Bravo ! Vous êtes arrivés au chapitre 2, toutes mes félicitations, je n'en attendais pas tant de vous ! Continuez comme ça !
Je ferais pas dans le détail… vous avez lu mes petites explications au début du chap. 1 quant à la naissance de cette fic…
Disclaimer : tous les personnages de FMA appartiennent à Hiromu Arakawa (la veinarde ! j'aimerais bien que Roy m'appartienne, moi… ok, ok, je vais me pendre… )
UNE MISSION POUR LE MOINS INCONGRUE
Chapitre 2
- Résumons la situation, Al. Il y a deux semaines, on est tranquillement en train de faire du « tourisme » dans l'Est quand on reçoit un télégramme du lieutenant nous attribuant une mission, soi-disant sous ordres du colonel. On râle un coup…
- TU râles un coup, frérot, souligna Alphonse.
- Qu'est-ce que ça change ? répliqua un Ed vexé. Ensuite, on part illico presto vers ladite mission pour en finir au plus vite, on débarque dans un charmant village touristique censé être un patelin paumé, et là, on s'aperçoit qu'il n'y a eu aucun meurtre et qu'on a fait le chemin pour rien. Et la cerise sur le gâteau, il faut qu'on rentre à Central pour que j'aille rendre mon rapport inexistant à Mustang. Et là, entre quelques vannes, il me dit qu'il n'a jamais entendu parler de cette histoire…
- C'est louche, murmura Al.
Edward soupira et se roula sur le côté, de façon à voir son frère.
Le colonel avait fini par les renvoyer le temps de joindre le lieutenant. Il leur avait néanmoins ordonné de rester à Central pour être à proximité tant que l'affaire ne serait pas tirée au clair. Les frères avaient donc loué une chambre dans une auberge miteuse de banlieue, avaient défait leurs affaires. Puis ils s'étaient allongés un peu pour se reposer du voyage (bien qu'Al n'en ait aucunement besoin), et ils avaient commencé à faire le point.
- Si tu veux mon avis, on s'est fait manipulés en beauté. Si le lieutenant déclare qu'elle ne nous a jamais envoyé le moindre télégramme…
- Ca va nous faire du boulot en plus, conclut Al avec une pointe de fatigue dans la voix.
Ed ne répondit pas et pivota pour se remettre à fixer le plafond, lequel était orné de magnifiques taches de moisissures colorées.
- D'après ce que Falman m'a dit, Hughes est malade… On pourrait aller lui rendre visite, suggéra Al.
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- Ne quittez pas je vous prie, nous allons vous passer votre communication.
Havoc sortit son briquet de sa poche et se ralluma une nouvelle cigarette en soupirant.
A en juger par le nombre de mégots froids qui gisaient à ses pieds, cela faisait un certain temps qu'il poireautait devant cette cabine, le combiné collé à l'oreille. Une voix féminine lui répétait la même phrase depuis qu'il avait tapé le code, et le sous-lieutenant s'était déjà imaginé tout un scénario romantique les mettant en scène, lui et l'opératrice qui avait enregistré ces mots, gambadant dans un champ de pâquerettes après s'être rencontrés « par hasard » dans les bureaux de l'armée. Aussi fut-il presque déçu quand il entendit enfin la douce voix du lieutenant Hawkeye à l'autre bout du fil.
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- Euh… lieutenant, c'est vous ? balbutia Havoc, sortant de sa torpeur.
- Havoc ? C'est vous ? Pourquoi vous n'appelez pas par une ligne interne de l'armée ?
- Je suis sous ordres du colonel, lieutenant… il a l'impression qu'un complot se trame, et il a insisté pour que je vous appelle d'une cabine. Moi, j'vous dis qu'il devient parano – il m'a même soupçonné de ne pas bosser - , et puis les lignes externes, c'est fatiguant, ils nous font attendre une heure pour qu'on ait enfin la communication. Et d'ailleurs…
- Oui, bon, vous avez autre chose à me dire ou vous comptez juste vous plaindre pendant une heure ? Parce que mine de rien, on a du pain sur la planche, alors si vous pouviez être bref…
- Euh… Yes, sir. Alors voilà… Le colonel voulait savoir si vous aviez envoyé un quelconque télégramme aux frères Elric il y a environ deux semaines…
- Aux frères Elric ? Comment ça ?
- Eh ben, y paraîtrait qu'ils ont reçu un télégramme de votre part, lieutenant… Et que vous leur donniez une mission sous ordres du colonel.
- … Je… Je n'ai jamais fait cela.
- C'est bien ce qu'il semblait au colonel. Il a mis son bureau sans dessus dessous (notez, ce s'ra jamais pire que le mien) mais il n'a retrouvé aucune trace d'un dossier comme celui-ci. Inutile de préciser qu'il était assez énervé, avec son caractère de cochon…
Il y eut un petit instant de silence de l'autre côté. Havoc commençait à se demander s'il n'aurait pas dû éviter de dénigrer le colonel quand le lieutenant reprit la parole avec une voix étrange.
- Et… est-ce que vous avez percé ce mystère, alors ?
- Ben… pas pour l'instant…
Nouveau silence.
- Bon, Havoc, ne prenez pas cette affaire à la légère, d'accord ? Retournez voir le colonel et répétez-lui ce que je vous ai dit. Et maintenant, je vais…
- Attendez, lieutenant ! Le colonel m'a aussi demandé de m'informer de l'avancée de votre mission…
- Dites-lui que pour l'instant nous avons fait chou blanc. Mais je tiens une piste, et je ne la lâcherais pas.
- Bien.
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- PAPAAAAAAAAAA y'a quelqu'un qu'a frappé à la porte !
- Hum ? Ok, j'arrive…
Le Major Maes Hughes se leva lentement de son siège, torturé par une violente migraine (mais pour rien au monde il n'aurait accepté le fait que cette douleur était causée par son petit bout'd'chou favori qui passait son temps à crier en courant partout), traversa le vestibule et alla ouvrir la porte d'entrée.
- Oh ! Ed ! Al ! Qu'est-ce que vous fabriquez à Central ?
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Grâce à de longues explications, pendant lesquelles les frères Elric s'étaient vus offert plusieurs tasses de thé et divers gâteaux, Hughes fut mis au courant de la situation.
- Hum, déclara-t-il en laissant tomber une énième aspirine dans son thé, tandis qu'Elysia prenait d'assaut les genoux métalliques d'Al. En gros, vous vous êtes faits berner… Qu'en pense Roy ?
- Le colonel ? Il pense à un complot au sein de l'armée…
- Ce n'est pas la première fois qu'il est amené à penser ça, remarqua le Major en se levant avec difficultés.
- Non, attends, j'y vais ! s'exclama Al, dans un élan de bonne volonté.
Il se leva, déposa Elysia sur les genoux d'Ed, prit d'autorité la théière des mains de Hughes et partit vers la cuisine. Hughes se rassit avec une grimace de douleur et recueillit sa fifille adorée qui avait fui des genoux du blond (peut-être parce celui-ci avait eu la très spirituelle idée de raconter au petit être qu'il était un méchant loup et qu'il allait la dévorer toute crue).
- Ta femme n'est pas là ? demanda Ed, examinant les traces de griffures que lui avaient infligées la petite terrifiée.
- Non… ma belle-sœur est malade – plus que moi – et elle est partie s'occuper d'elle… Je garde Elysia tant que je suis malade, mais ensuite, il faudra que je retourne travailler… Gracia veut que j'engage une baby-sitter, mais comment pourrais-je abandonner mon petit trésor adoré entre les mains d'une inconnue ?
Al revint à ce moment-là et resservit toutes les tasses en thé. Dès qu'il se fut rassis, il fut de nouveau assailli par la petite tandis qu'une idée germait lentement dans le crâne douloureux de Hughes.
- Eh ! Vous ne pourriez pas me la garder pendant la journée ?
Alphonse ne répondit pas et se tourna vers son frère, attendant sa réaction. Ed secoua la tête.
- Franchement, non… on ne peut pas. Tu nous as bien regardé ? On n'est pas capable de s'occuper d'une toute petite fille comme elle…
- Ze suis pas si petite que ça, protesta Elysia en fronçant le nez.
- Non, c'est non. Désolé, Hughes, tu n'as qu'à chercher quelqu'un d'autre.
- Moi, je veux bien m'occuper d'elle, frérot… tenta Al d'une petite voix.
Tous se tournèrent vers lui (sauf Elysia qui était bien trop occupée à renverser sa petite tasse de thé sur la moquette).
- C'est génial, Al ! s'exclama Hughes en soulevant Elysia du sol et en la reposant sur les genoux de l'armure. C'est pas bien, Elysia, tu fais de la peine à ton papa… que va penser maman en rentrant quand elle verra cette vilaine tâche ?
Mais Elysia lui fit un sourire made in elle et des étoiles apparurent aussitôt dans les yeux du Major.
- Oooooh, elle est trop mignoooooonne !
- Al, commença Ed par-dessus les exclamations de Hughes. Tu es sûr que…
- Comme ça, je ferais quelque chose de mes journées, frérot. Toi, tu es militaire, tu as donc du temps à passer au QG, mais moi, pendant ce temps…
Ed ne répondit rien. Il ne s'était pas vraiment rendu compte que, pendant qu'il subissait les mauvaises plaisanteries du colonel, Alphonse ne faisait que l'attendre et l'attendre… assis sur l'une des petites chaises en plastiques qui parsemaient les couloirs du QG. Il vaudrait cent fois mieux pour lui qu'il passe ses journées dans une maison accueillante, à s'amuser avec la petite.
- Alors ? C'est oui ?
- Bien sûr, Al.
A cet instant, Edward fut persuadé que, si l'on pouvait voir les expressions d'Al sur cette armure, il rayonnerait de bonheur.
Désolée… Désolée ! Ce chapitre est un peu court (en même temps, personne ne le lira sauf ceux que je forcerais, hein Neir ? Lily ? donc tout le monde s'en fout qu'il soit court…), mais c'est parce que le prochain sera trèèès intéressant, et je veux vous faire mariner un peu… On va enfin commencer à entendre parler des rumeurs qui circulent sur le colonel… muahaha… Mais faut pas croire, qui aime bien châtie bien, c'est pour ça que mon pauvre Roy va s'en prendre plein la gueule…
Je serais extrêmement honorée si vous preniez un peu de votre précieux temps pour me poster une review…
A très bientôt !
