Notes : Des milliers de remerciements comme toujours aux personnes qui suivent cette fic !
Déjà beaucoup de reviews sur le premier chapitre, c'est tout simplement génial ! Aë, Alienor, Alway Spero, Arya43, Athina, berenice, C, Cassandre, Chocogrenouilles, chouetteensucre, Dame Aureline, Dark Cape, dearisa, GinervaSnape, Emmagiquement, Guest, Laurine, loupa4, Lyly009, maho-33, Mathilde, Mary12, MauraneSnape, Oroszlan, rivuskende, Selena, Seve9hermi, stnijoma, The Skyline, Tralapapa, Zeugma412,
Comment va se dérouler le face à face entre nos deux héros ?
Excellente lecture à tous !
Avertissement : aucun
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Chapitre II - La Confrontation
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Déterminée, Hermione se leva, complètement nue, sans complexe, et se dirigea vers l'armoire, à la recherche d'habits décents. A l'intérieur du meuble, dans la partie de gauche, elle découvrit, comme indiqué par son mari : des chemises de nuit, des robes, des pantalons, des chemisiers, des pulls ainsi que des sous-vêtements féminins, propres et parfaitement pliés. Le tout appartenant clairement à la mode des années soixante-dix, ce qui l'intrigua. La pointe de jalousie qui avait de prime abord vrillée sa poitrine, s'estompa lorsqu'elle comprit qu'aucune femme n'avait ses habitudes dans cette chambre, et, malgré elle, la jeune fille en fut soulagée. Elle prit quelques vêtements entre ses mains et les observa attentivement.
Une forte odeur de ce qui ressemblait à de la naphtaline lui fit plisser son nez. La personne à qui ils appartenaient était un peu plus grande qu'elle et très mince. Heureusement qu'elle avait perdu un peu de poids ces derniers temps, autrement elle aurait été incapable de se vêtir avec ces tenues... Elle en sélectionna quelques-unes et les mit de côté.
Dans la partie gauche, elle reconnut les effets de Severus. Une irrésistible envie de les déchirer saisit la jeune fille. Elle allait prendre une chemise pour appliquer son idée puérile, mais se ressaisit à temps avant de commettre son méfait. Il lui fallait jouer profil bas, ce n'était pas le moment de se comporter comme une gamine...
Ensuite, elle alla dans la salle de bain. Elle fit couler l'eau chaude dans une baignoire ancienne, en forme de sabot. Elle trouva un gel moussant sur une étagère. Quand elle le déboucha, elle fut assaillie immédiatement par des essences de bois de santal. Elle faillit jeter le flacon dont les arômes ne lui rappelaient que trop son époux, mais finalement, se décida à en verser quelques gouttes dans l'eau. Elle déclara à haute voix, se regardant dans le petit miroir au-dessus du lavabo, le flacon encore débouché entre ses mains :
"Hermione, tu es capable de le faire !"
En attendant que le bain soit prêt, la jeune femme fit le tour de la chambre. Elle ne découvrit rien d'intéressant, sinon une petite bibliothèque dans laquelle figuraient en bonne place des livres d'auteurs moldus célèbres de différentes nationalités rangés selon l'ordre alphabétique : Austen, Beckett, Byron, Defoe, Dostoïevski, Duras, Molière, Montaigne, Racine, Shakespeare, Soljenitsyne, Tolstoï, etc. Malgré elle, la sorcière en fut agréablement surprise, d'autant plus que ce n'était point des traductions mais des œuvres originales.
Elle comprit que son époux avait placé ces livres dans sa chambre plutôt que dans son salon pour éviter qu'un de ses camarades Mangemorts ne puisse les voir et être inquiété pour ses lectures. Puisque c'était lui le Prince de Sang-Mêlé, c'est que l'un de ses parents était un Sang-Pur, l'autre un Moldu. Il avait apparemment reçu une certaine instruction non magique. Ce que ne comprenait pas Hermione, c'était le pourquoi de cette appellation "Prince". L'aurait-il choisie par mégalomanie adolescente, ou serait-elle liée à autre chose ?
La sorcière retourna dans la salle de bains et se plongea avec délice dans l'eau dont le gel devait contenir des plantes aux vertus apaisantes car elle sentit que son corps se détendait. Elle laissa ses pensées dériver, et les événements de la terrible nuit lui revinrent à l'esprit. Dès qu'elle fermait ses yeux, les images pénibles des Mangemorts envahissant Poudlard défilaient devant ses yeux, avec Harry qui ne cessait d'accuser Severus d'être l'assassin de Dumbledore.
Son cœur et sa poitrine se serrèrent, les larmes menacèrent de couler, mais elle refusa de se laisser submerger à nouveau par la déprime. Il lui fallait être forte, l'avenir de trop de personnes dépendait d'elle à présent. Elle inspira plusieurs fois lentement, essayant de faire le vide dans sa tête, de chasser ses idées noires et, petit à petit elle y réussit, et se sentit presque... apaisée.
La jeune fille se lava soigneusement, sans oublier ses cheveux qui sentaient la fumée et avaient bien besoin d'un shampoing. Alors qu'elle se rinçait la tête, il lui sembla entendre du bruit dans la chambre, puis plus rien... Quand Hermione revint dans la chambre, enroulée dans un drap de bain, un petit plateau était posé sur le lit, une carafe d'eau avec un verre, ainsi qu'une enveloppe blanche. Bien que son dernier repas soit loin, elle ignora le sandwich au pâté. Ses yeux contemplaient fixement le morceau de papier. Elle tendit une main tremblante et s'empara de la missive où figurait son prénom et dont elle avait reconnu l'écriture, celle de sa mère. Elle décacheta fébrilement la lettre et entama sa lecture :
Mercredi 24 juin 1997
Hermione,
Il y a longtemps que nous n'avons eu de tes nouvelles sinon par des agents de l'Ordre, et nous ignorons même si tu recevras ce courrier, puisque l'envoi par hibou a été prohibé afin que nous ne puissions être repérés...
Nous espérons que pour toi tout se passe selon tes désirs, et que tes relations avec ton époux sont au beau fixe. Tu n'as pas oublié ce que je t'avais dit à Noël dans la cuisine : cet homme t'aime, j'en suis intimement persuadée, mais tu as bien dû t'en rendre compte depuis le temps que tu es liée à lui.
Hermione eut l'impression de recevoir un coup de couteau dans son cœur. Elle secoua sa tête et elle ne s'aperçut qu'elle pleurait que lorsqu'elle vit des gouttes tomber sur la feuille de papier.
"Oh maman, si tu savais... Je ne sais plus où j'en suis, ni quoi penser sur Severus... Il a tué Dumbledore alors qu'il semblait si proche de lui..."
Elle se ressaisit et reprit sa lecture :
En ce qui concerne tes études nous ne nous faisons aucun souci, tu as toujours été une élève brillante, et même si nous aurions préféré que tu intègres l'Université d'Oxford ou celle de Cambridge après avoir suivi un cursus dans un collège anglais, nous avons entièrement confiance en toi, ma chérie.
Nous sommes bien logés mais nous nous ennuyons, surtout ton père qui ne peut exercer son métier, ce qui le contrarie fortement. Inutile de te faire un dessin, tu vois ce que je veux dire, ce n'est pas une sinécure que de devoir supporter son caractère jour et nuit... Nous languissons que toute cette histoire se termine enfin, que ce Voldemort soit vaincu et que nous puissions retrouver notre vie d'avant...Tu nous manques tellement !
Nous t'embrassons tendrement, tes parents qui t'aiment.
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SR HG SR
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Quand Severus entra dans sa chambre, il trouva Hermione debout près du lit, immobile, à moitié dénudée, simplement drapée dans une serviette blanche, telle une Déesse grecque sortant de l'onde, ses longs cheveux bouclés retombant sauvagement sur ses épaules et son dos. Elle tenait la lettre qu'il avait déposé sur le plateau dans sa main droite, quelques larmes au coin des yeux. Ses orbes humides se posèrent sur lui et le regard noisette vacilla. Il percevait ses émotions mais n'en montra rien, et comme à son habitude, présenta un visage totalement neutre, attendant qu'elle ouvrît les hostilités.
Mais rien ne vint, du moins pas comme il s'y attendait. La jeune fille bredouilla un "Merci" en regardant la feuille de papier. Les sourcils de l'homme prirent la forme d'accents circonflexes. Il s'attendait à tout, à son mépris, sa colère, sa haine, son indifférence, mais là, l'entendre lui murmurer un remerciement le laissa pantois, même s'il comprenait que recevoir des nouvelles de ses parents devait la réjouir.
Puis les yeux ambrés se tournèrent vers lui et le contemplèrent sans sourciller. Il ressentait sa douleur mais également une autre affection qu'il n'arrivait pas à cerner. Le sorcier, utilisant la connexion qu'il existait entre eux, essaya de s'insinuer dans l'esprit de sa femme pour connaître ses pensées les plus secrètes mais il se retrouva face à un écran qui l'empêchait d'aller plus avant.
Le sorcier n'était absolument pas dupe de l'attitude d'Hermione. Il savait qu'elle avait levé ses boucliers mentaux, mais il préféra lui laisser croire qu'il ne s'en apercevait pas. Il ne pouvait s'empêcher d'admirer son courage. Elle était si jeune et pourtant elle osait l'affronter, lui, le meurtrier d'Albus, le double-espion qui arrivait à berner le Seigneur des Ténèbres. Il prit la parole, en désignant la missive :
"Je l'ai récupérée dans l'une des boîtes aux lettres avec lesquelles je communique... enfin... communiquais avec l'Ordre."
Le regard noisette se troubla légèrement mais il retrouva vite une certaine indifférence.
"Oui, je comprends. Merci pour me l'avoir transmise.
- C'était la moindre des choses."
Severus se demandait jusqu'où allait aller cette discussion à bâtons rompus. Des questions brûlaient les lèvres d'Hermione, elle mourait d'envie de demander à son mari pourquoi il avait accompli cet acte abominable sur Dumbledore, mais elle ne voulait surtout pas qu'il se braquât contre elle. Elle devait arriver à ce qu'il crût en son impartialité. Un silence pesant s'installa, et Hermione prit conscience de sa quasi-nudité. Une délicate rougeur prit possession de son teint. Elle déclara :
"Euh, il faut que je m'habille... Tu... tu pourrais te retourner s'il te plaît ?"
Un petit sourire apparut sur les lèvres du sorcier, une lueur brûlante alluma ses yeux mais il obtempéra et lui tourna le dos. La jeune fille en profita pour se vêtir avec les habits qu'elle avait préparés auparavant. Elle eut du mal à les enfiler car elle était plus en chair que la détentrice des vêtements. Après quelques minutes, Hermione lâcha :
"Tu peux regarder à présent."
Severus obéit et un petit grognement lui échappa quand il découvrit son épouse dont le chemisier fleuri et très ajusté épousait la forme des seins juvéniles qui eux avaient beaucoup de mal à rester enfermés dans le soutien-gorge étroit. Ce n'était guère mieux avec le pantalon évasé dans la partie inférieure, qui galbait les jambes et le postérieur de la jeune femme. Celle-ci n'ayant d'ailleurs pu fermer le bouton supérieur de la braguette.
Hermione pu lire dans le regard de son mari plusieurs émotions fugaces : la surprise, l'ironie, l'admiration, le désir. Elle demanda :
"Cela ne me va pas, hein ? J'ai l'air ridicule...
- Non, non, c'est simplement que ce n'est pas du tout ta taille. Je vais t'aider."
Joignant le geste à la parole, Severus leva sa baguette et lança un "Dilatandus perfectus !" qui élargit instantanément les vêtements que portait autrefois sa mère, quand elle avait une trentaine d'années. A présent, ils seyaient parfaitement à Hermione. Cette dernière ouvrit la porte de l'armoire et put s'observer dans le miroir. Le sorcier ne la quittait pas des yeux, admirant la silhouette seventies qui se trémoussait devant la glace, s'observant sous toutes les coutures.
Les remords l'assaillirent. Si seulement elle avait eu vingt ans de moins, il aurait pu la connaître lors de son adolescence, sans doute sa vie en aurait-elle été grandement modifiée, et peut-être n'aurait-il pas rejoint les Mangemorts... Il avait insulté Lily et elle ne le lui avait jamais pardonné. Hermione, elle, était capable de dépasser ces préjugés et d'offrir une deuxième chance à une personne, même si elle lui avait fait du tort, comme lui au début de leur mariage...
Enfin, l'heure n'était plus aux regrets. Il avait une mission à terminer, il en avait fait la promesse à Albus, et devait aller jusqu'au bout, quoi qu'il lui en coûtât, même au péril de sa vie. Par contre, il veillerait à ce que celle d'Hermione fût épargnée. Elle était jeune et méritait de connaître le bonheur, fonder une famille, même si cela impliquait qu'elle connût un autre homme, après sa mort, bien entendu. Leur Liaison ne pouvait être coupée qu'à la disparition de l'un des d'eux. Son cœur se serra douloureusement à cette pensée mais c'était son destin, il l'avait toujours su et y était préparé.
Sans que Severus ne s'en aperçût, dans le reflet du miroir, Hermione avait pu lire dans les yeux de son mari un émoi et une souffrance qui ébranlèrent temporairement ses certitudes, mais lorsque leurs regards se croisèrent, les obsidiennes avaient retrouvé leur impassibilité coutumière. Le sorcier demanda simplement :
"Cela te convient-il, à présent ?
- Oui, oui. C'est très bien. Je n'aurais jamais cru que cette tenue puisse m'aller, mais finalement, c'est plutôt joli...
- Bon, maintenant que le problème des vêtements est réglé, j'aimerai que tu manges quelque chose."
Le sorcier désignait le sandwich mais la jeune fille refusa fermement :
"Non, merci. Je n'ai pas faim, je suis incapable d'avaler quoi que ce soit. Mais je veux bien boire un verre d'eau."
Elle joignit le geste à la parole et se désaltéra. Severus n'insista pas, comprenant que tous les événements terribles de la soirée précédente pesaient encore lourdement dans l'esprit de son épouse. Celle-ci voulut en savoir plus :
"Tu comptes me retenir longtemps ici ?
- Tant qu'il le faudra. C'est pour ta propre sécurité, crois-moi.
Hermione ne put s'empêcher de répondre plus vivement qu'elle ne l'eût voulu :
- J'aurais été plus en sécurité à Poudlard que dans cette maison avec un... !"
Le sorcier fonça aussitôt sur Hermione qui recula précipitamment et se retrouva acculée contre l'armoire. Severus encercla de ses bras la jeune fille, lui bloquant toute fuite. Maintenant la fureur se lisait dans les yeux noirs plissés.
"Oh que non, madame Rogue ! Tu serais la cible de quolibets, mais plus grave encore, certains Serpentards - il pensait à Crabbe, Goyle, Parkinson et Bullstrode - n'hésiteraient pas à profiter de mon absence pour s'en prendre à toi physiquement ! Sans compter certains élèves de Gryffondor ou d'un autre Maison qui ne se gêneraient pas pour t'accuser de connivence avec l'ennemi !"
La sorcière, sachant parfaitement à qui il faisait allusion, déclara farouchement :
"Je suis tout à fait capable de me défendre contre ces idiots !
Les doigts de l'homme se posèrent et s'enfoncèrent implacablement dans les épaules de la jeune fille qui grimaça sous la douleur. Severus poursuivit de son ton courroucé :
"Peut-être aurais-tu une chance contre eux, mais Septima, tu y as pensé ? Crois-tu qu'elle te laisserait tranquille ? Elle te déteste et elle est très dangereuse, c'est une sorcière douée qu'il ne faut surtout pas sous-estimer ! Ne peux-tu comprendre cela ?
- Harry et Ron me défendraient !
Le sorcier eut un rictus sarcastique et laissa échapper un ricanement. Il allait vilipender vertement Hermione en rabaissant ses amis lorsque cette dernière ajouta en criant :
- Et Mc Gonagal, elle me protègerait, elle !
- Malheureusement non. Maintenant qu'elle dirige le collège, Minerva a beaucoup de travail pour assurer l'intérim. Et elle ne serait pas en mesure de..."
La voix d'Hermione se brisa et ses yeux se brouillèrent :
"Ah... oui... bien sûr... elle est... elle remplace..."
Elle voulut lui échapper mais il la tint plus fermement. Elle tourna la tête pour éviter de croiser le regard sombre, toutes ses belles résolutions ayant fondu comme neige au soleil. Mais une poigne de fer attrapa son menton et l'obligea à lui faire face. Il asséna brutalement, cyniquement, sans la quitter des yeux :
"Alors, le petit courage gryffondorien a déjà disparu ? Tu me hais pour la mort de Dumbledore, c'est ça ?"
Les yeux de biche s'agrandirent devant l'aveu. Sous le choc, la jeune fille s'écroula contre le torse masculin auquel elle s'agrippa malgré elle et laissa couler ses larmes qui mouillèrent rapidement la chemise noire. Severus l'enveloppa dans sa chaleur aux senteurs boisées, essayant de lui envoyer des ondes positives, apaisantes. Il enfouit son nez dans la chevelure ébouriffée et lui parla comme un adulte cherchant à rassurer un enfant apeuré, et la sorcière se laissa bercer par la voix soyeuse qui chuchotait doucement :
"Tout ira bien, Hermione. Un jour tu comprendras. Je sais que tu traverses des moments difficiles, mais tout finira par s'arranger... Fais-moi confiance..."
Et Hermione avait envie de croire en ce discours rassurant. Elle ignorait pourquoi, mais curieusement, elle se sentait réconfortée alors qu'elle aurait dû être horrifiée de se retrouver au creux des bras d'un assassin. Au fond d'elle une petite voix - celle de sa conscience ? - lui soufflait qu'il était peut-être innocent, que la mort de Dumbledore était un leurre destiné à tromper Voldemort. Elle voulait tant le croire !
Presque à son insu, elle se détendit, quasi somnolente. Son époux la porta et la déposa sur le lit. Sans couper leur contact physique, il l'allongea et se mit contre elle, ne cessant de lui susurrer des paroles réconfortantes, jusqu'à ce qu'elle sombrât dans les bras de Morphée.
Severus n'avait pas été vraiment sincère avec son épouse. Quand il avait compris que les Mangemorts avaient investi le château, la nuit dernière, il avait souhaité que la sorcière restât sur place, avec les autres élèves, pour sa propre sécurité. Seulement, il avait changé d'avis quelque temps plus tard, mais ne le lui avouerait les raisons pour rien au monde.
"Oh Hermione, je ne voulais pas que tu quittes Poudlard, mais lorsque je t'ai vue en chemise de nuit, si fragile, si belle, au milieu de la nuit, je n'ai pu faire autrement que de t'emmener. Je ne pouvais pas te laisser derrière moi, cela m'était impossible... Tu es comme une drogue qui s'est infiltrée dans chaque cellule de mon corps. Dès que je ferme les yeux, c'est toi que je vois. Tout en toi m'obsède, ton intelligence, ta voix, ton regard, ton parfum et même ce fouillis que sont tes cheveux. Nous ne pouvons avoir d'avenir ensemble, mais avant de mourir, je veux encore connaître le bonheur de te voir, de t'entendre, de te parler, de t'aimer comme tu le mérites..."
Le sorcier se serra plus étroitement contre celle qui lui avait ravi son cœur et son esprit. Il lui murmura tendrement :
"Je te sauverai, ma reine, ma Princesse de Gryffondor." Un léger sourire éclaira son visage, et ses yeux charbon s'adoucirent.
Tout le temps que dormit Hermione, Severus prit garde à ce qu'aucun cauchemar ne vînt troubler son sommeil. Dès qu'elle s'agitait, balbutiant des mots confus, il la calmait aussitôt par des caresses rassurantes et par sa voix profonde, tirant profit au maximum de leur Liaison. L'odeur de naphtaline chatouillant désagréablement son nez au système olfactif développé, il lança un sort informulé afin qu'un arôme de rose remplaçât la senteur agressive que dégageaient les vêtements.
Il était un paria pour la Communauté Magique, recherché par l'élite des Aurors - dont Maugrey Fol Œil, son vieil ennemi - haï de tous, mais il l'avait, Elle, et personne ne pourrait la lui enlever, il y veillerait.
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Un p'tit com ?
