- Harry Potter -

Depuis longtemps, je sais que je ne suis pas un garçon comme les autres. Je suis très petit pour mon âge et ma maigreur est telle, que l'on n'aurait pu penser que je sortais du clip de Thriller. Un mort vivant en chair et en os. Voilà se que je suis aux yeux de certains. Vous penserez alors que je suis un petit Africain pauvre et qui ne vivra pas longtemps, au vu des circonstances dans lesquels certains vivent, mais non. Je suis un Anglais, ma famille n'est pas pauvre, au contraire elle vit plutôt bien. Pourquoi je dis elle à la place de nous ? Tout simplement parce que je ne suis pas considéré comme un membre de la famille.

Je suis un orphelin. Mes parents sont mort dans un accident de voiture, d'après se qu'on m'a dit. Je suis le seul survivant. J'avais 1 ans et j'en suis ressortit vivant. Je vis chez ma Tante, la sœur de ma mère. Elle a un mari et un fils du même âge que moi. Mais pour une raison que j'ignore, ils me haïssent. Vous me direz que ce n'est qu'une impression, mais j'en suis persuadé. Ils m'ont donné comme chambre le placard sous l'escalier, tandis que mon cousin Dudley bénéficie de deux chambres à lui tout seul. C'est injuste n'est-ce pas ? Mais c'est comme ça, on n'y peut rien.

Je dois me plier aux désirs de ma famille. Pour eux je ne suis qu'un poids. Un boulet que les prisonniers ont autour du pied pour les empêcher de fuir. Moi, je suis comme eux. Je mange la moitié de se qu'ils mangent. Je n'ai jamais le droit de sortir. Ni pour les sorties en famille, ni pour les vacances. Pas même pour m'amuser dans le jardin. C'est une voisine qui me garde, sans poser de question. Mon anniversaire et mon noël ne signifie rien pour eux, il n'y en a que pour Dudley. Des cadeaux ? Oui ils m'en offrent. Un mouchoir, une allumette, un penny et toute sorte d'objet dans ce genre.

L'amour ? Je ne l'ai jamais connu. Ni par ma famille, ni par mes camarades. D'ailleurs, ils ne me parlent pas. Pourquoi ? A cause de Dudley. Quiconque ose m'approcher, à affaire à mon cousin et sa bande. Même ses parents, l'entrainent à se défouler sur moi. C'est son passe temps favori. Dans cette maison je ne suis qu'un esclave dont on a envie de se débarrasser. Je suis sur que quand je serais majeur, ils me mettront à la porte.

À l'école je n'existe pas. Ma vie n'a pas d'importance. Je sais que c'est de ma faute. Après tout c'est à cause de moi, que mes parents sont morts. Si je serais mort avec eux, cela aurait été plus juste. Je comprends tout à fait ma Tante. Je lui rappel sa sœur perdu et elle aurait préféré que se soit elle qui soit encore en vie, à ma place. C'est pour ça qu'elle me hait. J'en suis persuadé. J'aurais du mourir lors de cet accident, ainsi ils seraient beaucoup plus heureux. Des paroles comme celle-ci ne devraient pas sortir de la bouche d'un enfant, mais je le fait quand même.

Je ne suis rien. Rien d'autre qu'un cafard dont on aurait envie de se débarrasser. On me l'a déjà dit, que je n'étais pas le bien venu dans la maison. Et Tante Marge me le fait bien sentir. Elle me rabaisse à chaque fois et dit du mal de mon père. Elle pense que c'est à cause de lui, qu'ils sont morts. Moi je ne dit rien, je ni pense pas. Il vaut mieux ou sinon je me serais pris une correction.

Je me demande souvent se que je fais sur Terre, alors que mes parents ni sont plus et que personne ne veut plus de moi. Quand je pourrais les rejoindre. Ais-je le droit de vivre ? Pourquoi je suis vivant ? Pourquoi suis-je né ? Je n'ai aucun avenir devant moi, et c'est les questions que je me pose au bord de cette falaise. Une falaise qui donne sur le vide.

J'ai fugué. Je n'en pouvais tout simplement plus de ne pas recevoir d'amour. Je ne sais pas comment j'ai fait pour atterrir ici. Mais comme j'avais pris, enfin volé de l'argent à mon Oncle et ma Tante, je pense que j'ai pris les transports en commun. Cela fait une semaine que je suis parti sans savoir ou aller. Je ne sais pas si on me recherche, si on me croit mort. Mais je l'espère.

Et au bord de cette falaise, j'ai encore espoir de voir surgir mon Oncle ou ma Tante pour essayer de m'arrêter. Depuis le début de ce récit, je l'espère. J'attends et j'attends encore. Mais tout au fond de moi, une petite voix me dit qu'ils ne viendront jamais. Qu'ils sont encore plus heureux sans moi. Je fais taire cette voix. Je ne veux pas l'entendre même si je sais qu'elle a en parti raison. J'espère en regardant en bas. Mais il n'y a plus rien à espérer. De l'eau coule sur mes joues. Je pleure. Au fond de moi je suis triste qu'ils ne soient pas venus. L'espoir est parti et je fixe le vide en pensant à la mort, qui peut-être voudra de moi.