Titre : R comme Réveil, Routine et Rentrée

Disclaimer : Rien à moi, tout au créateur d'Hetalia. Sauf le scénario, bien sûr! :)


La porte d'entrée de l'appartement s'ouvrit, laissant rentrer les deux fils de la famille. Alfred avait son large sourire habituel, alors que Matthiew pleurait à chaudes larmes, ce qui eut tôt fait d'alerter l'instinct paternel – maternel ? – d'Arthur qui se précipita vers ses garçons.

« Mattie, tout va bien ? Tu t'es fait mal ? Quelque chose est arrivé ? s'inquiéta l'anglais, inspectant son plus jeune fils sous toutes les coutures.

- Oh, c'est bon, tout va bien ! le rassura Alfred. Il a oublié ses clés, et a attendu que je rentre à la maison pour pouvoir rentrer.

- Hein ? Mais pourquoi tu n'as pas sonné ? Je t'aurais ouvert la porte, tu sais !

- J-Je… J'y ai pas pensé… pleurnicha Matthiew, rougissant. »

Soulagé, Arthur déposa un baiser sur le front du plus jeune, le gratifia d'une rapide étreinte – qui se voulait chaleureuse mais qui était plus maladroite qu'autre chose – puis se dirigea vers la cuisine, annonçant qu'il avait fait des pancakes pour tout le monde. Il n'en fallut pas plus pour sécher les larmes de Matthiew, et les deux garçons se précipitèrent vers le quatre heure préparé par leur père, l'un réclamant du chocolat, l'autre demandant du sirop d'érable, puis le silence se fit alors qu'ils se mettaient à manger, trop occupés à mâcher pour articuler le moindre mot.

« Alors ? demanda finalement Arthur. Comment s'est passé votre première journée d'école ?

- J'ai été super héroïque ! se vanta l'aîné. J'ai aidé une vieille dame à traverser la route, et j'ai caressé un chat ! Et…

- Et ?

- Et j'ai aussi quelque chose à te montrer que la prof' a mis dans mon carnet, fit-il d'une toute petite voix.

- Encore une punition ? râla l'anglais. Tu ne pouvais pas attendre au moins le deuxième jour pour ce genre de problème ?!

- Hmf.

- Enfin, j'imagine qu'on y peut rien… Et toi, Mattie ?

- Les gens n'ont pas vraiment fait attention à moi, je n'ai pas réussi à me faire d'amis…

- C'est parce qu'ils ne sont pas assez biens pour toi, Mattie. Ne t'occupe pas d'eux, ils ne te méritent pas, répondit doucement l'adulte, tentant de remonter le moral à son fils en lui ébouriffant les cheveux. »

Le goûter englouti, les deux garçons partirent s'amuser ensemble dans leurs chambres, laissant Arthur au calme, avec un carnet à signer. Il ouvrit le cahier, cherchant désespérément l'endroit qu'avait indiqué Alfred avant de tomber sur ce que sa professeur avait eu à lui reprocher. Apparemment, son aîné avait cassé une poignée de porte. Il sourit en lisant cela, son fils avait toujours eu une force incroyable pour son âge, et si il avait déjà détruit beaucoup de choses, c'était la première fois qu'il entendait parler d'une poignée de porte.

Arthur était encore en train de rédiger une réponse convenable à la professeur, quand la porte d'entrée s'ouvrit à nouveau, laissant son mari rentrer. Il avait l'air épuisé, à bout de force, et des cernes s'étalaient sous ses yeux.

« Tu es en retard, grogna l'anglais avant de le gratifier d'un baiser sur la joue.

- Désolé, il y avait du monde dans les transports.

- Tu fais une tête affreuse. Ta première journée s'est mal passée ? »

Francis lui raconta sa journée, détaillant l'horreur des transports en communs qu'il avait eu le temps d'oublier pendant les vacances, le stress de son patron qui vérifiait chaque document qu'il imprimait, et ses collègues maniaques qui refusaient qu'il touche à la photocopieuse pour une raison qu'il ignorait totalement. Une fois son sac vidé, le français semblait un peu requinqué – ou peut être était-ce à cause de la tasse de café bien noir qu'il venait d'avaler en deux gorgées ? Après avoir échangé quelques banalités sur leurs enfants, leur scolarité, et avoir discuté de la punition d'Alfred, Arthur sentit la tête de son époux s'affaisser sur son épaule, endormit, totalement épuisé après cette première journée. Soudain, Matthiew déboula dans la pièce, un cahier et un stylo plume avec lui, réveillant rapidement son second père.

« Papa, papa ! Est-ce que tu peux m'aider à faire mes devoirs s'il te plait ?

- Bien sûr ! répondirent les deux parents d'une même voix, échangeant un regard qui signifiait clairement « copieur ».

- Je n'arrive pas à faire cet exercice, montra le garçon.

- Oh, de la conjugaison ! s'exclama Arthur. Je me rappelle que j'aimais bien ça quand j'allais à l'école. Ici, je pense que tu dois mettre un « t » à « nous seront ».

- Hrm, fit Francis en s'éclaircissant la gorge. C'est un « s » qu'il faut mettre, chéri.

- Non, c'est un « t ».

- Un « s ». Le « t », c'est pour la troisième personne du pluriel.

- C'est faux.

- Tu es tellement têtu ! Je vais chercher dans le Bescherelle, si tu veux, répliqua-t-il en feuilletant le livre. Tiens, regarde ! J'avais rai- »

Francis s'arrêta au milieu de sa phrase, captant l'aura inquiétante qui commençait à envahir son époux. Il avait échappé à la catastrophe uniquement parce que leur fils était présent, sans doute. S'abstenant de faire d'autres commentaires, il laissa donc l'anglais s'occuper des devoirs de Matthiew, grimaçant en l'entendant massacrer la langue française à coup de « th » ou de « w ». Finalement, le petit repartit voir son frère, fier d'avoir « réussi » son exercice. Profitant de ce moment à deux, Francis plongea ses yeux dans ceux de son aimé, passant une main dans ses cheveux pour le rapprocher de lui. Accompagnant ce mouvement, Arthur embrassa doucement les lèvres du français. Ils allaient approfondir le baiser, sur leur petit nuage rose en forme de cœur appelé « amour », quand la voix perçante d'Alfred les ramena sur terre.

« Hé ! Vous avez raconté n'importe quoi à Mattie ! Je viens de voir son exercice, tout est faux ! râla le plus âgé des deux frères, son cadet caché derrière lui.

- Ah… On va vérifier ça alors. Hein, chéri ? fit Francis avec un sourire.

- Oui, on va jeter un coup d'œil à ces fautes, rougit Arthur alors que ses enfants repartaient jouer. »

Le français s'empara du cahier problématique, et commença à corriger les erreurs de son époux, barrant par-ci, rajoutant une lettre par-là, jusqu'à avoir fini son « travail ». Il échangea un long regard moqueur avec l'anglais, agacé.

« Je vais faire la cuisine pour ce soir, prévint Arthur pour échapper à ses propres fautes.

- Non, non, je vais la faire ! s'exclama son mari. Toi, lis plutôt ça.

- Comme si j'allais lire ça, grogna-t-il en regardant le Bescherelle qu'on venait de lui remettre. »

Francis se dirigea vers la cuisine, sifflotant un air connu, souriant en pensant à ce qu'il allait cuisiner pour le dîner – une omelette aux champignons, avec quelques légumes en assortiments sans doute – quand il sentit l'anglais l'enlacer par derrière, passant ses mains sur son torse.

« On continuera ce soir, darling ? susurra-t-il à l'oreille du français. »

Français qui se mit à rougir comme une tomate bien mûre.


Note de fin : J'espère que ce chapitre suit bien dans l'esprit du premier, dites-moi ce que vous en pensez... Plus j'y pense, plus j'adore cette famille ! Matthiew est tellement mignon, et Al' joue tellement bien son rôle de grand frère protecteur (c'est le héro, après tout ! -shot-). Et puis, j'aime bien le FrUK, quoique ce chapitre-ci tourne plutôt en UKFr, non ? Enfin, peu importe. Merci pour les reviews à ceux qui en ont laissé sur le premier chapitre ! (Désolée de ne pas répondre, mais il est 23h22 et je suis morte de fatigue... excusez-moi T.T)

Tomates ?