Hello tout le monde. C'est légèrement déprimée que je poste enfin ce chapitre, qui est en fait la même histoire mais du point de vue de Haru.

Je n'ai pas spécialement envie d'en dire plus alors je vous laisse découvrir ou redécouvrir pour certain cette histoire sous un autre angle.


Que se passe-t-il ?

Tout est noir…

Je crois qu'il y a beaucoup de personnes autour de moi.

Elles parlent.

Mais de qui ?

De quoi ?

De moi ?

Mes oreilles bourdonnent.

Je n'entends rien.

Je voudrais parler mais je n'y arrive pas.

Je ne sens plus mon corps mais j'ai l'impression qu'on me bouge.

Kyoko, où es-tu ?

J'essaie de me souvenir de ce qui a pu se passer.

Je suis venue en Italie pour rejoindre Kyoya. Comme il semblait assez occupé je suis partie visiter la ville. Ryohei nous servant de guide à moi et sa sœur.

On marchait tranquillement. J'étais un peu en retrait. D'un seul coup il y a eu un énorme bruit puis…

Plus rien.

Je crois qu'on est en train de m'endormir, j'ai l'impression que mon esprit est en train de partir. La dernière chose à laquelle je pense est toi : Kyoya.

Je crois que je rêve.

Oui c'est ça. C'est même un souvenir.

Celui où je t'ai vu pour la première fois.

J'allais à la pâtisserie il me semble.

Mon regard s'était par hasard porté sur une ruelle sombre.

Tu y étais, « mordant à mort » des élèves comme tu aimes dire. J'avais vite détourné le regard et continué mon chemin.

J'aurais aimé que ce soit un autre sentiment mais…

La première fois que je t'ai vu, tout ce que j'ai ressentis fut de la peur.

Un autre souvenir.

Celui où tu m'as remarqué pour la première fois.

J'avais déjà rencontré Tsuna à ce moment-ci.

Même si je n'avais pas encore réalisé que ce que je ressentais pour lui n'étais pas de l'amour mais de l'admiration.

J'étais allée à la sortie des cours de ton collège pour le rejoindre. C'est là que tu m'as vu. J'en suis sûre puisque nos regards se sont croisés.

A peine une seconde peut-être, mais ils se sont croisés, ne nous nous montrant que notre indifférence mutuelle.

Cette fois je me revois au moment où nous avions été obligés d'aller dans le futur.

Je me souviens bien de ce moment, j'étais complètement perdue dans la base. Cela faisait plus d'heure que je tournais en rond lorsqu'on s'est croisé.

Nous, les filles, venions d'apprendre toute la vérité sur ce que vous aviez vécu. Je savais que Tsuna était destiné à devenir un parrain dans la mafia, mais je ne m'attendais pas à autant de violence. J'étais encore très naïve.

A cause de cela je ne savais pas comment réagir face à toi. Mal à l'aise j'avais quand même réussi à te demander mon chemin. Tu m'avais répondu avec cet air toujours calme mais froid qui te poursuis, aujourd'hui encore. Neh Kyoya ? Est-ce que le reverrais encore, cet air que tu prends si souvent?

Je ne t'ai jamais vraiment revu ensuite. Peut-être furtivement mais pas plus.

Il fallut deux années avant que l'on ne se revoit vraiment, le hasard avait fait que j'avais rejoint le lycée où tu étais.

Beaucoup de choses s'était passées pour moi après ma disparition dans le futur. Mon père était devenu plus strict. Je peux le comprendre puisque je ne pouvais pas lui en expliquer la raison. Même si je lui avais dit il ne m'aurait pas cru de toute manière.

Il me surveillait beaucoup plus, m'interdisait toutes sorties, surveillait toutes mes fréquentations. Je ne pouvais jamais aller à un endroit seule, je devais forcement être accompagné. J'avais même du mal à passer un peu de temps avec Kyoko, qu'il ne considérait même plus comme une personne de confiance. J'ai bien essayé de sortir malgré ses interdictions, mais j'ai fini par abandonner la fois où il a été jusqu'à appeler la police pour me retrouver.

Très déprimée dans cette période j'ai fini par craquer. Il a fallu que je me coupe moi-même mes cheveux devant mon père. Que je m'enferme ensuite dans ma chambre sans jamais en sortir, même pour ne serait-ce que manger, pendant trois jours. Que je fonde en larme devant lui dans les bras de Kyoko, que mon père avait alerté au bout ces trois jours, pour qu'il comprenne enfin mon profond malaise.

Je cherchais donc le calme le temps de me remettre les idées au clair quand je suis arrivée au lycée. On m'avait dit que le chef du comité de discipline, qui ne supportait pas le bruit et les attroupements, cherchait quelqu'un pour lui apporter toutes sortes de documents. J'y voyais donc une bonne occasion.

Je n'aurais jamais pensé que c'était toi, j'avais même du mal à te reconnaitre. Pourtant tu n'avais pas beaucoup changé, mais je ne t'avais jamais réellement fréquenté et j'étais assez bouleversée à ce moment-là. Je suppose que c'est pour cela.

Pendant un long moment je n'ai fait que t'apporter ces documents divers, ne nous échangeant que des politesses. Aucun contact physique. A part une fois, nos mains s'était légèrement touchées. J'ignore si c'est cela mais mon moral commença à remonter. Mon entourage me le fit remarquer.

Et toi Kyoya ? Tu penses que c'est ça ?

Ah ! Je me souviens de ce jour. C'est la première fois que tu m'as proposé de prendre un thé avec toi.

Je commençais à comprendre ce que je ressentais vraiment pour Tsuna. A nouveau un peu démoralisée je m'étais dit qu'une tasse de thé me détendrais. Le silence qui alla avec me fit aussi du bien.

Cette invitation recommença plusieurs fois. Je l'acceptais à chaque fois.

Me sentant de plus en plus à l'aise avec toi j'ai commencé à parler tranquillement de moi. Tu ne disais rien mais je savais que tu m'écoutais.

Parler et être écouter sans que l'autre n'attende rien m'avais fait un bien fou.

On a fini par s'assoir l'un à côté de l'autre. Dis Kyoya, tu sais pourquoi ? Moi je ne me souviens plus. J'ai l'impression que cela s'est fait naturellement et d'un coup.

Une de mes plus beaux souvenirs cette fois.

J'avais renversé ma tasse à cause d'une inattention. Je m'attendais à ce que tu me critiques. A la place tu m'as aidé à nettoyer et sans que je m'y attende tu m'as embrassée. Je ne t'ai pas repoussé.

Juste après et pour la première fois depuis longtemps à ce moment-ci, j'avais souri vraiment sincèrement.

Je m'étais sentie revivre d'un coup.

On s'était à nouveau embrassé. J'ai sentis à cet instant que quelque chose avait changé en toi, mais que ce changement, je serais la seule à pouvoir le voir.

Les années sont passées et nous sommes restés ensemble.

Tu avais fini par décider de rejoindre le manoir des Vongola. Pour ma sécurité tu m'avais demandé de rester au Japon.

J'avais accepté à une condition: le mariage.

Tu as accepté. J'avais 22 ans et toi 24.

La cérémonie fut discrète, seuls mes proches et tes parents furent au courant. Ce jour restera le plus beau de ma vie.

Est-ce que ça aussi a été le tiens ? Je suppose que oui mais que tu ne le diras jamais, n'est-ce pas Kyoya ?

Il y a deux mois tu es rentré au Japon pour quelque temps. Venant me rejoindre dans l'appartement que nous nous étions acheté un peu avant notre mariage.

Tu étais là uniquement pour du travail, après trois semaines tu es reparti.

J'ai toujours eu du mal avec cette distance, je pouvais de temps en temps te rejoindre en Italie mais jamais assez à mon goût.

Heureusement que Kyoko était toujours à Namimori, je me sentais moins seule quand je n'étais pas auprès de toi.

C'est d'ailleurs elle qui appris la première que je suis enceinte.

Je m'en suis rendu compte deux semaines après ton départ.

Je me souviens parfaitement de ce moment de notre conversation au téléphone, celui où je te l'ai annoncé.

Nous avions commencé à parler comme d'habitude, moi plus que toi.

Puis je te l'ai dit.

Tu étais resté silencieux quelques instants. J'attendais ta réaction.

Tu m'as demandé depuis quand.

Environ 2 mois cette période. Ce qui voulait dire que cela datait de ma dernière visite en Italie. J'aurais préféré te l'annoncer en face quand tu étais au Japon. Pour voir ta réaction.

J'imagine tout de même qu'à cet instant tu n'aurais pas osé exprimer ta joie, et ce à cause de ta fameuse dignité qui t'as toujours empêché d'exprimer tes sentiments librement.

Tu te serais contenté de sourire et de me prendre dans tes bras. Je suis sûre que tu aurais fait ça Kyoya ! Ne dis pas que c'est faux !

C'est d'ailleurs ce petit quelque chose que tu avais dans la voix qui me fait penser cela. Après tout je te connais mieux que quiconque.

Juste après, et en accord, nous avions décidé que je viendrais te rejoindre au manoir.

C'était la première fois que j'obtenais quelque chose de toi aussi facilement.

Même si tu n'étais pas en face de moi, je suis parfaitement capable d'imaginer ce fameux sourire que tu devais avoir.

Celui que tu ne montrais qu'à moi.

Pourtant…

Ce n'est un sourire que je vois alors que j'ouvre enfin mes yeux.

Combien de temps s'est-il écoulé ? Combien de temps suis-je resté inconsciente ?

Je n'en sais rien.

Tout ce que je sais, c'est que je vois son regard profondément triste.

Je sens à peine mon corps.

Je comprends enfin ce qui m'arrive.

Je suis heureuse qu'il soit là.

Trouvant la force de lui sourire, j'arrive à lui faire comprendre que je veux lui parler.

Il comprend et s'approche de moi.

Me retirant la respiration artificielle que je ne sentais même pas.

Je rassemble mes forces pour te dire quelque chose de terrible.

J'en ai conscience.

Alors je souris et te le dis.

- J'aurais voulu vivre plus longtemps à tes côtés.

Des larmes s'échappent de tes yeux.

Je suis surprise.

Tu me murmures un léger « moi aussi » et prends ma main dans la tienne.

Ces larmes coulent certainement sans que tu puisses les en empêcher.

- C'est la première fois que je te vois pleurer.

- En dehors de mes parents tu es la première à me voir sous un jour aussi faible.

Je ris.

Je serais certainement la dernière.

Dans un effort ultime j'arrive à déplacer ma main sur ta joue.

Tu me regardes toujours de la même manière.

Puis une lueur de regret passe dans tes yeux.

Puis tu me dis ces mots que j'ai si rarement entendu.

- Je t'aime.

Cette fois c'est moi.

Je pleure.

De joie bien entendu.

Je sais que tu as toujours été sincère avec moi.

Ce sera la dernière chose que j'arriverais à faire.

Te répondre.

- Je t'aime aussi.

Je me sens partir.

Juste avant de fermer mes yeux tu me fais un dernier cadeau.

Un sourire.

Je peux partir sans regret.

Adieu.

Kyoya.


Et voilà. J'ai essayé d'écrire ce point de vue dans un style complètement différent de l'autre.

J'espère que cela vous aura plu. Ce serait sympa de me laisser votre avis.