Hey !

Tout d'abord un grand merci pour vos Review, follow/fav !

Voici le chapitre 2, j'espère ne pas vous avoir fait trop attendre. Je vais essayer de poster un nouveau chapitre le vendredi et le mardi.

Le chapitre 3 étant écrit, je peux vous dire qu'il y aura un petit rapprochement entre Régina et Emma. Mais pour l'instant ...

Bonne lecture ! Et n'hésitez pas pour Review ;) A mardi.


Une fois montés dans la voiture, ils restèrent silencieux quelques minutes, ne sachant quel sujet aborder. Emma en profita pour observer la voiture. Cette magnifique Mercédès noire, un intérieur en cuir, des sièges confortables, les fenêtres légèrement teintées. Emma s'était installée sur la banquette arrière, Henry et Régina s'étant installés à l'avant. Dehors, la pluie tombait de plus belle. C'est Henry qui brisa le silence devenu pesant.

- Au fait, moi c'est Henry, et ma mère Régina … Et vous ? demanda-t-il à l'arrivante.

- Moi c'est Emma, ravie de te rencontrer Henry !

Le froid commençait à se faire ressentir dans la voiture.

- Désolée pour le chauffage, mais la voiture refuse de démarrer.

- Ce n'est rien Régina, merci de m'accueillir dans votre voiture.

- Je n'allais tout de même pas vous laisser sous cette pluie alors que nous étions à l'abri, répondu simplement la brune.

Emma eut pour simple réponse un petit sourire. Elle prit le temps de bien observer Régina. Cette femme d'une trentaine d'années, l'intriguait. Les cheveux bruns qui lui arrivaient au-dessus des épaules, encadraient un visage unique, le teint parfait, les lèvres pulpeuses habillées d'un rouge à lèvres. Les yeux chocolat, le regard perçant. Le regard de la blonde descendit sur le corps de la femme. Habillée d'un chemisier blanc entrouvert pour offrir un petit décolleté, d'une jupe droite grise et sa veste assortie. Un collant qui laissait apparaître des jambes de déesse. De sa place Emma ne pouvait pas voir les chaussures que portait Régina, mais elle imaginait très bien de beaux escarpins noirs venir compléter la tenue.

- C'est bien vous qui faisiez du stop tout à l'heure ? interrompit soudain Henry

- Oui, oui c'était bien moi … répondit Emma encore égarée dans ses pensées, Et tu peux me tutoyer gamin, tu sais.

- D'accord pas de problèmes, et alors, tu fais quoi dans la vie ? Pourquoi tu fais du stop ? Tu comptes aller jusqu'où ?

- Oh … euh … Je...

- Henry, voyons ! On ne pose pas de questions comme ça sur la vie des gens ! Intervint Régina

- Oh ce n'est rien, ne vous inquié…

Elle fut coupée par un bruit sur la fenêtre de la brune.

- C'est vous qui avez appelé pour une panne de voiture. Lança alors l'homme lorsque que Régina eut fini d'ouvrir la fenêtre.

- Oui, c'est bien moi. Nous ne vous avons même pas vu arriver tellement la pluie est dense.

L'homme jeta alors un coup d'œil sous le capot de la voiture. Au bout de quelques minutes il s'approcha de Régina qui était sortie de la voiture, accompagnée d'Henry et suivie d'Emma. Il lui annonça qu'il y avait une pièce à changer, et que pour ce faire il devait remorquer la Mercedes jusqu'à son garage.

- J'ai de la place dans mon camion que pour deux personnes, fit remarquer l'homme un peu gêné de ne pas pouvoir ramener la … famille, au complet.

- Oh ne vous inquiétez pas pour moi, dis Emma, je vais reprendre mon stop, puis se tournant vers Régina et Henry : Merci encore.

La pluie n'avait pas cessé de tomber, et le ciel, déjà assombri par ces intempéries, commençait à laisser disparaitre le soleil.

- Emma, tu ne vas pas rester sous cette pluie infernale quand même ? s'écria Henry en voyant la femme s'éloigner et disparaître sous les trombes d'eau.

- Hé ! Le p'tit gars a bien raison, dit alors le mécanicien, je … j'ai pas le droit de faire ça normalement mais bon … vous avez qu'à rester dans la voiture pendant que j'la remorque jusqu'au garage. Mais pas un mot à mes supérieurs.

- Merci beaucoup. Répondit Emma en souriant à l'homme.

- Quoi ? Mais si je ne suis pas d'accord pour laisser cette … inconnue seule dans ma voiture ?!

- Oh … euh j'en sais rien moi … j'proposais juste … , l'homme était tellement gêné que malgré sa carrure imposante il sembla presque disparaître.

- Pfff, c'est bon, soupira Régina, mais arrivée au garage, vous reprenez votre route.

- Très bien, merci madame, Emma n'avait pas réussi à dire autre chose devant cette femme froide, au regard fusillant.

Une fois en route, Emma se retrouva seule dans la voiture. Il faisait sombre et froid. Emma ne put s'empêcher de repenser à la réaction de Régina. Pourquoi la femme qui l'avait mise à l'abri si … gentiment, avait pu devenir soudain si glaciale ?

De leur côté Regina et Henry se trouvaient dans le camion de remorquage du mécanicien. L'environnement qui entourait la jeune femme la répugnait, pas que l'endroit soit sale, mais une odeur insupportable pour la brune régnait dans l'air, un mélange d'huile, de transpiration et de café froid.

Elle pensa alors à Emma, elle ne savait pas pourquoi elle s'était soudainement emportée. Cette femme était gentille, aimable, … ravissante, elle se surprit à penser une telle chose. Après tout, elle trainait sur la route, dans un jean trop serré, des bottes, un t-shirt blanc et une infâme veste en cuir rouge. Sans oublier son sac, comportant certainement quelques affaires, totalement hideux. Elle ne pouvait pas accepter la présence d'un tel individu près d'elle, ou même de son fils. Cette femme qui voyageait en stop vers on ne sait où, pour faire on ne sait quoi. Peut-être était-elle dangereuse ? Qui sait ? Ce n'est pas en se cachant derrière un sourire d'ange que la blonde réussirait à obtenir la confiance de Régina. Cette femme n'était pas vraiment fréquentable pensa Régina.

Mais en même temps, elle ne put s'empêcher d'avouer que la blonde attisait quelque peu sa curiosité, son visage doux, ses yeux verts. Le jean qu'elle portait serré, moulé de magnifiques jambes, les bottes, qui lui arrivaient sous le genou, épousaient parfaitement les mollets de la jeune femme. Son t-shirt blanc des plus banals, laissait percevoir une taille fine, et laissait le cou de la femme dégagé, elle portait un petit collier, un cygne argenté. Sa veste en cuir rouge, lui donnait une certaine allure.

Régina ne savait que penser de toute ces réflexions si opposées, une femme qu'elle ne trouvait pas raisonnable d'apprendre à connaître vu son… milieu. Mais elle était si belle, si … attirante ?

- V'là madame on est arrivé ! J'vous laisse descendre et m'attendre dans le bureau sur votre gauche, j'rentre le camion et votre voiture et j'arrive. Oh je vais m'occuper de faire descendre votre copine.

Régina hocha la tête en guise de réponse. Elle n'avait pas voulu relever le « copine » de cet homme. La connaissance d'Emma n'avait rien d'amical ou de tout autre chose, c'était juste une femme à qui elle avait évité une averse sévère.

Une fois descendus, Henry et sa mère se rendirent au bureau et attendirent l'homme.

- Maman, regarde, s'exclama Henry en pointant du doigt la fenêtre.

- Oui, on dirait que la pluie daigne enfin se calmer … un peu.

L'homme entra dans le bureau.

- Votre amie m'a demandé de vous r'mercier, elle est partie. Bon pour ce qui est de la voiture je pense en avoir pour une heure si tout se passe bien. Vous n'avez qu'à rester dans ce bureau en attendant, il y a une machine à café juste derrière vous si vous voulez.

- Merci, dit Régina avant de laisser l'homme s'en aller travailler

Le remercier avait vraiment était une simple politesse pour Régina, car jamais elle n'irait boire un de ces cafés, absolument odieux, dans un endroit aussi miteux. Régina prit le temps d'observer la petite pièce : un simple bureau de bois au milieu de la pièce, sur lequel reposait de la paperasse datant d'au moins deux mois, entouré de trois chaises qui ne semblaient pas vraiment neuves, ou propres. Dans un coin de la pièce une petite table sur laquelle se trouvait la machine à café et quelques gobelets. Au mur une horloge qui ne fonctionnait plus. Les murs étaient recouverts d'un papier peint beige, qui se décollait à certains endroits, vieux d'une quinzaine d'années.

Lorsque Emma avait quitté le garage, elle avait rejoint la route principale à pied et avait marché sur quelques centaines de mètres avant d'apercevoir un panneau indiquant qu'un motel se trouvait à un kilomètre. Emma regarda l'heure, une nuit au motel serait la bienvenue, elle avait peu d'argent mais cela lui suffirait pour une nuit. Elle marcha jusqu'au motel. La pluie se faisait moins violente mais ne s'était toujours pas arrêtée. Quand elle arriva il faisait presque nuit, déjà.

- Bonsoir, je souhaiterais une chambre s'il vous plait.

- Bonsoir, vous avez de la chance, c'est la dernière de libre … avec ce temps, beaucoup préfèrent s'arrêter que de conduire. Mais, vous êtes trempée, vous êtes venue jusqu'ici à pied ?

- Oui, ma chambre s'il vous plaît, répondit la femme qui commençait à perdre patiente.

Régina ne pouvait s'empêcher de regarder sa montre toutes les cinq minutes, décidément, le temps ne s'écoulait pas vite dans ce trou à rats. Tous ses plans tombaient à l'eau. Le temps de récupérer sa voiture, de rouler jusqu'à Boston pour rejoindre l'hôtel où elle avait réservé une chambre, le sommeil se ferait court.

Au bout d'une heure et quart d'attente, le mécanicien entra dans le petit bureau.

- Ça y est madame, j'ai terminé.

Il lui tendit une feuille où figurait la somme à régler. Régina paya, récupéra ses clefs, remercia brièvement l'homme et prit le volant. « Enfin » se dit- elle.

- Maman ?

- Oui Henry.

- Je veux pas t'énerver mais … tu ne penses pas que t'es un peu fatiguée pour conduire ? En plus il fait presque nuit, il pleut et t'as l'air énervé.

Régina ne répondit pas, son fils avait raison, mais elle ne pouvait pas se permettre de s'arrêter, et d'arriver en retard à son rendez-vous du lendemain.

- Maman regarde, il y a un motel dans un kilomètre, dit Henry en montrant un panneau. On s'y arrête pour la nuit et on part tôt demain matin comme ça tu arriveras à l'heure à ton rendez- vous, allez s'il te plaît, t'es fatiguée.

- Okay… mais on partira tôt, je déteste être en retard, je ne suis jamais en retard !

Elle arriva sur le parking du motel. Elle jeta un coup d'œil rapide au bâtiment, l'état de celui-ci n'augurait rien de bon à la brune. C'était totalement différent de la suite de luxe qu'elle avait prévue à Boston. Ils entrèrent dans le bâtiment.

- Et voilà pour vous, chambre 19.

- Emma ! s'exclama soudain Henry.

- Hé ! Salut gamin ! Mais qu'est-ce que vous faites là ? demanda Emma qui n'imaginait pas voir la femme chic dans un endroit si … bas de gamme.

- Henry a insisté pour que je ne conduise pas et me repose, répondit la brune, surprise de croiser la jeune femme.

- Désolé, intervint l'homme à l'accueil, je viens de donner la dernière chambre à la jolie femme ici présente, dit-il tout en dévisageant la blonde.

Celle-ci se retint de ne pas frapper l'homme et se contenta d'un soupir.

- Tenez ! dit- elle en tendant la clef à Régina, vous en avez plus besoin que moi et ça compense … pour m'avoir abritée dans votre voiture.

- Non Mademoiselle Swan, je vais conduire jusqu'à Boston, tant pis.

- Non j'insiste.

- Peut-être qu'on peut essayer d'y aller tous les trois, proposa Henry.

- Oh…euh désolée gamin, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée.

- Mademoiselle, dit soudainement mais doucement Régina, Henry à raison, vous n'allez pas rester dehors par ce temps. Venez, nous allons trouver une solution.

Emma les regarda et comprit qu'ils ne lâcheraient pas. Ils firent un signe de la tête à l'homme de l'accueil, qui trouvait décidément Emma à son goût, ne l'ayant pas quittée des yeux une seule seconde, et partirent vers la chambre.

Arrivée devant la porte de la chambre 19, Régina réalisa qu'elle allait devoir partager une chambre avec la femme qu'elle voulait à tout prix éviter de fréquenter. Mais qu'est- ce qui lui passait par la tête ?

Ils entrèrent et découvrirent la chambre : un lit double au milieu du mur encadré de deux tables de chevet, une lampe posée sur chacune, un petit fauteuil à l'opposé de la pièce, et une porte qui menait à la salle de bain. Les murs, décolorés par le temps étaient d'une couleur indéfinissable, un mélange de vert, beige et marron. Emma put lire un léger dégoût sur le visage de Régina, ce qui la fit sourire. Henry alla examiner la salle de bain, une douche, un lavabo accompagné d'un miroir et des toilettes. Rien d'extraordinaire.

- Vous n'aurez qu'à dormir dans le lit avec Henry, pour moi le fauteuil fera l'affaire, annonça Emma à Régina.

- Vous êtes sûre ?

- Oui, ne vous en faites pas pour moi, j'ai déjà connu pire.

- Très bien. Henry, va donc prendre une douche, nous trouverons quelque chose à manger ensuite.

- D'accord, fit le garçon en se dirigeant vers la salle de bain.

- Je vais chercher quelques affaires dans la voiture, déclara la brune en regardant Emma

- Okay, moi je vais chercher où l'on pourrait manger, je ne crois pas que ce motel fasse restaurant, ajoute-t-elle avec un sourire.

- Parfait.

Emma sortit de la chambre et se dirigea vers la réception. A peine s'était-elle approchée du petit comptoir, que l'homme commençait à observer de façon très indiscrète la belle blonde.

- Excusez-moi, intervint cette dernière, je voudrais savoir où moi et mes… amis, on pourrait manger un morceau ?

- Oh moi c'est bien vous que je mangerais… dit l'homme en chuchotant, ce qui ne servit pas à grand- chose puisque Emma entendit sa réflexion

- Ecoute sale obsédé, soit tu me réponds, soit je te promets que je sais où frapper pour te faire regretter tes paroles ! s'énerva Emma

- Oh … Pardon Mademoiselle, il y a un petit café un peu plus loin sur la route … je dirais environ 500 mètres.

Emma partit sans un remerciement, cet individu grossier ne méritait pas tant d'efforts. Elle retourna dans la chambre où Henry venait de terminer de s'habiller.

- Alors ? demanda Régina

- Y'a un café à 500 mètres !

- Il y a … un problème ?

- Non, rien qui en vaille la peine.

- On va manger, je meurs de faim maman.

- Oui, on y va Henry, vous venez Emma ?

- Bien sûr, j'arrive.

Régina se doutait que le réceptionniste avait dû faire du rentre-dedans, de manière #pas très subtile à Emma. Elle imaginait la scène de la blonde s'énervant contre l'homme.

Au café ils mangèrent en conversant de tout et de rien, enfin Henry animait la plus grande partie des conversations à lui tout seul. Il avait toujours quelque chose à raconter. Une fois le repas terminé ils rentrèrent à la chambre.

- Allez jeune homme il est temps de se coucher, demain on se lève tôt pour partir à Boston.

Le garçon prit immédiatement de quoi se changer et alla dans la salle de bain.

- Encore merci, mademoiselle Swan de nous laisser dormir ici.

- Emma ! C'est plus simple, et pas de problème.

Henry sortit et se glissa dans le lit.

- Je vais prendre une douche et je te rejoins, dit Régina avant d'embrasser le front de son fils.

Cette scène fit sourire Emma. Une fois la brune dans la salle de bain, elle alla s'installer dans le fauteuil, attrapant une couverture au passage. Quand la brune sortit de la salle de bain, elle trouva Henry et Emma endormis. Elle prit le temps de bien regarder la blonde. Son visage endormi la rendait plus paisible, plus belle encore. Elle détacha son regard de la femme et alla se coucher auprès de son fils. Elle mit du temps à trouver le sommeil, pas très à l'aise sur le matelas de basse qualité. Avant de réussir à s'endormir, elle pensa à la journée qu'elle venait de passer, la panne, la blonde. Et à sa journée de demain qui s'annonçait remplie, ils devaient partir tôt pour arriver un peu avant 10h00 sur Boston. Et Emma ? Qu'avait- elle prévu ? se demanda la brune. Peut- être pourrait- elle la déposer à Boston ? Après tout, elle n'était aussi insupportable que prévu, songea la brune avant de plonger dans un sommeil profond.