Auteur : Himitsu Chibi Hana
Titre : Possessions.
Genre : Shonen-aiUA
Bases : D'esqpairsRay
Pairing : Toujours classé confidentiel
Disclaimeur : toujours rien à déclarer…
Mot de l'auteur : Ouais, finalement cette fic me plait. En fait, toutes mes fics me plaisent, mais je crois que j'ai fait une bêtise en la commençant …
Nous en découvrons un peu plus sur Tsukasa et en apprenons d'avantage sur les autres membres. nan, j'en ai trop dit ouin, il n'y aura plus aucun mystère !! TT
Possessions
Chapitre 2
Le local est désert, et seul le bruit des soupirs égarés résonne dans le silence… seuls le bassiste et le guitariste sont là, ensemble. Karyu est assis sur la table, les doigts noués sur la nuque de son jeune ami. Il prononce son nom, entre deux gémissements, Zero relève alors la tête vers son ami, essuyant le bord de ses lèvres. Mais voyant la mine que ce dernier affichait, il se colle contre lui, l'enlace doucement et dépose un baiser au creux de son cou. Puis, du bout de ses ongles abîmés, il essuie une larme qui coulait le long de sa joue.
-Karyu…ça ne peut plus durer…
-… enfin Zero, ne dis pas n'importe quoi…
-Non, c'est à toi de m'écouter. Je vois bien que tu n'arrives plus à le supporter… … Je n'aime pas te voir te forcer comme ça… Pas pour moi…
Les deux hommes s'échangèrent une longue étreinte, puis, le basiste dépose un baiser sur le haut de sa pommette. Karyu, la voix tremblante, reprit alors la parole.
-De toutes façons j'y suis obligé… Moi je n'en souffre pas, alors que toi… Non, je ne peux pas. Il n'y a que moi qui puisse le faire…
-Je le sais mais… et puis, ce n'est pas une raison suffisante et…
Les deux musiciens se turent. Leurs fronts collés l'un contre l'autre, leurs regards se plongeant l'un dans l'autre… ils restèrent un long moment avant de retourner dans la pièce commune, rejoignant le batteur, qui venait juste d'arriver. Il annonça aussitôt qu'Hizumi ne les rejoindrait pas. Les deux hommes le regardèrent tandis qu'il redressait son chapeau haut de forme, avant de se débarrasser de la grande cape qui lui servait de veste. Il déchaussa ensuite ses lunettes, dévoilant son regard encore rougeoyant. Karyu s'approcha doucement de lui pour le regarder doucement et poser la main sur sa joue. Mais Tsukasa se détourna et commença à sortir son matériel. Il voulu ouvrir la bouche pour lui demander la raison de ses silences, mais le bassiste intervint.
-Laisse le… je pense qu'il est déjà assez tourmenté comme ça… Et puis, il te faut penser à toi… D'accord ?
Le guitariste hocha la tête alors que son ami poussait les cheveux qui couvraient sa joue, pour l'embrasser tendrement. Il lui adressa un doux sourire avant d'à son tour, sortir son instrument de sa housse.
Après avoir fixé la date de la prochaine répétition, Tsukasa s'empressa de revêtir son déguisement, Zero se précipita vers Karyu, qui venait juste de fermer la porte du local et lui prit la main, lui faisant promettre de prendre plus soin de lui. Le brun eut un sourire timide, puis, il baisa sa joue avant d'appeler un taxi.
Après s'être installé aux côtés du batteur à l'avant de la voiture, l'homme aux longues tresses voulut prendre la parole, regardant doucement ses pupilles dilatées, mais le brun le devança, et apprit que, comme lui, Zero devait faire attention aux nuits qui venaient. Car le Cycle des Trois Sang avait déjà commencé. Mais Tsukasa détourna rapidement la conversation vers le guitariste. Lorsqu'il vit la moue qu'il afficha, il comprit tout se suite qu'entre eux, l'eau n'était plus que trouble.
-Je n'aime pas qu'il se force comme ça. Il ne bronche pas… C'est même lui qui me force à aller vers lui quand il le faut… Je ne veux plus … Je ne veux plus le salir comme je le fais ! Je ne le supporte plus !
-Calmes toi Zero…
-Nan, je ne veux plus qu'il me laisse lui faire ça… Je ne veux plus tromper l'ange qu'il renferme…
Les deux garçons s'étreignirent jusqu'à ce que les larmes qui s'écoulaient des yeux noirs du bassiste s'évanouissent sur sa joue. Tsukasa passa lentement la main sur la nuque de son ami, avant de lui glisser à l'oreille quelques mots apaisants, puis… S'en aller, au gré du vent.
Appuyé contre la porte d'entrée, tenant fermement la poignée de fer, Hizumi refusait d'ouvrir. De l'autre côté de la porte, sous la pluie battante, Tsukasa attendait, continuant de le supplier d'ouvrir la porte.
-Non, je ne veux pas ! … je ne peux pas… …
-Hizumi… Hizumi mon…
-Je t'en prie vas t'en… Tu me fais peur…
Le jeune homme ne dit plus rien. Il percevait les sanglots du chanteur. Il attendit un long moment, jusqu'à ne plus rien entendre. Mais les sanglots repartirent, pour une raison obscure… Pardonne-moi Hizumi… Il glissa un petit pendentif sous la porte, qu'il vit s'enfuir, puis il remit son couvre chef et s'en alla, versant de fines larmes de sang.
L'eau coule le long de son corps blanc. Ses yeux rouges, plus que jamais, pétillent d'un désir aussi fort que les astres. Il repense à cette phrase qu'il lui avait murmurée, à peine assez fort pour qu'il puisse l'entendre… mais qu'il aurait tant voulu finir.
Pardonne-moi Hizumi… mais je t'aime tellement…
Le jeune homme frappa de toutes ces forces contre le mur avant d'hurler, cédant ainsi à cet élan de folie qui lui ouvrait les bras
Assis seul au milieu de son lit, son corps nu couvert par les draps qui jonchaient ça et là… il regardait ses mains caresser sa peau… sa peau immaculée, qui se confondait parfaitement avec les plumes caressant ses côtes. Il posa ses mains sur celles de cet autre lui, prisonnier derrière le miroir. Il le regardait… Il le regardait… Puis, l'homme dans sa prison de cristal s'anima, lentement, doucement.
-… Pourquoi tu me regardes comme ça ?
-Tu sembles préoccupé…
-Pff. C'est bien la première fois que tu t'intéresses à ce que je peux ressentir…
-Si tu meurs… Je meurs. Je te rappelle que nous ne sommes qu'un.
-Ben voyons…
-Mais il faut que tu comprennes une chose…
-…
-Ce n'est pas parce que tu as le pouvoir de le soigner que tu dois empêcher ton cœur…
-Mais je dois les sauver ! Je dois Le sauver…
-Mais et toi ! Sois juste un peu égoïste…
-… … Raphaël…
La main de Raphaël traverse doucement de l'épaisse couche de verre et caresse son visage, longuement, avant de retourner au fond de cet univers qui n'est finalement qu'illusion. Une larme coule le long de la joue du jeune blond, avant qu'il ne se recroqueville, pour s'enfermer dans un cocon de plumes blanches.
Owari
