Voiliii voilouuuu! Bonne lecture et accrochez vos ceinture! :P
A l'instant où il appuya sur la capsule et qu'on entendit le gaz siffler par la petite ouverture, une voix qu'il ne connaissait que trop bien raisonna.
"Qu'est-ce que tu fous ici, saleté de décoloré?"
Izaki tourna la tête vers la personne qui venait de l'appeler, puisqu'il était habitué à cette nomination de sa part, sa clope pas allumé dans le coin rougit de sa bouche et la canette à mi-chemin vers ses lèvres.
"Je pourrais te poser la même question, Tokaji."
Le concerné s'approcha de son interlocuteur appuyer sur le distributeur, les jambes étendus devant lui ce qui faisait ressortir leurs longueurs dissimulées. Il s'accroupit quand il jugea être assez proche et ne tarda pas à sentir une odeur familière émaner du blond.
"P*tain, mais tu pus l'alcool!
-Ta gueule! Je sens rien du tout!
-T'es tellement bourré que tu sentirais rien même si tu sentais la merde!"
Izaki se releva tant bien que mal et tenta à deux reprise d'attraper brutalement le col du brun avant de réussir. Il essayait de reprendre son assurance quotidienne mais ne se rendait même pas compte qu'il s'aidait à moitié de Tokaji pour tenir debout.
"Ferme ta grosse gueule, connard!"
N'empêche, sa colère, elle, était resté telle quelle. Malgré le sérieux que montrait le blond, le brun ne put s'empêcher de rigoler. C'est vrai qu'un Izaki complétement bourré c'était pas un spectacle qu'on pouvait voir tous les jours.
"P*tain mais t'es vraiment mort en fait."
Entre deux rires, voyant le blond chanceler, c'est presque par réflexe qu'il tendit une main pour le remettre en équilibre. Un peu lent en réaction, Izaki ne s'emporta qu'un peu plus tard, agrippant plus hardiment son emprise. Il tenta de rapprocher sèchement le corps du brun face à lui afin de se plonger dans son regard et d'expliciter sa rage mais il calcula mal la distance. En effet, le visage de Tokaji vint rencontré celui du blond bien que leurs visages ne furent pas les seul à se rencontrer. En effet, leurs lèvres aussi.
Ils mirent un petit moment à reprendre leurs esprits. Apparemment, bourré ou pas, ça ne changeait rien, tout deux étaient dans un grand coma léthargique. Le premier à revenir à la réalité fut Izaki qui s'éloigna lentement du brun de peur de sa réaction, après tout, c'était lui qui avait gaffé. Mais il n'en eut pas le temps, ou du moins, il n'était pas assez loin, puisqu'il se mangea de plein fouet le poing du brun qui visa pile au même endroit du précédent coup. Sous la douleur voilé par l'alcool, il grimaça tout en tombant au sol.
"Mais qu'est-ce que tu fous? lâcha Izaki
-Qu'est ce que je fous moi? Sale pd, alors que tu..."
Mais il ne parvint pas à dire le reste qui consistait à résumer ce qu'il venait de se passer: ses joues étaient couleur rouge vif. Il enfouit son visage dans une main presque tremblante de colère.
"Pd? Tu rêves! Et sûrement pas avec toi! cracha Izaki qui se relevait difficilement avec sa canette dans sa main presque vidé sous la pulsion du coup et sa clope cassé qui était resté on-ne-sait-comment dans sa bouche, mais cette fois, à l'extrémité non-bléssé."
Tokaji voulu s'énerver mais n'en eut pas le courage en voyant Izaki qui peinait à se mettre sur ses deux jambes qui semblaient l'avoir abandonné. Il se retourna prêt à partir tandis que le blond renonça à se lever et se posa de nouveau contre le distributeur.
"Bon, j'te laisse. On se verra demain si les keufs t'ont pas embarqué d'ici là. ajouta le brun"
Son interlocuteur assis à terre tenait à présent sa cigarette entre ses doigts, l'examinant pour comprendre pourquoi elle avait autant rapetissé. Le blond réussit tout de même à le retenir d'une simple question. Un autre jour... un jour comme les autres, il l'aurait laissé directement partir car, en réalité, il ne supportait même pas sa simple présence. Une raison particulière? En fait, il ne s'en rappelait pas. Ou bien, peut-être qu'il n'y avait rien à se souvenir. Pourquoi le détestait-il déjà? A cause de Serizawa? C'était la seule réponse qui lui venait à l'esprit.
"Je croyais t'avoir demandé ce que tu foutais là, connard."
Ledit connard se retourna.
"J'habite ici, saleté de décoloré!"
Izaki ne répondit plus rien, se contentant de finir la dernière gorgé qui restait dans sa canette. Il ignora le brun, signe qui voulait dire "C'est bon, tu peux te casser maintenant". Et c'est ce qu'il fit jusqu'à ce qu'il ne s'arrête encore une dernière fois.
"Tu comptes vraiment rester ici?
-J'ai pas vraiment le choix."
Cette fois, il partit vraiment.
Les minutes s'écoulèrent lentement. Izaki qui n'avait toujours pas dé-saoulé avait oublié l'espace d'un instant tout ce qui venait d'arriver, jusqu'à ce qu'il entre dans le bar. "Comment je suis arrivé ici?" C'est pour répondre à cette question qu'avait fait naître le paysage composé d'un grand mur foncé, d'une ruelle plongée dans l'obscurité et des lointains cris de mouettes qu'il se remémora sa nuit. Tout d'abord le bar. Oui, il lui semblait avoir un vague souvenir des jeux de fléchettes, des bouteilles vides et de ses potes. Après? Il avait marché, ça c'était sûr. Mais où? Combien de temps? Une migraine affreuse vint lui dévorer le crâne. Bon, passons. Il se rappelait par bribes d'instants qu'il avait rencontré quelqu'un. Brun? Colérique? Insupportable? Tokaji? C'était lui. De quoi avaient-ils parlé? Avaient-ils seulement parlé? Oui. Leur sujet de conversation? Il ne parvenait pas à s'en rappeler exactement mais il voyait globalement de quoi ça retournait. Puis, subitement, une chaleur fugace émana de ses lèvres ce qui fit ressurgir un souvenir... non, une image pas très plaisante. Enfin, il essayait de s'en convaincre puisque, les évènements passés, il ne lui restait qu'une sensation agréable. Ses pensées lui firent violemment rougir le teint. Mais rapidement, il se contint.
"Mais qu'est ce qu'il m'arrive p*tain! C'est pas sérieux! Pas avec lui!"
Il s'énerva tout seul contre sa canette et la plia d'une seule main, écorchant son indexe. Mais sa colère ne réussit pas à le maintenir réveiller, après tout, il attaquait sa deuxième journée sans dormir et il était totalement bourré. Sans s'en rendre compte, il dormait déjà.
Début_Rêve d'Izaki
Lentement, il soulevait ses paupières bien que la différence ne fut pas flagrante puisqu'il faisait noir tout autour de lui. Son corps semblait être engourdi, comme entouré par de la chaleur opaque et sa tête, remplit par un brouillard épais. Il tenta de s'asseoir bien qu'il ne voyait une nouvelle fois pas la différence: ses sens étaient ramollis à l'excès. A tâtons, il parcourait les alentours et il put constater qu'il était dans une chambre qui lui était totalement inconnue. Le lit se trouvait juste à côté et le bureau à quelques pas sur sa gauche. Sans essayer de comprendre quoi que se soit, sa seule envie fut de s'installer confortablement sur le matelas moelleux, tout près, plutôt que de rester sur le tatamis qui lui faisait frissonner l'épiderme. Sans attendre, il s'y traina lentement puisque le temps semblait s'être arrêter dans se songe doux. La texture du tissu lui caressa le corps, le noyant dans un sentiment plaisant, comme si cela faisait des années qu'il ne s'était pas pleinement reposé. Afin d'en profiter au maximum, il s'étira sur toute la largeur du lit quand sa main frôla quelque chose d'assez étrange. Il se retourna de se côté de toute sa longueur et dirigea ses mains à travers le noir sidéral pour identifier ce que c'était. Rapidement, après que ses doigts aient parcouru la chose mystérieuse, il conclut que c'était... des cheveux, soyeux et attrayant à toucher. Pendant un temps qu'il n'aurait su mentionner, il caressa la chevelure sans aucune pensée, un grand vide béant à la place de sa conscience qui semblait aussi endormi que ses gestes lents et las. Mais bientôt, sa main continua d'elle même sa route un peu plus bas, jusqu'à ce qu'il ne sente la chaleur d'une peau nue. Il longea l'épaules, le torse, les bras, machinalement. Cette peau était si douce, jamais il n'en avait touché des semblables et sûrement n'en touchera t-il jamais puisqu'il ne pouvait y avoir personne sur terre pour en avoir une pareille. La sensation qu'il avait lorsque ses doigts se promenait sur ce corps le faisait frissonner de tout part et d'ailleurs, c'était si agréable qu'il ne tarda pas à se coller entièrement à cette physionomie large... d'homme. Il ne réagit même pas à la nouvelle, après tout, ce n'était que son rêve. Personne ne saura. Ce contact de peau contre peau le rendit tout chose, éveillant radicalement son intimité et le faisant étouffer dans sa propre chaleur. Par passage entre-coupé dans son esprit, la scène se déroula à toute allure, passant des caresses innocentes aux attouchements plus approfondis qui ne servaient qu'à combler un vide difficilement nominable. Était-ce du plaisir? De l'excitation? Non, quelque chose de plus grand et plus fort qui le dévorait de l'intérieur. Il fallait qu'il assouvisse se désir incontrôlable. Sans limites, il se positionna au dessus de ce corps immobile dont il ôta tout sous-vêtement pour mieux profiter de cette épiderme unique. Il la touchait, l'embrassait, la mordillait jusqu'à plus faim. Son intimité le faisant souffrir par trop de contact physique, lui ordonna par acoup violent d'explorer plus en détail ce corps qui le rendait fou. D'ailleurs, il était pris de démence face à toutes ses choses qu'il ressentait, qu'il semblait toucher. C'était tout simplement incroyable. Il descendit le long de son cou, déposant plusieurs baisés sur son torse puis s'arrêta à son téton qu'il suçota et mordilla légèrement. Du côté de ses mains, elles étaient enfin arrivées à destination et s'apprêtaient à faire de longs vas et viens. Ça ne tarda pas et le membre durcit vivement. Un léger sourire aux lèvres, il se positionna entre les jambes du corps qui s'était mis... à trembler. Izaki ne s'en préoccupa pas, frôlant son intimité à la chaire chaude tout en se collant un instant à la physionomie du dessous. D'ailleurs, elle bougea lentement d'un côté quand elle parla d'une voix douce (ou plutôt pas très réveillé).
"Mais... qu'est ce qui se passe?
Le blond reconnu immédiatement la voix ce qui fit rosir son teint.
-Voilà que je me met à rêver de truc porn* avec lui? P*utain, j'suis vraiment pas bien.
-Rév...?"
Mais il ne put finir de s'exprimer puisqu'Izaki l'embrassa ardemment tout en le serrant dans ses bras. Il passa ses doigts dans les cheveux soyeux du brun avant de se coller un peu plus à lui et de faire un ultime mouvement qui finit sur une plainte bruyante. Sa voix avait l'air si brisé sur l'instant, comme un hurlement. Izaki n'arrêta pas pour autant et même continua avec plus de vigueur, manquant de sodomiser le corps du dessous. Celui-ci avait d'ailleurs planté ses ongles dans les omoplates du blond, lui arrachant l'épiderme sauvagement. Il ne parvenait plus à contenir sa voix qui fusait tel un grognement de douleur, il n'y pensait même plus.
"Hey Tokaji... Je pensais que tu t'étais fait latter la gueule plus d'une fois... Alors arrête de gueuler... comme une fillette juste pour ça..."
Le brun qui continuait à lâcher des plaintes sonores, s'agrippa sèchement à la chevelure du blond puis le ramena vers lui pour l'embrasser au contentement de certain. Alors que leurs langues s'emmêlaient dans des attouchements sensuels qui les faisaient tout deux réagir corporellement, Tokaji mordit violemment la chaire qui s'ensanglanta. Izaki se releva un instant sous le picotement cuisant qu'il ressentait.
"Aille!"
Puis se rabaissa, la langue suspendu afin de refroidir le point de chaleur intense, cinglant. Et, alors qu'il asséna un énième coup de hanche puissant qui fit, cette fois, férocement gémir le brun, celui-ci happa le bout de chair au goût métallique, faisant frôler plaisamment sa langue à sa consœur. L'intimité du blond grossit soudainement à l'intérieur du deuxième lycéen qui ne put s'empêcher d'abandonner sa prise pour geindre démesurément. Le blond ne put réprimer un sourire.
"Alors... c'est bon? fit-il entre deux mouvements
-Ferme-là si tu veux pas... aah...que je te les coupe! lâcha le brun
-P*tain, j'suis sûr que le vrai Tokaji... aurait répondu la même chose... J'savais pas que je le connaissais aussi... bien..."
Puis, se sentant venir, il se baissa au dessus des lèvres de Tokaji avant de les poser mais, celui-ci plaça lentement sa main sur le chemin à prendre. Effectivement, le brun tourna légèrement son visage sur le côté afin de pleinement laisser place à ses gémissements sensuels et à son oxygène qui peinait à le faire respirer. Alors le blond se contenta de coller son front à celui du brun et enfin, ils se cambrèrent pour jouir dans un dernier râle de liberté. Et ce fut à cet instant que le songe se mélangea à diverses illuminations aveuglantes jusqu'à ce que le tout ne se fonde dans un noir opaque.
Fin_Rêve d'Izaki
Et Fin tout court! :)
Raalaaalaaaa! Mon esprit pervers est revenu en force, j'ai pas pu le retenir et il m'a fait écrire toutes ses choses :S
Heuuu, désolé pour ma scène légèrement(~) sado mais je voulais me mettre dans se monde de violence où le mot "amour" va de paire avec "douleur", vous voyez? Alors c'est pour ça que ce rêve est ... comme ça X)
J'espère vraiment que cette histoire vous plait! Et que votre vision du yaoi ne s'arrête pas à un bisou et à une caresse vu jusqu'où je me permet d'aller! De toute façon, je pense que vous ne seriez pas venu jusqu'ici dans votre lecture :) Bon à toute!
