Hello Hello!
Aujourd'hui est un jour spécial, magique, exceptionnel!
Il y a quelques années de cela naissait une merveilleuse petite fille prénommée Amélie. Les fées avaient été conviées à sa naissance, et chacune la dota d'un don inestimable. L'une d'elle lui donna un sourire à faire fondre le plus glacé des coeurs. Une autre une compassion hors du commun. Une autre encore, un talent pour l'écriture indéniable. Une autre, la capacité de transmettre des émotions toutes aussi forte les unes que les autres à travers ses écrits. Elles défilèrent les unes après les autres, et quand vint le tour de la dernière, toutes les meilleures qualités avaient été données. Elle soupira lourdement, drôlement embêtée, et finit par décider de lui donner... Un sadisme sans limites!
Et quand on connait Camilla don Molina, on peut dire qu'elle a eu la main lourde sur la poussière d'étoile, la Fée C. ! (ben oui, c'est son nom! en même temps, quelle autre fée aurait pu doter une fille aussi adorable d'un sadisme aussi cruel?)
Bref. Ceci est mon cadeau d'anniversaire pour ma Keona, en espérant qu'ils vous plaira, et surtout, qu'il te plaira à toi, ma jolie princesse!
Happy birthday my dear!
Le retour d'Amélie.
Six mois après la proposition de Jacob, Amélie revint à New-York, avec un peu plus de 27 années de souvenirs de la Belgique dans ses bagages.
Elle avait accepté sans hésiter la proposition de Jacob, mais à ses propres conditions.
Elle ne travaillerait pas pour lui et reviendrait dès qu'elle aurait trouvé un poste digne de ce nom dans la région. Sachant qu'elle allait passer plus de temps avec Jacob, elle tenait à afficher publiquement leur relation, et ne souhaitait pas passer pour une opportuniste. Certes, elle était brillante et son travail au sein de la compagnie était irréprochable, mais elle restait une femme à responsabilités dans un monde d'hommes. Elle avait travaillé dur pour obtenir ses gallons, et refusait que ses efforts ne soient mis en doute, sous prétexte qu'elle couche avec le grand Patron.
Elle avait donc décroché un poste très haut placé sous les ordres de Rosalie Cullen, l'une des vice-présidentes du Groupe Cullen. La plus acceptable, selon Amélie. A son entretien, elle avait clairement expliqué les raisons de son changement soudain de multinationale, spécifiant que sa relation avec Jacob Black n'influerait jamais avec son travail, et qu'au moindre conflit d'intérêt, elle démissionnerait sans hésiter. Rosalie avait été touchée par son histoire et sa sincérité, et lui avait offert le poste à la fin de l'entrevue.
Jacob n'avait pas été ravi de savoir qu'elle travaillerait pour une société concurrente, mais il savait qu'il n'avait pas son mot à dire, et honnêtement, il aurait même accepté qu'elle ouvre sa propre boite dans le même secteur d'activité, si cela signifiait qu'elle resterait avec lui.
La deuxième condition d'Amélie, la plus dure, selon Jacob, fut la séparation de corps. Il était hors de question pour elle qu'elle habite avec lui. Elle craignait que la passion ne s'éteigne s'ils étaient en permanence sur le dos de l'autre. Leur relation avait jusqu'ici tenu le choc, mais elle était sur le point de changer radicalement. Ils se verraient plus souvent, auraient le temps d'analyser les petits défauts de l'un ou de l'autre alors qu'ils n'avaient jadis qu'une semaine pour profiter de leur retrouvailles, et la perspective que leur histoire se termine à cause d'une certaine routine effrayait grandement la jeune femme.
Pour cette raison, elle avait cherché un appartement assez éloigné du somptueux loft de Jacob, situé sur l'Upper East Side et avec une magnifique vue sur Central Park. Elle avait trouvé un duplex dans le quartier de Tribeca, tout proche du quartier des affaires et bien lumineux, comme elle les aimait.
Elle tenait aussi à garder une certaine indépendance. Elle avait quand-même quitté sa Belgique natale pour vivre avec lui! Elle avait tout quitté sur un coup de tête, uniquement pour lui, et refusait de se priver d'une des choses qui la caractérisait le plus.
Elle l'avait aménagé à distance, avec l'aide de l'assistante personnelle de Jacob, la seule à avoir été au courant de leur liaison depuis le départ. Amélie ne connaissait absolument pas Leah, mais elle avait assez confiance en Jacob pour savoir qu'il n'aurait pas engagé quelqu'un qui n'aurait pas un minimum de compétences et de respect pour son travail. Elle ne fut pas déçue lorsqu'elle vit que ses souhaits de décoration avaient été respectés, et conseilla même à Jacob de lui donner une petite augmentation – ce qu'il fit, évidemment, car rien n'était trop beau pour sa beauté Belge.
Amélie eut cependant du mal à se faire à la vie New-yorkaise. Le rythme américain était bien plus effréné qu'en Belgique. Elle était toujours par monts et par vaux avec Rosalie, à organiser des réunion, des réceptions caritatives, sans parler des voyages de plusieurs jours à travers le pays, si bien qu'elle avait peu de temps à consacrer à Jacob, ce qui la contrariait grandement, puisqu'il était la raison première de son arrivée dans la Grosse Pomme.
Jacob, lui, ne lui en voulait aucunement. Il adaptait son emploi du temps en fonction du sien, annulant des rendez-vous extrêmement importants ou faisait Leah y aller à sa place dès qu'il savait qu'Amélie avait un créneau. La jeune femme se trouvait extrêmement mal de bouleverser la vie professionnelle de celui qui partageait sa vie alors qu'elle ne faisait rien pour arranger la situation de son côté. Elle avait le sentiment de pas s'impliquer autant que Jacob dans leur relation et cela lui brisait le cœur.
Lorsqu'elle rentra seule dans sa chambre d'hôtel à Dallas, le jour de son 28ème anniversaire, elle arriva à la terrible conclusion qu'elle n'avait plus aucun contrôle sur sa vie. Le manque de Jacob en ce jour fatidique, le mal de pays, de sa famille et de ses amis, empirait la situation.
Elle se laissa retomber sur son lit, épuisée et le cœur lourd. Elle n'avait jamais envisagé de passer son anniversaire de cette manière. Elle brancha son ordinateur portable et consulta ses messages. Elle fondit en larmes en voyant que tous ses amis avaient pensé à elle, alors qu'elle était certaine d'avoir manqué l'anniversaire de la moitié d'entre eux. Elle se maudit intérieurement d'être une si mauvaise amie et petite-amie, mais ne savait que faire pour se faire pardonner auprès de tout ceux qu'elle avait négligé.
Elle fut surprise d'entendre quelqu'un frapper à la porte de sa chambre, et encore plus lorsqu'elle sut qu'il s'agissait du room service. Ouvrant la porte, elle fronça les sourcils en apercevant le groom avec un chariot garni de différents plats.
_ Votre repas est servi, mademoiselle.
_ Il doit y avoir une erreur. Je n'ai rien commandé du tout. Répliqua-t-elle, perturbée.
_ Il n'y a aucune erreur, mademoiselle. Chambre 236. Amélie H. Repas d'anniversaire.
_ Oh... hoqueta la jeune femme. Et bien... Merci...
_ Mais de rien, mademoiselle. J'allais oublier. Le masseur arrive dans une demie-heure pour votre séance.
_ Un masseur ? S'étonna de nouveau Amélie.
_ Vous avez un mot sur le plateau sur lequel tout est expliqué. Bonne soirée, mademoiselle. la salua de nouveau le groom avant de prendre congé.
Amélie resta figée quelques instants, ne comprenant absolument pas ce qui se passait, avant de se ruer vers le chariot et de saisir le mot qui s'y trouvait. Elle sourit en lisant les quelques lignes.
Ma princesse,
J'imagine que ce n'est pas la journée dont tu rêvais pour tes 28 ans, et que tu dois être fatiguée avec cette horrible réunion. Alors j'ai pris la peine de te commander un repas et une séance de massage dans la chambre.
J'espère que tu apprécieras ma petite surprise. Promis, quand tu rentreras, on se rattrapera.
Je t'aime,
Jacob.
Elle déclocha les plats et sourit d'avantage en voyant une assiette d'œufs mimosa, un plat de tagliatelle carbonara et une crème brûlée. Trois plats qu'elle aimait. Elle savait qu'il n'y avait que Jacob qui pouvait avoir ce genre d'attention pour elle, mais le fait de lire qu'il l'aimait la remplissait de bonheur... Et de tristesse. Il lui manquait atrocement, et elle aurait donné tout ce qu'elle pouvait pour passer cette soirée avec lui.
Son ventre se manifesta soudain et elle s'attabla devant ce festin, le dégustant avec plaisir. Elle envoya un message de remerciement à Jacob, qui devait déjà dormir et qu'elle ne souhaitait pas réveiller – décalage horaire oblige – et partit se changer dans la salle de bain, en attendant le masseur. Une jeune femme arriva quelques instants plus tard, avec son nécessaire et sa table de massage. Amélie fut soulagée de ne pas avoir à se mettre nue devant un autre homme que Jacob. Non pas qu'elle se sentait mal à l'aise avec son corps, mais depuis qu'elle était avec Jacob, elle n'avait envie d'être touchée que par lui.
Elle s'installa sur la table de massage après avoir retiré son peignoir.
_ Êtes-vous prête à recevoir un massage particulier? Demanda la masseuse.
_ Particulier? Et en quoi... Ça sent le chocolat, non? Sourcilla Amélie.
La masseuse éclata de rire, et la jeune femme frémit.
_ Vous allez me faire un massage au chocolat? Insista Amélie.
_ Plus ou moins, oui... Détendez-vous, le temps que le chocolat tiédisse.
La masseuse mit une musique d'ambiance, ce qui eut le don d'apaiser Amélie. Elle ferma les yeux, se laissant bercer par la mélodie et les effluves du chocolat. Les mains de la masseuse se posèrent alors sur son dos, tandis qu'un liquide chaud s'y répandait, et elle ne put s'empêcher de frémir. L'espace d'un instant, elle avait cru que les mains qui étalaient le chocolat le long de sa colonne vertébrale étaient celles de son amant. Elles l'effleuraient et la palpaient avec la même intensité, et la manière dont elles agrippaient ses hanches...
_ Vous savez... gémit-elle. Vous me massez exactement comme mon homme...
_ Et comment s'appelle-t-il, ce petit veinard?
Amélie hoqueta et écarquilla les yeux en entendant la voix masculine de sa masseuse.
_ Jake? Mais qu'est-ce que...
Elle tenta de se lever, mais les mains de son bienfaiteur l'empêchèrent de se redresser.
_ Tut tut, princesse! On reste allongée et on profite de son massage!
Amélie sourit et s'exécuta tandis qu'il continuait son délicieux massage. Elle avait l'impression d'être un met délicieux enrobé de chocolat. Les mains de Jacob posées sur elle la faisaient se sentir spéciale, et la manière qu'il avait d'aller toujours plus loin dans l'exploration de son corps la faisait gémir de bien être.
Un peu trop relaxée sans doute, elle ne s'attendait pas à ce qu'il passe sa langue le long de sa colonne. Elle sursauta vivement en couinant le prénom de son amant, qui éclata de rire en réitérant son geste.
_ Tu te rappelles quand je te disais que tu étais exquise?
_ Hmm hmm... parvint-elle à dire, lorsqu'elle se fut remise des frissons qui lui parcouraient le corps.
_ Et bien, avec le chocolat, tu l'es encore plus! Ricana Jacob. Je me demande si l'effet est le même... Partout...
La réaction d'Amélie ne se fit pas attendre. Son bas-ventre se manifesta comme jamais auparavant, frémissant de désir pour l'homme qui lui léchait le dos.
_ Pour ça... Il faudrait... Que tu le testes... haleta-t-elle, espérant qu'il la prenne au mot. Ils n'avaient pas eu de relation depuis trop longtemps au goût de la jeune femme, et elle espérait qu'il la prendrait au mot.
D'un geste vif, Jacob lui saisit les hanches et la fit se retourner. Le regard Amélie croisa celui empli de désir du jeune homme, et les deux protagonistes se fendirent d'un sourire lourd de sens. La respiration de la blonde s'accéléra lorsque Jacob déposa avec son doigt un peu de chocolat chaud sur sa poitrine durcie par l'envie avant de se lécher le doigt sensuellement, faisant la jeune femme gémir tout au long de son mouvement.
Il approcha son visage de la poitrine de sa belle et lui fit tout oublier, comme à son habitude, dès que sa langue épousa son téton. Le corps d'Amélie fut parcourut par de milliers de décharges électriques et s'arqua violemment, recherchant ardemment le contact avec celui de son aimé. Sa respiration, déjà erratique, s'arrêta pendant un long moment lorsqu'il s'attaqua à son autre poitrine. Ses mains agrippèrent les cheveux de Jacob et elle le força à ramener son visage vers le sien.
_ Jake... Je veux... Te goûter... implora-t-elle , à bout de souffle.
Jacob eut un sourire en coin et déposa du chocolat sur ses lèvres avant de les poser sur celles d'Amélie. Cette dernière répondit instantanément à son baiser avec une fougue qui la surprit autant qu'elle satisfit son compagnon. La chaleur de leurs lèvres chocolatées leur tourna la tête. Leur excitation était à son comble, et les mains d'Amélie s'activèrent à déboutonner la chemise de Jacob.
_ Pantalon... souffla-t-elle contre ses lèvres.
Jacob sourit et déboucla sa ceinture avec le même empressement que celui exprimé par la jeune femme. Bientôt, il se retrouva sur le lit, en tenue d'Adam, déglutissant en regardant Amélie s'approcher avec le pot de chocolat.
Elle grimpa sur le lit et trempa son doigt dans le liquide tiède avant de laisser une trainée chocolatée sur le torse de Jacob. Le jeune homme tressaillit en sentant la langue de son aimée récupérer chaque goutte du précieux liquide sur son corps. Son cœur se mit à battre à un rythme effréné lorsqu'elle prit position au dessus de lui. Il ne voulait pas l'avouer, mais il adorait la manière dont elle prenait la situation en main.
A son tour, Amélie le goûta avec un plaisir non dissimulé. Rien n'était aussi bon que Jacob hormis le chocolat, dans son esprit, alors les deux associés... C'était un vrai régal. Jacob, lui, n'en pouvait plus. Son érection commençait à devenir douloureuse tant il avait envie d'elle, et cette douce torture, ajoutée aux ondulations des hanches de sa belle, lui faisait perdre la tête. Au bord de l'implosion, il agrippa fermement ses hanches et la souleva légèrement avant d'entrer puissamment en elle, lâchant alors un grognement de satisfaction qui égalait le long gémissement d'Amélie.
Elle se mut au dessus de lui dans un rythme langoureux, savourant pleinement la jouissance qu'elle éprouvait de l'avoir enfin en elle, tandis que les mains affamées de son amant se promenaient partout sur son corps, désireuses de toucher chaque parcelle de sa peau afin de s'en rappeler lors de leur prochaine séparation de corps.
Leur regards se croisèrent pour ne plus se lâcher. Chacun reflétait exactement les mêmes sentiments. Désir, amour, abandon de soi. Jamais ils ne furent aussi sûr du lien qui les unissait qu'à cet instant, et leur plaisir n'en fut que décuplé.
Amélie comme Jacob accélérèrent la cadence au même moment. Les mouvements énergiques des deux amants firent tomber le pot de chocolat, qui s'étala sur eux ainsi que sur les draps, mais aucun d'eux n'en avait cure. Les gémissements de la jeune femme et les râles de bien-être de son amour s'élevaient dans la pièce, toujours plus intenses et lourds de sens.
Le torse de Jacob, de même que la poitrine et la nuque d'Amélie étaient couverts de chocolat. Sentant sa jouissance atteindre son paroxysme, il la ramena contre lui, changeant subtilement l'angle dans lequel il progressait en elle, et lécha le creux du cou de la jeune femme, la faisant tressaillir au passage.
_ Jake.. Je... Je vais... haleta-t-elle, secouée par des petits spasmes annonçant sa délivrance prochaine.
Jacob sourit contre sa peau. Il la connaissait assez pour savoir ce qui la propulserait au delà de ses limites. Il embrassa tendrement son épaule chocolatée avant d'enfoncer ses dents dans sa chair. Amélie bascula sa tête en arrière en lâchant un hurlement libérateur. Le membre de Jacob pulsait violemment, aidé par la constriction de l'antre de la jeune femme autour de lui, et il ne fut pas long à atteindre l'orgasme à son tour, explosant littéralement à l'intérieur d'elle.
Amélie retomba sur Jacob, essoufflée et complètement vidée. Jacob la serra contre lui et lui embrassant tendrement le front en riant doucement.
_ Qu'est-ce qu'il y a de drôle? S'enquit Amélie, faussement boudeuse.
_ Tu a du chocolat sur le visage. Répondit-il en gloussant de plus belle.
_ Tu peux parler, toi! T'es tout poisseux! Répliqua-t-elle, hilare.
_ C'est vrai, mais c'est de ta faute!
_ Qui a voulu me faire un massage au chocolat?
_ Qui a décidé de manger la crème de massage sur le lit?
_ Ok, t'as pas tort... soupira-t-elle, vaincue.
Elle se redressa ensuite et ancra son regard à celui de Jacob, qui récupéra un peu de chocolat sur sa joue au passage.
_ Merci pour cette super surprise... Ça me faisait mal au cœur de passer mon anniversaire loin de toi... Déjà que je n'ai pas été là pour le tien... souffla-t-elle, soudain malheureuse.
_ Je me fiche de mon anniversaire, Amélie. Mais si ça peut te rassurer, tu m'as offert mon cadeau aujourd'hui.
_ Ah oui? S'étonna-t-elle. Je croyais que le massage au chocolat était MON cadeau?
_ Oh, non! S'empressa-t-il de répliquer. Le massage est la cerise sur mon gâteau d'anniversaire...
_ Alors qu'est-ce que c'est?
_ Tu m'a offert la possibilité de fêter TON anniversaire avec moi. Rien que le fait de savoir que tu as changé de vie, de continent, de ville par amour pour moi, et que je peux enfin passer ce genre de moments avec toi... C'est quelque chose que je rêvais de faire depuis notre première rencontre, et c'est de loin le plus beau cadeau que tu puisses me faire.
Le cœur d'Amélie se serra face à l'aveu de Jacob, et elle ne put s'empêcher de verser une larme. En scellant ses lèvres à celles de l'homme qu'elle aimait, elle finit par se dire que malgré toutes les difficultés qu'elle rencontrait dans sa nouvelle vie et malgré les moments de découragement, elle avait pris la bonne décision en venant habiter à New-York.
