Salut ! Voici le nouveau chapitre.
Je tiens à vous remerciez pour vos reviews ! C'est de la folie je ne m'attendais pas du tout à ça.
Bref, bonne lecture. :3
Playlist : Pour celles et ceux qui préfèrent les ambiances romantiques ou calmes Marina Kaye feat. Lyndsey Stirling - Sounds like heaven. Sinon si vous préférez une ambiance un peu plus dans la confrontation Fighter - Version Glee de Darren Cris. Oh yeah, elle m'a bien inspiré !
Maléfice
Synopsis :
Superficiel et trop gâté, Derek, 18 ans, est le garçon le plus populaire de son lycée. Obsédé par son image et sa notoriété, il va s'en prendre à la victime de trop… Pour s'amuser, Derek cherche à humilier Lydia, une fille de son lycée, qui selon la rumeur, est une sorcière. La jeune fille décide de lui donner une bonne leçon et lui jette un sort qui le transforme en un monstre aussi hideux à l'extérieur qu'il l'est à l'intérieur. Victime du maléfice, Derek a un an pour trouver quelqu'un qui puisse l'aimer sincèrement malgré son apparence, sinon il restera un monstre à jamais. Son seul espoir repose sur une personne discrète qu'il n'avait jamais remarquée jusqu'à présent, Stiles.
Chapitre 2 : La cavalière du bal.
« Même dans une poubelle, une rose reste une rose. » De Jean Chalon / Journal d'Espagne
Lorsque la sonnerie retentit dans la salle de classe, tous les élèves s'empressèrent de se lever. La sorcière partit la première, puis tous s'engouffrèrent vers la porte. Derek furieux, voulait des explications sur la confrontation. Au même moment, la voix de Mr Harris le tira de ses pensées.
- Bon messieurs Hale et Stilinski ! Non pas que vos présences m'importunent, mais c'est le cas. Alors veuillez sortir immédiatement de ma salle.
Stilinski se dépêcha de remplir son sac et de fuir le professeur. Toujours furax, le vaniteux décida de le suivre… C'était quoi son prénom ? Bref, il suivit « capuche rouge ». Ils traversèrent un des nombreux couloirs du lycée vide. Putain, il marchait super vite ce mec, il avait une fusée dans le cul ou quoi ? Accélérant le pas, Derek fatigué agrippa le garçon par son sac à dos et le plaqua contre les casiers. Un gémissement s'échappa de la victime, tandis que l'autre le tourna vers lui. Désormais, ils étaient face à face complétement essoufflés. Derek le bloqua avec ses bras de chaque côté de l'étudiant terrorisé. Ainsi le prédateur eut tout le temps d'examiner de plus près sa proie. Son visage était parsemé de nombreux grains de beauté, mais ce qui le fascina, se fut la couleur whisky de ses yeux. Même si sa coupe de cheveux ne le mettait pas en valeur, il n'était pas dégueulasse à regarder. Mais il se souvint de l'humiliation causer par la sorcière, et sa colère refit surface.
- T'es content ? Toi et ta pétasse de copine, vous vous êtes bien foutu de ma gueule !
- Non ! Pas du tout je ne connais même pas Lydia.
- Ah oui vraiment ? Pourtant j'ai cru comprendre qu'elle ne défendait que toi lors de l'élection.
- Je ne sais pas ce qu'il lui a pris…, s'indigna-t-il.
- Moi non plus ! Derek frappa contre un casier. Aller répond ! Tu comptes devenir le prince du bal. Tu veux quoi ? De l'argent ? De la popularité ?
- De quoi ?!
Tout à coup les bras de l'enragé volèrent en arrière et Stilinski le repoussa en se libérant de son emprise. Une technique de self-défense que lui avait appris son père.
- Écoutes-moi bien Hale ! Je ne parle pas à Lydia, je ne veux ni être élu, ni devenir le prince de ce foutu lycée ! Je ne veux ni de ton argent et encore moins de ta popularité ! Tout ce que je souhaite c'est de terminer mon année tranquillement et pouvoir payer le voyage en France ! Mais tu sais quoi, le truc, c'est que c'est la première fois que tu m'adresses la parole ! Il reprit sa respiration et laissa retomber ses épaules. Et en plus tu ne dois même pas savoir qui je suis… Peut-être que je devrais remercier Lydia tout bien réfléchi.
Ils se regardèrent sans dire un mot, comme pour intégrer le flux d'informations.
- Alors c'est ce que tu penses ? Tu ne rêves pas d'être riche et célèbre ?
- Je n'en ai pas besoin pour continuer à vivre, rétorqua Stilinski.
Derek esquissa un sourire. Jamais avant ce jour, quelqu'un ne lui avait répondu aussi honnêtement. Ni sur ce ton d'ailleurs. Il était sans aucun doute différent de la sorcière. « Capuche rouge » se pinça l'arête du nez et souffla bruyamment.
- Je suis… Désolé… Je n'aurais pas dû m'emporter comme ça… Enfin même si tu le mérites… Mais je… Je…, trembla-t-il.
- Non, c'est moi… Je n'aurais pas dû t'agresser de cette façon…
- Arrête s'il te plait… Ne fais pas semblant… Oublions tout ça, OK. Faisons comme si rien ne c'était produit, le coupa le jeune homme aux yeux whisky.
- OK… très bien, répondit Derek troublé par la déclaration de « capuche rouge ».
Ce dernier replaça son sac à dos correctement sur son épaule et s'éloigna, seul. Ce mec ne ressemblait à personne.
« Un monstre. »
- Cette garce était super zarbi, confia Derek à Boyd lorsqu'il le retrouva dans les vestiaires.
- Elle t'a méchamment fait flipper, hein ?
- Après 3 ans à voir ta sale gueule, plus rien ne me fait peur.
- Ben voyons ! Et c'est pour ça que depuis que tu es revenu de ta balade dans les couloirs tu ne fais que de parler d'elle.
- C'est faux !
Mais il avait raison. Quand la rousse l'avait menacé de ne jamais devenir laid, il avait eu une drôle de sensation. L'impression qu'elle lisait en lui comme dans un livre ouvert. D'avoir vu ses plus sombres secrets. La fois où il avait pleuré quand Peter était venu lui apprendre que sa famille était morte dans un incendie. Mais l'idée même semblait ridicule d'imaginer que cette mocheté soit capable d'une telle action.
- Si tu le dis, murmura Boyd.
- Bon d'accord, avoua-t-il, elle m'a un peu fait flippé. Les tarées dans son genre n'ont pas le droit d'exister.
- Ni dans ce lycée pour nous pourrir la vie.
- Exact. Il faut la virer.
Il le pensait sincèrement. Il avait beau afficher une indifférence de façade vis-à-vis de l'élection, la victoire comptait beaucoup à ses yeux. Cette pouffe avait gâché sa journée. Il avait promis d'oublier sa conversation avec « capuche rouge », alors il se reconcentra sur son nouveau plan.
Peu de temps après, dans le gymnase, il la recroisa. La sorcière. Elle ne courait pas et restait assise sur un banc.
- Cette fille mérite une bonne leçon, maugréa-t-il entre sa barbe de trois jours. Il repensa à ses mots « Laid, tu l'es déjà, à l'intérieur, là où c'est le plus important… Tu es un monstre. ». Quelle conne ! Cette fille restait comme toutes les autres. Si on lui proposait de rejoindre son cercle très fermé de populaire, elle sauterait sur l'occasion. Aussitôt, il comprit précisément ce qu'il devait faire.
Pendant que le Coach semblait trop occuper à crier sur les autres élèves et insulté son souffre-douleur factice : Greenberg. Le ténébreux en profita pour s'éloigner.
- Vous allez me faire dix tours de terrain et plus vite que ça bande d'incapable ! Et je ne veux ni vous entendre vous plaindre, ni pleurnicher comme ma grand-mère sur son lit de mort. Ni vous entendre rire, ou parler, ou chuchoter. Je ne veux pas un seul bruit venant de vous, même si vous vous fracturez une jambe, souffrez en silence ! N'essayez même pas de respirer !
- Mais Coach on risque de mourir si on fait ça, s'affola l'un des élèves.
- Je sais, répliqua le Coach comme si c'était une évidence. Et toi Greenberg je ne veux pas te voir, rentre chez ta mère ou va à l'infirmerie c'est encore mieux, mais va-t'en ! Voir ton visage me rappelle que je n'ai plus qu'un seul testicule et que je…
Derek pouvait se vanter d'être l'exception à cette règle. Pourquoi ? Oh vraiment ? Evident, non ? Il était la star de l'équipe de basketball du lycée. Sans lui l'équipe s'écroulerait. Enfin tout ça, pour dire qu'il en profita pour rejoindre Lydia dans les gradins. Celle-ci présentait quelques signes de préoccupations. Mais il s'en fichait royalement.
- Qu'est-ce que tu veux ? s'amusa-t-elle. En quel honneur ai-je le privilège de te revoir ? le questionna-t-elle.
- Eh bien, j'ai bien réfléchi à ce que tu m'as dit tout à l'heure…
- Une nouveauté pour toi, je présume.
- Je pense que j'ai compris ce que tu voulais me dire. Et tu as raison.
- Ah bon ?
Elle se mit à cligner des paupières comme une ahurie.
- C'est vrai que ce lycée attache beaucoup trop d'importance au physique. Regarde-moi, je suis plutôt canon, tu ne trouves pas ? Du coup, j'ai la vie plus facile que…
- Moi ?
- Je ne parlais pas de toi, menti-t-il. Mon oncle bosse dans le milieu cosmétique, tu vois, alors je sais comment fonctionne le système. Si tu perds ta belle gueule, tu perds ton job.
- Et ça te sembles correct ?
- Je n'en sais rien… Après tout, c'est difficile de lutter contre ce que la nature nous a offert à la naissance.
- Intéressant.
Derek lui fit son sourire charmeur que toutes les filles adoraient. Il se rapprocha, même si ça lui donner envie de gerber.
- Tu sais… Je te trouve très intéressante aussi.
- Tu veux plutôt dire « bizarre » ? demanda-t-elle en levant un sourcil.
- « Bizarre » n'est pas forcement péjoratif, pas vrai ?
- Hum, tu n'as pas tort. Elle consulta son portable comme si elle attendait un appel. Alors, de quoi voulais-tu discuter ?
Sale sorcière !
- Je songeais à… élargir mes horizons.
Cela venait de son oncle Peter. Il lui répétait souvent de viser toujours plus haut. Mais en général, c'était pour qu'il bosse plus.
- Rencontrer d'autres personnes, précisa-t-il d'une voix suave.
- Des laiderons ?
- Non… des gens intéressants comme…
- Stiles ? le coupa-t-elle.
- Quoi ?! c'est quoi un Stiles ?
- Stiles Stilinski. Le garçon à la capuche rouge, sourit-elle.
Alors son nom était Stiles, se planta Derek. Maintenant il pourrait arrêter de l'appeler par son surnom. Ce mec l'intriguait beaucoup, un peu trop à son goût. A quoi bon retenir son nom ou son prénom, puisqu'il lui avait promis de l'oublier de toute manière. Et pourquoi d'ailleurs ? Tout le bahut rêverait de côtoyer Derek Hale ! Mais non, c'était le seul mec bizarre à ne pas se préoccuper du monde qui l'entourait.
- Euh je voulais parler de gens que je ne côtoie pas d'ordinaire, reprit-il.
- Comme moi ?
- Exact. Bref, je veux te demander si… Hum, si tu accepterais d'être ma cavalière pour le bal, la semaine prochaine. Je suis sûr que l'on va bien s'amusait.
Elle le dévisagea quelques instants.
- D'accord, accepta-t-elle avec un sourire malicieux. J'ai très envie de t'accompagner.
Tu m'étonnes !
Derek était à peine rentrer chez lui, qu'Erica l'attendait déjà sur son canapé. Une belle nana blonde décolorée et par ailleurs sa véritable cavalière au bal du printemps.
- Une garce à la noix raconte à tout le monde que tu l'as invité à la soirée ! brailla celle-ci.
Bon il devait bien se douter qu'elle réagirait de cette manière. C'était prévisible de sa part.
- Tu crois vraiment que je vais me pointer avec cette pouffe à mon bras ?
- Alors pourquoi raconte-t-elle toutes ces conneries ?
- Aucune idée.
- Tu me promets que tu ne l'as pas invité ?
- T'es folle ou quoi ? se défend-il. Pourquoi j'inviterai un boudin, alors que la fille la plus sexy du lycée sors avec moi ? Toi et moi nous sommes le couple parfait.
- Ouf c'est bien ce que je pensais, ria-elle de soulagement. Je vais dire aux autres qu'elle débloque cette nana.
- Surtout pas !
- Pourquoi ? riposta-t-elle suspicieuse.
- C'est drôle, tu ne trouves pas ? Une cinglée qui balance à tout le monde qu'elle va à la soirée la plus importante de l'année avec ton cavalier.
- Je ne te suis pas.
- Imagine la scène. Elle lance la rumeur que je l'ai invité. Et elle croit peut-être que je vais lui offrir une jolie robe. Puis, moi, je débarque à la fête avec toi. C'est du génie, non ?
- Derek est-ce que tu sais à quel point je t'adore ! pouffa Erica. Tu es tellement cruel !
- Je sais. Alors tu en penses quoi ? Tu es partante ? demanda-t-il.
- Comment refuser ? renchérit-elle. Oh ! Mais en échange je veux une broche. Une orchidée mauve. Ne te plante pas Derek, compris ?
- Pas de souci.
La semaine se déroula sans encombre et son plan marché comme sur des roulettes. Son oncle était rentré de l'un de ses voyages en Angleterre pour affaire. Ils se parlèrent qu'un cours instant, histoire de montrer à l'autre un signe de vie. Un soir, il avait entendu Peter allait dans la cuisine pour réchauffer l'un des repas fait par la bonne. Il était descendu le rejoindre, mais comme à son habitude il était scotché à son portable, trop occupé à répondre à quelqu'un d'autre.
- Salut Peter, lança-t-il.
- Oh bonsoir Derek, oui ça va, comment ça se passe là-bas ?
- Au demain soir on fête le bal de fin d'année et j'y vais avec Erica. Je vais être élu prince du bal et…
- Attendez une seconde. Euh tu me parlais Derek ? Je suis vraiment désolé j'ai un gros client là, tu comprends. Reprenons.
- Je vais mourir d'un cancer, stade terminal, il ne me reste que quelques jours à vivre.
- Oui c'est super félicitation, c'est une excellente nouvelle Mr Anderson.
Ainsi par habitude de se manque d'attention, Derek resta planter dans la cuisine. Peter prit son assiette et se dirigea vers sa chambre, qu'il referma derrière lui tout en parlant au téléphone. Aussitôt un bruit de pas dans son dos, descendait les escaliers.
- Est-ce que tout va bien monsieur ? Questionna sa bonne.
- Qu'est-ce que vous foutez encore ici à cette heure, Mélissa ? siffla Derek énervé. Vous devriez aller rejoindre votre famille de seize gamins.
- Alors ça ce n'est vraiment pas gentil, vous savez que je n'ai qu'un fils qui m'attend à la maison.
- Il faut que je vous le dise en quel langue Mélissa ? Je me tape de votre vie risible et sans prétention !
- Ne dites pas de choses pareil monsieur… Je sais que vous n'en pensez pas un mot. Je sais qu'au fond de vous il reste un peu d'espoir.
- Laissez-moi tranquille ! cria-t-il avant de s'enfermer dans sa chambre.
Le soir du bal, il enfila le smoking que Mélissa, sa bonne, avait loué avec la carte de crédit de son oncle. L'avantage d'avoir un membre de sa famille toujours absent, c'est qu'il pouvait avoir n'importe quoi quand il le désirait. Et ne vous dites pas que Derek est un gamin pourri gâter. Ce mot ne faisait pas parti de son vocabulaire. Il envoya quelques messages à Boyd et à Erica mais aucun des deux ne lui a répondu. Ils devaient surement être occupés. Soudainement, il se souvint qu'il ne devait pas oublier de prendre la fleur destinée à Erica, qu'il avait demandé de trouver à Mélissa. L'orchidée qu'elle était censé aller chercher chez le fleuriste. Toute la semaine Erica ne faisait que d'en parler en boucle. Il alla donc de se pas prendre la broche dans le salon. Il se figea soudain.
- Qu'est-ce que… Mélissa ! hurla-t-il. Cette dernière s'empressa de venir voir le souci de son employeur.
- Que se passe-t-il monsieur Hale ?
- Merde, Mélissa ! Où avez-vous planqué l'orchidée que vous deviez m'apporter ? Et c'est quoi cette rose à la con !
Il savait de source sûre que les roses coûtaient moins cher que les orchidées.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? aboya-t-il fou de rage.
Elle n'était même pas fichu d'acheter une fleur correctement.
- Elle est belle, n'est-ce pas ?
- Quoi ?! C'est une rose. UNE R.O.S.E ! Une rose blanche. Je vous avais précisé une orchidée. Or-chi-dée. Vous êtes idiote ou quoi ?
Elle ne répondit pas, pas de réaction face à son insulte, preuve indéniable de sa stupidité. Puis elle finit par lever la tête.
- Je sais très bien ce qu'est une orchidée, monsieur Hale, mais elle symbolise l'orgueil et la vanité. Ne voyez-vous donc pas la beauté qui s'échappe cette rose ?
La rose habillait du blanc le plus pur qui soit. Il eut l'impression étrange qu'elle poussait sous ses yeux. Il secoua sa tête un instant. Quand Derek réexamina la fleur, il n'eut que l'image d'Erica enragée. Il allait prendre cher ce soir. Tout ça à cause de Mélissa.
- Les roses c'est bon pour les niais et les pauvres.
- Les belles choses sont précieuses, quel que soit leur prix. Ceux qui sont incapable de les discerner ne seront jamais heureux. Je vous souhaite de l'être, monsieur Hale.
Mais qu'est-ce qu'elle racontait celle-là ? N'importe quoi ! En même temps venant de la part d'une bonne-femme qui gagnait sa vie en lavant des caleçons, il ne fallait pas s'attendre à grand-chose.
- Eh bien moi je n'en n'ai rien à cirer, d'accord. A votre place je ne la ramènerai pas trop, vous devriez avoir peur que je vous renvoie sur le champ !
- Je n'ai pas peur de vous, Derek. J'ai peur pour vous.
- Pff !
Erica explosa de fureur en voyant la rose. Dans sa robe ultra-moulante.
- Tu te fous de moi ou quoi ? Fulmina sa cavalière en serrant ses poings. Je t'avais pourtant prévenu. Cette fleur est trop pourrie pour aller avec ma tenue !
- C'est blanc.
- Et alors ? répliqua-t-elle sèchement.
- Écoute c'est ma boniche qui a foiré. Je n'y suis pour rien.
- Ta bonne ? Sérieusement tu ne t'es même pas déplacé pour m'acheter une stupide fleur ?
- Elle est jolie, non ? Tenta Derek en montrant la rose blanche.
- Et bon marché surtout ! hurla-t-elle en prenant la fleur, et la jetant par terre. Puis elle rentra dans la salle de bal.
Il contempla la rose. Il n'avait qu'une envie, partir. Puis pour une raison qu'il l'échappa, il ramassa la broche. Un second pétale tomba. Il l'a mis dans sa poche. Une fois sur place, il tendit ses billets au garçon qui se chargeait de contrôler les entrées. Son regard était attiré par la broche.
- Jolie fleur, commenta le jeune homme.
Derek releva la tête et le dévisagea pour voir s'il plaisantait. Non. C'était « capuche rouge ». Le garçon qui partageait certains de ses cours. Il paraissait gêné. Surement un boursier, il devait vérifier les billets d'entrées pour se faire un peu d'argent. Visiblement, aucune fille ne l'avait invité à venir danser, et personne ne lui avait offert quoique ce soit. Il n'avait même pas une rose bon marché et à moitié fanée à offrir, au cas où il rencontrerait une fille pendant la soirée. Derek jeta un coup d'œil en direction d'Erica, qui s'était ruée sur la piste de danse. Elle avait passé son temps à critiquer la broche, pas franchement ce qu'il avait prévu, et refusa catégoriquement de la portée. Saisi d'une impulsion, il la proposa au garçon aux grains de beauté.
- Tu la veux ?
- Ce n'est pas très sympa, hérissa le jeune homme.
- Quoi ?
Il essaya de se rappeler si un jour il avait pu se moquer de lui. Non. Il n'était pas assez moche pour que l'on se moque de lui, bien au contraire. Ce n'était qu'un mec un peu dans son monde qui ne méritait pas que Derek lui consacre une minute de sa vie. Mais ça, c'était avant de faire connaissance avec ses yeux transperçant. Son cœur se figea net.
- Me la donner pour mieux me la reprendre après, ce n'est très sympa, expliqua Stilinski.
Quel drôle de mec ! Se mettre dans cette état juste pour une chose aussi insignifiante qu'une fleur fanée.
- Ce n'est pas mon but. Ma copine n'en veut pas, elle n'aime pas la couleur. Autant que quelqu'un en profite avant que cette rose ne crève.
Derek lui tendit la broche.
- Vu comme ça…
Il l'a prise, et se mit à sourire. Derek fit tout son possible pour rester stoïque devant cette scène. Bon sang ! Mais pourquoi restait-il ici avec ce mec qu'il ne connaissait pas.
- Elle est superbe, merci.
- De rien.
Content de lui, Derek commença à s'éloigner. Pour quel raison avait-il fait cela ? Il n'était pas comme ça d'habitude avec les gens de cette catégorie sociale.
- Attend !
Cette voix transperça dans son dos. Il se retourna aussitôt. « Capuche rouge » l'avait rejoint. Ses joues rouges montraient bien à quel point il avait du mal à lui parler.
- Euh est-ce que tu veux bien que l'on se prenne en photo… tous les deux ? Enfin, je sais que l'on ne se connait pas et que tu veux certainement profitait de la soirée. Et aussi retrouvait ta petite copine et tes milliers d'amis. Danser et boire. Et que moi, je vais rester à l'entrée tout seul et que je vais encore louper une occasion de m'amuser. Que tout le monde, sauf moi, vont faire un slow romantique avec leur cavalière. Mais ça on s'en fiche parce que je crois que je ne comprends strictement rien de ce dont je suis en train de dire. Je crois que je suis encore en train de faire un superbe monologue et c'est surement ce qui doit énerver les autres. Mais je ne le contrôle pas, sa sort tout seul. Je crois que…
- Oui.
- Hein ? Quoi ?
- Oui j'accepte de prendre une photo avec toi, affirma Derek sincèrement.
- Je… Hum je ne m'attendais pas à… enfin… Je dire que… voi… voilà je, bégaya Stilinski perdant ses moyens.
Derek s'accola à l'autre submergé par ses émotions. Il passa son bras par-dessus ses épaules. Ses lèvres s'approchèrent de l'oreille du garçon. Son souffle chatouilla sa peau. Il sentit que « capuche rouge » se raidit comme une branche et tremblota comme une feuille. Pourtant cette proximité n'avait pas l'air de déranger Derek, tout sourire.
- Vas-y, je pense que tu peux prendre un selfie maintenant, murmura le ténébreux d'une voix sensuelle.
- Oui… oui tout de suite !
Alors le jeune homme les photographia.
- Voilà j'ai terminé, déclara-t-il.
Ce fut trop rapide, ils ne se détachèrent pas l'un de l'autre.
- Reprends en une autre au cas où, déclara Derek.
- Oui bien sûr.
- Prends-en plusieurs même, renchéri-t-il.
Étonnamment, il souhaitait passer un peu plus de temps ainsi. Ce mec avait une mauvaise influence sur lui. Depuis quand aurait-il accepté d'être pris en photo avec une personne banale, et de plus lui demandait de continuer. Il le scruta encore un peu, et descendit son regard vers le cou de garçon. Ce dernier avait une peau vraiment laiteuse, il remarqua qu'elle était aussi blanche que la rose qu'il lui avait offert. Alors les mots de Mélissa revinrent soudain « la rose blanche est le symbole de la pureté ». Cette peau si innocente clairsemée de grains de beauté était si captivante pour le milliardaire. Derek se lécha les lèvres, absorbé par l'élève. Quand tout à coup un point se forma dans son dos, comparable à une forte pression. Il se détacha lentement de « capuche rouge » malheureusement, car sa compagnie ne lui était pas si désagréable.
Il l'avait presque oublié, celle-là. Lydia Martin. Cependant il devait admettre que son timing était parfait. Elle attendait à l'entrée de la salle. Sa robe ressemblait à un chiffon désuet que sa grand-mère avait dû lui offrir spécialement pour la soirée. Derek fut écœuré rien cas l'idée qu'elle est pu croire qu'elle serait sa cavalière. Spontanément « capuche rouge » alla la rejoindre pour l'accueillir.
- Salut, ton billet s'il te plait ? l'interpela-t-il.
- Oh ! Je n'en ai pas… je cherche quelqu'un.
La compassion furtive se lu sur le visage du jeune homme, comme s'il avait deviné ce qui se tramer.
- Désolée, enchaina Stilinski, je ne peux pas te laisser entrer comme ça, tu comprends ?
- J'attends mon cavalier.
Nouveau regard de pitié.
- OK, recule juste un petit peu.
- Très bien, merci. Est-ce que l'on t'a déjà que tu avais le cœur pur ? Demanda-t-elle en lui lançant un sourire.
De son côté Derek resta bouche bée. Elle le draguait là ! Cette sorcière ne se gênait pas du tout. Il partit donc rejoindre Erica, pour montrer lui Lydia qui l'attendait toujours dehors. Furieux Derek n'avait que le mot « vengeance » qui résonner à ce moment-là.
- C'est l'heure du spectacle, marmonna-t-il.
Juste à cet instant, Lydia le repéra. Erica comprit parfaitement comment elle devait se comporter. Bien qu'elle soit énervée après lui pour la broche, elle n'était pas du genre à laisser passer une occasion d'infliger un traumatisme émotionnel durable à une rivale. Elle attrapa Derek par la nuque, et planta un baiser sur ses lèvres.
- Je t'aime, Derek.
Parfait. Il l'embrassa à son tour, sans répéter ses paroles. Quand ils se séparèrent, il se tourna en direction de la sorcière pour voir sa réaction. Au lieu de quoi, il tomba sur « capuche rouge », qui se trouvait juste à ses côtés. Il semblait confus, voir choqué par ce qu'il venait de saisir. Ses yeux paraissaient vidés de toutes émotions. Il détourna le regard comme s'il tentait de le fuir et il retourna à son comptoir. Quoi qu'il en soit, Derek décida de l'ignorer pour s'approcher de Lydia.
- Qu'est-ce que tu reluques comme ça, laideron ? lui lança-t-il sèchement.
Il s'attendait à ce qu'elle fonde en larmes. Brutaliser les ratés, les faire pleurer, et les brutaliser à nouveau était si jouissif. Il avait attendu cette soirée avec impatience rien que pour ce moment. Ça rattrapait même le coup foireux de l'orchidée.
A la place, elle lâcha d'une voix blanche :
- Ainsi tu as osé.
- Quoi donc ?
- Non mais matez un peu ça, ricana Erica. Elle s'est mise sur son trente et un ! Dommage que ta robe soit si atroce et te boudine à ce point !
- C'est vrai, continua Derek. Où as-tu trouvé cette horreur ? Dans une poubelle ?
- Elle appartenait à ma grand-mère, répondit froidement Lydia.
BINGO !
- Oh fais un effort ! Quand on vient pour un bal on s'achète au moins une tenue neuve potable, s'esclaffa-t-il.
- Ainsi tu as osé, répéta-t-elle. Tu m'as invité alors que tu avais déjà une cavalière, rien que pour me ridiculiser devant tous les autres élèves ?
Derek se mit à rire de plus belle, ainsi que ceux dans la salle de bal qui regardait le spectacle.
- Franchement, tu as imaginé un seul instant qu'un mec comme moi était prêt à sortir avec un boulet comme toi ?
- Non. Mais j'espérais que tu ne me rendrais pas la tâche aussi facile, Derek.
Derrière lui, Erica commença à fredonner « La cinglée ! », et rapidement un grand nombre d'élèves se joint à elle, au point que la salle résonné plus qu'à ces mots. Il observa attentivement Lydia. Elle ne sanglotait pas. Elle ne montrait aucun signe de malaise non plus. Les yeux assassins qu'elle arborait glaça Derek. Il faillit croire qu'elle serait capable de tous les tuer, rien qu'en les fusillant du regard. Sauf qu'elle se contenta de murmurer, si bas que seul le ténébreux pu l'entendre :
- Tu as gâché ta dernière chance. Tu verras.
Puis elle partit sans même se retourner.
J'espère que vous avez apprécié ce nouveau chapitre.
Je vous dis à la prochaine pour la suite !
Câlins, lapins et ce qu'il vous plaira !
