Hum, hum... Hello ? Are you here ?
Un mois que je n'ai pas publié... Ouuuuh ! Mais, on va dire que ma boîte mail a fait la gueule les trois quarts du temps, m'empêchant de recevoir le chapitre ci-dessous... Et, je suis allée rencontrer les Anglais ! Pardonnée ?
Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, je ne fais que m'amuser avec.
Un énorme, gigantesque, pharamineux merci à ma correctrice -et j'ai hérité de la meilleure- doddie08 ! Grâce à elle, mon texte est devenu correct ^^ Et nous avons lutté ensemble contre Hotmail ! mdr. Merci, merci, merci, t'es la meilleure !
Réponses aux reviews anonymes :
Cassy-Chou: Le trèfle en argent, c'est un pendentif qui va sur son bracelet en fait ^^ Bisous
Moi moi et moi : Ton adresse mail a dû être coupée par Fanfiction... Ma bêta actuelle s'était proposée avant mais c'est vraiment adorable de ta part de m'avoir proposé ! Merci !
Guest : Merci !
Allez, bonne lecture guys !
Chapitre 2
Les mères de familles me poussèrent presque pour atteindre l'entrée de la salle de classe dès que leurs enfants eurent un pied à l'extérieur. Elles étaient limite violentes, déjà que je n'étais pas une habituée des écoles maternelles, du moins jusqu'à maintenant... Rosalie m'avait gentiment demandé de surveiller Erika le temps qu'elle aille chercher son colis à la poste, je n'avais pas eu le temps de répliquer qu'elle s'était volatilisée. La petite jouait avec mes boucles, attendant patiemment que sa cousine revienne, un vrai petit ange.
Je sursautai quand deux mains obstruèrent ma vue, se posant sur mes yeux me procurant alors des frissons qui prirent un malin plaisir à courir tout le long de ma colonne. Je reconnus bien vite le propriétaire des doigts qui papillonnaient de mes yeux à mes tempes quand celui-ci parla.
- C'est qui ? Murmura t-il dans un soupir. Son souffle chaud effleura mon oreille d'une douceur étonnante. La surprise que me provoquait le moindre contact avec cet adonis allait finir par me tuer, et j'étais certaine que ce dernier y mettait une grande application.
- Taylor ? Je t'avais pourtant dit que l'on ne devait pas se voir en dehors de chez toi. Imagine ce que les gens penseraient...
Ses mains retombèrent ce qui me permit de voir le sourire d'Erika. C'est vrai que monsieur était son professeur l'année dernière... Je tournai mon visage pour le voir et lui lançai un regard amusé. Cet homme réussissait toujours à me mettre dans un état de joie que je ne saurais qualifier.
Erika abandonna précipitamment mes bras quand elle vit sa cousine arriver au loin.
- Qui est Taylor ? S'enquit soudainement Edward, sérieusement.
Je haussai les épaules.
- Je n'en sais strictement rien... Mon amant ?
Ma déclaration sonnait plus comme une question. Son sourire en coin révélait qu'il ne me croyait pas. Une voix niaise à souhait nous interrompit dans notre discussion qui commençait pourtant à être intéressante. Une blonde, cliché direz-vous, sourit de toutes ses dents quand Edward se retourna vers elle.
- Bonjour Edward ! S'exclama-t-elle un peu trop joyeusement à mon goût.
- Bonjour Lauren...
Sa voix trahissait l'expression de son visage. Il n'avait pas l'air de la porter dans son cœur… Mais après tout, il pouvait bien l'aimer de la façon qu'il voulait, ça me faisait quoi à moi ? Rien, rien du tout. C'est sa vie, il en fait ce qu'il en veut.
Son sourire redevint lumineux quand il aperçut le petit garçon qui tenait la main de Lauren. Il s'agenouilla face à lui tandis que le regard vert du petit s'illumina. Vert... ? Les battements de mon cœur s'accélérèrent sans que je ne les contrôle. Edward m'en aurait parlé s'il avait un fils, non ? Le petit ne lui ressemblait pas tant que ça, il ressemblait à Lauren plutôt. Et celle-ci avait l'air très jeune -encore plus que moi- pour avoir un enfant.
- Tu as montré le dessin que tu as fait en classe à maman ? Le questionna Edward avec la voix la plus douce que j'ai pu entendre jusqu'à maintenant.
Je ne pouvais le nier... Edward avait le genre de voix qui pouvait convaincre une bonne sœur de quitter l'Eglise et succomber aux sept péchés capitaux. Pas que je m'en plaigne...
L'idée que le petit puisse être un de ses élèves ne m'avait même pas effleurée. J'étais stupide.
- Oh oui, maman a été très fière de lui... Tout ça c'est grâce à vous, Edward ! Déclara Lauren.
Donc celle-ci était la sœur du petit... Je m'éloignai de quelques pas leur laissant un peu d'intimité juste après qu'Edward ne l'ait contredit en précisant que tout cela venait des efforts d'Anthony.
Je triturai mon bracelet, me sentant tout à coup mal à l'aise.
- Bella !
Je me retournai, stupéfaite. Quelques personnes se retournèrent sous le son de la voix d'Edward ce qui me fit rougir. Je détestais plus que tout être le centre d'attention. La blonde me jeta un regard noir quand il marcha rapidement vers moi, l'abandonnant ainsi au milieu du couloir.
- Oh mon dieu, elle me gonfle celle-là ! Chuchota-t-il en lançant un regard discret vers Lauren.
Je ne pus empêcher mon rire de franchir la barrière de mes lèvres. Son regard s'ancra au mien et mon rougissement s'étala encore plus sur mes joues. Il hésita quelques instants avant de replacer derrière mon oreille une des mèches qui s'échappaient de mon chignon un peu fou. Je baissai les yeux au bout d'un moment, gênée, tandis qu'il parlait pour atténuer mon malaise.
- Tu as quelque chose de prévu après ou... Commença-t-il.
Il se tortillait sur place. En le voyant ainsi, j'avais envie de sourire, non pas pour me moquer de lui mais parce qu'il était vraiment adorable.
- Je n'ai rien de prévu.
- Tu serais partante pour une glace ? Demanda-t-il après quelques secondes d'intenses réflexions.
- Bien sûr. Souris-je.
Rien n'aurait pu faire disparaître l'illumination qui inondait mon visage... à part la main de Lauren se posant brusquement sur le bras d'Edward.
- Nous allons partir, avec Anthony. A bientôt Edward ?
- Oui... A bientôt. Bougonna-t-il.
Même sans connaître cette fille, nous ne pouvions pas être amies. Elle arrivait à casser tous mes bons moments, juste en prononçant un mot. Et je pourrai parier qu'elle le faisait exprès.
- Tu les prends au berceau, hum ? Le taquinai-je. Sérieusement, repris-je, elle a quel âge ?
Il se gratta l'arrière de la nuque, signifiant qu'il était embarrassé. Je ne le connaissais que depuis deux semaines et je savais déjà interpréter quelques une de ses petites manies.
- Hum... Dix-sept ans, je crois. Elle me fait du rentre-dedans depuis le début de l'année mais je ne fais pas dans l'illégal. Enfin, tu vois, elle est beaucoup trop jeune et trop... Enfin, tu comprends...
Je ris doucement mais je n'avais pas pu m'empêcher de tiquer sur le "beaucoup trop jeune". Je n'avais que trois ans de plus qu'elle.
- Beaucoup d'hommes auraient sautés sur l'occasion. Quoi de mieux qu'une ado en pleine montée hormonale ? Ricanai-je, ce qui le fit sourire.
- Je ne suis pas n'importe quel homme. J'ai dix ans de plus qu'elle et elle finira par me plaquer pour le capitaine de l'équipe de basket du lycée. Rit-il.
Dix ans... Edward avait donc vingt-sept ans. Il faisait un peu plus jeune...
Des talons claquèrent et un soupir agacé parvint jusqu'à nous. Rosalie, qui d'autre !
- Ta collègue est une pétasse ! Répliqua-t-elle.
- Laquelle ? Demanda celui-ci.
- La rousse !
Je levai les yeux au plafond. J'endurai ce genre de choses tous les jours avec Rosalie. Je ne pus m'empêcher de penser que les pétasses étaient toutes de sortie aujourd'hui...
- Oh mais ce n'est pas nouveau ça ! Dit-il, amusé.
Je lui frappai le bras maladroitement sous son regard de chien battu.
- Je te croyais plus gentil avec les femmes ! L'accusai-je.
- Ce n'est pas une femme ! C'est quelqu'un qui n'a pas de cœur ! Elle m'a fait chier pour un simple oubli de chaussures. Qu'est-ce que j'en savais moi que la gamine avait gym ce matin ? Je ne suis pas sa mère ! Lâcha Rosalie.
Elle nous conta sa journée rocambolesque durant le trajet jusqu'à sa voiture. Enormément de personnes en avaient pris pour leur grade, aujourd'hui. Cette fille était le diable sur Terre.
- Ma main me démangeait, j'avais envie de lui foutre une baffe ! Dit-elle une fois que nous fûmes arrivés.
Je n'avais pas vraiment écouté... Je posai Erika dans son siège et déposai un baiser sur son front avant de rejoindre les deux qui discutaient voiture. La grande passion de Rosalie, après les hommes évidemment. Pour moi, c'était comme si elle parlait chinois, c'était incompréhensible.
Dix minutes plus tard, sa BMW s'éloigna.
- On prend ta voiture ou la mienne ? Entendis-je.
Je donnai toute mon attention à Edward, ne m'occupant plus du parc pour enfant qui se trouvait en face.
- Comme tu veux... Si tu as envie de rentrer, c'est bon. Tu as peut-être autre chose à faire. Chuchotai-je, soudain mal à l'aise sans aucune raison.
- D'accord, on prend la mienne. Sourit-il.
Il m'ouvrit la porte côté passager en me faisant un signe de la main. Je le remerciai en entrant dans la voiture.
Je senti son regard sur moi parfois, durant le trajet. Je touchai du bout des doigts l'inscription sur mon bracelet. Celui où les yeux d'Edward s'étaient posés pendant un instant vendredi dernier. Il finirait par savoir qui était Riley, j'en étais certaine car j'allais lui dire un jour ou l'autre.
Il sifflota un air passant à la radio ne voulant sans doute pas m'embêter pendant que je naviguai dans mes pensées. Il se gara dans un parking, un des seuls où il restait encore des places à Los Angeles et vint m'ouvrir la portière.
- Je retire ma remarque de tout à l'heure concernant ta désobligeance envers ta collègue. Gentleman, hum ?
Le soleil était encore haut dans ciel et les rues étaient bondées de personnes faisant leur shopping. Si Alice était là, elle serait complètement dingue ! Il agrippa ma main avec la sienne et nous fit pénétrer chez un glacier dont je ne connaissais pas l'existence jusqu'à maintenant.
- Celui là est mon préféré. Il fait les meilleures glaces de la région.
- Bellissima ! Le coupa une voix que je ne connaissais que trop bien.
Je fus soulevée de terre par un gros ours, alias Emmett, qui fit claquer ses lèvres sur ma joue. Une fois redescendue, je m'essuyai sur mon épaule, une moue écœurée sur le visage. Il était dégoûtant et il ne faisait ça que pour m'embêter. Son regard brun malicieux passa d'Edward à moi, plusieurs fois.
- Emmett, je te présente Edward, un ami de Rosalie qui est devenu le mien, en passant...
- Quel homme n'est pas ami avec Rosalie Hale en même temps... Grogna-t-il dans sa barbe. Content de te connaître, mec ! Rajouta-t-il, plus joyeusement cette fois-ci.
Ils se serrèrent la poigne tandis qu'Edward lui demanda s'il voulait rester avec nous.
- Alors... Trois boules à la vanille ainsi que deux à la fraise. Pas à la framboise, je déteste ça ! Vous pouvez rajouter de la chantilly ? Hum... Parfait !
Je cachai mon visage derrière la carte des délices servis ici sous les rires d'Edward. Emmett était un vrai morfal, il me faisait honte parfois... Il finit sa précieuse commande sous le regard apeuré de la pauvre serveuse.
Les minutes passèrent, les deux hommes de la table riaient ensemble sous mon regard qui devait probablement briller. Emmett a toujours été là pour moi, je le considérai comme mon grand frère et savoir qu'il s'entendait bien avec Edward me soulageait, en quelque sorte... Même s'il avait tressailli en entendant qu'Edward était une connaissance de Rosalie. Je ne pouvais pas lui en vouloir pour ça.
Il rit en disant qu'Alice avait énuméré toutes les qualités de son "Jazzounet d'amour" au téléphone et qu'il voulait à tout prix rencontrer le gars qui réussissait à supporter cette vermine. Nous étions restés un peu plus d'une heure et demie à raconter nos conneries passées sous les regards amusés d'Edward envers moi. Emmett ne savait pas se la fermer parfois !
- Elle n'avait bu qu'un verre et pourtant ça lui a complètement retourné le cerveau ! Elle était chaude à danser comme ça sur le bar... S'exclama Emmett.
Je devais ressembler à une putain de tomate.
- Je n'y peux rien moi si l'alcool me fait faire des choses si horribles ! Me défendis-je.
- Oh non ce n'était pas horrible, loin de là... Tous les mecs étaient en chaleur. Souviens-toi du nombre de numéros que t'as chopé après...
Je plaquai ma tête entre mes bras, évitant les quatre yeux fixés sur moi. Pendant cette soirée, Alice et Rosalie avait dû me droguer. Je ne danse jamais devant personne, c'est impossible. Cette nuit là avait été la plus honteuse de ma vie et mes très chers amis me le rappelaient à chaque seconde de mon existence.
Le soleil se couchait à présent et nous étions devant la Volvo d'Edward. Emmett nous avait accompagnés pour discuter encore un peu avec son nouveau pote. Et après, ils osaient dire que les femmes ne savaient que piailler à longueur de journée...
- On se revoit demain soir, alors ? Alice m'avait prévenu que son Jazzounet viendrait avec son meilleur ami. Déclara Emmett.
Edward acquiesça et je nouai mes bras autour du géant pour lui dire au revoir. Il pouvait faire fuir n'importe qui en un seul regard mais il était en réalité juste un gros nounours tout plein de tendresse.
Le chemin du retour se fit en silence. Edward s'arrêta devant le parking de l'école, où j'avais laissé ma voiture. Il sourit en me regardant et détourna le regard.
- Si tu prononces une phrase m'incluant dans une position compromettante sur un bar, t'es mort.
Je levai mon index vers lui pour être un minimum menaçante bien que je devais plutôt ressembler à un chaton tout mignon.
- Je n'ai rien dit !
- Tu allais le faire.
- Bonne soirée, Bella...
- Bonne soirée, Edward !
Je m'engouffrai à l'extérieur en secouant la main dans sa direction. Sa voiture ne sortit pas de mon champ de vision jusqu'à ce que j'eus atteint la mienne.
- C'est encore haut ? Me plaignis-je.
Alice soupira lourdement avant de rentrer dans un des appartements. Il fallait qu'elle me donne son astuce pour ne pas être essoufflée en montant six étages. Sa mère avait du la brancher sur du 220 Volts étant plus jeune, il n'y avait aucune autre solution possible... Ou peut-être étais-ce grâce à son cours d'aérobic ?
- Tu te bouges, chochotte, se sera bon pour ton fessier de mollassonne ! S'excita-t-elle.
- Elles sont très bien ses fesses …
- Qu'est –ce que tu baragouine Edward ?
- Rien du tout, répondit l'intéressé.
Malheureusement pour lui je l'avais entendu et frappai alors son bras. Un sourire taquin s'installa sur ses lèvres, qui se rapprochaient dangereusement de mon oreille. Il souffla dessus, chose que je détestais par-dessus tout. Petit crétin.
-Allez feignasse, en avant ! Déclara Alice en ouvrant la porte de l'appartement de Jasper.
- Appelle-moi encore une fois comme ça et je t'éclate la naine ! La prévins-je une fois entrée à mon tour dans l'appartement de son chéri.
- Tout ce qui est petit est mignon... Susurra Jazz' avant de l'embrasser dans le cou.
Je pris une mine dégoûtée avant d'aller m'asseoir aux côtés d'Edward qui riait de la scène qui se jouait devant ses yeux. Alice et Jasper se lançaient des mots d'amour depuis deux semaines maintenant. C'était déprimant, même pour Rosalie qui n'était pas une adepte des relations amoureuses de longue durée.
- Je vous en prie, les marques d'affection en public on évite ! Et puis la prochaine fois, emménage dans un immeuble équipé d'un ascenseur, ça serait pas mal ! Répliquai-je.
- Il y en a un... Au fond du couloir.
J'empoignai un coussin et le lançai sur Alice qui riait aux éclats face à ma mine outrée. C'est Jasper qui paya car cette manipulatrice se plaça derrière lui.
- T'es qu'une sale garce ! M'indignai-je.
- Je fais attention à ton derrière, de quoi tu te plains ?
Elle se plaça à nouveau derrière son chéri quand elle vit que je m'armai d'un nouveau coussin.
La sonnette résonna, me coupant dans mon élan. Jasper partit ouvrir la porte.
- C'est quoi ça ? Cracha Rosalie qui venait d'entrer dans la pièce suivie d'un Jasper penaud.
J'attrapai le bout de carton et lut rapidement ce qui se trouvait dessus.
- C'est l'invitation pour l'anniversaire d'Emmett. Tout le monde l'a reçu, je ne vois pas pourquoi cela te choque...
Elle poussa un profond soupir avant de faire les cents pas dans le salon. Elle se passa nerveusement les mains dans les cheveux. Elle était en rogne et elle allait littéralement exploser.
- Tu ne vois pas pourquoi ça me choque ? Vraiment pas, hein ? Rétorqua-t-elle, acide.
- Calmes-toi enfin, ce n'est pas à Bella que tu dois t'en prendre ! Répondit Alice, sur le même ton.
Elle s'assit sur la table basse, en face de nous et nicha son visage dans ses bras.
- Excuse-moi B... Cette invitation me met vraiment dans tous mes états...
Un sanglot la traversa et une larme s'écrasa le long de sa joue. Elle s'empressa de l'essuyer, ne voulant pas montrer ses faiblesses. Rosalie n'aimait pas afficher ses sentiments, elle les gardait au plus profond d'elle. La voir pleurer ainsi nous inquiéta quelque peu avec Alice, c'était tellement rare.
Les garçons décidèrent de sortir nous laissant nous occuper de nos "histoires de gonzesses". J'entrelaçai mes doigts à ceux de Rosalie, essayant de la rassurer mais c'était sans compter sur Alice...
- Tu vas bien être obligée d'ignorer Emmett ce soir... Tu oublies qu'on dîne tous ensemble au restaurant...
Rosalie se leva d'un mouvement gracieux et leva le menton, fière. Elle esquissa un sourire, qui n'atteignit toutefois pas ses yeux.
- Je ne vais pas pleurer pour un homme. J'irai à sa fête d'anniversaire le mois prochain, la tête haute et il verra ce qu'il a perdu !
Alice émit un son bizarre avant de nous tirer vers une pièce que je reconnu comme étant une chambre. Oh misère...
Deux heures plus tard, nous étions devant le restaurant, attendant patiemment Emmett qui avait déjà vingt minutes de retard. Il arriva enfin, après un coup de fil d'Alice.
- La prochaine fois, Emmett, on mange sans toi ! Dit-elle une fois qu'il fut à nos côtés.
- Du calme ma Lili, j'ai eu un imprévu...
- Du genre rousse à forte poitrine.. La collègue d'Edward devrait lui plaire... Murmura Rosalie avec une pointe d'ironie.
Je la fusillai du regard tandis qu'elle levait les mains devant elle pour indiquer qu'elle ne dirait plus rien. Nous nous attablâmes après un regard du serveur envers Rose. C'était reparti...
- Que me proposez-vous comme entrée ? Susurra-t-elle.
Emmett, assis à ma droite, toussota et débuta une conversation avec Jasper.
- C'est quoi le problème avec les deux ? Chuchota Edward qui avait rapproché sa chaise de la mienne.
Je balayai l'air d'un geste de la main.
- Une très longue histoire... Même Alice et moi ne savons pas vraiment ce qui a pu se passer. Déclarai-je.
Nos commandes arrivèrent au même moment. Edward dû enlever le bras qu'il avait glissé sur le dossier de ma chaise et reculer de quelques centimètres.
- Qu'est-ce qu'Alice a pu rabâcher à ton sujet... Jasper ci, Jasper ça, Jasper c'est le plus beau, Jasper c'est le plus fort ! Mima Emmett.
- Ils forment un couple, c'est normal ! Répliqua Rosalie.
- Pour quelqu'un qui n'a jamais été en couple, c'est facile ! Contrecarra-t-il.
Elle ne se laissa pas démonter et soutint son regard. Cela devenait presque gênant pour nous. J'attirai l'attention de tout le monde en tapotant sur mon verre grâce à ma petite cuillère. Par chance, il ne s'était pas brisé...
- Hum... Pour Alice et Jasper ! Ou Jasper et Alice, je ne sais pas qui porte la culotte donc... Bref, je vais me taire avant de dire ou faire des choses stupides... Bafouillai-je.
- Comme danser sur un bar ? Ricana Edward.
- Tu vas crever, Cullen. Chuchotai-je entre mes dents.
Cela augmenta un peu plus son hilarité tandis que les autres se rappelaient soudainement de l'histoire du bar, la racontant ainsi à Jasper.
La soirée défila à une vitesse folle, malgré les nombreux pics lancés entre Rosalie et Emmett.
- Je vais rentrer. On se voit lundi, Bella ! Dit-elle dans ma direction.
- Bonne soirée Rosalie ! S'exclama Emmett, enjoué.
Elle leva son majeur dans sa direction comme au revoir et partit dans le sens opposé. Emmett grimaça avant de triturer sa veste.
- La prochaine fois, ne lui adresse pas la parole. Cela vaut mieux pour toi. Le prévins-je.
Il haussa les épaules, presque malheureux et rejoignit sa voiture après nous avoir soufflé un bref au revoir. Jasper et Alice s'embrassaient dans un coin. Les deux duos étaient complètement différents... Rosalie et Emmett se détestaient presque tandis qu'Alice et Jasper filaient le parfait amour... Allez comprendre !
Vos impressions ?
