Et bien voilà! Je poste le second chapitre de cette fic :) Visiblement le départ vous a plu et vous n'imaginez pas à quel point vos reviews m'ont fait chaud au coeur!

J'étais un peu inquiète... Comme toujours, et comme maintenant alors que je poste le 2ème. Je ne peux pas m'en empêcher

Avant toute chose, je souhaite remercier du fond du coeur ma chère Cindy pour avoir fait la bannière qui illustre cette fic.
Je vous laisse la découvrir ici: http : / / moe . mabul . org / up / moe / 2009 / 11 / 29 / img-155041fzith . png (attention aux espaces :))

Merci encore à elle. :)

Ensuite Merci à Lyly7 ma Bêta, qui fait toujours un travail remarquable.

Un merci tout particulier aux "fidèles au poste" : xxShimyxx, LilyIsabella, Fiind-l0ve toujours présentes.

Merci aussi à Aurelle pour sa review, qui m'a beaucoup touché "de la magie dans les doigts"... Ca m'a émue aux larmes. Merci, merci...

Et enfin merci à toutes les autres non moins importantes...

C'est pour et grâce à vous que j'écris. Alors merci...

En effet "merci" est mon second prénom... Je l'utilise sans compter... Mais vous les méritez, amplement!

Trêve de bavardages, je vous laisse découvrir :)


Elle observe ses yeux écarquillés, il n'a pas vraiment changé. Toujours le même jeune homme, au visage impassible, au regard métallique, glacial. Elle profite de son moment de stupeur pour coller la pointe de sa baguette sous le menton du jeune homme.

- Ne bouge pas, Malefoy. Grince-t-elle.

- Granger… Murmure-t-il en arquant un sourcil, un sourire narquois se peignant lentement sur ses lèvres.

- Comment...? Fait-elle en accentuant sa poigne autour de sa baguette.

- Je reconnaitrais n'importe où ce regard flamboyant.

Sa voix douce et mélodieuse fait un instant perdre pied à la jeune femme. Il en profite. Sa main habile et rapide s'enroule autour de son poignet, faisant fléchir sa baguette.

- L'effet de ton Polynectar s'estompe, murmure-t-il avec un sourire en coin.

Malgré la haine qu'Hermione éprouve, elle ne peut s'empêcher de le trouver diablement séduisant avec ses cheveux désordonnés et son regard électrisant.

- Lâche-moi, sale Mangemort! Crache-t-elle

Ses yeux deviennent orage alors qu'il raffermit sa prise.

- Tu n'es pas vraiment en position de blasphémer, il me semble.

Elle serre les dents, dardant ses iris brûlants dans l'éclat glacial des siens.

- Toi non plus. Harry et Ron seront là d'une seconde à l'autre.

- Voilà qui devrait me terroriser, n'est-ce pas? Ricane-t-il. J'aurais dû me douter que tu ne te déplacerai pas sans tes deux imbéciles de gardes du corps. Courageuse Gryffondor…

Sentant son sang bouillonner, elle accuse l'insulte avant de lui cracher au visage. Elle sent alors la pression sur son poignet s'arrêter alors que deux mains puissantes l'empoignent violemment par le col pour la plaquer au mur. Sa tête résonne étrangement contre la pierre humide de l'Église. Les paroles échangées jusqu'alors n'étant que de simples murmures par rapport au bruit mat de son crâne qui s'écrase contre la paroi. Malefoy a approché son visage furieux du sien, si près qu'elle sent son souffle caresser ses joues glacées.

- Interdis-toi ces gestes, Granger. Si tu tiens à la vie.

- Et bien vas-y, Malefoy, fulmine-t-elle. Tue-moi donc, comme tu as tué Dumbledore! Ah non, pardonne-moi, tu as laissé Rogue le faire à ta place. Toi, tu n'as pas le cran de le faire!

Elle frémit, consciente d'avoir vraiment tiré sur la corde. Un coup de trop. Les os de sa mâchoire roulant sous sa peau diaphane, il a fermé les yeux. Une veine bat rapidement contre sa tempe. Il se maîtrise bien plus qu'elle.

- Tu ne sais pas de quoi tu parles, répond-il d'une voix calme.

- Ah non? Fait-elle ironique.

- Non, claque-t-il en rouvrant les paupières, la poignardant d'un regard nuageux.

- Explique-moi, fait-elle d'une petite voix où perce les aigus.

Il hausse les sourcils, arborant de nouveau l'air narquois qui le caractérise.

- Te dois-je des explications? De quel droit en exiges-tu?

- Je n'exige rien. Je te le demande, rien de plus.

Il desserre sa poigne, maintenant néanmoins son emprise.

- Je ne te dois rien.

- Rien? S'emporte-t-elle soudain. Tu as fait de ma vie un enfer, Malefoy! Tu as contribué à la destruction de Poudlard.

- Poudlard a été détruit? Chuchote-t-il l'air ébranlé.

- Oui. La seconde attaque a eu lieu il y a deux jours.

Ses traits s'affaissent légèrement. Elle peut voir le miroitement de tristesse qui voile ses yeux aciers. Il desserre ses doigts, s'éloignant de quelques pas. Le mouvement est trop brusque. L'élancement de sa tête siffle contre sa tempe. Elle s'appuie contre le mur à nouveau. Préférant ne pas bouger.

- Dumbledore était mon directeur, Granger, fait-il en s'adossant à son tour contre l'un des piliers qui soutient l'énorme fondation.

Elle ne répond pas, trop abasourdie pour prononcer la moindre parole.

- Poudlard a toujours été ma maison. Je ne supportais pas de rentrer chez moi. Les vacances sonnaient le glas pour moi. Dumbledore était mon directeur. Je suis un Mangemort, j'y suis contraint. Pour autant je ne souhaite pas devenir un monstre.

Elle frissonne découvrant un aspect du garçon qu'elle n'aurait jamais soupçonné et des similitudes étonnantes avec Harry. Son meilleur ami. Son frère.

- Pourquoi je te raconte ça? Crache-t-il soudainement. Pour toi, je ne serai jamais rien d'autre qu'un foutu sadique de Mangemort.

- Non, fait-elle doucement. Un Mangemort. Juste cela.

Pendant une fraction de seconde, elle distingue une ébauche de sourire sur les lèvres fines. Si brève qu'elle a la sensation d'avoir rêvé.

- Te sens-tu enchaîné? Demande-t-elle, désireuse de le voir sincère.

- C'est une façon de voir les choses.

- Rejoins-nous, fait-elle subitement ses yeux brillants d'un éclat nouveau.

- Tu es cinglée Granger, fait-il avec un petit rire sans joie.

- Non, non, s'agite-t-elle, Dumbledore avait foi en toi et…

En deux pas, il la rejoint, agrippant ses bras fragiles.

- Tais-toi Granger! Tu ne sais pas ce que tu dis. Je suis un Mangemort ,OK? Tes petits copains ne me laisseront pas la vie sauve bien longtemps. Sans parler des miens, qui seront sans doute bien plus rapides. Et certaines choses me retiennent encore…

Elle baisse les yeux, consciente de la véracité de son propos. Dumbledore mort de la main de Rogue, la confiance est au plus bas. Les changements de camp, impossible.

- C'était idiot, chuchote-telle.

- Complètement, l'entend-elle ironiser. Mais tu…

Elle relève les yeux, alertée par son interruption. Il a les yeux baissés sur sa clavicule, son regard gris étincelant.

- Où as-tu eu ceci?

Elle suit son regard, la conduisant au petit bijou qui dépasse de l'amas de tissus froissés que forme sa cape.

- Je… Murmure-t-elle troublée.

- Où l'as-tu eu? Gronde-t-il

- Zabbini me l'a donné.

- Donné? Tu te fous de moi, Granger?

- Hermione!

Le cri résonne dans la grande Église les faisant sursauter tous deux.

- C'est Harry, chuchote-t-elle. Sauve-toi.

Il relâche son bras, surprit. Plissant les yeux pour déceler le piège. Les pas se rapprochent.

- Ne fais pas l'imbécile. Sauve-toi.

Il recule, lui adressant un dernier regard et transplane.

-Hermione, souffle son meilleur ami en l'apercevant.

Les deux garçons sont près d'elle rapidement.

- Tout va bien? Chuchote Harry en observant son regard terne, ses vêtements froissés.

- Oui, répond-elle.

Elle encense un pas pour se détacher du mur et le sol se met à tanguer sous elle. Elle sent le bras de Ron la rattraper alors qu'il prononce son nom d'une voix étouffée par l'inquiétude.

- Ma tête, gémit-elle alors qu'une nausée violente la saisit, l'étau de son crâne semblant resserrer sa prise.

Elle sent des doigts frais tâtonner son crâne. Harry. Un juron étouffé lui parvient. Ron. Elle aperçoit les mains de son meilleur ami, qu'une couleur écarlate recouvre, un rouge qu'elle ne connaît que trop bien. Elle veut parler, interroger, mais les mots restent coincés. Le sol disparaît.


Il y a d'abord les hurlements. Perçants. Terrifiants. Elle les entend brutalement, qui déchirent le silence de la nuit. Douleur, agonie. Ensuite, elle distingue les couleurs avec toujours plus de violence. Le rouge explose devant ses yeux. Des milliers de taches carmin qui troublent le bleu marine prédominant. Puis, elle aperçoit les corps mutilés, décharnés à qui appartiennent les cris. D'ordinaire, son regard glisse sur le corps calciné de Blaise Zabbini étendu au sol, alors que Bellatrix Lestrange danse autour de lui, fredonnant une comptine moldue de sa voix enfantine. Aujourd'hui, elle ne voit pas son ancien camarade, mais une silhouette qui se découpe dans la fumée du château. Sa peau laiteuse et ses cheveux blonds lumineux jurent sur la pièce accablante qu'elle a sous les yeux. Il avance, son air narquois plaqué sur le visage. Il avance, jusqu'à être à quelques centimètres d'elle. Son regard fixe quelque chose au delà du Parc, seulement elle ne peut détacher ses yeux de lui. Il a l'air d'un ange auréolé de lumière. Brutalement, une moue terrifiée se peint sur sa peau sans défaut. Ses lèvres bougent à toute vitesse, mais elle ne parvient pas à entendre ses paroles.

- Malefoy? Chuchote-t-elle.

Il tend une main en avant, glissant son regard sur elle, suppliant, avant de s'embraser brusquement hurlant de douleur.

- Non! Malefoy! Hurle-t-elle sentant les flammes lécher sa propre peau.

- Hermione! Crie une voix lointaine, qu'elle connaît par cœur.

Ses yeux s'ouvrent brusquement. Les mains froides d'Harry palpant son visage brûlant.

- Harry, souffle-t-elle en se lovant dans ses bras, grelottante.

Il lui rend son étreinte doucement.

- Shht, ça va aller, Hermione.

Une douleur diffuse se répand dans son crâne. Bien plus légère cependant que la fois précédente. Elle se redresse lentement, prenant conscience de l'endroit où elle se trouve. Sa chambre au QG. Les lourds volets de bois filtrent la faible lueur du jour qui entre par la fenêtre. Un rayon scintille dans les cheveux corbeau de son meilleur ami.

- Que s'est-il passé? Demande-t-elle, la gorge enrouée.

- Lorsque nous sommes arrivés dans l'église, tu t'es évanouie. Tu avais une blessure importante à la tête qui s'est rapidement infectée. Tu es restée deux journées entières au lit. Tu as eu une grosse poussée de fièvre et tu délirais. Nous nous sommes vraiment inquiétés Hermione.

- Je me suis cognée la tête contre le mur. Pour autant, je n'ai pas le souvenir que cette blessure ai été si importante.

Il hausse les épaules.

- Nous pensons que quelque chose a d'abord retenu ton attention. Tu semblais profondément affectée. Aurais-tu vu quelque chose d'anormal ? Où est passé le Mangemort?

Elle frémit, baisse les yeux, refusant de se plonger dans les iris émeraude de son ami. Elle se souvient de tout. Absolument.

- Je suis navrée, je n'ai pas le moindre souvenir.

Il glisse une main contre sa nuque, caressant sa joue de son pouce tendrement.

- Ne t'en fais pas. Notre seule préoccupation est que tu ailles bien.

Elle sent sa gorge se serrer. Mentir à Harry est la chose la plus pénible qu'elle n'ait eu à faire depuis longtemps. Le plus douloureux pour elle, étant qu'elle ignore elle-même la raison de ce comportement.

Un grincement dans le fond de la pièce attire son regard. Ron s'est appuyé dans l'encadrement, l'air profondément soulagé.

- Tu es réveillée… Souffle-t-il en s'approchant, prenant place sur le lit de la jeune fille, aux côtés de son ami.

Elle hoche la tête, puis grimace.

- C'est encore douloureux? Demande Harry.

- Oui… Je vais éviter les gestes démonstratifs.

Sa main palpe son front, alors qu'elle découvre un bandage serré autour de sa tête.

- Tu pourras le retirer demain, l'informe Ron.

- Heureusement! Sourit-elle. Mes neurones ne respirent plus là-dessous.

- Catastrophe, renchérit Harry. Que ferons-nous si le cerveau de la bande perd toutes ses capacités?

Tous trois échangent un rire, qui leur met du baume au cœur. Chose peu aisée en ces temps difficiles.

- Tu as parlé de…délire? Chuchote-t-elle rougissante, soucieuse des paroles qu'elle a pu dire.

Il fronce les sourcils, songeur.

- Oui c'était étrange, murmure-t-il. Tu as parlé de Drago Malefoy à plusieurs reprises. La plupart du temps tu te contentais de hurler, une fois cependant tu as dit quelque chose comme…

- «Je danserais sur ton cadavre encore chaud, moi aussi»… Termine Ron

Elle frissonne. La vision de ses rêves encore brûlante dans son esprit.

- As-tu une idée de ce que cela signifie? Demande Harry

- Je suppose que… Je parlais de Bellatrix Lestrange. Depuis ce jour où, les Mangemorts ont réduit Poudlard à un tas de cendre, je fais souvent ce rêve étrange, où je la vois danser sur les corps. Notamment celui de Blaise Zabbini. Jusqu'à présent, je ne m'étais pas rendu compte de la haine que j'éprouvais pour elle…

Ses mots se coincent au fond de sa gorge.

- Jamais je ne…

Sa main cherche le pendentif accroché contre son cou, censé lui rappelé que tout homme mérite que l'on se batte pour lui. Tout homme ou femme. Elle finit par l'effleurer à travers le tissu. Naturellement, elle a tout raconté à Harry et Ron. Sauf pour le petit serpent qui pend à son cou. Elle ignore encore pourquoi. Elle sait juste que cela lui semble important d'omettre ce détail. Ron pose une main réconfortante contre son bras.

- Nous savons, Hermione. Tu n'es pas comme elle.

- Pourtant, ces rêves ne sont que le reflet de mes intentions. Si ma haine me transformait en monstre inhumain?

- Jamais, Hermione, fait Harry. Le simple fait que tu ne le souhaites pas en est la preuve. Et si toutefois, il t'arrivait de devenir irrationnelle, nous serons là pour empêcher cela.

- Merci, fait-elle.

Un instant, ils gardent le silence, avant qu'Harry ne se décide à briser la quiétude de la pièce.

- Plusieurs fois, le nom de Drago Malefoy t'est sorti de la bouche. Je m'interroge…

Elle tremble un peu, elle pensait qu'il aurait occulté cette question.

- Je suppose que je le rends responsable de tout cela. En invitant les Mangemort à Poudlard, il leur a donné la clé pour tout piétiner.

Ce n'est qu'une partie du raisonnement. Elle le sait.

- Il était terrifié, lui fait Harry. Jamais il n'aurait tué Dumbledore, je serais prêt à y mettre ma main à couper.

- C'est ce que je pense aussi.


Les jours s'égrainent lentement. Hermione a eu le droit de quitter son lit, trois jours après son réveil. Après la mésaventure à l'église, les trois jeunes gens n'ont plus été autorisés à quitter les lieux pendant un moment. Une Commission d'Enregistrement des Nés Moldus avait eu lieu au Ministère et Hermione est à ce jour sur la Liste Rouge pour ne pas s'être présentée aux Trois Rendez-vous imposés. Naturellement, on cache ostensiblement ce qui arrive à ceux qui ne s'y présentent pas. Aucun n'en est jamais revenu. Selon le Ministère, la plupart ont été arrêtés et pour les autres, on dit simplement qu'ils ont fui la Guerre. Harry Potter est devenu l'Ennemi Public n°1, de nombreux portraits de lui circulent dans tout Londres et une récompense avantageuse est proposée pour quiconque détient des informations. 10 000 Gallions sont proposés pour sa capture et le compte ne cesse de s'élever. Le sujet est devenu sujet de plaisanterie pour les deux amis de la jeune femme.

- S'ils montent à 100 000, c'est moi-même qui te livrerai, s'esclaffait le rouquin.

- A ce compte là, je me rendrais tout seul. Tu crois que je les toucherai avant ou après mon exécution? Ricanait le Survivant.

Hermione ,elle, pince les lèvres. Ce sujet de plaisanterie ne la divertit pas. Pour elle, tout ceci ne signifie qu'une chose. Le Ministère est régi par les Mangemorts. Durant les trois longues journées où la jeune femme avait dû garder le lit, ses deux meilleurs amis avaient passé le plus clair de leur temps auprès d'elle afin de réfléchir au mieux dans leur quête des Horcruxes. Il avait été décidé, que le Ministère serait leur première étape. Ils leur suffiraient de subtiliser du Polynectar dans l'armoire à Potions du QG afin de prendre l'apparence de quelques employés qui y travaillent encore. Le plus délicat serait d'éviter Mr Weasley, qui continuait d'y assurer ses fonctions. L'opération était prévu pour le surlendemain.

Un soupir s'échappe des lèvres de la jeune femme, son regard est accroché au calendrier qui trône au dessus de la cheminée du QG.

- Tout va bien, Hermione? Demande Ron en l'apercevant debout face à l'âtre.

- La semaine prochaine ,c'est Noël. Quelle tristesse, grince-t-elle.

Il hoche la tête, amer à son tour.

- Hier, il a neigé pour la première fois. Mon velux est rempli de neige. Il paraît que dehors une couche épaisse recouvre les trottoirs.

- Ron, chuchote-t-elle. J'aimerais sortir.

- Moi aussi… Mais…

Il s'interrompt voyant l'éclat chocolat de ses prunelles irradier d'une lueur éclatante.

- Ce n'est pas prudent, Hermione. Fait-il d'une voix qu'il veut ferme.

Elle sautille, le rejoint, plaçant ses mains sur les siennes.

- Oh Ron! Prenons la cape d'invisibilité pour faire quelques pas sur le chemin de Traverse et revenons… Juste pour voir les décorations! Nous n'aurons qu'à transplaner sur le perron du QG, puis revenir cinq minutes après. J'ai juste besoin de sentir le froid sur ma joue l'espace d'un instant!

Ron ouvre la bouche pour répliquer mais une voix qui se tient dans l'embrasure de la porte l'en dissuade.

- Allez-y, fait Harry. Je vais rester ici. Mais Hermione, ajoute-t-il sévèrement en voyant son visage s'éclairer. Promet de ne faire que ce que tu as dit: du perron et puis tu reviens ici directement.

Elle hoche la tête offrant un visage radieux à Ron. Celui-ci laisse échapper un soupir résigné avant de hausser les épaules.

- Très bien, ajoute-t-il en attrapant sa cape et son écharpe autour du porte-manteau, alors que la jeune femme l'imite.

Harry leur tend la cape d'invisibilité, l'air anxieux.

- Soyez très prudent, grimace-t-il

- Promis! Sourit-elle en claquant un baiser bruyant sur sa joue chaude.


Tout est éclatant, stupéfiant. Elle se sent redevenir une enfant. Les couleurs explosent, rouge, vert, blanc dansent en un ballet destiné à émerveiller. Elle se sent heureuse que les quelques commerçants qui n'ont pas fermé boutiques aient contribué à décorer le chemin de Traverse malgré tout. Ses yeux parcourent la neige duveteuse, dont le manteau s'étend sous ses pieds tel un tapis blanc. Son sourire lui fait presque mal, elle en avait perdu l'habitude. Son bras s'enroule autour de celui de son ami.

- Merci Ron, chuchote-t-elle.

Il sourit nerveusement.

- Si on rentrait.

Il n'a pas l'air à l'aise, inquiet.

- OK, murmure-t-elle avant de l'entraîner dans la petite ruelle d'où ils viennent.

Frottant ses mains gelées par le froid, elle s'apprête à transplaner avant de discerner des bruits étouffés derrière son épaule.

- Stupéfix!

Elle sent le corps de Ron se figer, avant qu'il ne s'écroule à terre. Une main attrape la cape, la révélant. Vulnérable. Une voix s'élève lentement. Mais alors qu'elle devrait être terrifiée, elle sent le soulagement s'emparer d'elle.

- Granger, je savais que je te retrouverais… Tu as dû oublier de te baisser, votre cape est trop petite pour vous deux. Et malheureusement pour toi, je n'ai vu qu'un cas similaire, lorsque Potter a tenté de me faire croire à des fantômes…

Elle fait volte face lentement. Il est seul, ses iris métalliques la poignardant douloureusement.

- Que veux-tu? Chuchote-t-elle.

Il s'approche d'elle à grands pas, une colère froide semblant émaner de lui.

- Zabbini a été tué Granger…

- Tu l'ignorais? Murmure-t-elle inquiète.

Il pose ses mains sur le pendentif accroché à son cou. Ses yeux irradiant.

- Et ceci prouve que tu as toi-même prononcé le sort qui a conduit à sa mort.


Voilà...? (regard rougissant...)
Pour celle qui l'aime bien vous conviendrez, que je suis plus sympa avec Ron ^^

Et oui je commence à l'apprécier. Tout est possible :)