Merci beaucoup Marine pour cette review très rapide ! Du coup, je me sens un peu moins seule d'avoir guetté l'arrivée d'une fic en français ... mais j'avoue n'avoir jamais tenté d'en lire une anglaise ( trop feignante ?? ).

Je suis contente que le début t'ai plu, espérons que la suite aura du succès ( je demande pas un Oscar ... juste un avis lol ).

Le prénom de la jeune fille ? Il arrive, il arrive !!

A vrai dire, j'ai bien envie de faire ramer Altaïr ... c'est tellement plus drôle ( vilaine sadique que je fais ... )

En fait, c'est grâce à toi que je publie si vite la suite alors ... go :


Précisons juste avant que l'univers d'Assassin's Creed ne m'appartient pas ... bla bla ... je ne touche pas d'argent ... bla bla ... mais certains personnages sortent tout droit de mon cerveau ... bla bla.

L'action se déroule avant le jeu ... on va dire ça comme ça !

On peut y aller :


Une vive lueur me force à ouvrir les yeux. Face à une aveuglante luminosité, je remue dans mes draps afin de trouver une position où le soleil ne m'agresserait pas. Dès que c'est chose faite, je rouvre mes yeux et parcours ma chambre du regard.

Bien décorée, avec des coussins et des tentures d'étoffes les plus chères, c'est sans doute ma pièce préférée. D'autant plus qu'il n'y a que moi qui est le droit d'y pénétrer. Mon refuge, en quelque sorte.

Dans un discret soupir, je m'assoie dans mon lit et m'étire avant de poser pieds à terre et de m'habiller. Avec des gestes rapides, j'enfile ma tenue, pour le moins singulière pour une femme.

Un pantalon rentré dans des bottes, une tunique avec par-dessus un habit, largement ouvert au niveau de la poitrine et fendu au niveau des jambes, maintenu à la taille par une ceinture.

Slimane me reproche sans cesse cet accoutrement mais je veux être toujours prête. Au cas où. Les belles robes et autres toilettes de luxe ne sont pas pour moi. Je m'avance vers le fond de ma chambre et me baisse au niveau du coffre qui s'y trouve.

Sans la moindre hésitation, je l'ouvre et sélectionne mes armes habituelles. Un petit poignard dans chaque botte, et une dague plus longue bien dissimulée sous mon habit.

Puis je me relève et me dirige vers le meuble près de mon lit pour y saisir mon épée. L'épée de mon père. Une magnifique arme blanche au bout légèrement recourbée. D'un mouvement expert, je l'accroche à ma ceinture et quitte ma chambre sans plus attendre.

A peine ais-je descendu les escaliers qui mènent à la cour intérieur que Slimane bondit sur moi :

- Madj Chakib veut te voir.

Je rencontre ses fiers yeux bruns tandis que je réponds d'une voix ferme :

- Je viens à peine de me lever ! Il attendra !

- Je te le déconseille Zohra. Il est de très mauvaise humeur.

Contrariée, je détourne ma tête vers la fontaine qui siège au centre de la cour et même son clapotis pourtant si apaisant ne parvient pas à stopper l'irritation qui monte à cet instant en moi.

Histoire de trouver la force en moi, j'inspire profondément et passe devant Slimane pour me rendre dans la pièce destinée à la réception de nos invités. Avec plus de fureur que je ne l'aurait voulu, j'ouvre la porte et m'avance vers Madj Chakib.

Cet homme, aussi imposant que vicieux, me fait face, les bras croisés sur sa large poitrine et me toise d'un air dédaigneux. De tous mes partenaires commerciaux, c'est celui que j'abhorre le plus. Derrière moi, Slimane referme la porte mais reste en retrait.

- Qu'y a-t-il Madj Chakib ? demandé-je, d'un ton sûrement un trop blasé.

- Ma commande est en retard. Ce que j'avais demandé n'a pas encore été livré et j'ai moi-même des délais à tenir, tu le sais.

- Bien sûr, mais si celui qui me fait parvenir les armes d'Arsouf à Jérusalem est retardé, je n'y peut strictement rien.

- Ton père respectait toujours ses délais, vocifère-t-il en décroisant ses bras pour pointer son index droit vers moi. Je me douter que tôt ou tard, tu ferais une erreur. Une femme ne peut gérer une affaire de cette importance.

- Nous gérons cette affaire ensemble, intervient Slimane, et jusqu'à preuve du contraire, je suis un homme. Nous irons voir ce qui prend autant de temps et nous tiendrons au courant Madj Chakib, nous vous le promettons.

L'homme fait un geste de mépris avec son bras et observe durant quelques secondes le décor qui l'entoure.

- Nous allons régler cette affaire et tu auras tes armes aujourd'hui, lancé-je.

Madj Chakib reporte instantanément son attention sur moi et me dévisage tandis que je poursuis :

- Je m'en occupe tout de suite.

Il hoche lentement la tête en abordant un air peu convaincu mais finit par quitter la pièce. Une fois qu'il est partit, je me tourne vers Slimane, prête à me faire sermonner. Chose qui ne tarde pas à venir :

- T'es es folle de promettre de telles choses ?! Si ça se trouve, la cargaison n'a même pas encore quitté Arsouf !

- Dans ce cas, ce sera à nous de l'acheminer jusqu'à Jérusalem. Et de punir ceux qui ont mal fait leur travail.

- Ca, c'est mon domaine, rectifie-t-il en me souriant en coin.

Je le dévisage un instant puis me décide à sourire avant de quitter la pièce dans le but de prendre mon petit-déjeuner. De taille moyenne, une carrure élancée, des cheveux bruns courts, le teint basané, Slimane est en quelque sorte mon lieutenant.

Il est là pour les actions que je ne peux réaliser et sa présence reste réconfortante même si je n'oublie pas qu'il a travaillé pour mon père et donc toutes les sales besognes qu'il lui a confiées. C'est lui qui m'a tout apprit dans ce domaine.

Avant la mort de mon père, je n'étais qu'une petite fille sage, qui se contentait de répondre par oui ou par non et d'être belle. Mon père avait même programmé mon mariage à un homme tout aussi crapuleux que lui, dans le seul d'entretenir et de favoriser ses relations avec lui.

Evidemment, je n'avais aucun moyen de protester et personne ne pouvait le faire pour moi. Ma mère est morte lorsque j'avais six ans d'une grave maladie qui a également entraîné mon petit frère à peine âgé de trois ans.

Une vrai tragédie pour mon père qui se retrouvait sans femme, sans descendant mâle et surtout avec une fille sur les bras. Comme j'ai regretté leur disparition …

Pourtant, un jour, tout a de nouveau basculé. Mon père a été assassiné. Violement et sans aucune mise en garde. J'avais quinze ans à l'époque. A l'époque. C'est idiot de dire cela puisque ça c'est passé il y a presque un an.

Etrangement, j'ai l'impression que durant l'année qui vient de s'écouler, j'ai pris dix ans d'âge tant que je suis devenue mature et froide. Cet événement m'a à jamais transformé.

Cela s'est déroulé un soir d'été. Au crépuscule, plus précisément. Je ruminais à mon futur mariage, seule dans ma chambre, lorsque j'ai entendu des bruits de lutte dans la cour. Même si je savais que j'allais me faire disputer, je suis descendue à toute trombe, la curiosité étant la plus forte.

Ces instants là sont définitivement gvés dans ma mémoire. Je me souviens avoir vu un homme vêtu de blanc penché sur le corps de mon père, au sol. Totalement inconsciente de la situation, j'ai crié et j'ai bondis en direction de mon père.

L'assassin s'est immédiatement écarté et j'ai saisis le cadavre de mon père dans mes bras. Lorsque j'ai relevé la tête, j'ai fixé cet homme, celui qui venait de m'ôter la dernière chose qui me restait sur cette terre.

Bien sûr, son visage était dissimulé par un capuchon blanc et je n'ai pas pu le regarder droit dans les yeux mais cela ne m'a pas empêcher de le dévisager pour que ce souvenir me reste pour toujours.

Puis, il est partit. Telle une ombre, il s'est fondu au cœur des plantes de la cour et a disparu. C'est à ce moment que je me suis jurée de tout faire pour venger mon père. Mais désormais, au bout d'un an, je doute que ma méthode soit si brillante que je l'avais supposé …


Si y'en a d'autres qui passent par là ... Pourquoi ne pas dire ce que vous en pensez ??