien qui sentit les griffes crisser contre le tissu de sa chemise. Sherlock était blanc de peur, ses membres ne lui répondaient plus, son esprit brillant était comme éteint. Seule la peur dominait.
Elle le dominait tout entier.
Sherlock vivait là ses derniers instants avant que le loup ne l'égorge d'un seul coup de croc.
Tué par son seul ami ou du moins ce qu'il en restait... c'était un comble.
Soudain, le loup se mit à trembler. Sa gueule que Sherlock n'avait pas quitté des yeux – il voulait malgré tout voir la mort en face – se tordit dans une sorte de sourire.
Sherlock se redressa tandis que le loup reculait avec cet étrange sourire lupin et un coup de langue chaude et râpeuse qui glissa sur sa joue en une caresse affectueuse et joueuse... rassurante.
Sherlock était perdu. Il ne comprenait pas et il détestait ne pas comprendre.
Pourquoi est-ce que ?...
L'animal recula encore et le limier vit de l'amusement dans les yeux d'or puis la bête noire bondit jusque sur la première marche des escaliers avant de les gravir dans un cliquetis de griffes.
Sherlock entendit la porte de la chambre de John s'ouvrir tandis que le rire de son ami emplissait de ses échos tout l'appartement.
Sherlock se releva, tentant tant bien que mal de se remettre du choc.
Il porta une main à son front comme si par ce simple contact, il pouvait s'assurer qu'il ne rêvait pas.
Au bout de quelques minutes, les pas de John firent craquer les marches de l'escalier et Sherlock tourna la tête vers son colocataire vêtu d'une chemise et d'un jean, qui le regardait, de l'amusement faisait briller ses iris d'une lueur malicieuse et un petit sourire ourlant ses lèvres. Le détective ne l'avait jamais vu dans cet état.
Sherlock devait afficher une drôle de tête car le sourire de John s'élargit tandis que son regard s'adoucissait :
- T'as vraiment eu la trouille, hein ? murmura gentiment John en se dirigeant vers son fauteuil, se baissant pour ramasser des morceaux d'étoffes - visiblement les restes des vêtements qu'il portait avant... avant...
Sa transformation...Que... C'était une blague ? Une simple blague ?! Un tour de passe-passe !
Sherlock plissa les lèvres. Il n'aimait pas ça, c'était trop...
Irrationnel !
oOo oOo oOo
Laissant Sherlock à ses réflexions, John jeta les restes de ses anciens vêtements à la poubelle et mit la bouilloire en marche. Combien de fois s'était-il laissé berner par Sherlock ? Pour une fois, il avait eu le dessus et... ça n'avait pas de prix. La bête en lui était satisfaite d'avoir dominé un homme qui, d'ordinaire, le surpassait en toute chose. Sherlock avait voulu « frissonner de peur » ? Eh bien, il avait été servi et le loup s'en était beaucoup amusé.
Tel est pris qui croyait prendre...
Lorsqu'il revint dans le salon armé de deux tasses, l'amusement s'était tari de lui-même et il fronça les sourcils : Sherlock était debout, immobile au milieu du salon comme perdu dans ses pensées. Certes, avec son numéro, il lui avait donné matière à réfléchir, remettant même en cause des lois scientifiques que Sherlock comme tout bon scientifique qui se respecte, croyait immuable.
- Sherlock ? appela-t-il doucement.
Son ami croisa son regard.
- Tu devrais venir t'asseoir, on va discuter, dit John en joignant le geste à la parole.
Il cala son dos avec son coussin aux couleurs de l'Angleterre et attendit que Sherlock en fasse de même tout en lui tendant sa tasse fumante qui répandait dans l'air tiède une fragrance de bergamote.
Il sourit lorsque son ami s'assit prudemment dans son fauteuil en le harponnant de son regard acéré.
John but son thé en attendant que le limier daigne ouvrir la bouche. Ce qui ne tarda pas à arriver :
- Comment est-ce possible ? Qu'est-ce qui déclenche cette... transformation ? As-tu toujours été comme ça ? Dans ce cas, pourquoi ne le montrer que maintenant ? Jusqu'à quel point te contrôles-tu ? Pourquoi ta fourrure est noire alors que tu es blond ? Quelles sont tes nouvelles capacités sous ta forme animale ? Combien êtes-vous ?
John manqua d'avaler de travers :
- J'avais prévu de répondre à tes questions mais pas à celles de l'Inquisition Espagnole !
Sherlock ne dit rien. Il se contenta de joindre ses mains en prière sous son menton, délaissant sa tasse fumante sur l'accoudoir en cuir de son propre fauteuil.
Le médecin soupira :
- Bon, pourquoi tu ne le découvres que maintenant, tout simplement parce que je me suis toujours débrouillé pour que tu ne t'aperçoives de rien : soit tu étais trop absorbé par une affaire et j'allais me coucher pour me transformer, soit je sortais, prétextant vouloir prendre l'air ou aller boire un verre. J'aurai dû me douter que c'était vain car, bien sûr dès que tu as senti que quelque chose n'allait pas, il a fallu que tu insistes jusqu'à découvrir la vérité. Certes j'aurais pu directement t'en parler mais... je n'étais pas sûr que tu réagisses aussi bien... Pour la question du nombre... Tu te doutes bien que nous ne sommes pas nombreux, une dizaine dans tout Londres, au total, formant une meute dont je ne fais pas parti. Ensuite, pour ta première question : comment est-ce possible ? Je n'en sais rien. Ça se produit, c'est dans ma nature, c'est tout. Ensuite... non, je n'ai pas toujours été comme ça. Tu connais les légendes sur les loups-garous ?... Non, bien sûr que non, se corrigea John, données inutiles ?
- C'était le cas avant.
- Mais plus maintenant.
- Effectivement.
- Alors saches que le don de transformation, si je peux l'appeler ainsi se fait par le biais d'une morsure. La salive du loup-garou contient un virus qui s'introduit dans l'organisme, modifiant les cellules et ton code génétique, permettant à ton corps de se transformer. Et avant que tu ne le demandes : non, on ne sait pas comment un tel virus est possible mais une fois qu'il est en toi, il n'y a pas de retour en arrière possible.
Sherlock plissa les yeux, dubitatif. John sentit un frisson le parcourir en se sentant scruté comme un rat de laboratoire. Il se dépêcha d'ajouter :
- Il est hors de question que je te serve de cobaye pour tes expériences !
Le détective haussa un sourcil :
- Hmm... Qu'est-ce qui te fait croire que je veux t'étudier ?
- Oh, je t'en prie Sherlock, le moindre mystère est sujet à des analyses avec toi !
- Bien vu, murmura le limier, énigmatique qui ajouta :
- Tu t'es fait mordre en Afghanistan.
- Comment le sais-tu ?
- Et où voudrais-tu que ça te sois arrivé, John ?! Le désert et le chaos la guerre offrent plus de possibilités pour une attaque et moins de risques de se faire repérer. Tu étais déjà à terre, l'épaule blessée. Les médecins t'ont soigné et ont retiré la balle mais ils ont aussi dû recoudre une blessure due à une morsure sur ta jambe n'est-ce pas ? Cette même jambe qui te faisait boiter lorsqu'on s'est rencontrés.
John était habitué à l'intellect de Sherlock mais il ne pouvait s'empêcher d'être admiratif : ça semblait si simple de pouvoir faire pareil mais en réalité, c'était d'une délicate complexité... Le docteur fut ramené à la réalité par un Sherlock impatient :
- John ? Je t'ai posé d'autres questions auxquelles j'aimerais que tu répondes !
- Hein ? Euh, oui, pour le contrôle... disons que je garde ma conscience. Je reste moi, Sherlock, mais avec une apparence différente. Ensuite pour la question de la couleur de ma fourrure, je ne sais pas quoi te dire. Je suppose que le loup qui m'a mordu était noir donc... le gène qui donne cette couleur a dû m'être transmis.
Sherlock soupira :
- Seigneur, avec une précision aussi affligeante, il est étonnant que tu aies réussi à avoir ton diplôme en médecine !
John sentit la colère et la vexation monter en lui. Il les réprima du mieux qu'il put, après tout, c'était dans la nature de Sherlock d'être aussi brusque et ignorant de l'impact de ses mots. John devrait plutôt être rassuré de voir que son colocataire restait égal à lui-même alors qu'il venait de découvrir son secret.
- Je suis un médecin de médecine générale, pas un putain de spécialiste en génétique, d'accord ?
- Hmm, marmonna Sherlock qui ferma les yeux, les mains toujours jointes – Il est fort probable que tu aies les mêmes capacités que le canis lupus, vitesse et endurance supérieures, idem pour la puissance des mâchoires alliées à une vitesse de transformation que j'estime à 0,30 secondes. Tu peux te transformer combien de fois ? demanda-t-il en vrillant ses iris sur son ami.
John reposa par terre sa tasse vide :
- La pleine lune me pousse à me transformer. Je peux me retenir mais comme tu as pu le constater : ça me rend malade. Sinon, je peux me métamorphoser à volonté.
- Parfait... Montre-moi alors, dit Sherlock en se penchant en avant, les coudes sur les genoux, fixant son regard d'aigle dans celui de John.
Ce dernier se sentit déçu. Ainsi savoir que la curiosité de son ami l'avait rendu mal en point, n'affectait pas plus Sherlock que ça ? Il aurait dû s'en douter remarque...
- C'est ce que j'ai fait et tu étais blanc de peur. Je ne pensais pas être aussi bon acteur, dit-il doucement.
Le détective roula les yeux :
- Transforme-toi mais sans jouer ton numéro. Tu n'es pas sur une piste de cirque !
John préféra ne rien répondre. Il se leva et se dirigea vers la salle de bain.
- Où vas-tu ?
- La transformation a tendance à déchirer les vêtements au cas où tu ne l'aurais pas remarqué. Et j'aimerai si possible ne pas bousiller deux frocs en une seule journée.
oOo oOo oOo
Sherlock observa John s'enfermer dans la salle de bain puis le grand loup noir reparut. Il se dirigea vers lui, s'assit devant le fauteuil rouge et ne bougea plus, le fixant de ses lumineux yeux dorés.
Sherlock se redressa et vint s'agenouiller devant l'animal qui le regardait, immobile. Le limier tendit sa main et effleura les poils du collier. Il la retira puis esquissa un mouvement de caresse.
- Je peux ? demanda-t-il.
D'ordinaire, il n'aurait pas demandé la permission mais ce qu'il était en train de vivre n'avait rien de banal, même pour lui. Les yeux d'or s'adoucirent et John hocha la tête, les babines retroussées pour former cet étrange sourire lupin.
Sherlock se rapprocha davantage, sentant le souffle humide sur sa poitrine et plongea sa main dans l'épaisse fourrure. Les extrémités des poils étaient rêches tandis que le sous-poil plus fin et chaud était d'une douceur incomparable.
Le détective caressa le collier, les flancs et le dos de l'animal. Bientôt son toucher s'enhardit et sa deuxième main vint ébouriffer le pelage noir.
La sensation était étonnante : à la fois électrisante et apaisante, curieusement addictive. Le bref souvenir de RedBeard effleura son esprit. Cette réminiscence replongea bien vite dans les recoins de son esprit car l'animal qu'il tenait dans ses bras n'avait aucune commune mesure avec le chien de son enfance.
Tandis que ses doigts dansaient dans la fourrure tiède, Sherlock songeait à toutes les nouvelles possibilités qu'offraient les capacités de son ami. La chasse aux criminels allait prendre un nouveau tournant car Sherlock n'allait sûrement pas se priver de John... surtout maintenant.
oOo oOo oOo
Sous sa forme animale, John laissa Sherlock s'approcher, restant parfaitement immobile. De la réaction de Sherlock dépendrait son avenir à Baker Street. L'esprit cartésien de son ami avait extraordinairement bien accepté les informations que John lui avait données.
Peut-être un peu trop bien même...
Il vit son ami s'accroupir et tendre la main vers lui, lui demandant la permission. Cette hésitation était si éloignée de ses habitudes que John sentit un élan de tendresse le parcourir, le faisant sourire. Il hocha la tête, attendant le premier contact de Sherlock avec sa nouvelle apparence.
Il ne tarda pas à sentir les mains froides de Sherlock s'enfoncer dans sa fourrure. Les caresses du logicien étaient douces mais pas pour autant précautionneuses. La truffe presque enfoncée dans le torse de son ami, John sentit le toucher du détective s'affirmer pour devenir au bout de quelques minutes possessif.
Le médecin laissa Sherlock jouer avec sa fourrure pendant encore de longues minutes avant qu'il ne commence à trouver le temps long et la situation passablement gênante surtout lorsque le loup en lui ronronnait intérieurement de plaisir en sentant les mains de Sherlock sur lui...
John soupira, son odorat saturé par la fragrance de son colocataire. Il recula et se redressa sur ses quatre pattes, ignorant le grognement de protestation de Sherlock. Il avait peut-être la forme d'un animal mais, il n'en était pas un pour autant et jamais il n'aurait laissé Sherlock jouer avec ses cheveux sous sa forme humaine alors, il n'allait pas laisser son ami l'entraîner dans une séance de grattouilles parce qu'il avait sa forme de loup. Il n'avait le bon type de relation avec Sherlock pour permettre ça.
Il regagna la salle de bain où il avait laissé ses vêtements tout en jetant un coup d'œil à son ami qui avait regagné son fauteuil, une lueur étrange au fond des yeux.
John connaissait bien ce regard et il exhala un nouveau soupir : ses inquiétudes sur le possible rejet de Sherlock étaient ridicules. John aurait plutôt dû porter son inquiétude sur tout ce que le détective allait lui demander de faire pour résoudre ses enquêtes maintenant qu'il était au parfum...
Alors... dans quoi Sherlock va-t-il embarquer notre pauvre John ? La suite au prochain chapitre et, autant prévenir, va y avoir de l'action et des émotions fortes pour nos deux héros ! :)
