Hé voilà ! Mon second OS tout chaud, corrigé et servi sur un plateau rien que pour vous. Celui-ci a été beaucoup plus facile à écrire que le précédent. Je remercie les personnes qui m'ont laissée des reviews et je me répète n'hésitez pas à m'écrire les phrases ( ou même carrement les morceaux ) de la série de Suzanne Collins que vous voulez que j'utilise. Si vous avez des idées de pairing aussi c'est tout bon ! Bonne Lecture !
Rating : K +
Pairing : Blaise/Ginny
Disclaimer : Rien à moi, la citation est de Suzanne Collins et l'univers de J.K Rowling
Prompts : " On va vouloir soit te tuer, soit t'embrasser, soit te ressembler. " ( Cette phrase vient du tome 3, elle sort de la bouche du diablement sexy Finnick Odair et est adressée à Katniss )
L'oubli est fait de haine, d'amour et d'envie
Ils sont seuls. La bibliothèque est silencieuse. Le monde vide de toutes angoisses, ça c'est ce que l'on pourrait croire, il en est tout autre. Ginny est assise, elle fait le vide dans sa tête, dans son coeur. La guerre frappe aux flans du château qui tangue, tangue, tangue mais reste debout, fidèle. Ginny ne le supporte pas alors elle se bat, elle a rassemblé son armée, elle a fait d'un petit garçon maladroit un leader et d'une fille un peu rêveuse une fille un peu moins seule. Elle ne sait pas qu'il y a un garçon, derrière une étagère, qui l'observe. Elle a sorti ses notes, histoire de faire semblant de travailler même si sa présence ici se résume au simple fait qu'elle cherche un autre silence que celui-ci, malsain, qui longe les murs. Ses cheveux roux se balancent sur son épaule au rythme de ses mouvements de tête.
« La poudre de cheminette est inventée en 1789 » récite-t-elle avec lassitude.
Le garçon caché s'agite un peu derrière son armure de livre narrant les premières métamorphoses humaines. Il aimerait bien l'approcher mais si quelqu'un les surprenait, il serait obliger de faire des choses qu'il pourrait regretter. « Je ne regrette pas assez de choses peut-être ? » ricane-t-il intérieurement. Ginny continue à apprendre ses pavés poussiéreux qui lui font mal aux yeux. Au moins, comme ça elle n'a plus mal au coeur. Le silence se prolonge alors que les minutes s'égrènent, malheureusement, elle a conscience que ce moment de répit sera bientôt terminé et qu'elle devra rejoindre Parvati et Neville pour la préparation de la prochaine action nocturne de l'AD. Elle est heureuse de pouvoir agir mais est-ce suffisant alors que Harry, Ron et Hermioneparcourent l'Angleterre de long en large afin de pouvoir stopper Voldemort ? Subitement Ginny explose en sanglots, elle est si fatiguée, si lasse de cette guerre qui met à vif tous ses nerfs.
Le garçon ne bouge pas d'un millimètre, il se contente de la regarder pleurer son soûl. Elle pleure, d'autres boivent et certains disparaissent dans des recoins où personne ne peut les retenir. Il ricane, encore un peu car depuis le début il ne fait que ça, celas'applique tout à fait à la situation : Daphne boit, Ginny pleure et Millicent se perd.
La rousse a cessé son apitoyant et reprend son labeur en prenant garde de ne pas tacher les manuscrits avec ses larmes orphelines. Elle ingurgite les mots comme les désespérés qui plongent le nez dans une bouteille. Elle titube sous l'assaut des lettres qui s'impriment dans son crâne et finit par se lever, repue,tout engourdie. À pas lourd, elle repose ses grimoires et tourne presque jusqu'au rayon où son observateur l'attend. Elle s'arrêteun peu avant.
Au moment de quitter les lieux, ses pieds deviennent aussi lourds que du plomb et Ginny pousse un grognement pour que ses jambes aient le bon vouloir de continuer à avancer. Elle n'a pas encore contourné deux tables que la voix l'interpelle :
- « Tu t'es trompée » affirme-t-il
Elle se retourne et le fixe, abasourdie de ne pas l'avoir vu avant.
- « Pardon Zabini, tu disais ? » demande-t-elle sarcastiquement
- « La poudre de cheminette a été inventée en 1779 par un alchimiste Écossais et pas Irlandais »
Elle ne réfute pas, après toute l'erreur est humaine, mais elle se rapproche du Serpentard, elle a quelques questions à lui poser. Il le sait et il attend patiemment qu'elle arrive à sa hauteur. Sa démarche est tremblante mais déterminée et il devine qu'elle doit avoir cet air-là quand elle défie les Carrow et Merlin sait qu'elle aime ça, les défier, son visage peut être pris pour témoin.
- « Que fais-tu là Zabini ? »
- « J'observe » répond-il, son sourire s'élargissant à la vue de la main de la jeune fille qui tenait fermement sa baguette glissée dans sa poche.
- « Tu vas me dire que tu observes Zabini ! Je dirais plutôt que tu espionnes, qu'en penses-tu ? »
Il s'esclaffe, rompant le silence qui avait pris ses aises et creusé les visages depuis plusieurs heures :
- « C'est faux Weasley, tu crois vraiment que je m'abaisserai à ça et puis de toute façon, je ne pense pas que l'industrie sorcièreinteresse beaucoup les Carrow. »
Elle s'approche un peu plus, elle le pousse contre l'étagère et lui demande furieuse :
- « Par Morgane ! Que fais-tu là, alors ? » rugit Ginny
Il se relève, la fatigue et l'amertume ne vont décidément pas du tout à cette fille. Il pose ses mains sur ses hanches, à elle, et il luisusurre à l'oreille :
- « Weasley, tu sais que ce n'est très dangereux ce que vos faites, toi et ta bande d'incompétents . Il ne lui laisse pas le temps de répondre et il enchaine. Maintenant, tu es surveillée un moindre faux pas et tu finis dans la gueule du cobra »
Elle vacille quand elle découvre qu'il est au courant mais finalement elle sourit, elle est une Gryffondor et sa fierté à emporter sur son inquiétude.
- « Zabini, ne va pas me dire que tu t'inquiètes ? » lui susurre-t-elle en caressant sa joue du bout des doigts.
Ce petit jeu, il leur change les idées. Ils oublient que la peur leur tord le ventre et que s'ils se font attraper là, l'un contre l'autre à se murmurer la guerre, les conséquences seront néfastes. Rien que d'y penser, Ginny Frissone. Et elle repense à Lavande Brown qu'elle a libéré des cachots la veille. Au bout d'une semaine de détention, la jolie blonde était épuisée, recroquevillée sur les dalles froides de sa cellule à essayer d'oublier l'odeur collante du sang qui coulait le long de son cou.
Blaise la serre un peu plus fort et il lui dit :
- « Maintenant que tu joues à la féroce guerrière, petite Ginny, on va vouloir soit te tuer, soit t'embrasser, soit te ressembler. »
Le visage de la cadette Weasley se fend d'un large sourire, elle sait que tous les Mangemorts des environs veulent sa peau. Elle devine que de nombreuses premières années veulent s'essayer à la résistance alors qu'ils n'ont même pas conscience de ce qu'ils voudraient affronter. Concernant la seconde partie de la phrase de Blaise, Ginny reste perplexe mais elle chasse son interrogation et lui demande avec un malin plaisir :
- « Dis-moi Blaise, je te range dans quelles catégories, Trésor ? ». Elle prend son air provocatrice, juste pour essayer. Lui, elle le fait rire. Elle est si juvénile, cette gamine qui s'essaye femme qu'il pourrait la dévorer. Tel un serpent il pourrait l'engloutir tout entière, il veut qu'elle reste avec qu'elle éclaire son sillage pour que plus jamais il ne reste dans l'ombre. Elle le dévisage, elle envisage ses mille réponses. Elle voit son visage aux couleurs de résine noirci. Elle attend une réponse puis finalement, il lui offre le monde :
- « Je suis l'amant inaccessible, l'ennemi invisible et le sosie prévisible, alors selon ce que tu veux, Amour, tu peux jouer qui tu veux »
Ginny le prend au mot, elle enroule ses bras autour de la nuque du Serpentard et pourtant, ce n'est pas ce soir qu'elle l'é 'il n'a pas de venin au coin des lèvres, elle l'embrasse.
Ce soir, ce fut leur thérapie du groupe, leur métaphore animale. S'ils veulent tous l'embrasser, la tuer et lui ressembler, elle prendra le risque de se défendre des ardeurs des hommes. Ce soir, l'oubli les prend tous les deux et ce baiser, le premier qu'elle a posé sur ses lèvres avant de dévorer ses contours à coups de violence amoureuse, il leur permet de devenir amnésique des jours sombres et c'est encore plus efficace que l'alcool et les détours dans les couloirs des jours brillants de nostalgie
Je suis définitivement tombée amoureuse des Serpentards, c'est tellement bien d'écrire sur eux car ils sont plein de bosses et de reliefs que l'ont peut exploiter à sa guise, c'est grisant ! ( Petite divagation d'auteur, ne vous inquiétez pas c'est pas contagieux ^^ ) J'espère que vous avez aimez et que vous allez me laisser plein de petits messages ! En tout cas ça me ferait trop plaisir mais bon faut que ça vienne du cœur donc je vais pas vous kidnappez ( enfin ça peut être une solution...Non ! =p )
Merci beaucoup d'avoir lu, c'était un plaisir pour moi, de vous faire partager ça !
Lges
