Hello les gens ! Je suis de retour, pour vous… Hm, je vais arrêter les frais ici xD

Je vous épargne mon blabla, MisterJday et MC appartiennent respectivement à MisterJDay et MC, que des évènements fictifs, pas d'insultes etc… Bref ! J'espère que ce deuxième chapitre vous plaira !

Palpali : merci pour ta review ! Je suis contente que tu trouves Jday et MC bien écrits. J'avais vraiment peur de faire OOC !

Elias : 3 (merci beaucoup ;)


En se réveillant le lendemain, Jérémy remarqua le plafond, faiblement éclairé par la lumière du jour filtrant à travers les volets. Et il remarqua surtout que ce plafond n'était pas celui de sa chambre.

Il se souvint qu'il était dans son salon et qu'il s'était endormi en travaillant devant la télé, en attendant l'arrivée de son colocataire ; il avait été inquiet de ne pas recevoir de message de sa part, et avait décidé de l'attendre dans le salon. Malheureusement la force du sommeil l'avait emporté et il s'était glissé dans la couverture comme dans un songe. Il se retourna, se demandant s'il était bien raisonnable de se rendormir, et se retrouva nez à nez avec Julien. Celui-ci clignait des yeux, l'air un peu paumé, comme s'il venait de se réveiller lui aussi. Lorsqu'enfin il croisa son regard, il sembla réaliser où il était, et son visage perdu se greffa d'un petit sourire espiègle comme il en avait le secret.

《Bien dormi ?》marmonna-t-il, d'une voix rauque qui envoya un frisson de surréalisme dans l'échine de l'employeur.

《Et toi ?》répondit-il, pris de cours.

Le blond peinait à garder ses yeux bleus ouverts, des cernes creusant le dessous de ses yeux. Jérémy se demanda comment il avait fait pour ne jamais se rendre compte que les yeux de son ami étaient si... c'était un bleu doux, le bleu d'un lac d'huile au sommet des montagnes, perdu dans une brume éternelle et un ciel un peu blanc. Une nuance insolente, qui oscillait entre le bleu et le vert sans que personne ne puisse visiblement savoir vers quelle teinte elle tirait le plus. Regarder les yeux de Julien, c'était comme contempler un lac de montagne... ses iris brillaient comme la surface d'une eau chatouillée par le vent Alpin, les sillons de ses traits évoquaient les plaines et les vallées dans lesquelles il avait grandi, et ses cils blonds battant régulièrement sur ce magnifique paysage avaient quelque chose des battements d'ailes d'un aigle.

《Tu pues de la gueule.》se moqua fièrement le blond, lâchant un rire grave.

《Toi aussi.》se défendit plus ou moins le brun, encore sous le sortilège de ses yeux -quoiqu'il commençait à avoir cette irrésistible envie d'étouffer l'autre avec son coussin jusqu'à ne plus l'entendre se plaindre.

《La ferme, tu vas m'asphyxier.》

Jérémy obéit, et son ami soutint enfin son regard, surpris par une expression si insistante. L'employeur laissa ses propres yeux se fermer, comme par embarras, essayant d'oublier les iris bleus sur lesquels il avait envie de foutre des coquards, et les rouvrit doucement, bercé de nouveau par le sommeil. La pénombre n'aidait pas à garder les yeux ouverts, mais l'appel des prunelles si particulières de Julien attira de nouveau la trajectoire de son regard mordoré. Le cadreur aussi, cillait lentement, comme si le bruit du silence et de leurs respirations paresseuses lui donnaient envie de passer les deux tiers de sa vie à dormir à partir de cet instant. Il tourna un peu plus la tête, sur le point d'enfouir son visage contre la banquette du canapé.

《Encore 5 minutes, ok..?》marmonna le blond, son chignon lâche, défait par la nuit, laissant s'échapper quelques brins de cheveux sur son visage.

《10.》souffla son comparse pour toute réponse.

Et quelle que fut l'heure, ils se rendormirent.


《Elle est bonne ?》

Julien releva la tête, surpris par la voix de son ami. Celui-ci le fixait avec insistance, l'air de se demander ce qu'il fichait, et le blond se sentit stupide de demander :

《De quoi ?》

Jérémy soupira, les yeux plissés pour se protéger de la lumière, qui perçait difficilement les épais nuages gris qui balayaient la cime des montagnes. Il semblait vraiment agacé : chose compréhensible puisqu'ils tournaient depuis le matin même.

《La prise ! Elle est bonne ?》

《Ah...》

Le cadreur se serait contenté de n'importe quel rush, du moment que son ami était là, face caméra, et qu'il lui parlait de cet air calme et confiant, débitant un texte souvent débile et sans queue ni tête pour celui qui ignorait les recherches qui allaient avec.

《Putain mec, essaie de te concentrer un peu.》

《Oui je sais... refais-la une dernière fois au pire.》

《Laisse tomber, il commence à pleuvoir, j'ai senti une goutte.》

Le blond ne tarda pas à sentir lui aussi quelques gouttelettes froides sur son front et bientôt, à voir ses lunettes de soleil tachetées. Jérémy soupirait en rangeant ses affaires, tandis que lui s'occupait de démonter leur trépied dans le grand sac noir. Sans très bien savoir pourquoi, il garda la caméra à la main, et la dirigea vers son collègue sans cesser de filmer ; il stabilisa du mieux possible, capturant son profil concentré, en train de tirer la fermeture éclair de son propre sac. Le brun se redressa, finissant par le voir, et il pencha la tête sur le côté, surpris :

《Tu fais quoi ?》

《Je filme.》

《Oui je vois bien mais pourquoi tu filmes ?》

《Parce que tu as joli petit cul. Tu fais des squats ? Faut que tu me donnes ton secret.》

《Très drôle.》

Julien éteignit la caméra : il commençait à beaucoup pleuvoir, ils seraient sûrement trempés en chemin. Bizarrement son ami semblait silencieux et un peu trop calme, lui qui habituellement peinait à cacher le magnétisme mystique entre son poing et le visage du cadreur. Les tournages, c'était toujours le moment de se taper de grands fous rires, pourquoi est-ce que tout était si morne alors ? Il accéléra le pas pour se mettre à la hauteur de l'autre vidéaste, osant un regard dans sa direction.

《Oh mec, j'ai lu ton script... je dois encore me déguiser en connasse ?》

《Putain mec, arrête de dire "connasse" à la place de fille...》

《Pourquoi pas, c'est synonyme.》Julien chercha quelque chose de drôle à dire pour détendre l'atmosphère.《Avoue que tu aimes bien me voir porter un soutif.》

Sa remarque arracha un sourire amusé à son ami, qui le chahuta un peu pour toute réponse, lui arrachant une exclamation faussement indignée alors qu'il était expulsé sur le bas-côté du chemin, le faisant marcher dans la boue.

《Si je t'attrape toi...》menaça-t-il avec un sourire de requin comme il savait le faire. Il rangea ses lunettes dans une poche du sac qu'il portait en bandoulière, et piqua un sprint vers son camarade.

Son ami le prit au mot, se mettant à courir à son tour dans le but de lui échapper, lâchant un rire goguenard. Il fallait être honnête, ils n'étaient pas des grands sportifs, et niveau cardio, on voyait mieux : ils finirent leur jeu du chat quelques minutes plus tard, essoufflés, le brun gardant quelques mètres d'avance. Il se tourna justement vers un Julien qui peinait à reprendre son souffle, le provoquant d'un air moqueur :

《Bah alors M. Connard ? Tu te fais tracer ? T'as une cigarette en travers de la gorge ?》

《T'es plus petit, t'as moins de résistance au vent !》répondit-il en grimaçant, mauvais perdant qu'il était.

《Que dalle, je suis plus grand que toi !》

Ah il faisait le malin hein ? Dans un ultime effort, le blond reprit une grande inspiration et reprit sa folle course vers un Jérémy qui avait repris son sprint lui aussi. S'il n'avait pas tant la hargne de rattraper l'autre pour lui écraser la face dans la boue, cette course poursuite aurait pu ressembler à une scène de comédie romantique. Ils arrivaient aux alentours de la maison, et le brun semblait sur le point de dévaler la pente herbeuse jusqu'à la terrasse, dont il avait la clé. Le cadreur, essoufflé, allait déclarer forfait lorsque le brun, déjà engagé sur la pelouse, glissa dans la terre déjà trempée et dévala effectivement la petite vallée verte de végétation. Le coeur de Julien était déjà trop malmené pour rater un battement, ce qui n'empêcha pas l'homme de poursuivre sa course derrière son ami, inquiet.

《Jérémy !》s'écria-t-il, paniqué, prenant soin de ne pas glisser sur l'herbe à son tour. En bas de la pente, l'employeur se relevait difficilement, apparemment indemne, à peine choqué par sa chute à en juger par le sourire hilare qui étirait ses lèvres. Le blond ne put s'empêcher de prendre sa tête dans ses mains et de forcer son regard dans le sien.《Ça va ?》

《Ouais, j'ai juste glissé. J'espère que le matos a rien en fait...》

《Tu t'es pas blessé ?》

《Nan... je suis juste dégueulasse et couvert de boue.》

《T'es toujours dégueulasse, pourquoi tu précises ?》argua-t-il avant de se manger un coup de poing amical dans l'épaule.

Julien laissa échapper un soupir, à la fois soulagé et amusé par la décontraction de son interlocuteur. Il lâcha ses joues, se contentant de prendre ses épaules d'un geste brut pour le rapprocher dans une enlaçade virile. Le brun ne répondit pas tout de suite, surpris, mais le cadreur finit par sentir ses mains dans son dos et son visage froid et humide s'enfouir contre son épaule. Il se demanda si c'était le coeur de son collègue qu'il percevait à travers leurs couches de vêtements, ou si c'était simplement le sien qui résonnait dans tout son corps ; peut-être qu'en fait, leurs coeurs battaient synchrones. Quand ils se séparèrent, Julien aurait juré que le regard noir d'encre de son ami était embué, comme s'il sentait le contrecoup de sa chute. Il prit délicatement son poignet pour l'entrainer sous l'abri de la terrasse, et fouilla sa poche sans rien dire pour trouver les clés de la baie vitrée. Ils retirèrent leurs chaussures en silence, même si se voir galérer à tenir en équilibre sur un pied leur arrachait un rire franc. Ils entrèrent en chaussettes dans le salon, et semblant reprendre ses esprits, Jérémy s'exclama :

《Hey, enlève ton jean ici. Nos pants son crasseux, on va dégueulasser le carrelage.》

《Ok, toi dessape-toi totalement t'es couvert de boue.》

《Bonne idée. First à la douche.》

C'était presque naturel de retirer leurs pantalons l'un en face de l'autre ; presque parce que même si la situation n'avait rien de bien sensuel, il fallait le dire, Julien mourait d'envie de défaire lui-même la braguette de son colocataire. Il avait bien envie de passer sa main sous les fringues boueuses de son patron, sentir sous ses doigts le contraste incomparable entre le froid du tissu et la chaleur humide de sa peau. Sentir même les poils bouclés de son torse contre ses lèvres alors qu'il se penchait pour prendre une bouchée de cette chair dont il était si avide.

《Julien ?》

《Ouais ?》souffla-t-il, surpris d'être interpellé.

《Le linge.》

Intrigué, le blond suivit le regard de son comparse pour voir plus loin dans le jardin les lignes de ficelle étendues entre deux arbres, et dessus, tous leurs vêtements propres, trempés d'eau de pluie et difficilement soulevés par le vent violent.

《Merde...》

《Laisse-les, de toutes façons là c'est mort, faut les relaver.》

《Heu ouais mais les serviettes ? On les avait toutes mises...》

《Il en reste une propre.》

《Super, on a qu'à se sécher ensemble ?》répondit le blond, sarcastique.

《Ok.》

Sans rien ajouter, comme s'il n'avait pas capté la plaisanterie, le propriétaire des lieux se dirigea vers les escaliers qui menaient à l'étage. Laissant leurs vêtements à l'abandon, Julien suivit son ami en traînant la patte, pas certain de vouloir le suivre. Il entendit l'eau couler depuis le bas des escaliers, sûrement Jérémy qui essayait d'obtenir une eau chaude. Arrivant en haut des escaliers, le blond vit son ami en sous-vêtement, et sentit un frisson traverser son échine.

《Bon, je sais qu'on a plus huit ans, si ça te gêne, on peut garder les boxers, mais on se lave ensemble, comme ça on économise de l'eau –vu que tu peux pas t'empêcher d'acheter tes clopes hein- et on pourra s'essuyer en même temps avec la serviette.》

《Sinon on y va chacun notre tour...》grommela le concerné, vraiment pas emballé à l'idée de se coller, peau contre peau contre son ami, dans l'espace ridiculement étroit et vraisemblablement monoplace du bac de douche –sans oser indiquer à son comparse que la nicotine lui permettait d'être efficace sur le terrain.

《Tu vas récupérer une serviette trempée, c'est débile.》

《Comment tu veux qu'on rentre dans ta douche de toute façon ?》

《On va se serrer.》acheva le brun avec un sourire espiègle.

Le cadreur lâcha un soupir. Il enleva les vêtements qu'il portait encore en haut, déjà en boxer de toute façon. Il retira l'élastique qui retenait ses cheveux longs, sous le regard curieux de son comparse, et entra dans la petite cabine, suivis par son employeur, visiblement pressé de prendre sa douche. La porte refermée, Jérémy se pressa d'attraper le shampoing et se servit une bonne dose avant de s'attaquer directement à ses cheveux et sa barbe. Il tendit le pot en plastique à l'employé, qui le saisit en silence et l'imita, appliquant avec un certain soin le produit froid contre son crâne.

《T'as les cheveux super longs.》fit remarquer le barbu, surpris.《Tu les coupes jamais ?》

《A peu près à la même fréquence que tu te rases.》répondit le blond du tac au tac, espérant que son ami n'insisterait pas pour faire ami-ami dans la douche la plus étroite du monde, presque à poil, putain.

Honnêtement... ils avaient à peine la place de faire un geste sans se cogner. Julien observa distraitement l'eau chaude perler de la barbe de son comparse, et dégouliner sur son cou, et son torse clair. Il ne pouvait strictement pas assumer d'aimer Jérémy si le brun s'amusait à troubler la Force avec ses délires beaucoup trop bromantiques pour être étiquetés hétérosexuels dans le monde merveilleux du BON SENS. A rappeler que deux mecs logiques et hétérosexuels NE prenaient PUTAIN DE PAS leur douche ENSEMBLES !

C'était comme dans une fanfiction de connasse, où les évènements, tous aussi débiles les uns que les autres, s'enchaînaient sans lien de cause à effet tout ça pour le plaisir de ces grognasses -et il détestait ça bordel, il fallait rester cohérent à un moment... Il se rendit compte qu'il partait trop loin et se recentra sur la magie du plus beau phénomène physique qu'il lui fut donné d'observer dans l'immédiat ; la condensation sur les parois de la douche.

《T'as assez d'eau là où t'es ?》

《Ouais ouais.》

《Tu veux ma place pour te rincer ?》

Il hocha la tête vaguement et se glissa directement sous le jet, essayant de ne pas se frotter à son ami alors qu'ils effectuaient la rotation difficilement dans l'espace réduit de la cabine.

《Eh mec... t'as des petits trous dans le dos.》fit remarquer le brun.

《Quoi ?》grommela le concerné.

《Là, t'as des espèces de... fossettes.》

Julien sentit un courant électrique parcourir son échine lorsque l'autre posa son index et son majeur dans lesdites fossettes, juste au-dessus de ses fesses. Il essaya de se recentrer sur autre chose, ses cheveux à rincer, essaya de penser à une grand-mère en maillot de bain, à un plat de hachis Parmentier pré-cuisiné dégueu, à un cadavre de Kevin... se doucher ensemble putain, et maintenant ça... Quelqu'un là-haut devait lui en vouloir à mort –sûrement le karma à bien y penser ou un dieu du bien-fait-pour-ta-gueule.

《T'en as pas toi ?》s'enquit-il en reprenant à peu près son calme, risquant un regard vers son collègue, qui se lavait juste le reste du corps, décomplexé. Il l'imita, déglutissant.

《Bah non...》

Il sentit bientôt le corps du brun se glisser contre le sien, à côté de lui, le visage tendu vers le jet chaud, laissant l'eau glisser sur sa peau en emportant la mousse du savon. Le fumeur vérifia qu'il était à peu près rincé et fit un bond sur le côté, essorant ses cheveux avant de sortir de la cabine à la hâte. C'était vraiment moins une... tant que la peau chaude du brun ne frôlait pas sensuellement la sienne il arrivait à peu près à faire le vide dans sa tête ; si avec ça Jérémy s'amusait à venir se coller à lui il ne pouvait simplement pas rester avec lui dans cette petite cabine, il avait besoin d'espace. Il s'essuya rapidement, prenant soin de laisser un morceau de la serviette à peu près sec pour son ami, qui sortait de la douche à son tour, le pas nonchalant, alors qu'il chassait d'un geste de main les perles qui ruisselaient sur son visage. Julien sentit qu'on tirait sur la serviette, et avisa son ami, avant de la lui céder.

Sans un mot, il quitta la salle de bain, décidé à aller chopper ses fringues au plus vite. Il se débarrassa de son boxer trempé et en enfila un autre, pestant contre le début de trique qui l'avait assailli ; il était temps d'enfiler un jean pour dissimuler un peu le désastre, avant de retourner se sécher les cheveux. Note à lui-même, plus jamais une douche avec Jérémy, c'était un coup à se faire gauler -dans tous les sens du terme- alors autant se balader avec une pancarte "tu me fais bander" en guise de slip, ce serait peut-être même plus subtil et moins évident.

En revenant dans la salle d'eau, il se rendit compte que son ami avait enroulé la serviette autour de ses hanches, la laissant tomber jusqu'à ses genoux, et que le boxer bleu mouillé était désormais étendu sur la barre qui portait la serviette jusque-là. Il se séchait les cheveux et la barbe, tranquillement, avant de relever la tête vers son comparse, habillé, ses cheveux encore trempés, détachés de part et d'autre de son visage.

《Tu te les sèches ?》s'enquit Jérémy en indiquant l'objet qu'il tenait dans sa main.

《Ouais mais tu peux finir, t'inquiète.》

《Approche, je m'en charge.》

Alors là Julien n'en revenait pas ; il leva les yeux au ciel discrètement, les dents serrées, maudissant le sort d'agir comme une connasse.

《T'as pas bientôt fini avec tes trucs gays à la con ? C'est super bizarre déjà de se laver ensemble alors...》lâcha-t-il enfin, après un instant d'hésitation.

《Comme tu veux. C'était pour que tu puisses te les brosser en même temps c'tout.》répondit simplement le barbu par-dessus le bruit incessant du sèche-cheveux.

Ce qui était le plus stupide, c'était que celui des deux qui s'en plaignait était celui des deux qui ne pouvait s'empêcher de fondre pour cette situation. Après tout, ça paraissait tout naturel au propriétaire des lieux, la preuve, pas l'ombre d'une érection en vue, alors que lui il était allé mettre un jean pour ne pas se faire cramer. Julien se sentait con, et strictement pas hétérosexuel sur ce coup-là. Il faisait toute une montagne de quelque chose qui semblait à peine émouvoir son ami, comme si le ciel lui tombait sur la tête alors qu'il était le seul à se monter en sauce.

《Nan c'est bon... vas-y.》grommela-t-il, agacé par lui-même ; il n'y avait que lui pour voir du romantisme, ou même du bromantisme dans le comportement de son ami. Visiblement Jérémy s'en fichait comme de sa première paire de chaussettes.

Le brun dirigea le flux d'air chaud dans la direction de son visage pour l'embêter, souriant sous sa barbe, et il grogna avant de le rejoindre face au lavabo. Avec la sensation du souffle presque brûlant contre sa peau, et celle de la main du barbu dans ses cheveux longs, il garda les yeux baissé de plaisir ; lorsqu'il risqua un regard vers le miroir, il vit son collègue, concentré sur le séchage, avant de croiser le chemin de ses yeux, et de saisir au vol un petit sourire. Un sourire... un sourire tendre. Julien déglutit, mourant d'envie de se retourner et d'embrasser ces lèvres si tendrement amicales. Il se contenta d'attraper la brosse à cheveux et de fermer les yeux, sans sentir sur son visage le regard noir de son ami, dévorer des yeux le moindre centimètre carré de sa peau.


Je publierai la suite dès que j'aurai le temps ! Merci d'avoir lu, laissez une pitite review si vous avez aimé, si vous avez une remarque ou quoi que ce soit à me dire !

Bisous sur la région glutéale gauche ! ~