Chapitre 2 que je vais appeler de transition , ce qui sous-entend un troisième chapitre. Il n'était pas prévu mais deux personnes m'ont un peu soudoyé pour que je le fasse alors j'obéis! C'est la première fois que j'écris une véritable suite alors ne soyez pas trop sévères. Si jamais vous voyez des fautes , n' hésitez pas, j'ai beau me relire j'ai pu en oublier.
POV Neutre :
Deidara la regarda s'en aller, s'éloigner de lui de sa démarche assurée, une fois qu'elle eut disparu, il jeta un coup d'œil vers son tableau, et repensa aux paroles de Temari. Il quitta lui aussi la salle, il avait peur que Sai ne l'ai pas vu et ne l'enferme pour la nuit dans le musée. Il croisa celui-ci dans le couloir ,vérifiant que tout était en ordre.
-Bonsoir Sai-san, le salua-t-il.
-Bonsoir à vous aussi Deidara-san. Avez-vous passé une bonne soirée ?, lui demanda le responsable.
- Excellente merci, l'exposition a été un succès, affirma-t-il après quelques secondes de réflexion.
Excellente et surprenante étaient les deux mots qui qualifiaient le mieux l'événement. L'artiste n'avait jamais imaginé qu'il reverrait son ancienne petite-amie, et remercia intérieurement Sai d'avoir voulu que le titre des œuvres exposées reste secret. Il y avait fort à parier que si elle avait vu son nom associé à l'un des tableaux elle ne serait sûrement pas venue.
-Vous allez rester longtemps ici , au Japon, je veux dire ?, se renseigna le brun.
-Je ne sais pas encore, New-York est une belle ville mais mon pays me manquait, avoua-t-il à moitié honnête.
C'était vrai que sa ville d'exil comme il l'appelait était incroyable et les gens fascinants, mais il manquait quelqu'un pour qu'il veuille y passer sa vie. Son interlocuteur esquissa un sourire en signe de compréhension , et les deux hommes se séparèrent à l'entrée du bâtiment. Deidara monta dans sa voiture et consulta sa montre. Il n'était que 22h15, il pouvait donc aller lui rendre visite. Il roula pendant quelques minutes, et parvint bientôt devant un immeuble qu'il n'avait pas revu depuis son départ. Il prit l'ascenseur et s'arrêta au huitième étage. Il se posta devant la porte numéro seize et sonna.
- J'arrive, j'arrive, ça va, ma sonnette ne vous a rien fait, râla une voix féminine et endormie de l'autre côté de la porte.
- Bonsoir Kurotsuchi, je t'ai manqué, dit-il lorsqu'elle lui ouvrit.
- Un revenant, ravie de constater que tu te souviens de mon existence. Bonsoir à toi aussi Deidara, le salua-t-elle surprise.
- Tu m'en veux, je suppose , devina-t-il.
- De quoi, d'avoir disparu du jour au lendemain sans laisser d'adresse, de ne pas avoir pris la peine de donner des nouvelles pendant un an, d'avoir fait souffrir Temari...Non, je ne vois pas pourquoi je t'en voudrais pour si peu, l'accusa-t-elle.
Il se sentit coupable, il n'avait pas osé lui téléphoner, il avait voulu le faire mais il avait toujours repoussé le moment fatidique.
- Allez rentre crétin, l'invita-t-elle en lui attrapant la main.
Ses yeux errèrent dans l'appartement, il fut soulagé de constater que rien n'avait bougé, tout était en ordre. Elle le conduisit jusqu' à la cuisine, et ils s'assirent.
- Tu veux boire quelque chose ?, lui proposa-t-elle poliment.
-Non merci sœurette, lui répondit-il.
- Tu me considères toujours comme ta sœur, alors ton silence pendant un an est encore pire, lui affirma-t-elle d'un ton plein de reproches.
- Je suis désolé, je me disais que si je recommençais à zéro cela serait plus simple pour tout le monde, s'excusa-t-il.
- Laisse tomber, tu es là c'est l'essentiel, ce n'est pas en t'excusant que cela pourra annuler ces 365 jours, alors oublie, le coupa-t-elle.
Elle se leva, ouvrit un placard, prit un verre, et le passa sous le robinet pour avoir de l'eau.
- Tu avais quelque chose à me demander peut-être, si tu es là ce n'est pas seulement pour t'excuser, s'adressa-t-elle à lui tout en retournant s'asseoir.
- J'ai croisé Temari au musée ce soir, j'ignorais qu'elle venait à l'exposition...Nous nous sommes retrouvés tous les deux, et elle m'a dit que si savoir ce qu'il lui était arrivée pendant mon absence m'intéressait alors tu étais la mieux placée pour tout me raconter, expliqua-t-il.
- Tu n'étais pas obligé de la prendre au pied de la lettre, je pense qu'elle aurait compris si tu avais attendu demain matin comme l'être civilisé que tu es, plaisanta l'avocat.
- Tu as sans doute raison, mais je n'aurai pas pu dormir sans connaître la vérité, je t'en pris, dis-moi tout...la supplia-t-il.
Il était touchant et si c'était son amie qui l'avait envoyée alors elle pouvait parler sans crainte, il voulait le récit complet, elle allait le lui conter, et sans rien oublier, il s'en voudrait après ça mais peu importe, Temari avait eu mal pendant un an, c'était à son tour à présent.
- Elle a débarqué un soir , celui de ton déménagement, elle était perdue, et elle était très agitée. Elle répétait en boucle la même question ''Où est-il, s'il te plaît, dis-moi où il se trouve''. Akatsuchi et moi avons eu peur , je ne l'avais jamais vu dans un état similaire. Elle a fait le tour de tes amis , je l'avais accompagnée, je m'inquiétais pour elle. J'avais peur qu'elle fasse quelque chose qu'elle pourrait regretter. Elle a dormi ici pendant quelques mois, elle ne se sentait pas la force de rentrer chez elle alors que tu y avais vécu toi aussi, débuta-t-elle.
Elle se leva à nouveau, ouvrit cette fois-ci un tiroir, et après quelques secondes de recherches en sortit des photos. Elle les tendit à son visiteur afin qu'il les regarde. Il ouvrit en grands les yeux lorsqu'il les observa. Sur celles-ci, il découvrit son ancienne compagne, avec un style différent et un regard vidé de toutes émotions.
- C'est à cause de moi qu'elle a fait tout ça, murmura-t-il honteux.
- Cela n'a pas duré, un mois tout au plus, je parle bien évidemment de son apparence physique. Elle était là sans être là, tu l'as brisé Deidara, tu as causé des dommages plus sévères que je ne l'imaginais. Les filles lui ont cherché un autre garçon, elle s'y est furieusement opposée, Hinata et moi aussi d'ailleurs. Il ne fallait pas être psychologue pour comprendre qu'elle n'était pas prête, et qu'elle t'aimait encore trop pour tenter de faire une croix sur votre histoire. Durant de nombreuses semaines elle s'est distancée de nous, elle voulait se reconstruire, elle craignait de lire de la pitié dans nos regards. Petit à petit son sourire, son vrai sourire est revenu. Je dirais qu'elle n'a remonté la pente que depuis trois mois, termina-t-elle.
Il se mordit la lèvre inférieure, elle remontait à peine la pente et lui il débarquait comme une fleur. La brune vit bien qu'il se posait des questions et que le remord avait prit possession de ses yeux. Elle posa sa main sur celle du blond et lui fit un petit sourire.
- Tu ne pouvais pas prévoir, c'est le destin qui a voulu que vous vous retrouviez au même endroit au même moment pile un an après ton départ, lui certifia-t-elle.
- Alors ton destin est un sadique qui aime voir les gens malheureux. Tu viens de me dire que cela ne fait que trois mois qu'elle va mieux, et alors qu'elle pourrait recommencer une nouvelle vie, elle me propose de nous donner une seconde chance, murmura-t-il perdu.
Comme elle ne répondit rien, il releva la tête et la vit avec la bouche ouverte, apparemment elle ne s'attendait pas à entendre ça.
- Choquée, si tu avais été elle tu ne m'aurais pas pardonné d'être parti comme un lâche, la taquina-t-il.
- Exact, mais je ne t'aime pas comme elle...Deidara, cela ne me regarde pas mais est-ce que , est-ce qu'il y a une autre fille à New- York ?, se renseigna-t-elle.
- Non ...Pendant mon séjour là-bas, j'ai dû travailler avec une fille, elle était sympa, pleine de vie, et elle m'a rapidement fait comprendre que je lui plaisais, elle a même jusqu' à été dire qu'elle m'aimait...Elle a eu beau insisté, elle ne s'est pris que des refus, parce que la seule personne que j'avais dans la tête c'était notre petite blonde, avoua-t-il.
Elle le regarda attendrie, il aimait toujours la traductrice cela était indéniable, mais il avait aussi peur et il se sentait responsable de la douleur qu'elle avait éprouvé. Les sentiments qu'il ressentait pour elle était si profond qu'il craignait pour sa santé, c'était touchant. Se posait aussi la question de l'expression des sentiments de Temari, était-elle capable de s'ouvrir à lui, de se corriger sur ce point-là.
- Deidara, tu m'as raconté que tu l'avais revu ce soir, que vous aviez parlé, d'ailleurs c'est pour cela que tu es chez moi en ce moment. Tu m'as également confié qu'elle t'avait laissé entrevoir la possibilité de vous remettre ensemble, résuma son amie.
Il hocha positivement la tête ne voyant pas pourquoi Kurotsuchi avait eu besoin de récapituler la situation, il n'était pas un de ses clients qu'elle devait défendre.
- Pourquoi tu hésites ? Tu redoutes de revivre la même histoire ?, le questionna-t-elle.
- Tu ne peux pas me le reprocher, elle n'a jamais pu les prononcer quand on était ensemble, alors pourquoi elle y arriverait aujourd'hui...Elle a été touchée par notre rupture mais elle n'a rien fait pour me retenir, pas un coup de téléphone, elle ne s'est pas rendue à mon appartement. Si elle m'aimait vraiment comme elle le croyait pourquoi n'a-t-elle rien fait ?, s'exclama-t-il en se levant de sa chaise.
- Elle a agit de la manière qu'elle pensait la meilleure. Tu aurais préféré qu'elle t'avoue qu'elle t'aimait , qu'elle se traîne à tes pieds, c'est vraiment un je t'aime forcé que tu aurais voulu entendre. Elle était loin d'imaginer que son petit-ami s'envolerait pour un lieu inconnu si elle s'abstenait de réagir. Elle avait besoin de prendre du recul, il lui fallait du temps pour elle et pour comprendre ce qui lui arrivait, seulement tu as tout fait de travers, tu l'as abandonnée au moment où elle avait le plus besoin de toi. Elle voulait que tu lui prouves que tu tenais à elle et que tu la respectais assez pour lui accorder ce temps. Ah bravo Deidara d'avoir prit la poudre d'escampette quel amoureux tu fais !, lui reprocha-t-elle.
Il était hors de question qu'elle reste là sans rien dire, bien sûr que sa meilleure amie n'avait pas assuré mais lui non plus n'était pas tout blanc. Elle avait eu quelques cas de divorces dans sa carrière, et accuser un seul parti c'était stupide et trop simpliste. On s'aimait à deux alors on faisait des erreurs à deux. Le jeune homme blond resta interdit, elle était avocate il aurait dû anticiper la réaction de la brunette et pourtant les arguments qu'elle avait sorti le clouait sur était bien content de ne pas se retrouver face à elle dans un tribunal. Ses joues étaient rouges de colère, et ses sourcils froncés, elle faisait presque peur.
-Tu as encore une fois raison, je ne me suis pas mis à sa place. J'aurais dû faire le premier pas, au lieu de l'aider je file à l'autre bout du monde pour refaire ma vie, alors que ma vie sans elle c'est impossible, confia-t-il dans un soupir.
- Tu en doutais, je suis avocate, j'ai toujours raison, affirma-t-elle en riant.
Il rit, heureux de constater qu'elle lui avait pardonné, quelle erreur il avait commise en quittant le Japon. Son bonheur était ici avec Temari, Kurotsuchi et tous ses amis. Il la vit bailler, et en jetant un regard rapide vers la pendule découvrit qu'elle indiquait 23h15. Cela faisait une heure qu'il était là, il n'avait pas vu le temps défiler.
- Je vais y aller, il est tard et si tu veux être en forme pour demain il faut que tu ailles suis désolé de t'avoir privé d'une heure de sommeil, s'excusa-t-il gêné.
- Je suis une grande fille tu sais, je survivrai à cette heure perdue, et puis cela m'a fait plaisir de te revoir, même si tu es un idiot je dois admettre que tu me manquais, avoua-t-elle.
Il s'éloigna et quitta la pièce, alors qu'il allait prendre la porte, elle l'appela et en se tournant il vit qu'elle l'avait suivit. Ils étaient dans le hall et elle semblait hésiter à lui parler. Elle finit par froncer à nouveau les sourcils comme si elle était d'accord avec elle-même.
- Deidara...Si..si jamais...Si jamais tu as le moindre doute à propos de ton couple, ne te remets pas avec elle. Elle a dû puiser en elle pour trouver les forces de se relever après que tu lui ai brisé le cœur...Je ne suis pas certaine qu'elle y parvienne une seconde fois et Temari est une fille bien, elle mérite d'être heureuse. Ne lui fait pas encore plus de mal, l'implora-t-elle.
- Grâce à toi j'ai compris mon erreur, et il n'y a que les imbéciles qui commettent deux fois la même bêtise. Vas dormir ou bien tu ressembleras à un zombie demain matin, termina-t-il en sortant de l'appartement.
Elle sourit confiante , les deux blonds avaient l'essentiel un amour profond ils ne leur restaient plus qu'à se pardonner et ils reprendraient leur merveilleuse histoire. Elle marcha jusqu' à son lit plus légère qu'elle ne l'avait été ces derniers mois. Il prit la route en direction de son hôtel, Temari était prête à l'attendre, il ferait en sorte de faire les choses bien.
