Salut à tous !
Je suis vraiment, vraiment désolée d'avoir mis autant de temps pour poster le chapitre 2... Mais j'ai de bonnes raisons, je vous assure ! Tout d'abord, ce chapitre là fait deux fois le chapitre 1, donc il m'a fallut bien plus de temps pour l'écrire ; et puis, avec l'agitation des notes du BAC de Français, et surtout mon départ en vacances dans un coin perdu de la Drôme, sans internet, il m'était assez difficile de poster... Encore désolée.
Un grand merci à mes 3 bienfaiteurs, qui m'ont laissé des reviews vraiment sympas et encourageantes : Rafikis, Pauline37 et Pétri (bien sûr ;)).
Je vous sers donc un chapitre très long aujourd'hui, pour vous remerciez de votre patience... Qui commence à mon avis à être mise à rude épreuve avec tous mes bavardages ! Alors n'attendez pas plus longtemps... Bon courage !
Enjoy !
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Chapitre 2 : La chanson du Choixpeau
Il faisait à présent sombre dans le Poudlard Express. Les nuages avaient apparemment décidé d'obstruer consciencieusement chaque centimètre carré du ciel, au dehors. Les lanternes du train avaient été allumées, mais leur faible clarté ne suffisait pas à dissiper les ténèbres du compartiment. Le Poudlard Express avait roulé toute l'après-midi, et ne devait désormais plus être loin du château.
Harry, Ron, Ginny et Hermione avaient déjà enfilé leur robes de sorcier, sur les conseils –si l'ardeur déployée par cette dernière pouvait être considérée comme un conseil– d'Hermione. Les garçons achevaient les dernières friandises acquises par Harry lorsque le chariot de nourriture était passé, tandis que les filles discutaient de l'année qui les attendait à Poudlard.
Soudain, la porte du compartiment s'ouvrit. Tous les quatre se turent et tournèrent la tête pour voir le nouvel arrivant. Ils étaient deux : Neville Londubat, un garçon brun au visage rond, se tenait dans l'encadrement, suivi par une jeune fille aux longs cheveux blond et aux grands yeux bleus ; c'était Luna Lovegood. Harry remarqua qu'elle portait encore ses boucles d'oreilles oranges en forme de radis.
Ils se saluèrent avec chaleur. Ces six personnes avaient vécu des choses extraordinaires, l'année dernière. Ensemble, ils avaient affronté la Brigade Inquisitoriale, Ombrage (le professeur de Défense Contre les Forces du Mal envoyé par le Ministère) ; ils étaient montés à dos de Sombrals (sorte de chevaux ailés squelettiques et invisibles pour la plupart des gens), s'étaient battus au Ministère de la Magie contre des Mangemorts, et, enfin, ils avaient finis par se trouver face à Voldemort lui-même. Heureusement pour eux, Dumbledore était arrivé à temps pour s'interposer, et se battre face au mage noir. Ils avaient vu Sirius passer à travers le voile ; ils avaient soutenu Harry qui en avait été très affecté.
Toute l'année passée avait été en elle-même une preuve suffisante qu'ils s'appréciaient, qu'ils tenaient les uns aux autres et qu'ils seraient ensemble pour affronter n'importe quelle difficulté. C'était l'amitié.
Le train prit un virage serré alors que Neville rejoignait Harry et Ron sur leur banquette, Luna s'installant en face de lui, à côté de Ginny et Hermione. Ils n'avaient pas encore enfilé leurs robes de sorcier.
- Alors, ces vacances ? s'enquit Neville en scrutant Harry d'un air inquiet.
- Pas mal, répondit ce dernier, sous le regard inquisiteur du garçon.
Hermione ne pût s'empêcher de lever les yeux au ciel devant l'absence totale de discrétion et de tact de la part de Neville. Ron allait à son tour répondre, mais Luna fût plus rapide que lui.
- Ma chambre a été envahie par une colonie de Nargoles, fit-elle, les yeux obstinément rivés vers le plafond, un air absent peint sur le visage.
Elle ne semblait pas attendre de réponse. Ron se contenta de hausser les sourcils, alors qu'Hermione roula à nouveaux des yeux. Harry se retint de sourire, avec beaucoup de mal face à l'expression indéfinissable qui apparaissait sur le visage de Ginny. On aurait dit un mélange de stupéfaction et d'amusement, doublé d'un soupçon d'inquiétude, comme si elle s'inquiétait quant à la santé mentale de Luna.
- Et toi, Neville ? fit Harry, dans l'intention de dissiper le malaise qui avait envahi la pièce. Comment va ta grand-mère ?
- Toujours bien. Mais (une expression de terreur passa sur le visage rond du garçon, qui n'aurait pas été différente de celle qu'il aurait eu à la vue d'une dizaine de Détraqueurs)… Elle m'a passé un savon ce matin. Nous sommes venus à King's Cross par la poudre de Cheminette. On été en train de me chercher un compartiment lorsque je me suis rendu compte que j'avais oublié ma valise à la maison. Je ne l'ai jamais vu autant en colère… Elle est repartie en trombe chez nous pour la chercher, et une fois revenue, elle m'a crié dessus pendant bien dix minutes… Elle était toute rouge…
Tous regardèrent Neville avec les sourcils largement haussés (sauf Luna qui semblait décidément trouver le plafond du train très attractif), puis Harry croisa le regard de Ginny, et Hermione celui de Ron. Enfin, ils regardèrent à nouveau Neville qui les observait avec un air d'appréhension polie. Ils éclatèrent alors de rire, un rire incontrôlable qu'ils ne pouvaient maitriser ; Neville les rejoignit également, pouffant de sa propre bévue.
Il sembla qu'ils rirent des heures entières. Leur fou rire ne voulait pas s'arrêter. Se tenant les côtes, Hermione pensa que la moitié du train devait entendre le vacarme qu'ils faisaient. Quelques secondes plus tard, elle en eut la confirmation, d'une manière qu'elle aurait préféré éviter.
- Vous devriez faire moins de bruit, les échappés du cirque, fit une voix trainante.
Malefoy, escorté de ses deux gorilles, Crabbe et Goyle, se tenait dans l'ouverture de la porte qu'il avait au préalable ouverte.
L'euphorie qui régnait dans le compartiment retomba presque instantanément, comme un soufflet. Les garçons serrèrent les poings, y compris Neville, tandis que les filles avaient posé leur main sur leur baguette –Luna avait même arraché son regard du plafond.
- Et toi, Malefoy, tu ferais mieux de déguerpir d'ici, et vite, cracha Ron entre ses dents.
-Tiens, une belette qui parle, ricana Malefoy en regardant Ron comme s'il avait affaire à une vieille chaussette particulièrement repoussante. Essaye de tirer profit de cet avantage, Weasley. Tu pourras peut-être récolter un peu d'or pour t'acheter une robe de sorcier digne de ce nom.
Ron allait répliquer, le bout de ses oreilles étant à présent écarlate, mais Hermione fût la plus rapide.
- Venant d'une fouine sauteuse, c'est certain que ça sent le vécu…
Le teint blanc de Malefoy prit une teinte un peu plus rose. Harry et Ginny pouffèrent, et Ron se détendit quelque peu.
- Je ne t'ai rien demandé, espèce de sale Sang-de-Bourbe, lâcha Malefoy avec dédain.
Ron sembla prêt à lui sauter à la gorge, mais Harry et Neville, lucides, le rattrapèrent par le pan de sa robe, et l'obligèrent à se rassoir. Tous, cependant, avaient les sourcils froncés et une expression de profonde colère sur leur visage.
- Ne t'avise plus de traiter Hermione de… ça. Elle est bien plus douée que toi dans tous les domaines, et ça, ça te rend malade, Malefoy, répondit Ginny avec tout le mépris dont elle était capable.
- Et maintenant, tu t'en vas, Malefoy. Tu n'es pas le bienvenu ici. Et prends tes deux gorilles avec toi, acheva Harry.
Crabbe et Goyle gonflèrent leurs muscles d'un air avantageux ; apparemment, l'idée d'être des gorilles ne leur plaisait pas vraiment.
- Fais attention à ce que tu dis, Potter, argua Malefoy d'un ton menaçant. Il pourrait t'arriver des choses regrettables, cette année.
Harry haussa les sourcils, nullement impressionné. Neville prit son courage à deux mains, et mit un terme à la discussion.
- Sors de là, Malefoy.
Malefoy le regarda avec incrédulité. Neville devient rouge, mais soutint son regard. Alors, Malefoy éclata d'un rire froid, brutal, et referma la porte du compartiment derrière lui, repartant avec Crabbe et Goyle.
- Ce garçon n'est pas vraiment gentil, conclut Luna, d'un air toujours aussi absent.
Harry, Ron, Hermione, Ginny et Neville la regardèrent avec des yeux ronds, mais elle ne sembla pas s'en apercevoir. Hermione leur conseilla alors d'aller mettre leurs robes de sorciers ; on commençait à distinguer les lumières du château derrière les arbres qui encadraient la voie du Poudlard Express.
Luna et Neville ressortirent du compartiment et se hâtèrent de retrouver le leur.
Quelques minutes plus tard, le Poudlard Express arrivait enfin à la gare de Pré-au-Lard. Son allure ralentit, et il finit par s'immobiliser complètement. Harry, Ron, Hermione et Ginny se relevèrent, étirant leurs membres ankylosés par le voyage. Puis ils se glissèrent dans le couloir, qui regorgeait déjà d'élèves. Il leur fût difficile de se glisser à travers la foule sans être séparés. Discrètement, Hermione agrippa le bras de Ron, prétextant qu'elle voulait éviter d'être séparée des autres. Ron ne trouva rien à redire. Lentement, suivant le flot lent des élèves, ils finirent par sortirent un à un du Poudlard Express. Hermione lâcha alors –non sans regret– le bras du rouquin.
Les calèches tirées par des Sombrals étaient déjà là, attendant docilement leurs occupants. La foule environnante diminuait à mesure que les calèches partaient vers le château en transportant quatre personnes à la foi. A la tour, les quatre amis se retrouvèrent devant l'une d'elle. Ginny grimpa la première, suivie de près par Harry. Ron aida Hermione à monter, puis il s'engouffra également à l'intérieur de la calèche. Instantanément, les Sombrals commencèrent à avancer à une allure régulière, menant leurs passagers le long de chemin en pente douce, droit vers Poudlard.
Harry, Ron, Hermione et Ginny étaient serrés à l'intérieur ; cependant, cette proximité leur convenait parfaitement. Ils accueillaient avec joie la chaleur qui leur parvenait des autres, bravant ainsi la fraîcheur de ce soir de Septembre. La calèche passa le grand portail encadré de colonnes, elles-mêmes surmontées de sangliers ailés en pierre. Enfin, celle-ci s'immobilisa devant l'immense château de Poudlard. Tous les quatre sortirent au dehors, resserrant leurs capes sur leurs épaules.
Ils levèrent la tête et observèrent le grand château qui s'élevait bien au-dessus d'eux, égal à lui-même. Harry sentit une bouffée de chaleur remonter dans sa poitrine ; il était enfin chez lui. Hermione sourit en même temps que Ron.
- Bon, vous comptez camper ici ? demanda Ginny avec un soupçon d'ironie dans la voix.
Elle avait déjà commencé à monter les marches menant au Hall du château.
- Blasée ? Déjà ? répondit Ron.
- Je ne vais pas m'extasier toute ma vie devant un château vieux de mille ans, malgré toute l'affection que je lui porte, fit-elle, avec un ton plus ironique que jamais. J'ai mieux à faire…
Harry et Hermione éclatèrent de rire et montèrent les marches à la suite de Ginny. Ron maugréa un bon moment avant de s'engager derrière eux.
Une fois dans la Hall, ils aperçurent le professeur McGonagall à l'entrée de la porte menant à la Grande Salle. Elle tenait dans ses mains un tabouret à trois pieds et un vieux chapeau gris et sale. Le professeur leur fit signe d'avancer. Tous les élèves, dont Harry, Ron, Hermione et Ginny s'élancèrent vers la Grande Salle. McGonagall attendait certainement les premières années. Ils allaient assister à la cérémonie de la Répartition. Ils pénétrèrent ainsi dans la Salle. Le plafond magique, à l'image du ciel à l'extérieur, disparaissait derrière les abondants nuages gris. Des chandelles flottaient dans les airs, éclairant d'une lueur dorée la Grande Salle.
Les élèves prirent place autour de leur table désignée, selon leur maison. Harry et Ginny s'installèrent d'un côté de la table des Gryffondor, alors que Ron et Hermione prenaient place en face d'eux. Ils jetèrent un coup d'œil à la table des professeurs, qui faisait face à celles des élèves. Ils aperçurent Flitwick, le minuscule professeur de Sortilèges et Enchantements, campé sur d'épais coussins ; le fantôme du professeur Binns, qui enseignait l'Histoire de la Magie d'une manière qui n'avait rien de passionnante ; Sibylle Trelawney, qui pratiquait et enseignait la divination –Hermione détourna rapidement son regard ; le professeur Vector, qui se chargeait de l'Arithmancie ; l'horrible professeur Rogue, les cheveux toujours aussi gras, qui enseignait (à son grand regret) les potions, ainsi que Hagrid, le garde-chasse, gardien des clefs et des lieux à Poudlard, qui avait été nominé professeur de Soins aux Créatures Magiques il y avait trois ans de cela. En les voyant, Hagrid leur adressa un petit signe de la main, auquel ils s'empressèrent de répondre. Ils virent également le professeur Dumbledore, un des meilleurs sorciers de tous les temps, directeur de l'école. Il était profondément enfoncé dans son large fauteuil, le chapeau de travers, et scruta un instant Harry au-dessus de ses lunettes en forme de demi-lune. Puis, avec un petit sourire, il détourna les yeux vers l'entrée de la Grande Salle, pour voir les premières années, l'air apeuré, se hâter derrière le professeur McGonagall en jetant des regards effrayés autour d'eux.
Le professeur McGonagall arriva enfin devant la table des professeurs. Elle posa le tabouret par terre, et disposa avec précaution le chapeau dessus. Harry le reconnut ; c'était le Choixpeau magique. Tous retinrent alors leur souffle dans la salle, faisant silence pour écouter la traditionnelle chanson de celui-ci. Dans un bruit de déchirure, une ouverture s'ouvrit quelque part près de bord, formant une sorte de bouche. Alors, le Choixpeau se racla la gorge et commença à déclamer, sous les regards épatés des nouveaux :
J'suis le vieux Choixpeau Magique
Tout rapiécé, tout délabré
Mais n'osez pas vous y fier
Mon esprit ne l'est pas, ce s'rait tragique
L'esprit des 4 plus grands réside en moi
Vous devez vous soumettre à leur jugement
Avancez sans peur, j'suis pas méchant
Et c'est à moi qu'incombe ce choix
Selon vos qualités, vous s'rez répartis
Vos personnalités y joueront aussi
Vous porterez les couleurs de votre maison
Avec fierté vous servirez votre blason
Gryffondor regroupe tous les courageux
Les braves qui n'ont pas froid aux yeux
Si vous les rejoignez, vous s'rez honorés
Car en ce haut-lieu, les plus hardis sont rassemblés
La présence d'esprit des Serdaigle aurait de quoi faire des jaloux
Leur loyauté est sans égale
Ils sont toujours là et nous régale
De leur intelligence qui défie les plus fous
Les Poufsouffle aiment le travail par-dessus tout
Pour y arriver ils travaillent nuit et jour
Avec patience ils scrutent les alentours
Eux qui sont amateurs de bon goût
Viennent ensuite les maîtres de ces lieux
Ils vous sont supérieurs en tout selon eux
Vous toise sans vergogne, se moque et vous séparent
La ruse et l'ambition sont les maîtres mots des Serpentard
Le Choixpeau se tût. Les élèves applaudirent à tout rompre à travers toute la salle. Même les premières années affichaient à présent de larges sourires, que le professeur McGonagall s'empressa d'effacer, sa voix couvrant le vacarme (Harry pensa alors qu'Hermione et McGonagall se ressemblait assez sur certains aspects).
- Lorsque j'appellerais votre nom, vous vous avancerez, vous assiérez et poserez le Choixpeau sur votre tête. Une fois qu'il aura déterminé à quelle maison vous appartiendrez, vous rejoindrez vos condisciples à votre table.
Les nouveaux échangèrent des regards éloquents qui firent sourire la plupart des anciens. Ils avaient été à leur place, il n'y a pas si longtemps que ça…
- Aroques, Mélody !
Une jolie jeune fille noire se détacha du groupe et s'avança vers le tabouret ; on pouvait lire l'appréhension sur son visage. Elle enfonça alors le Choixpeau sur ses cheveux sombres, et ferma ses grands yeux noirs. Après un moment, le Choixpeau prit sa décision : « SERDAIGLE ! ». La jeune fille laissa échappa un soupir soulagé, et se rua vers sa table, sous les acclamations de ses camarades.
- J'espère que Gryffondor va avoir droit à de bonnes recrues, cette année, fit Ron à Harry et Hermione. On se doit de gagner la coupe !
Hermione lui fit un large sourire en signe d'approbation tandis que « Blackwell, Julia » était envoyée à Serpentard.
- Ca commence bien, soupira Harry.
Tous les quatre retournèrent leur attention sur la Cérémonie. McGonagall appela à nouveau :
- Campana, Benjamin !
Un jeune garçon brun s'avança d'une démarche mal assurée ; il posa le Choixpeau sur sa silhouette frêle. Celui-ci réfléchit, puis annonça :
- POUFSOUFFLE !
Le garçon se releva, reposa le Choixpeau sur son tabouret, et se dépêcha de rejoindre les Poufsouffle. Déjà, le professeur McGonagall nomma quelqu'un d'autre :
- Chaloin, Morgane !
Une jeune fille se dirigea alors vers le tabouret. Elle avait des cheveux blonds bouclés et des yeux bleus-gris. D'un air conquérant, elle se saisit du Choixpeau, s'assit et attendit.
- GRYFFONDOR !
La jeune fille arbora un large sourire en ôtant le Choixpeau de sa tête et elle courut presque pour rejoindre la table des Gryffondor. De toute évidence, le Choixpeau l'avait envoyé dans la maison qu'elle souhaitait.
- Enfin ! s'écria Ron en lui adressant un sourire.
Tous les Gryffondor applaudirent. La Cérémonie continuait, et le nombre d'élèves restant à répartir diminuait au fur et à mesure. Harry, Ron, Hermione et Ginny remarquèrent que la plupart des nouveaux allaient à Serdaigle.
- Et on s'étonne qu'ils soient toujours en très bonne position dans la course pour la Coupe des Quatre Maisons ! Ils sont deux fois plus nombreux ! bougonna Ginny.
- Gin ! C'est injuste de dire ça… Il est clair que…
Mais Hermione laissa tomber lorsqu'elle vit qu'Harry et Ron approuvait vigoureusement les propos de Ginny de la tête (« Laclost, Stanislas ! » « POUFSOUFFLE ! »). Le professeur McGonagall continuait d'appeler des élèves pour qu'ils se confrontent au choix du Choixpeau.
- Manuel, Hector !
Un garçon dont les cheveux blonds retombaient devant ses yeux s'avança précautionneusement. Avant de poser le Choixpeau sur sa tête, il rejeta ses cheveux en arrière. Il semblait assez serein, mais ses mains qu'il serrait fermement sur le tabouret le trahissaient.
- SERDAIGLE !
Les yeux bleus du garçon étincelèrent, et il alla se placer à la table de sa maison.
- Qu'est-ce que je disais ! lança Ginny.
Hermione leva les yeux au ciel. Harry, lui, semblait, trouver la situation assez amusante, à en juger par son petit sourire en coin et ses yeux qui pétillaient. Ron ne prêtait attention qu'aux élèves qui attendaient leur tour, cherchant vainement à repérer un potentiel Gryffondor. Il ne restait plus que six élèves à répartir. Odgens, Olga fût envoyée à Poufsouffle et Oldman, Jack à Gryffondor.
- Pierre-Louis, Coralie !
Une jeune fille mate aux cheveux bruns bouclés s'avança. D'un air parfaitement assuré, elle mit le Choixpeau sur sa tête.
- SERPENTARD !
Elle gratifia la foule d'un sourire éclatant, puis s'assit à la table des Serpentard sans même demander son reste.
La Répartition s'acheva avec Wimbley, Ignis, qui alla à Gryffondor.
Ron applaudit vigoureusement, plus la fin de la Cérémonie qu'Ignis qui s'était installé à côté de la fille aux cheveux blonds bouclés. Dans un grondement sonore, son ventre approuva. Rusard, le concierge, vint chercher le Choixpeau et le tabouret qu'il amena hors de la Grande Salle. Le professeur McGonagall se glissa derrière la table des professeurs, et se laissa tomber sur son siège. Dumbledore se leva alors, et le silence se fit dans l'instant. Il s'accorda alors un sourire, ses yeux pétillants tandis qu'il regardait les élèves derrière ses lunettes dorées.
- Bienvenue à tous ! fit-il avec bienveillance. Je suis heureux de retrouver tous mes anciens élèves, et d'accueillir les nouveaux ! Avant de nous repaître de ce merveilleux festin, je souhaiterais attirer votre attention sur…
Mais Harry, Ron, Hermione et Ginny ne surent jamais sur quoi Dumbledore voulait attirer leur attention. A la stupéfaction générale, un hibou grand duc mordoré venait d'entrer dans la Grande Salle. Bouche bée, les élèves le regardèrent traverser la Salle dans toute sa longueur, avant de se poser sur le bras que lui offrit Dumbledore. Une lettre était attachée à la patte de l'oiseau.
Les sourcils froncés, Dumbledore prit l'enveloppe dans ses mains et l'examina avec curiosité. Le hibou s'envola aussitôt et ressortit de la Grande Salle aussi soudainement qu'il y était rentré. Dumbledore s'était rassit. Il décacheta la missive avec précaution, et la lut rapidement. Au fur et à mesure qu'il progressait dans sa lecture, son regard se faisait de plus en plus sombre. Le professeur McGonagall l'observait avec appréhension.
Après avoir achevé sa lecture, le professeur Dumbledore passa la lettre à McGonagall et se pencha vers elle pour lui parler à l'oreille. Cette dernière tressaillit, ce qui n'était pas bon signe, selon Harry. Le professeur McGonagall était d'ordinaire une personne qui paraissait inébranlable. Dumbledore et McGonagall se levèrent alors. Ils contournèrent la table des professeurs, et commencèrent à s'avancer le long de l'allée, en silence. Ils arrivèrent devant la porte qui séparait la Grande Salle du Hall d'entrée. Avant de sortir, Dumbledore se retourna, et regarda chacune des tables. Puis il prononça d'une voix anxieuse qu'on ne lui connaissait pas :
- Vous pouvez manger. Que le festin commence.
Et il sortit, suivit par le professeur McGonagall.
Un murmure monta des quatre tables. Les élèves ne s'étaient même pas aperçu que les plats d'or débordaient à présent de victuailles diverses et variées, libérant des effluves alléchantes. Chacun se demandait à présent ce qui avait pût conduire à une telle conduite de la part de Dumbledore et de McGonagall.
- Peut-être des nouvelles de Voldemort, annonça sombrement Harry.
Ron tressaillit.
- Je ne pense pas, répliqua Hermione. Pas déjà.
- Peut-être qu'il y a un problème au château. Un intrus ou quelque chose comme ça, suggéra Ginny.
- C'est plus probable, lâcha Ron.
- Sauf que… commença Hermione.
- SILENCE ! hurla une voix en provenance de la table des professeurs.
Tous se retournèrent avec surprise ; c'était le professeur Rogue qui avait crié ainsi.
- Vous croyez peut-être, jeunes gens, que l'absence momentané du professeur Dumbledore vous autorise à faire un vacarme pareil ? dit-il doucereusement.
Plus personne ne dit rien. Rogue tenta un sourire mauvais qui apparut comme un rictus.
- Bien. A présent, contentez-vous de manger en silence.
Les élèves obéirent, le son de leurs conversations n'excédant pas les murmures.
Après un bon quart d'heure, le professeur McGonagall revint dans la Grande Salle. Lorsqu'Harry la vit, il eut immédiatement un mauvais pressentiment. A nouveau, la Salle se trouva plongée dans le silence complet, les élèves espérant obtenir des informations. Mais le professeur McGonagall ne fit aucune déclaration. Elle se contenta d'avancer le long des tables. Puis, à la grande horreur d'Harry, Hermione, Ginny et Ron, elle s'arrêta à leur niveau et se rapprocha de la table des Gryffondor. Ils la regardèrent tous les quatre avec une appréhension grandissante en voyant l'expression désolée qu'elle arborait.
- Miss Granger, commença-t-elle.
Hermione eut un haut-le-corps. Elle sentit son estomac se retourner, et elle posa son couteau et sa fourchette en s'efforçant de se calmer. Ron, Harry et Ginny regardaient alternativement Hermione et le professeur McGonagall.
- Je vous demanderez de me suivre, s'il-vous-plaît, continua-t-elle.
Hermione sentit que tous les regards étaient braqués sur elle. Elle se sentit rougir, mais ce n'était pas le plus important pour le moment. Avec une expression de stupéfaction polie, elle fixa le professeur McGonagall et réussit à articuler :
- Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal, professeur ?
- Non, Miss Granger. Il ne s'agit pas de ça. Je vous demande de me suivre.
Hermione allait répliquer, mais McGonagall ajouta :
- Tout de suite, Hermione.
Cette fois-ci, Harry, Ron et Ginny arborèrent la même expression inquiète et stupéfaite qu'Hermione. Jamais le professeur McGonagall n'avait appelé une élève par son prénom. Elle regardait Hermione attentivement, un regard empli de… pitié ?
Hermione semblait avoir prit une véritable douche froide. Lentement, avec des gestes lourds, elle se leva. Toute la Salle retenait son souffle.
- Non, pas vous, Potter. Vous non plus, Weasley, souffla le professeur McGonagall à l'adresse d'Harry et Ron qui s'étaient déjà levés.
- Mais, professeur… commença Harry.
- Vous retrouverez Miss Granger plus tard, Mr Potter.
- Voyons, professeur, Hermione est notre… ajouta Ron.
- Je sais, Mr Weasley. Mais vous ne venez pas avec nous. Je vous assure que si Miss Granger le désire, vous pourrez la voir le plus tôt possible, trancha le professeur McGonagall.
- Comment ça, si je le désire ? s'enquit Hermione.
- Plus tard, Miss Granger.
Et elle tourna les talons. Hermione échangea un dernier regard anxieux avec Ron, Ginny et Harry. Puis elle se tourna elle aussi, essaya d'oublier que tous les regards étaient braqués sur elle, et sortit de la Grande Salle, à la suite du professeur McGonagall, se demandant dans quel pétrin elle avait bien pût se fourrer.
oOoOo
Here we go !
Je tiens à préciser que je veux dédier ce chapitre à toute ma petite bande, "The Friendship" ; ils sont tous apparus (dont moi) dans ce chapitre, en tant que première année... Je n'en dirais pas plus ;)
Voilà pour la minute "larme à l'oeil" lol ! J'espère sincèrement que ce chapitre vous a plu, j'ai en tout cas pris beaucoup de plaisir à l'écire... Je fais un petit appel aux reviews ! J'adore avoir votre avis, et n'hésitez pas à me donner des idées pour la suite de l'histoire.
Petite précision, les "choses sérieuses" commencent au prochain chapitre. Je pense que pas mal d'entre vous auront deviné ce qui s'est passé, et en quoi cela se rapporte à Hermione... Réponse le plus vite possible, je ferais de mon mieux pour être plus rapide !
P.S : Comment trouvez-vous la chanson du Choixpeau ? J'ai mis du temps à l'écrire, mais elle a finit par vraiment me plaire... :)
Bisx à tous !
