Avant que ne tombent les pétales...

Bonjour tout le monde !

Juste pour prévenir, en ce qui concerne le cycle de publication. Juste deux mots : FREE STYLE ! Je n'ai aucune idée de quand mes chapitres sortiront, ce sera complètement aléatoire mais j'essaierai de laisser au maximum, 2 voir 3 semaines grand maximum entre les chapitres. Je précise également que je suis une souuuuus merde en science donc si jamais il y a des trucs faux ou contradictoires concernant l'état de Kyoya, prévenez-moi !

Je n'ai pas grands chose à dire alors je vais juste vous remercier pour les reviews adorables que j'aie reçues !

Réponse à Pnenda : Moi ? Sadique avec Kyoya ? Nooooooon ce n'est pas mon genre xD Je suis contente que mon prologue t'ai plu, j'espère que la suite sera a to goût !

Les personnages de KHR appartiennent à Akira Amano-senseï

Sur ce Enjoy minna !

Chapitre 2 :

Tapie dans l'ombre, une silhouette regarda l'ambulance s'éloigner. Tout de noir vêtue, dissimulée par les feuillages environnants, elle regardait sa proie lui échapper. Elle resta ainsi, accroupie derrière les buissons, de longues minutes, alors que l'ambulance était déjà loin. Elle se décida enfin à se lever, une fois assurée que la personne ayant découvert sa proie était bien partie. Elle portait un pantalon en cuir près du corps, une paire de baskets noires et un pull assorti dont la capuche, rabaissée sur son visage, ne permettait pas de distinguer ses traits. Juste son sourire était visible. Un sourire malsain, un sourire victorieux. Tout s'était passé comme il l'avait prévu. Comme prévu, Kyoya avait résisté, comme prévu, il n'avait rien pu faire pour se défendre et comme prévu, l'homme à la coupe d'ananas l'avait retrouvé. La silhouette se détourna et partit dans le sens opposé de l'ambulance. Elle avait accompli la première partie de sa mission. Bientôt, sa faute pourrait être rachetée...

Quelques heures plus tard...

Son pied tapant le sol avec nervosité, Mukuro attendait devant le bloc opératoire de l'hôpital que son alouette en sorte. Les Cavallones ayant racheté l'hôpital, les secours étaient intervenus extrêmement vite. L'état du gardien des nuages nécessitant une opération d'urgence, l'ambulance avait foncé, laissant Mukuro sur le bord de la route. Ce dernier envoya un rapide message à Reborn et aux autres gardiens pour les prévenir de la situation. Une fois fait, il se téléporta dans une rue à proximité de l'hôpital et vint chercher des nouvelles de l'alouette, où il apprit qu'il était au bloc opératoire « spécial ». Il n'eut pas trop de mal à le trouver, se situant dans la partie privée de l'hôpital, réservé à la dixième génération Vongola, que Dino avait fait construire pour eux en cas de besoin. Cela faisait maintenant plus de 2h qu'il était ici, à attendre que cette maudite porte daigne enfin s'ouvrir.

Il avait été rejoint entre temps par Tsuna, qui s'inquiétait pour son gardien des nuages, Gokudera, qui refusait de laisser son Juudaime seul, Yamamoto, qui s'inquiétait comme son boss et l'arcobaleno du soleil. Il régnait un silence de mort pesant dans le couloir si bien que le seul bruit audible était celui du pied de Mukuro qui frappait le sol. Le gardien de la brume avait déjà fait son rapport sur la situation, et Reborn avait eu le temps de se rendre là où il avait trouvé Kyoya, et de revenir, sans que personne n'ait bougé. Mukuro et Tsuna ,Reborn sur ses genoux, occupaient les deux seuls sièges du couloir. Gokudera était adossé au mur et Takeshi s'était assis par terre.

Aucun ne parlait. Aucun ne voulait parler. Car parler signifiait accepter une chose. Une chose tellement invraisemblable qu'elle en était terrifiante. Ils avaient un nouvel ennemi. Un ennemi assez puissant pour s'en prendre à Hibari Kyoya, le plus puissant des gardiens, et le blesser au point de lui faire perdre connaissance, ce que même Mukuro n'avait réussi à faire qu'une fois,lors de leur premier affrontement, et encore il avait le Sakura kura. Pour que Kyoya soit retrouvé dans un état aussi critique, il était évident que l'ennemi n'était pas à prendre à la légère.

-Il y a tout de même quelque chose d'étrange, murmura Hayato.

-Explique-toi, ordonna Reborn.

-Il y a un truc qui me perturbe, déclara la tempête en se décollant du mur. Vous ne trouvez pas cela étrange ce concours de circonstances ? Pile au moment où l'on se dit qu'Hibari disparaît de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps, on le retrouve à moitié mort. Personnellement je trouve ça louche.

-Surtout que ce n'est pas la première fois qu'il revient blessé si j'ai bien compris, intervint Takeshi, jusqu'alors silencieux, jetant un regard vers l'ananas.

-Effectivement, il l'était déjà la dernière fois qu'il est revenu, soupira Mukuro.

-C'est là où je veux en venir, repris Hayato. Hibari savait parfaitement où il allait la semaine dernière et les risques qu'il encourait, quelqu'un l'aurait attaqué et pris par surprise ? Non, impossible, il est bien trop puissant pour se faire avoir de cette manière...

-Viens-en au fait Gokudera-kun, supplia Tsuna.

-Je pense qu'Hibari savait parfaitement qu'il allait se faire attaquer et se serait laissé faire.

-Ne nous avançons pas trop vite, intervint Reborn, pour l'instant nous manquons d'informations. Nous poserons des questions à Hibari quand il se réveillera.

« S'il veut bien nous répondre » ajouta l'arcobaleno pour lui même. Après tout Hibari n'avait jamais répondu à aucune questions en ce qui concernait ces absences répétées, et il n'avait aucune raison de le faire maintenant. Baissant son fédora sur ses yeux, il réfléchit à la situation actuelle. En se rendant sur le lieu où Kyoya avait été trouvé grâce aux indications de Mukuro, il avait espéré trouver des indices. Il se trompait fortement.

Rien.

Absolument rien.

Le néant total.

Tout avait été effacé. Même les traces de sang de Kyoya n'y était plus. Mukuro avait pourtant affirmé qu'il y en avait , et il savait que l'ananas ne plaisantait pas avec ce genre de choses. Il avait inspecté toute la zone dans un rayon de 2km et n'avait rien trouvé. Pourtant, alors qu'il s'énervait de repartir bredouille, il aperçut un indice qui pourrait être capital. Sur un des arbres avoisinant le Kokuyo Land, bien dissimulé derrière un buisson, un symbole avait été gravé dans le bois du tronc. Un Om. Le symbole indien de l'absolu. Représentant à la fois le flou et le manifeste, symbole du dieu Brahma. Que venait faire un symbole hindou dans cette histoire ? De plus, le symbole n'avait pas été laissé là par hasard. Ce n'est pas le genre d'indice que l'on laisse par mégarde. C'est le genre d'indice que l'on laisse derrière soi pour qu'il soit trouvé. Perturbé, Reborn avait protégé le symbole avec l'aide de Léon et était reparti vers l'hôpital, la nuit étant tombée, continuer les recherches ainsi ne servirait à rien. Il avait tout de même placé des capteurs un peu partout dans le périmètre au cas où, qui le préviendrait si jamais il y avait du mouvement dans la zone. Une fois revenu à l'hôpital, il avait fait part de sa découverte à son élève et ses gardiens mais ils n'étaient pas plus avancés.

Réprimant un grognement de colère, le bébé croisa les bras et caressa la tête de son caméléon. Tout dépendait de la capacité de Kyoya à leur répondre.

Il fut interrompu dans sa réflexion par l'arrivée de Chrome, qui avait passé la soirée avec Kyoko et Haru et n'avait pas voulu partir plus tôt pour ne pas les inquiéter. On lui fit part de la situation, elle promit de faire son possible pour aider et le couloir replongea dans le silence.

oOo

Ce n'est qu'au bout de 3h d'attente que les choses se mirent à bouger. Heureusement d'ailleurs, sinon l'atmosphère du couloir aurait fini par tuer quelqu'un. Alors que chacun restait muet et que Chrome était allée rejoindre Gokudera, appuyé contre le mur, la porte du bloc opératoire s'ouvrit. Comme un seul homme, toutes les personnes du couloir sortirent de leur torpeur et se levèrent immédiatement pour aller à la rencontre du médecin qui sortait du bloc opé fût Rebron qui, perché sur l'épaule de Tsuna, parla le premier :

-Alors ?

-Il est hors de danger, répondit le docteur, mais son état reste grave. Il a perdu énormément de sang et certaines de ses blessures ont touché ses organes internes. Il avait également plusieurs hémorragies internes et une cheville de cassée. Mais le plus préoccupant reste sa main droite.

-Sa main droite, demanda Tsuna ?

-Oui, quand il est arrivé ici, son poing droit était hermétiquement fermé et couvert de blessures plus ou moins profondes. Certaines sont même allées jusqu'à toucher les nerfs, je crains qu'il ne puisse plus s'en servir si jamais il force trop. Il faudra être extrêmement vigilant avec cette blessure-là. Nous avons eu du mal à lui faire ouvrir la main, son poing était fermé et même inconscient il refusait de l'ouvrir. Il ne l'a ouvert qu'une fois que nous l'avions anesthésié dans le but de l'opérer. Nous y avons trouvé ceci.

Le médecin sortit une pochette en plastique et la tendit à Tsuna. Dedans se trouvait l'anneau des nuages et une sorte d'amulette cylindrique noire, d'un matériau non identifié. Rangeant le précieux paquet dans sa poche, Tsuna se promit d'observer le deuxième objet en détail plus tard et de questionner son gardien sur le pourquoi du comment il avait voulu sauver ces objets. Encore l'anneau des nuages c'était compréhensible, mais le pendentif...

Le reste du groupe, quant à lui, demeurait interdit quant à l'état du gardien des nuages. Qui pouvait-être assez fou et puissant pour blesser Kyoya à ce point ?

-Ses jambes sont grièvement touchées elles aussi. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé mais quand on observe la disposition des blessures, c'est comme si on avait cherché à l'immobiliser. Ses plaies étaient profondes, voir même mortelles pour des personnes normales, et effectuées de manière à faire perdre énormément de sang et toucher au maximum les muscles. Une personne normale serait déjà morte, mais le connaissant il pourra remarcher, mais il lui faudra une immobilisation totale pendant au moins 3 mois.

Une fois la tirade du médecin terminé, le groupe le suivit en silence à travers les couloirs de l'hôpital pour rejoindre la chambre de Kyoya. Mukuro, resté en arrière, méditait sur les phrases du médecin. Avec de telles blessures, une personne normale serait morte depuis bien longtemps, mais là on parlait d'Hibari Kyoya, la terreur de Namimori, normal qu'il soit encore en vie. Mais son état restait préoccupant. Certes il était déjà blessé la dernière fois, mais ce n'était qu'à une jambe. Et si la fois dernière ils avaient raté leur coup et s'étaient rattrapés cette fois-ci ? C'était possible, dans l'état actuel des choses, aucune piste ne devait être mise de côté. Sans qu'il ne s'en rende compte, ils étaient arrivés. Chambre numéro 1881.

Le médecin leur demanda de ne pas faire de bruit afin de laisser Kyoya se reposer. Il avait beau être inconscient, avec lui, il fallait s'attendre à tout. Ils s'étaient mis d'accord pour un ordre de passage afin de limiter le bruit au maximum. Gokudera,Yamamoto et Chrome ne souhaitant pas le déranger, seul Tsuna et Reborn, puis Mukuro iraient le voir. L'ananas était intrigué. Il voulait voir Kyoya en face pour se rendre compte de l'ampleur de l'état du gardien des nuages. Certes il l'avait déjà vu, après tout c'était lui qui l'avait trouvé, mais l'un n'empêchait pas l'autre. Les deux premiers ne restèrent pas longtemps. Au bout de quelques minutes, ils ressortirent, le visage sombre et silencieux. Mukuro déglutit et s'avança à son tour. Tournant la poignée, il referma la porte derrière lui.

Blanc. Tout était blanc. Les murs. Le sol. Les draps. Le lit. La peau de Kyoya. Seuls les cheveux ébènes du gardien des nuages tranchaient avec la blancheur de sa chambre. Seul le bip incessant des machines brisait le silence. Doucement, Mukuro s'approcha du lit et observa en détail son occupant. Kyoya était encore plus pâle que d'habitude, et pourtant dieu sait qu'il l'est habituellement. Ses yeux étaient entourés de cernes violettes et son visage couvert de pansements divers pour soigner ses égratignures. Un masque à oxygène lui mangeait la plupart du visage, le rendant presque méconnaissable. Des bandages partaient de la base de son cou et disparaissaient sous sa chemise d'hôpital. Des câbles d'électrodes et d'électrocardiogramme passaient sous son col. Seuls ses bras n'étaient pas cachés par les draps. Son bras gauche avait été pris d'assaut par la morphine et autres perfusions de sang. Se rappelant les dires du médecin, Mukuro posa son regard sur la main droite de l'alouette. Enserrés dans une attelle, ses doigts paraissaient plus que fragiles. Complètement bandés, sa main et son poignet étaient totalement immobilisés par l'attelle. Connaissant Kyoya, il pourrait s'en resservir, encore faudrait-il le convaincre de ne pas forcer pendant un bout de temps. Dans un élan de bonne foi, l'ananas s'assit sur le rebord du lit et passa sa main dans les cheveux de l'alouette. Ils étaient doux malgré le sang séché qui était resté encore un peu collé, même après le passage des infirmières. Kyoya paraissait si fragile... « Oya, oya, qu'est ce qui me prends ce soir ? Le romantisme de Tsunayoshi-kun m'aurait contaminé ?» ironisa intérieurement l'Ananas. Sa main glissa le long de la joue de l'alouette, puis de son bras, pour finalement atteindre sa main gauche, qui n'était que bandée. Serrant doucement les doigts, Mukuro essayait de faire le tri dans le peu d'information qu'il possédait afin de faire le point et essayer de comprendre quelque chose à ce qui était arrivé à son alouette. Mais sa réflexion s'arrêta d'un seul coup.

La main de Kyoya avait serré la sienne.

Oooooooo

Bon j'admets il ne se passe pas grand choses. Les évènements commenceront vraiment dans le prochain chapitre qui est déjà en cours d'écriture. En espérant que ma bêta le corrige a assez vite pour qu'il arrive tôt. Je posterai soit le mercredi soit le WE.

Voilà tout !

Ja ne !