Juste deux mois. A peine deux mois, deux tout petits mois ... XD ! Cela passe vite deux mois, non ? ;) ! ... Bon d'accord, je suis sincèrement désolée pour ce retard affreux, et j'espère que vous apprécierez ce deuxième et dernier chapitre, et que le retard ne vous aura pas trop gêné ! XD ! De plus, je tiens à vous remercier énormément pour toutes les belles et superbes reviews que vous m'avez laissé ! XD ! Cela m'a fait extrêmement plaisir ! MERCI !! XD ! J'espère ne pas faire pire que la dernière fois ! XD ! Et aussi d'essayer de respecter ce superbe couple qu'est l'edroy ! ;) ! Mais bon, au final cela aura été une merveilleuse expérience d'écrire ce two-shot Royed ! Et je vous remercie tous pour votre soutien ! Il est quand même conseillé de relire le chapitre précédent pour ne pas être trop perdu. Bon, maintenant, après tous ces commentaires bidons, bonne lecture !! ;) !

Situation : Roy est dans le train en direction de Rush Valley, qu'il a pris suite à une saute d'humeur, sa destination initiale étant Central. Il décide donc de se lancer, en se déclarant auprès d'Edward dès qu'il sera arrivé, malgré tous les risques que cela comporte.

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Planté devant sa feuille resplendissante de blancheur et un stylo à la main, un jeune homme à la chevelure d'une couleur d'or étonnante soupira longuement, désespéré par son manque total de concentration. Depuis bientôt une heure, Edward n'arrivait pas à se défaire de l'image entêtante d'un trentenaire brun et ambitieux, assis derrière la vitre d'un train en arborant un sourire amer. Cette expression si peu commune au colonel avait retenu l'attention du Fullmetal en raison de sa surprise. Aussi longtemps qu'il avait connu Mustang, jamais Edward n'avait vu une pareille marque de malaise sur son visage.

Un autre soupir. Levant finalement le nez de ses feuilles de travail encore vierges d'écriture, le jeune homme tendit la main vers la tasse en porcelaine posée sur son bureau. Lentement, il porta le liquide brun brûlant contenu par celle-ci à ses lèvres, afin de le réveiller un peu plus en stimulant sa matière grise afin de travailler. Malheureusement pour le jeune alchimiste, son esprit têtu refusait catégoriquement de penser à autre chose qu'au sourire triste présent sur les lèvres de Mustang. Inquiet par son comportement des plus suspects, Edward posa sa main gauche contre son front.

« Etrange, il n'y a aucune trace de fièvre ... alors pourquoi ai-je l'impression de devenir fou ? Pourquoi diable je n'arrête pas de me faire du souci à son sujet ? », se demanda le jeune homme, totalement perplexe sur ce qu'il lui arrivait.

Il était incapable de comprendre pourquoi il s'inquiétait tellement du fait que la vision de lui et Winry main dans la main gênait Roy. Après tout, vu les circonstances, tout cela pouvait paraître plutôt normal. Un jeune colonel talentueux qui rêvait de devenir Généralissime afin de sauver son pays de la fatalité imposée par les homonculus ne pouvait être serein et paisible tous les jours. Comme Edward, Roy devait sûrement être stressé par ses lourdes responsabilités, fatigué de sa lutte contre les homonculus, et surtout, traumatisé par un des évènements les plus marquants de sa vie : la guerre d'Ishbal. Donc, il semblait tout à fait possible que Roy soit en partie jaloux d'un geste d'affection, d'une paix éphémère. Un être qui côtoie chaque instant de sa vie la souffrance a le droit de désirer lui aussi quelques instants de bonheur illusoire.

A cette pensée, Edward se sentit moins coupable, comme s'il pouvait sentir un poids s'enlever de ses frêles épaules. Soulagé, il soupira une troisième fois. Il était angoissé à l'idée d'avoir causé une souffrance pour son colonel. Parce que même si le jeune homme blond refusait de se l'avouer depuis qu'il avait rencontré Roy, Edward l'admirait. Mustang était comme un modèle pour lui.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le jeune homme blond avait envisagé que l'homme ténébreux et lui se ressemblaient. Un peu. Ils avaient tous les deux connus un enfer qui les avait marqués au fer rouge dans leur esprit : Edward la perte de sa mère ainsi que sa tentative de transmutation humaine, Roy la guerre d'Ishbal et son génocide. Le Fullmetal avait donc supposé que son colonel vivait avec la même punition que lui : le sentiment incessant de se sentir coupable d'un drame horrible, d'être la cause d'un malheur atroce pour quelqu'un. Quelque part, cela le rassurait. Edward se sentait moins seul dans ce monde, en imaginant qu'il y avait quelqu'un qui souffrait comme lui, et qui pouvait le comprendre. Un semblable.

Cependant, le jeune homme blond avait peur que cette admiration pour son colonel ait évoluée petit à petit en quelque chose de plus fort, de plus intense et de plus incontrôlable. Honteux de ressentir de tels sentiments pour Mustang, Edward avait banni de son esprit cette idée néfaste et dangereuse aussi vite qu'elle était venue en lui. Malgré cela, une question se répétait inlassablement dans son esprit.

Peut-être qu'il l'aimait bien en fin de compte ...

Le jeune homme blond reposa sa tasse de café maintenant devenue froide sur son bureau couvert de feuilles blanches. Il la regarda d'un air étrange, comme si elle était la cause de son délire intérieur. Lui, le Fullmetal Alchemist, Edward Elric, tombé amoureux du colonel Mustang ? Quelle belle ironie ! La meilleure blague du siècle !! Décidément, le café avait des effets nocifs sur le jeune homme.

Dernier soupir. Il reprit en main son stylo et commença finalement à noircir les quelques feuilles qui traînaient sur son bureau, en attendant sagement l'heure du déjeuner. Il fallait qu'Edward trouve un moyen d'oublier ses penchants amoureux dangereux pour lui-même. Un homme ne peut pas en aimer un autre ..., pas vrai ?

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"Tic-Tac ... Tic-Tac ... Tic-Tac ... Tic-Tac ..."

Le bruit calme et incessant de l'horloge résonnait dans toute la pièce, faisant écho à la respiration paisible du jeune homme endormi sur son bureau. La fatigue et le stress provoqués par ses sentiments envers l'homme ténébreux avaient eu raison de lui. Il était étendu sur ses feuilles à peine griffonnées, le bras droit se balançant dans le vide pendant que l'autre lui servait d'oreiller.

Brisant cette étrange atmosphère de paix illusoire, un petit toquement sur la porte de la pièce se fit entendre, tirant brusquement Edward des bras de Morphée. Surpris, il se redressa sur son siège, et se frotta les yeux afin de se réveiller le plus possible. En émettant un petit gémissement afin de manifester son mécontentement, le jeune homme se leva finalement avec quelques difficultés vers la porte, afin de découvrir qui était l'idiot qui l'avait dérangé. Il ouvrit doucement la porte, mais stoppa immédiatement son geste lorsqu'il découvrit avec stupeur qui se tenait devant lui, un petit sourire au coin des lèvres.

'Edward ... encore au boulot à ce que je vois.', déclara Roy d'un ton assez moqueur, se retenant de ne pas éclater de rire devant les yeux dorés écarquillés de surprise qu'arborait le jeune homme blond.

'Mais ... qu'est-ce que ... vous faites ici colonel ?', demanda Edward, avec une voix éraillée qui trahissait son réveil soudain.

'Je vois que tu es heureux de me revoir. Je t'ai manqué ? Hé bien ... Tu travailles encore à cette heure-ci ?', répondit l'homme brun avec un sourire, esquivant la question de son jeune subordonné.

'O-Oui, je travaille ... m-mais vous n'avez toujours pas répondu à ma question ...', commença Edward en bafouillant, avant d'être interrompu par son colonel préféré, qui venait d'entrer dans la pièce, ne voulant pas rester éternellement devant la porte. Il frôla Edward, le faisant ainsi sentir son doux parfum et sa présence rassurante. Le jeune homme blond se retint à grande peine de ne pas frissonner à son passage, désorienté par tout ce qui se passait actuellement. Il n'arrivait pas à croire que tout cela était vrai. Le colonel était là, devant lui, alors qu'il aurait du être à Central. « Est-ce un rêve ? Une occasion en or à ne manquer sous aucun prétexte ? Ou bien un signe pour m'encourager à me lancer une fois pour toutes ? », se demanda intérieurement Edward.

'Winry ne va pas être contente si son petit-ami bosse autant ...', déclara Roy d'une voix amusée, en essayant de ne pas montrer sa tristesse au sujet de la relation entre Edward et sa mécanicienne.

'Dites-moi d'abord ce que vous faites ici colonel, vous ne deviez pas ... A-Attendez ! Qu'est-ce que vous venez de dire ?', l'interrogea le jeune homme blond, surpris par le terme utilisé par son supérieur. « Petit-ami ? Mais qu'est-ce qu'il raconte ? », pensa Edward, pris totalement au dépourvu.

'Qu'est-ce qu'il y a ? Ce n'est pas encore officiel c'est cela ? En tout cas bien joué Fullmetal !', s'exclama Roy d'un ton enjoué qui sonnait étrangement faux aux oreilles d'Edward.

'M-Mais ne vous méprenez pas ! Il n'y a rien entre nous deux ! Mais qu'est-ce qui vous fait dire cela ?', s'écria le jeune homme blond, qui voulait absolument que Roy comprenne la vraie situation. Edward était libre, et son coeur attendait désespérément l'homme ténébreux.

'Sur le quai de la gare. Vous vous teniez la main. Et tu as rougi comme une pivoine. Cela aurait été impossible de devenir plus rouge que toi à ce moment là. La crevette s'est métamorphosée en une écrevisse on dirait ...', déclara Mustang d'un ton posé et bizarrement froid. De plus, son regard auparavant joyeux était devenu subitement amer et lointain en prononçant ces simples paroles.

'J'étais surpris ! C'est tout !!', se défendit le jeune homme, tel un enfant qui avait commis une faute dont il était innocent. Edward n'arrivait pas à comprendre le comportement inquiétant de son supérieur. D'un côté il semblait heureux de penser qu'il s'était trouvé une petite-amie, mais d'un autre ... Roy avait l'air de souffrir de cette situation. On aurait presque dit qu'il lui en voulait d'être soit-disant aimé par Winry.

'Surpris ? Depuis quand rougit-on lorsque l'on est surpris ?', répliqua Roy, qui refusait de croire ce qu'Edward s'efforçait de lui expliquer. Pour le colonel, tout était perdu. Edward lui était perdu. Désespéré, il tentait de tromper les apparences en faisant avouer au jeune homme son amour pour Winry. Même si cela lui brisait le coeur. Maintenant, il était confus, ayant perdu tous ses repères. Il ne se rendait même plus compte de ce qu'il faisait, de ce qu'il disait. Il était à deux doigts de s'effondrer, ayant perdu toute la motivation qu'il avait il y a quelques heures.

'Je ... En fait ... C'était la course de la maison jusqu'à la gare qui m'a essoufflé !!', s'exclama Edward, essayant vainement de convaincre son supérieur. En fait, il était angoissé de lui confier la vraie raison de son rougissement.

'C'est cela oui ... Tu es doué pour beaucoup de choses, mais pas pour inventer des excuses Fullmetal. Tu as des sentiments pour ta méca—', commença Roy avant d'être violemment interrompu par Edward.

'NON !', hurla le jeune homme, agacé par le délire de son supérieur. Visiblement, quelque chose n'allait pas avec lui. Et Edward voulait à tout prix savoir ce qui torturait Roy de l'intérieur. 'Je ... C'est juste que ... je ne suis pas habitué aux contacts physiques avec les gens ...', se confia le jeune homme blond, espérant que s'il révélait ses secrets, son colonel suivrait peut-être son exemple. Il le regarda droit dans ses yeux bruns, en essayant de découvrir un semblant de curiosité chez Roy.

'Qu'est-ce que tu racontes ?', demanda Roy qui s'était calmé en voyant l'attitude presque désespérée de son subordonné. Il lui semblait qu'Edward réclamait toute son attention, mais sans pour autant lui dire franchement. Tout cela s'était passé sans parole, rien qu'avec le regard. Edward était vraiment un jeune homme intriguant, ce qui le rendait tellement attirant.

Le jeune homme prit une grande inspiration avant de commençer, en murmurant presque ses paroles, troublé par l'écoute attentive de Roy.'Les gens, les relations sociales ... Tout cela me perturbe, je me sens si mal à l'aise dans ces moments-là. Chaque fois ... je suis déstabilisé par le moindre contact ... et je ne peux pas contrôler mes émotions. Et mes auto-mails n'arrangent rien, j'ai encore plus de mal avec les autres à cause de la froideur du métal. J'ai peur de m'approcher trop près d'eux, de faire un faux-pas ou un mauvais geste qui pourrait tout gâcher ou les brusquer. Et ne vous mettez pas à rire non plus !', s'exclama Edward en entendant le rire de son supérieur.

Le jeune homme s'était confié si sincèrement, que Roy se sentit obligé de le croire, mettant fin à tous ses soupçons sur sa relation avec la mécanicienne. Cela était si émouvant de voir son subordonné si fragile, pouvant se briser aussi facilement. Cependant l'homme brun commença à rire nerveusement, emporté par toutes ses émotions. Il était soulagé qu'Edward n'était pas avec sa mécanicienne, et heureux que celui-ci se confie à lui. Cela le rendait plus proche de son subordonné, et l'ambiance se détendit à fil des rires du colonel. Malgré les regards faussement outragés d'Edward, qui était totalement surpris de voir Roy se moquer de lui, alors qu'il n'y a que quelques instants, il le menaçait presque pour qu'il avoue un amour inexistant pour sa mécanicienne. Ce côté mystérieux rendait Roy incroyablement charmant aux yeux du jeune homme blond.

'Ce n'est pas parce que vous avez l'habitude des contacts physiques avec les gens que vous avez le droit de vous moquer de moi !', s'exclama Edward qui se sentait un peu ridicule, ses joues prenant subitment une douce teinte écarlate.

'Je n'oserai jamais voyons ... Mais, par contacts physiques ... qu'est-ce que tu sous-entends ?', demanda Roy d'une voix encore un peu moqueuse, en séchant les larmes de joie qui brillaient dans ses yeux bruns. Il devenait de plus en plus curieux à propos de son subordonné, cherchant à connaître le plus de choses sur lui, les moindres détails, afin de peut-être pouvoir être plus proche de lui.

Edward détourna la tête, gêné de se confier autant à son colonel. Il n'osait plus le regarder en face, de peur de croiser ses yeux ténébreux le fixer attentivement. 'En fait ... particulièrement les contacts peau contre peau ...'

Instinctivement, et poussé par la joie d'apprendre que le jeune homme n'était pas avec Winry, Roy se mit à avancer lentement sa main vers le visage d'Edward. Il caressa doucement la joue du jeune homme, effleurant agréablement sa peau lisse, en essayant toutefois de ne pas trop le brusquer. Mustang se surprit lui-même de ce geste, sentant une rougeur incontrôlable naître sur ses propres joues. Quant à Edward, le battement de son coeur s'accéléra subitement sous l'effet de la surprise, pris totalement au dépourvu. Il n'aurait jamais cru Roy capable de faire une telle chose, et avec une incroyable douceur qui le fit frissonner. Le jeune homme se mit à rougir intensément, en sentant que leur relation avait évolué un peu plus vers de l'affection, dépassant les frontières professionnelles de l'armée. Edward tourna subitement la tête vers Roy, son regard doré trahissant encore un peu l'incompréhension du jeune homme. « Pourquoi est-ce qu'il a fait ça ? », pensa-t-il, perturbé par les agissements de son colonel.

'Comme ça ?', répondit simplement l'homme brun avec un sourire malicieux, l'homme brun pouvant sentir toute la perplexité de son subordonné.

Edward resta interdit pendant un petit moment, avant de se reprendre du mieux qu'il pouvait. Cette situation incroyable et presque iréelle était une occasion en or. Il ne fallait absolument pas qu'il la laisse filer sans rien faire. 'Oui ... mais cela n'est pas ce qui me perturbe le plus.'

'Ah bon ?', demanda Roy, un peu surpris par les paroles du jeune homme.

'Il ... Il y a aussi les contacts avec les ... lèvres qui me mettent assez mal à l'aise.', déclara Edward, une lueur de peur luisant dans ses yeux dorés, en même temps que son visage virait à l'écarlate. Il s'était lancé, offrant à son colonel l'occasion de l'embrasser. La décision d'aller plus loin était entre les mains de Roy, ce qui angoissait énormément Edward, le jeune homme étant tendu au maximum, guettant toutes les réactions possibles de l'homme brun.

'Avec les lèvres ?', déclara l'homme brun reprenant les mots d'Edward, un peu surpris par cette confidence qui ressemblait étrangement à une invitation.

'Ou—', commença le jeune homme, avant d'être interrompu par un geste inattendu de la part de son colonel. Avec une certaine lenteur déconcertante, celui-ci s'approcha d'Edward et posa délicatement ses lèvres chaudes sur la joue du jeune homme, à l'endroit exact où il l'avait caressé auparavant avec sa main. Cela fit frissonner Edward de bonheur, en sentant le baiser court, simple mais tellement inespéré de son supérieur sur son visage, ainsi que sa respiration chaude. Il ferma les yeux pour ressentir davantage la joie qui s'imisçait en lui, rien qu'avec l'étrange contact de sa peau et les lèvres de Roy. « Qu'est-ce que ça va être si je peux aller plus loin avec lui ... Calme tes ardeurs Edward ! », pensa-t-il intérieurement, heureux de l'émotion qui le submergeait totalement.

Le jeune homme et Roy avaient fait voler en éclats toutes les limites d'une simple amitié professionnelle avec ce geste d'affection. Malgré sa chasteté, ce baiser signifiait beaucoup de choses pour les deux hommes, même si cela pouvait parfaitement paraître ridicule aux yeux des autres. C'était un pas immense vers la naissance d'une relation plus affective entre les deux alchimistes.

Roy se recula un peu son visage de celui de son subordonné, afin de voir l'impact de son geste sur celui-ci. Il fut agréablement surpris en découvrant un jeune homme complètement déboussolé et le sourire aux lèvres, écarlate comme une écrevisse. Un petit sourire ravageur se dessina sur les lèvres de l'homme brun, qui était soulagé. Edward semblait heureux. Edward semblait heureux qu'il l'ait embrassé. Lui, Roy, et pas un autre. Et pas une autre. Edward semblait heureux qu'il l'ait embrassé lui, et non pas Winry.

Confus au possible par cette situation déroutante, l'homme brun hésita un instant avant de franchir un nouveau cap décisif pour les deux hommes. Il laissa son regard ténébreux se perdre momentanément dans celui doré de son subordonné, afin d'y trouver le courage pour accomplir ses envies dévorantes de baisers. Edward, quant à lui, avait compris les intentions de son colonel. Sans attendre une seconde de plus, il le devança. Le jeune homme franchit en tremblant les derniers centimètres qui séparaient ses lèvres de celles chaudes et attirantes de Roy.

Edward n'était pas très fort pour embrasser les gens, et il en avait parfaitement conscience. Malgré ce manque cruel d'expérience dans le domaine des baisers, il avait voulu montrer au colonel que lui aussi pouvait prendre des initiatives, même si son baiser allait être totalement maladroit, ou totalement raté. Prenant tout son courage à deux mains, le jeune homme tendit lentement ses lèvres vers le visage de Roy, frôlant avec délice celles de l'homme brun. Un énorme frisson lui parcourut l'échine pendant qu'il pressa un peu plus ses lèvres contre la bouche de son colonel, tremblant littéralement de plaisir. Le contact était doux mais bref, merveilleux mais étrange, et Edward était heureux au possible en sentant un petit sourire de son supérieur contre ses lèvres. Le pas était franchi. Le coeur battant à la chamade, le jeune homme se recula ensuite, rompant le court, mais intense baiser qu'avaient partagé avec bonheur les deux hommes.

Ne parvenant pas à maîtriser sa joie d'avoir pu embrasser Edward, Roy se précipita vers lui, l'embrassant à son tour pour lui montrer qu'est-ce qu'était un vrai baiser, en opposition à celui chaste qu'ils avaient eu. L'homme brun prit le jeune homme dans ses bras par la taille, l'entourant avec tendresse, pendant qu'il l'embrassait fougueusement, ne pouvant pas retenir un instant de plus sa passion dévorante. Il fut agréablement surpris lorsqu'il sentit deux paires de bras entourer délicatement son cou, et une petite main passer dans ses cheveux bruns. Leur baiser était totalement différent du premier, plus fort et sulfureux, les essoufflant tous les deux par son étrange intensité. Appuyés contre le bureau d'Edward pour ne pas tomber, les deux hommes le faisaient bouger sans s'en rendre compte. Ce n'est que quand la tasse de café heurta le sol avec violence, se brisant en mille morceaux, qu'ils surent que leur baiser était vraiment très langoureux pour faire trembler ainsi le meuble. La tasse gisait par terre, mais ils s'en foutaient. Il n'y avait que leur baiser, symbole de leur amour qui comptait. Leurs deux corps chauds étaient collés l'un à l'autre, comme s'ils ne pouvaient plus se séparer. Maintenant qu'ils s'étaient trouvés, Edward et Roy voulaient rattraper le temps perdu par leur peur d'être rejeté, repoussé, ou abandonné.

L'homme brun décida subitment de rompre le baiser, épuisé par celui-ci. Il quitta avec un certain regret les douces lèvres de son amant. Ses joues étaient complètement écarlates, et il remarqua avec plaisir que celles du jeune homme aussi. Il avait quand même un peu de mal à se rendre compte que tout cela n'était pas un rêve. Que tout cela était la douce réalité. Edward, quant à lui, était aux anges. « Alors c'est ça, un baiser avec le colonel ? Tout compte fait, j'ai bien fait de tomber amoureux de lui. Ce mec embrasse comme un Dieu ! », pensa-t-il, toujours un peu sonné par le baiser sulfureux de Roy.

'Alors ... ça t'a vraiment perturbé ce contact avec les lèvres Edward ?', demanda l'homme ténébreux avec un petit sourire, amusé de voir les joues de son subordonné rougir encore plus, ce qui le rendait extrêmement mignon aux yeux de Roy.

'Mettez-là un peu en veilleuse colonel ...', répliqua le jeune homme, avant de s'approcher de son supérieur pour l'embrasser de nouveau, retrouvant avec plaisir au goût des lèvres de son amant.

Les deux hommes continuèrent de s'embrasser fouguesement, en sachant parfaitement qu'ils s'aimaient passionément l'un l'autre. Mais les deux hommes n'oseraient jamais le dire de vive voix. Maintenant qu'ils étaient ensemble, ils ne se quitteraient plus. Leur déclaration d'amour s'était passée sans parole, rien qu'avec le regard ... et un intense baiser.

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Voilà !! XD XD XD !! C'est terminé ! J'espère que la fin vous a plu ! ;) ! J'aurais quand même aimé en écrire une autre, en terminant par Edward qui se réveillait à la fin du baiser, découvrant que tout ceci n'était qu'un rêve ... Mais bon ! XD XD XD ! J'espère que ce chapitre vous a plu, que ce two-shot vous a plu aussi, et que j'ai été à la hauteur de vos attentes. Je tiens à vous remercier énormément pour vos reviews, c'est super sympa de votre part ! ;) ! Si vous souhaitez que j'écrive une autre fic edroy ... faites le moi savoir ! XD ! Encore merci de m'avoir lue, j'espère de tout coeur que vous aurez aimé lire ce two-shot. Passez une bonne journée ! ;) !

Ps : je suis désolée pour l'immense retard que j'ai eu !! XD XD XD ! Et je suis désolée aussi si ce chapitre ne vous a pas plu ! ;) !

Re ps : La chanson, est celle de Zazie "Des rails", d'où le nom du titre XD ! Voilà !! ;) !