Titre de la fiction : Double vie Titre du chapitre: Reflet du passer Auteur : Azerty a rapport Beta lectrice : Sermina Genre : Yaoi - romance-humour-hors univers Disclaimer : Les personnage du manga Naruto son l'oeuvre de Masashi Kishimoto, l'univers et Annia sont de moi. Quand aux quatres folles, elles n'appartiennent qu'à elles même.
Chapitre 2 : reflet du passer.
10 H 02, rue commerçante de Konoha :
- Tiens, un revenant !
- Naruto, est-ce que tu sais que tu as vingt minutes de retard ?
-TU NE PEUX PAS ARRIVER A L'HEURE DE TEMPS EN TEMPS ?
Kiba faisaient parti d'un genre d'humains en perpétuel mouvement. A l'image de celui de Naruto, son cerveau était totalement hermétique à la notion d'immobilité et de calme. Alors « attendre » n'était pas son activité favorite ! Et pas vraiment celle des autres non plus d'ailleurs. Sakura avait beau faire preuve d'une patience surprenante sur certains points, lorsqu'il s'agissait de Naruto, les « tranquilles-rendez-vous-de-copains-entre-personnes-civilisées » avaient tendance à se terminer à l'hôpital. Le petit groupe était d'ailleurs un habitué des lieux !
Comme toujours, et alors qu'il subissait une rafale de regard noirs qui auraient mit hors d'état de nuire toute autre personne normalement constituée, le jeune garçon clémentine se contenta de se frotter vivement l'arrière de la tête en souriant bêtement.
- Je n'ai pas réussi à me réveiller ! s'excusa t'il d'un ton jovial, pas le moins gêné du monde.
Les autres poussèrent à l'unisson un soupir désespéré : irrécupérable !
Sakura, Kiba, Shino, Shoji, Ino et Shikamaru. En tout et pour tout, six âmes charitables qui parvenaient à supporter notre adorable mais ô combien énervant blondinet. Bon, n'exagérons rien : notre bel ange avait quand même des bons côtés. Si on cherche bien … très très bien. Par exemple, il voyait toujours les choses en grand. Si si, ça peut être une qualité ! Et de ce fait, le plus grand fan (et le seul) de Naruto n'était ni plus ni mois que … le vendeur de ramen du coin !
Mais lorsqu'on a un sourire aussi large et aussi craquant que le sien, on peut se faire pardonner beaucoup de choses. Ça tombait bien : Naruto avait justement toujours beaucoup de choses à se faire pardonner. Quelque soit le jour, l'heure, l'endroit, il trouvait invariablement le moyen de faire une gourde … et de les faire rire. Lorsque le nom « Naruto » entre dans votre vocabulaire, vous pouvez vous attendre à voir votre petit quotidien métamorphosé de tout en tout. Et même si ses conneries leurs valaient les situations les plus embarrassantes imaginables, les fous rires qu'ils en tiraient en valaient bien le coût. C'est peut être pour ça qu'ils l'adoraient tous tant.
Mais ça, ils auraient préféré mourir plutôt que de l'avouer.
10 H 14, hall d'entrée d'un des plus grands magasins d'informatique :
Solitude : nom masculin, sentiment d'être seul, physiquement ou moralement.
Enfin, ça, vous vous en fichez. Non, ce qui vous intéresse, et ce qui passionne d'une manière obsessionnelle quatre jeunes filles de notre connaissance, c'est la personne qui connaît et recherchait le plus ce sentiment : Uchiwa Sasuke.
Pour quelle raison étrange les gens beaux attirent-ils tant les autres bien, qu'ils soient si souvent orgueilleux, égoïste ou narcissique ? Pourquoi les ténébreux, d'un caractère poussé vers la solitude, sont-ils un tel aimant aux cœurs si vite enflammés des filles célibataires ? Pourquoi est ce que, irrésistiblement, toutes les attentions gravitent-elles autours d'eux ? Par admiration ? Envie ?
L'envie … Certains (suivez mon regard, vous pouvez pas le loupez. Oui, c'est ça : la tâche orange !) disaient que le beau brun n'en avait aucune. Ils se trompaient : Sasuke mourrait littéralement d'envie d'écraser la tête de beubeul-gum d'une certaine Sakura contre un mur. Mas il ne le faisait pas. Pourquoi ? Ben, il avait juste la flemme ! Dommage hein ?
Plus sérieusement : avoir envie de quelque chose, c'est aimer cette chose, et aimer l'idée de pouvoir la posséder. Or Sasuke n'aimait rien. La solitude et le silence étaient les seules choses qu'il pouvait tolérer. Tout le reste, il le détestait. Et au sommet de ce monde de ressentiment, un souvenir, un ombre, … un frère.
Mais ce n'était pas le moment de sombrer dans les souvenirs : cinq mètres derrière lui, légèrement sur la droite, un employer approchait. Cela, le descendant Uchiwa le savait déjà depuis longtemps. Il avait prit conscience de sa présence avant même qu'il traverse la porte. Mais il attendit que ce dernier l'aborde pour réagir : c'était leur manière de faire. Toujours.
- Bonjours monsieur, je peux vous aider ?
-Je crois que oui, sourit tranquillement le jeune homme. Il y a quelques achats que j'aimerais faire.
12 H 08, sur les marches du métro :
- Naruto ! Hé ho, Baka je te parle !
Le jeune homme sortit soudain de sa léthargie. Autour de lui, tous ses amis le regardaient d'un air soucieux. Et il y avait de quoi : depuis le début de la matinée, le phénomène national de suractivité n'avait sortit presque aucune blague bidon, n'avait dragué que deux fois Sakura, et depuis plus de vingt minutes, il n'avait carrément plus lâché un seul mot. Inévitablement, les autres commençaient à s'inquiéter. Le blond se mordit vivement l'intérieur de la lèvre. Il ne voulait pas qu'ils se fassent du souci. Et puis, s'ils commençaient à se pauser des questions, il allait encore devoir leur mentir. Il détestait ça. Mais pour le moment, des semi vérités feraient l'affaire.
-Désolée Sakura-chan, je suis un peu fatigué en ce moment ! s'écria t-il avec un de ses fou-rires bêtes.
Son précieux rire-faux-qui-fait-plus-vrais-que-vrai. Le genre de choses qui parait tellement naturellement con que plus personne ne pense plus à chercher quelque chose de plus profond. Faire l'idiot. Sa technique préférée.
Ses six camarades poussèrent un soupir moitié rassuré, moitié désespéré.
-Tu travailles toujours dans une pizzeria le soir non ? Ce n'est pas trop dur au moins ?
-Mais naaaaaaaaaaan ! Pour le futur maire de la ville, c'est un jeu d'enfant !
Douze yeux levèrent un regard implorant vers le ciel. Et voila qu'il s'y remettait !
13 H 41, pièce annexe du plus grand magasin d'informatique de la ville :
-C'est le plus performant que l'on peut trouver sur le marcher en ce moment. A ma connaissance, il est tellement perfectionné qu'il n'en existe qu'une vingtaine au monde.
Sasuke regarda son nouveau petit bijou avec un sourire satisfait : légèrement plus grand que la plus part des portables, il avait un aspect totalement anodin. Mais il valait trois ordinateurs personnels, et regorgeait d'une foule de petites options très pratiques pour son travail. Le prix n'avait pas d'importance. Le prix n'avait jamais eu d'importance pour rien d'ailleurs. Mais ce n'est pas pour cette petite merveille qu'il était venu aujourd'hui. Et c'est pour ça qu'il décida de revenir au sujet de préoccupation principal :
- Et quand est-il de la commande que j'ai passé la semaine dernière ?
L'autre jeta un regard méfiant autour de lui, et lorsqu'il fut sûr que personne ne pouvait les entendre (à part l'auteur en tenue de camouflage dans la plante verte), il se fit glisser une mallette grise sur la table et chuchota :
- Tout est là monsieur !
Les coins des lèvres de Sasuke se levèrent : décidément, les entreprises crapuleuses pouvaient tout vous trouver à condition que vous y mettiez le prix !
13 H 47, orphelinat de Konoha :
Comme chaque samedi midi, un livreur avait porté treize ramen dans le bureau du directeur de l'orphelinat : un pour ledit directeur, douze pour son invité hebdomadaire. Me croirez-vous si je vous dis que l'inviter en question s'habillait exclusivement en orange ?
-Arigatô Iruka-sensei, les ramens que tu offres sont vraiment les meilleurs du monde ! s'écria vivement la tête blonde.
-Surtout parce que ce n'est pas toi qui les pais n'est ce pas ? s'amusa son ancien professeur avec un sourire affectueux.
-Absolument ! approuva le jeune homme sans l'ombre d'une gêne.
Iruka éclata de rire, puis se replongea dans la pile de document qui ne le quittait jamais. Le métier de directeur d'orphelinat n'était pas un travail facile ! Mais lorsqu'on aime autant les enfants que cet homme là, ce fait ne rentre même pas en ligne de compte. D'un geste quasi automatique, il se mit à trier le courrier. Mais alors que la pille diminuait lentement, sa main s'arrêta sur une enveloppe sans nom ni adresse.
- Deux ans, murmura t-il.
-Hum ? répondit le bouffon de service, les baguettes et sa dernière portion de ramen enfonçaient dans sa (très grande) bouche.
- Ca fait exactement deux ans que notre mystérieux bienfaiteur nous envoie ces lettres tous les jours.
D'un geste, il retira trois billets de l'enveloppe. Et ce n'était pas vraiment ce que l'on pouvait appeler des petites coupures.
-Dis, dis Iruka-sensei, tu ne sais vraiment pas qui c'est ?
L'adulte fit doucement glisser l'argent d'une main à l'autre, le regard perdu dans le vide. Puis, d'une voix calme, il déclara :
-Je ne sais pas, je peux te l'assurer. Mais ça doit être quelqu'un de très bon. Et sans lui, notre établissement aurait depuis longtemps fermé ses portes. Ces contributions représentent deux fois plus que toutes les aides gouvernementales et tous les autres dons réunis. J'ai complètement rembourser les dettes, et rien qu'avec l'argent de c'est dix dernier mois, le dortoir à été élargie, et tous les pensionnèrent ont une chambre individuelle. Si sa générosité ne se tarit pas, je vais même pouvoir rénover les vieilles salles de classe ! Alors qu'importe qui il est ! Un millionnaire charitable ou un industriel sans héritier, ça n'a pas d'importance. Je le remercie de tout mon cœur.
Un sourire sincère illumina son visage balafré. D'un geste ferme, il glissa l'argent dans le tiroir, comme pour clore l'affaire.
- N'empêche que j'aimerai bien savoir ! bougonna le blond avec détermination.
Ces vieux murs qui l'avaient vu grandir, ce réfectoire où il avait goûté ses premiers ramens, ces salles de cours où il avait si bien dormi et ces fenêtres qui se souvenaient encore de ses premières parties de foot. Tout cela, il l'aimait. Alors pour Iruka, pour les orphelins de Konoha et en mémoire de son père, il était près à tous les sacrifices. Même celui là. Et alors qu'il franchissait le grand portail, il murmura :
- Moi aussi Iruka-sensei, j'espère qu'il pourrait toujours être aussi généreux. Parce que c'est une très bonne idée, pour les vieilles classes.
22 H 48, hot-night club, Konoha :
Sasuke détestait son travail. Etre obligé d'entrer dans de tels endroits … c'était humiliant. Comme la veille, il se dirigea d'un pas furieux vers la table où son « client » l'attendait.
- Ah, monsieur Uchiwa ! s'écria l'homme avec un sourire en coin (oui, vous voyez le genre « plus malveillant tu crèves »). Mais je vous en pris, asseyez vous !
Le descendant Uchiwa s'exécuta, en prenant garde cependant de garder une bonne distance avec lui. Ce n'est pas qu'il se méfiait (ça serait pas son style ; du tout !), mais vu ses fréquentations et les activées de la boîte où il passait toutes ses nuits, son nouvel employeur ne devait pas être un hétérosexuel acharné ! Alors ne tentons pas le diable (surtout quand on a un si adorable derrière ! Bave bave bave).
- Vous avez l'argent ? demanda le jeune homme, sans préambule.
- Et bien on peut dire que vous ne perdez pas de temps ! s'amusa son interlocuteur. Oui, j'ai votre argent. Et vous, avez-vous tout prévu pour notre affaire ?
- La technique, l'organisation et tous les détails sont mon domaine. Vous n'avez pas à vous en mêler. Donner moi juste mon fric et je remplirais ma part du marché.
- Très bien, très bien jeune homme, je n'insiste pas. Donc, à partir de maintenant, vous êtes officiellement mon garde du corps.
Sasuke ne répondit pas. Il lui fallait faire appel à toute sa volonté pour ne pas écraser minutieusement le pied qui remontait lentement sur sa jambe. Ce travail, décidément, risquait de lui taper sur les nerfs !
Son regard fit le tour de la salle obscure. De la où il était, il ne voyait presque rien, mis à par quelques groupes perdus dans des marres d'ombres. La scène, seule, était éclairée. Mais le jeune garçon qui se dénudait sur une mélodie langoureuse ne l'intéressait pas, tout comme personne, homme ou femme, ne lui avait jamais inspiré quoi que se soit d'autre qu'une profonde antipathie. Ses yeux glissèrent sur un groupe de quatre jeunes filles, bavant littéralement sur la table la plus proche du stripteaseur, l'air particulièrement niaises. Des éléves de sa fac semblait il. Peut importe : elles étaient trop niaises por le reconnaître. Finalement, son regard s'arrêta sur cinq personnes qui buvaient bruyamment dans le coin gauche de la pièce.
Tout se passait bien. Son travail pouvait commencer.
23H22, Hot club :
L'ennui. Ce n'est pas un sentiment que les gens s'imagine très lié à des métiers aussi dangereux que celui du jeune Uchiwa, et pourtant il ne faisait que ça : s'ennuyer. Personne ne semblait s'intéresser à eux, et sur la piste, les danseurs se succédaient sans lui inspirer quoi que se soit d'autre qu'une irrésistible envie de dormir. (… Il n'est pas humain ce type ).
Il se pinçait férocement la cuisse pour ne pas somnoler, lorsque brusquement, les spots qui inondaient la scène s'éteignirent.
Ça et là, quelques lampes discrètes promenaient des taches multicolores, éclairant à peine les ténèbres dévorantes qui noyaient maintenant les spectateurs. Sur la piste quasi invisible, une silhouette s'avançait. Une forme, à peine effleurée par la lumière qui n'en traçait pas même les contours. Une ombre parmi les ombres, qui accrochait parfois quelques goûtes de couleurs, glissantes sur sa peau, révélant par saccades les proportions d'un muscle, une goûte de sueur, ou un quelconque autre détail.
La musique commençait, sourde d'abord, lancinante et sensuelle. Et le corps furtif avait commencé à bouger.
Danser ? Le mot semblait faible. Où plutôt, il aurait fallu oublier tout ce qu'on avait pu voir avant, et ces mouvements fluides seraient devenu la meilleure définition, la seule acceptable même, à la notion de danse.
Les lumières mouvantes passaient sur lui sans briser son mystère, soulignant les formes parfaites de son corps, accompagnant un instant la mécanique gracieuse de ses membres. La musique devint comme une option, et les spectateurs fascinés n'aurait pas une seule seconde douté qu'elle avait été créé pour cette chorégraphié langoureuse, et non l'inverse.
Sensuelle, douce et violente à la fois. Incompréhensible, complexe et secrète surtout. Comme un murmure dit avec des gestes, susurrant, attirant, tissant une toile de mystère autour de lui.
Désirable enfin. Atrocement désirable. Et toutes les personnes présentes s'étaient tendus vers lui, prisonnières de son charme, rêvant sans même s'en rendre compte d'effleurer ce corps en transe, mais sans oser ne serait ce que respirer, de peur de l'interrompre.
Aucun d'eux ne fit attention à la porte qui s'ouvrit brusquement.
Adossé à la porte crasseuse du bar, sous le néon clignotant qui projetait des rais de lumière sur l'impasse malpropre, Sasuke tentait de reprendre son calme. Car pour la première fois de sa vie, et sans qu'il ne s'y soit attendu un seul instant, il bandait.
22 H 12, Pizza express :
Lorsque l'on embaume les trois fromages, assaisonnés de sauce piquante, on ne rêve plus que d'une bonne petite douche ; tous les livreurs savent cela. Naruto, pourtant, et bien que les effluves de son passionnant travail ne soient pas des plus discrètes, ne rentrerait pas directement chez lui, comme le faisaient ses collègues. Il en avait terminé pour ce soir avec ce boulot, mais la nuit, elle, était loin d'être finie.
Sa main se plongea dans son sac, attrapent deux comprimés. « Vitamines en barre, pour un débordement d'énergie garanti » disait la pub. Il espèrerait de tout cœur que ça continuerait de marcher, parce qu'il devait aussi réviser. Cette vie, vraiment, était intenable.
Les études pour se donner un semblant d'avenir.
Les pizzas pour avoir de quoi bouffer.
Le reste pour payer sa dette éternelle.
Uzumaki Naruto n'abandonnait jamais. Quitte à survivre à l'invivable.
Fin du chapitre 2 : reflet du passer.
Sasuke : Je sais ce que je fais, mais pas pour qui je le fais --. Dis moi Azerty, on va rester dans le noir encore longtemps ?
Auteur (en train de baver sur la scène) : oui oui, très très longtemps !
Sasuke : Je parlais pas de ça ! Et puis d'où je bande moi maintenant ?
Auteur : Oses me dire que ce n'est pas excitant !
Sasuke : …
Naruto (prend la tête de Sasuke et le détourne de force du spectacle) : Non mais ça va pas la tête ? C'est un Sasunaru nan ?? Pourquoi tu lui fais mater un mec qu'il connait même pas ??
Auteur : Ben quoi ? Il se rend compte qu'il aime bien les hommes, c'est déjà ça non ?
(retourne mâter un coup)
Naruto : irrécupérable ! --
Sasuke : Absolument ! (mâte aussi)
