MeoW !
Tout d'abord, merci pour vos retours concernant le premier chapitre, qui fait office d'introduction plus qu'autre chose (tout comme celui-ci d'ailleurs). Je suis contente que la légende ait su vous charmer ou tout du moins vous intriguer. Je suis d'autant plus heureuse d'avoir quelques followers et tout ça fait très chaud à mon petit coeur de chaton =^_^=
Je sais que je ne suis pas très productive. J'ai d'ailleurs beaucoup de mal à avancer sur le chapitre 3. Pas que je manque d'idées, ah ça non, mais je suis assez perfectionniste sur la rédaction et les mots me manquent pour bien retranscrire ce que j'ai en tête dans les moindres détails. Je vous remercie donc pour votre patience et pour vous récompenser, malgré ma décision d'attendre d'avoir achevé son successeur, voici le chapitre 2 qui vous dévoilera tout ou presque sur les Sylverins.
Bonne lecture et merci encore pour vos encouragements !
Chapitre 2 : Bienvenue à Meytherlias.
Bien évidemment, pour les habitants des Royaumes de l'Est, le peuple Sylverin est un des plus grands mystères de l'Histoire jamais résolu. Et pour cause, personne n'a été en mesure de vérifier leur existence. Semble-t-il que quelques aventuriers aient été en mesure d'approcher le Cœur d'Argent de la Forêt Ancestrale, mais sans jamais pouvoir y pénétrer. Les rumeurs racontent que les arbres d'argent formeraient une barrière magique bloquant le passage à tout être n'étant pas un Elfe Lunaire. Et comme il paraîtrait que ces êtres ne sortent jamais de leurs bois, seule l'imagination du commun des mortels permet d'alimenter les contes et histoires à leur sujet. Après tout, pourquoi placer une barrière magique, s'il n'y a rien à protéger ? Alors les hypothèses vont de bon train, inventant le style de vie des Sylverins. Selon elles, ces Elfes mystiques seraient tous pratiquants d'une puissante magie liée à la Lune, nichant dans des maisons de bois perchées dans les plus hauts arbres du Cœur d'Argent. Les plus farfelues racontent même que, lorsqu'ils seraient en colère, ils demanderaient aux éléments de se déchaîner sur les villages les plus proches et ce, grâce l'influence de la pleine Lune. C'est en partie pour cette raison que les Elfes Lunaires ont la réputation d'être des demi-Dieux, au même titre que les demi-Elémentaires. Bons ou mauvais ? Personne n'oserait se positionner, de peur d'être victime de leur tempérament.
Mais la vérité est tout autre. En effet, les Sylverins restent des humanoïdes, pour ainsi dire, normaux, à la différence qu'ils ont une espérance de vie allant de 250 à 300 ans. Ils ont un métabolisme assez irrégulier, qui fait qu'à leur naissance, ils grandissent aussi rapidement qu'un humain jusqu'à l'âge de cinq ou six ans. Par la suite, leur rythme de croissance se voit tripler jusqu'à l'âge adulte qu'ils atteignent à l'âge de 35 ans, soit l'équivalent de 16 ans humains. A partir de là, autant dire que les premiers signes de maturité n'apparaissent qu'à l'approche de la première centaine d'années, alors qu'ils vous donneront tout juste l'impression de faire fi de la crise de la quarantaine.
Autre différence concernant cette mystique ethnie, un couple Sylverin ne peut donner naissance qu'à un seul enfant. Il semblerait que cela soit lié à l'appareil reproducteur féminin. En effet, les femmes ne peuvent se séparer que d'un seul fragment de leur pierre lunaire, qui leur fait office de cœur. C'est d'ailleurs lorsque ce petit morceau se disloque, non sans un étrange ressenti pour la jeune fille, qu'elle est considérée mature pour enfanter. Par on ne sait quel mystère de la nature, ce petit éclat voyage dans le système sanguin pour venir se loger dans l'un des ovaires, attendant le moment propice pour s'insérer dans un ovule, celui qui deviendra alors le seul fécondable. Ce fragment de pierre de Lune évoluera au cours de la gestation pour devenir le cœur de l'enfant. Généralement, les demoiselles tombent enceinte dès leur première relation, mais il n'est pas rare que cela se produise au bout de la deuxième ou la troisième. Ceci dit, cela ne pose aucun problème de mœurs au sein de cette communauté, les Sylverins ayant un seul et unique amour au cours de leur existence.
Tant qu'à parler naissance, autant poursuivre sur une de leur tradition : l'attribution du nom. Lorsqu'une petite fille voit le jour, on lui donne alors le prénom générique Mey, qui signifie Lune. Si c'est un garçon, il se fait alors nommer Ianor, ce qui veut dire Astre. Ce n'est qu'au bout de deux ou trois ans, une fois qu'ils ont développé une partie de leur personnalité, que les enfants Sylverins obtiennent leur prénom définitif. La particule Mey vient alors à se placer au début de ce nouveau nom féminin, tandis qu'Ainor se transforme en nor pour être placer en fin du prénom masculin. Il est vrai que porter le même prénom qu'un autre, même si ce n'est que temporaire, peut sembler perturbant. Cependant, les enfants Sylverins n'ont jamais eu de mal à se distinguer des autres lorsqu'ils se font appeler. Peut-être est-ce là les premiers signes de leur instinct ? Qui sait…
Pour ce qui est de leur style de vie, les Sylverins mettent un point d'honneur à être en totale harmonie avec la nature qui les entoure. Dépendant du rythme de la Lune, ils dorment principalement quelques heures après le lever du soleil, pour se réveiller une fois que l'astre du jour ait quitté son zénith. Bien évidemment, et ce grâce à leurs rétines recouvertes de tapetum lucidum, ils sont capables de voir la nuit jusqu'à près d'une centaine de mètres, même les soirs de nouvelle Lune. Cependant, la vie nocturne ouvre la porte à certains inconvénients, notamment la chaleur estivale qu'ils ont grande difficulté à supporter ou tout simplement l'intensité de lumière solaire. C'est très certainement une des raisons principales, pour laquelle ils passent une grande partie de leur journée dans la Forêt d'Argent, que ce soit pour flemmarder, se dégourdir les jambes, jouer avec les animaux, grimper aux arbres ou encore se lancer dans la cueillette quotidienne… Les Sylverins ont mille et une façons de se divertir dans les bois.
Puisque l'on parle de cueillette, il faut savoir que leur alimentation se compose exclusivement de fruits, de légumes, parfois de produits laitiers selon le bon vouloir des créatures vivant à leur côté. Car oui, ils ont une grande affinité avec la faune qui peuple le cœur d'Argent, si bien qu'ils ont tous un familier, et ce dès leur plus tendre enfance. Comment leur compagnon est il choisi ? Cela se fait tout simplement au premier contact. L'animal, tout comme le Sylverin, sait instinctivement lorsque leurs regards se croisent, si un lien indélébile les unit. Ils deviennent alors inséparables. Oui, mais pour combien de temps ? Le métabolisme des créatures étant similaire à celui de leurs protecteurs, elles vivent généralement plus longtemps que les animaux peuplant le reste du cratère. Il n'y a donc pas d'inquiétude à avoir sur ce point : les Sylverins et leurs mascottes se côtoient généralement durant un bon siècle et demi. Elles peuvent également avoir un physique assez atypique, comme si la nature se serait amusée à mélanger deux espèces communes relativement proches, si ce n'est plus. Ceci dit, si tel est le cas, la nature fait toujours aussi bien les choses, car la faune Sylverin est vraiment de toute beauté.
Même s'ils y passent le plus clair de leur temps, les natifs du Cœur d'Argent ne résident pas dans les bois. Avec le temps, des pierres lunaires repêchées au fond du Grand Lac, d'autres matières premières et de l'acharnement, ils sont parvenus à bâtir une magnifique cité au dessus des flots : Meytherlias, ce qui signifie en Sylverin Cité de la Lune. Construite au dessus de la surface Est du Lac, cette ville se tient sur une plateforme ovale, faite d'une pierre extrêmement solide, d'une surface avoisinant les trois hectares. Elle est maintenue par d'énormes piliers scellés dans le fond du Lac, fabriqués en Krateinor, métal extrait des pierres de Lune très résistant et brillant comme de l'argent. Trois passerelles, toujours du même métal, toutes ornées de somptueuses arabesques, partent des rives avoisinantes pour rejoindre la Cité en trois points cardinaux : les entrées Nord-est, Est et Sud-est.
Une fois dans l'enceinte, ces trois axes se déroulent en larges rues, bordées de modestes habitations de pierre, de verre et de Krateinor, menant vers le cœur même de la ville, où se situe la grande Place. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, on ne peut y trouver aucun palais, aucun château, aucune bâtisse imposante synonyme de pouvoir politique. Seul un magnifique kiosque blanc orne le centre de la place. Il faut dire que ce lieu emblématique de la Cité sert surtout pour les festivités locales, pour les prières nocturnes adressées à l'Astre-Mère ou encore pour les rendez-vous bihebdomadaires des artisans. Ce qui explique les tentes blanches qui bordent la moitié Est des contours de la Place. La moitié Ouest, quant à elle, s'ouvre vers les magnifiques Jardins de la Cité, offrant une vue imprenable sur le Lac. Les citoyens de Meytherlias ont pris soin d'y rassembler les fleurs et les plantes nécessitant davantage de lumière solaire et d'y planter de jeunes arbres d'Argent qui n'auraient pu pousser convenablement au cœur de la Forêt. C'est au cœur de cette pépinière, qu'ils viennent se ressourcer, trouver la paix et l'inspiration out tout simplement rêver éveillés.
Si les Sylverins sont connus pour leur relation fusionnelle avec leur environnement, ils semblent également développer un goût prononcé pour les arts, sous toutes leurs formes. Bon nombre d'entre eux sont artisans. Ils travaillent la pierre, le verre et le métal, sous forme de bijoux, de sculpture ou de vitraux à l'effigie des Treize premiers nés ou des personnalités de leur Histoire le textile d'origine végétale ou la soie généreusement donnée par les arachnides de la Forêt, que ce soit pour confectionner leurs habits, des tapisseries ou des canevas décoratifs. D'autres se lancent dans la fabrication de paniers et mobiliers dans une matière proche de l'osier, très certainement récoltée sur les berges du Lac. Par contre, le travail du cuir est extrêmement rare, les Sylverins n'y ayant recours uniquement lorsqu'un de leurs compagnons animaliers vient à les quitter. Une manière de les garder auprès d'eux après la mort. Mais pour beaucoup, cette pratique reste discutable. Certains y voient même un blasphème envers la nature, tandis que d'autres considèrent leur rendre ainsi hommage. Il en va de même pour le travail du bois, mais celui-ci est moins sujet aux polémiques. Seuls les arbres morts sont utilisés pour fabriquer du petit mobilier, parfois des portes ou des encadrements de fenêtres, des sculptures ou des gravures, permettant ainsi de leur donner une seconde vie. On compte bien évidemment beaucoup d'artistes peintres, de poètes, de chanteurs, danseurs et musiciens. D'ailleurs, s'il y a bien un spectacle auquel vous devriez assister, c'est bien à leurs différents rituels, où se mêlent voix mélodieuses, rythmes entraînants et danses envoutantes.
Cependant, s'ils sont doués pour les arts, tout comme les humains, les elfes ou les nains, rares sont ceux qui peuvent révéler quelconque talent pour celui de la magie. Toutefois, on se doute bien que les Treize premiers nés avaient tous un énorme potentiel dans ce domaine. Mais pour leur descendance, c'est une toute autre chose. Pour elle, seuls celles et ceux qui, dans leur plus jeune âge, manifestent quelques aptitudes surnaturelles, sont destinés à devenir des Enfants de la Lune. Ils sont suivis par le Sage, descendant direct de l'aînée des Treize, lors d'une longue période d'apprentissage, durant laquelle ils apprivoisent leurs nouvelles capacités. La nuit de leur trente-cinquième anniversaire, un rituel se tient sur la grande place devant le peuple entier où ils reçoivent leur sacrement. Dès lors, ils sont considérés comme les messagers et représentants de l'Astre-Mère au sein du Cratère. En compter un par génération serait utopique. Il est plus probable d'en voir naître un tous les deux ou trois siècles. A ce jour, cela fait près de quatre cent cinquante ans que le dernier a rendu l'âme et les Sylverins désespèrent d'en connaître un nouveau d'ici la fin du siècle. Mais ils ne se doutent pas encore que leur patience va porter prochainement ses fruits et que leur nouvel espoir se trouve déjà parmi eux, portant le nom de Meyrilhuane. Et c'est sur cette enfant que va porter notre histoire.
Voilà ! Chapitre un peu plus long que son prédécesseur, mais toujours sans dialogue pour des raisons évidentes. J'espère qu'il vous aura autant plu que le premier. Souhaitez moi bonne chance pour l'avancée du prochain !
Pleins de MeoWBisous et MeoWCalinoux ! =^_^=
