Bon, je repousse mes devoirs pour uploader la suite. Je suis faible. Le chapitre 3 ne viendra pas aussi vite, parce que la procrastination marche jusqu'à un certain point d'implosion assez critique qui approche de plus en plus.

Réjouissez-vous bandes de coquins, le smut est là.


Quelques jours plus tard, Himuro était venu faire un marathon The Wire en VO chez Kagami pour l'après-midi. C'était une idée d'Himuro, qui avait beaucoup de mal à s'adapter à la télé japonaise et avait besoin d'une bonne dose d'Amérique de temps en temps. Il étaient affalés devant l'écran, et se goinfraient de hot dogs, de frites et de coca. Pour pousser le cliché jusqu'au bout, Himuro avait même ramené du cheesecake, entamé parce qu'il avait été obligé d'en donner une part à Murasakibara avant de partir.

Quelqu'un frappa à la porte de l'appartement. Himuro lança un regard interrogateur à Kagami :

- T'as invité quelqu'un d'autre ?

- Non, je vais voir, je reviens.

Kagami ouvrit la porte et se trouva face à face avec Aomine, les mains dans les poches et son air de gamin pourri gâté :

- Yo, j'me faisais chier alors je viens chez toi.

Il avait pris cette fâcheuse habitude de débarquer à l'improviste dès qu'il n'avait rien à faire. Il en profitait presque toujours pour manger à l'oeil et piquer des chaussures à Kagami.

- Y'a Himuro, on regarde une série américaine.

Une ombre passa sur le visage d'Aomine mais il reprit son flegme l'instant d'après.

- C'pas grave, il me dérange pas, lâcha-t-il en haussant les épaules et en entrant.

- On regarde en anglais.

- Tu mets des sous-titres, ça te prend deux secondes. Fais pas ta raclure.

Il entra dans le salon et vit Himuro :

- Salut mec, tu vas bien ?

- Ah... Salut, répondit le jeune homme, un peu surpris.

Aomine contempla un instant la nourriture empilée sur la table basse, l'eau à la bouche.

- Oh vous vous mettez trop bien. Reste des hot dogs ?

- Va voir dans la cuisine, indiqua Kagami en allant se rasseoir sur le canapé.

Aomine se dirigea dans la cuisine, trouva les hot dogs dans le four et en mit deux au micro-onde. Il ouvrit le frigo, en sortit une cannette de coca, prit une serviette dans un placard et emporta le tout sur le canapé, sous le regard ébahi d'Himuro. Kagami avait relancé l'épisode et ne faisait déjà plus attention à Aomine qui piocha des frites dans son assiette.

- J'ai eu le nez fin en venant. Vous faites ça souvent ?

- Pas trop pendant les cours, mais depuis qu'on est en vacances on a plus de temps, expliqua Kagami.

- Ah mais c'est « The Wire », la série que tu m'as montrée l'autre fois, non ?

- Ouais.

- Trop cool, on en est où, là ?

Kagami lui expliqua rapidement pendant qu'Himuro les fixait, incrédule. Depuis quand ces deux-là étaient-ils devenus comme cul et chemise ? Jusqu'à récemment Kagami clamait à qui voulait bien l'entendre qu'il ne supportait pas Aomine. Et à présent, le garçon se baladait chez Kagami comme s'il était chez lui.

Après avoir englouti son repas, la bouche encore pleine, Aomine s'enfonça un peu plus dans le canapé en se calant contre Kagami. Il posa son menton sur l'épaule du jeune homme, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde, parce que de cette façon il pouvait voir Himuro :

- Comment va Murasakibara, au fait ?

- Bien, bien. Il est... fidèle à lui-même.

- Cool, faudra qu'on se refasse un match tous ensemble.

- Ouais.

- D'ailleurs, Kagami, je peux dormir chez toi ce soir ? Demanda Aomine en reprenant une position normale. Y a mon cousin à la maison en ce moment et je peux plus le blairer.

- Ouais, si tu veux.

oOo

Vers dix-huit heures, Himuro jeta un œil à son téléphone et se leva du canapé :

- Mon père arrive, je vais y aller.

Kagami se leva à son tour :

- Okay. Tu reviens quand tu veux !

Aomine s'était endormi, fatigué à force de devoir lire les sous-titres. Il n'avait jamais été très littéraire. Himuro attira son ami dans l'entrée et tout en mettant ses chaussures il dit à voix basse :

- Qu'est-ce qui se passe avec lui ?

Il fit un signe de tête vers le salon pour appuyer son propos. Kagami fronça les sourcils :

- Comment ça ?

- Tu vois très bien ce que je veux dire. Vous vous voyez à quelle fréquence, au juste ?

Embarrassé, le jeune homme esquiva le regard gris acier de son ami :

- Bah... Presque tous les jours, en fait. Depuis qu'on est en vacances, y'a plus de club, plus de cours, donc je passe le plus clair de mon temps tout seul. Du coup, quand Aomine est là ça anime un peu mon appart'. Il est plutôt sympa, en vrai.

Himuro leva un sourcil sceptique.

- Tu sais, j'ai l'impression qu'il t'utilise comme il veut. Bientôt il te ramènera sa lessive.

Kagami laissa échapper un rire jaune. Il ne comprenait pas vraiment l'inquiétude d'Himuro. Aomine n'était pas si horrible avec lui. Il s'appuya contre le mur, un sourire inconscient flottant sur ses lèvres alors que ses yeux erraient vers le salon :

- Il ne me dérange pas, assura-t-il. Ca ne me coûte pas grand chose de lui faire à manger de temps en temps. Et puis on a pas mal de points communs, ça se passe très bien quand il est là.

A cet instant, Aomine se glissa dans l'entrée de sa démarche féline en étouffant un baillement :

- Vous parlez de moi ?

Sans attendre de réponse, il passa un bras autour des épaules de Kagami, basculant tout son poids contre lui, et continua :

- Je suis content d'entendre que tu m'aimes autant.

Le jeune homme se hérissa et s'extirpa de son étreinte :

- Ne te fais pas d'idées, Himuro me demandait juste pourquoi tu t'incrustes toujours chez moi.

Aomine haussa les épaules et vrilla ses yeux bleus marine sur Himuro :

- Parce que je m'ennuie.

Le joueur de Yôsen leva les yeux au ciel et ouvrit la porte :

- Bon, mon père va m'attendre, je file. A plus Kagami. Salut Aomine.

- Bye bye, chantonna ce dernier en repartant dans le salon.

- A plus, passe le bonjour à ta famille.

- Yep.

Kagami referma la porte derrière son ami et rejoignit Aomine dans le salon. Il avait allumé la playstation.

- T'as ce qu'il faut pour dormir ici ?

- J'ai besoin de rien, répliqua-t-il sans quitter l'écran des yeux.

- Un T-shirt pour la nuit ?

- Je dors à poil. Mais je garderai mon boxer si ça te met mal à l'aise, précisa-t-il d'un ton moqueur.

- A vrai dire, je m'en fous, rétorqua Kagami en essayant de chasser l'image parasite qui lui venait à l'esprit.

- Tu viens prendre ta raclée à Tekken ?

- Je vais te laminer, oui.

Il se posa dans le canapé et prit la manette que le garçon lui tendait.

oOo

Après manger, Aomine partit prendre une douche. Lorsqu'il sortit de la salle de bain, il était uniquement vêtu d'une serviette enroulée autour de la taille.

- En fait je veux bien que tu me files des fringues. Sauf si tu préfères que je reste comme ça toute la soirée, je ne pourrais pas t'en vouloir.

Kagami leva le nez de son PC pour contempler le sourire grivois d'Aomine qui se tenait fièrement les mains sur les hanches et le torse bombé dans l'encadrement de la porte. Il déglutit bruyamment :

- Sers-toi dans mon armoire, marmonna-t-il d'une voix dénuée de toute émotion.

- Merci, chaton.

Kagami tressaillit en entendant son surnom. Aomine avait appris que son prénom voulait dire « tigre » et prenait un malin plaisir à le tourner en ridicule. Surtout en public. Naturellement, il s'habilla sous son nez, forçant Kagami à faire un effort surhumain pour rester concentré sur son écran. Ce garçon n'avait aucune pudeur. Il vint s'allonger sur son lit à côté de lui, habillé d'une des tenue de basket de Kagami aux couleurs de Seirin.

- Ca te plait ? Susurra-t-il en lissant le T-shirt.

- Abruti.

- Je trouve que ça me va encore mieux qu'à toi.

- « Encore » mieux ? Releva Kagami en esquissant un sourire ironique. Je te fais tant d'effet quand je le porte ?

Aomine sembla pris de court une fraction de seconde, puis il se ressaisit aussitôt :

- Si tu savais...

En murmurant ces mots, il glissa une main sous le pull de Kagami et lui caressa sensuellement le bas du dos. Ce dernier bondit sur ses pieds et courut dans la salle de bain :

- Je vais me doucher !

Il entendit Aomine ricaner dans sa chambre :

- Prends ton temps, je vais en profiter pour mater ton porno !

Kagami verrouilla soigneusement la porte et poussa un long soupir. Il prit appui des deux mains sur le rebord du lavabo et fixa sévèrement son reflet dans le miroir. Quand il avait rencontré Aomine pour la première fois, il l'avait détesté. Avec son air blasé et son arrogance sans égal, il était devenu l'homme à abattre pour Kagami. Sans parler du fait qu'il était le premier partenaire de Kuroko et qu'il n'hésitait jamais à lui rappeler à quel point il avait été meilleur que lui dans ce rôle. Mais en le voyant jouer Kagami n'avait pu s'empêcher de l'admirer. Au début il était même un peu intimidé en sa présence, mal à l'aise, comme un simple mortel face à un demi-dieu. Puis il avait fait ses preuves, il s'était haussé au niveau d'Aomine, l'avait forcé à le reconnaître comme son égal et avait enfin commencé à pouvoir le regarder directement dans les yeux. Dès lors, il avait appris à connaître le garçon et sa haine s'était évanouie. Bien sûr, il était toujours un peu irrité par son attitude puérile et ses plaisanteries douteuses. Cependant il avait trouvé l'adversaire dont il avait toujours rêvé au basket, et Aomine se prêtait gracieusement au jeu, toujours ravi comme un coq de lui apprendre quelques mouvements techniques. Il avait trouvé un pote facile à comprendre, simple, qui avait les mêmes goûts que lui. Kuroko était gentil, mais ils étaient tellement incompatibles sur ce plan qu'ils ne se parlaient finalement pas beaucoup quand ils étaient ensemble.

Pourtant, comparativement, il était quand même plus à l'aise avec Kuroko qu'avec Aomine. Ce dernier conservait malgré leur familiarité une épaisseur mystérieuse et fascinante que Kagami n'arrivait pas à percer. C'était peut-être dû à son charisme, à la lumière éblouissante qu'il dégageait en permanence. Il n'était pas le seul à y être sensible, à chaque fois qu'il entrait dans une pièce avec Aomine, tous les regards se tournaient vers lui. Mais il devait y avoir quelque chose de plus. Kagami n'était pas seulement impressionné par Aomine, il était physiquement attiré par lui. Il s'en était rendu compte en jouant au basket contre lui. C'était la raison pour laquelle il était fortement troublé par les blagues salaces du jeune homme. Aomine avait besoin de séduire tout le monde autour de lui, c'était naturel chez lui. Il était très tactile, enjôleur et sûr de lui. La plupart des gens ne tombaient pas dans son piège. Kagami s'y était précipité à pieds joints, et à présent il était de plus en plus perturbé par le moindre geste du garçon.

Il avait besoin d'une douche froide. Non, d'une douche glacée.

Lorsqu'il sortit de la salle de bain pour aller chercher des vêtements propres dans sa chambre, il s'était enroulé dans la plus longue serviette qu'il avait pu trouver. Il entra dans la pièce en serrant la mâchoire, prêt à encaisser une remarque désobligeante de la part d'Aomine, mais celui-ci ne leva même pas les yeux vers lui. Kagami marcha jusqu'à son armoire, en sortit ce dont il avait besoin et repartit vers la salle de bain pour se changer, soulagé. Mais au moment où il contourna son lit, il ne vit pas le bras d'Aomine se détendre à une vitesse digne d'un ninja pour attraper sa serviette à un endroit stratégique et tirer dessus d'un coup sec. Sa manœuvre eut l'effet escompté, et Kagami se retrouva nu au beau milieu de sa chambre. Aomine lui sauta dessus comme un fauve sur sa proie et le plaqua face au mur avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit.

- Lâche-moi, grogna Kagami entre ses dents serrées, t'es vraiment pas drôle, crétin.

Aomine gloussa doucement derrière lui, resserrant sa prise sur ses poignets au point de lui faire mal. Puis il souffla sur sa nuque.

- Bakagami. Je ne cherche pas à être drôle, tu sais, dit-il d'une voix plus grave que d'habitude.

Kagami frissonna.

- Tu me fais mal, putain !

Aomine lâcha ses poignets, mais continua à immobiliser Kagami en pesant de tout son poids contre lui. Il enfouit son visage dans le creux entre son cou et son épaule et inspira profondément son odeur.

- Je sais que t'as un faible pour moi, murmura-t-il en souriant contre sa peau. Bonne nouvelle, moi aussi j'ai un faible pour toi.

- N-n'importe quoi.

Aomine soupira. Il enroula lentement ses bras autour de la taille de Kagami et posa son menton sur son épaule :

- Je pensais que tu avais dépassé le stade du déni. T'es un peu plus long à la détente que ce que j'imaginais. Bah, c'est pas grave, laisse-moi faire.

D'un coup de genou il déséquilibra Kagami et le bascula sur le lit avant de s'asseoir à cheval sur son ventre. Il sourit en voyant son visage aux pommettes rouges. Jusque là, Aomine avait été sûr à 98% que Kagami était attiré par lui. A présent, il en était sûr à 100%.

Il caressa le torse du garçon de ses grandes mains chaude, faisant naître la chair de poule sous des doigts.

- Tu te souviens que Kuroko a dit que tu étais la fille parfaite pour moi, n'est-ce pas ?

Kagami ne répondit pas, il se contenta de lui lancer un regard outré.

- Finalement il a raison. Pourquoi m'emmerder à chercher ailleurs alors que j'ai tout ce qu'il faut juste là.

Il tapota sur le ventre de Kagami pour appuyer ses propos.

- Après avoir compris ça, continua-t-il d'une voix très calme, il ne me restait plus qu'à faire en sorte que tu sois plus ou moins consentant. Ce qui était plus facile à dire qu'à faire. Mais en t'entendant chanter mes louanges à Himuro, j'ai compris que c'était le bon moment.

Il se pencha en avant jusqu'à toucher le nez de Kagami avec le sien :

- Tu ne peux plus te passer de moi, avoue-le.

Il se redressa en riant. Kagami était tiraillé entre l'envie de lui envoyer son poing dans la figure et une autre envie plus sourde qui commençait à se manifester à l'endroit même où Aomine était assis.

- Enlève ton T-shirt, ordonna-t-il sèchement.

Aomine arrêta de rire et le regarda d'un air surpris :

- Excuse-moi ?

- Enlève ton T-shirt, répéta Kagami d'un ton encore plus impérieux, ou je m'en occupe moi-même.

Il fallut un instant à Aomine pour réaliser ce que cela signifiait. Puis un grand sourire se dessina sur son visage, le même que lorsqu'ils commençaient un un-contre-un, et il retira lentement son T-shirt, dévoilant peu à peu la peau sombre de son torse musclé.

- Et maintenant ? dit-il en jetant le T-shirt de Seirin sur le sol.

Kagami passa une main derrière son cou et l'attira brusquement contre lui pour l'embrasser à pleine bouche, son autre main pressée dans le creux de son dos. Aomine poussa un grognement d'approbation en enroulant sa langue avec la sienne. Kagami repensa à la conversation qu'ils avaient eue avec les autres au café et se demanda si c'était le premier baiser d'Aomine. Si c'était le cas, le bougre avait d'autres talents innés que le basket. Ce dernier rompit leur baiser pour embrasser son cou, puis jouer avec le lobe de son oreille. Kagami laissa échapper un gémissement. Il sentait une brume terriblement agréable l'envahir et il se noya quelques instants dans l'odeur du garçon. Puis il sentit que les hanches d'Aomine commençaient à bouger contre lui, et il décida de reprendre le contrôle de la situation avant de perdre complètement pied. Il fit rouler Aomine sur le dos et s'installa au-dessus de lui. Pris par surprise, le jeune homme ne put résister et se retrouva bloqué sous lui, les yeux ronds.

- Tu croyais que j'allais gentiment me laisser faire ? Murmura Kagami d'une voix rauque en contemplant le corps du garçon étendu sous lui.

Il l'embrassa en mordillant sa lèvre inférieure, puis il s'attaqua à son cou, s'attarda autour de sa clavicule quand il vit que c'était une zone sensible, puis continua à descendre lentement le long de son torse. Aomine haletait, impuissant, les yeux fermés et la tête en rejetée en arrière. Son corps était brûlant sous les mains et les lèvres de Kagami. Lorsqu'il arriva en bas de son ventre, il déposa un dernier baiser dans le creux sa hanche et agrippa la ceinture de son short des deux mains. Il tira d'un coup brusque vers le bas, tout en soulevant avec aisance le bas du corps d'Aomine. Le boxer descendit avec le short, révélant l'érection du jeune homme. Kagami fit lentement remonter sa main le long du membre, puis il planta ses yeux rouge sombre dans ceux d'Aomine :

- Supplie-moi, ordonna-t-il.

- Dans tes rêves, souffla Aomine en réprimant un gémissement de plaisir.

Kagami remonta au niveau de son visage et déposa un baiser humide sur ses lèvres :

- Crois-moi, je ne ferai rien tant que je n'aurai pas eu ce que je veux, dit-il d'un ton presque menaçant.

Voir Aomine complètement déstabilisé par son attitude n'avait pas de prix. Il avait sans doute imaginé que Kagami resterait allongé sur le dos, en rougissant, pendant que lui-même aurait tout le loisir de mener le jeu. Que nenni. Si Kagami n'était pas du genre à laisser la main sur le terrain, c'était pareil au lit.

Il traçait de longues traînées humides dans le cou d'Aomine, ravi de pouvoir enfin goûter cette peau qu'il avait eu tant de fois envie de mordre sur le terrain, tout en stimulant son érection entre leurs deux ventres d'un mouvement de hanches. Les mains d'Aomine s'accrochèrent désespérément à ses cheveux et il ramena Kagami vers sa bouche pour un baiser désordonné. Ce dernier se redressa un peu, une main de chaque côté de la tête d'Aomine, et contempla ses yeux voilés par le plaisir. Il en était presque méconnaissable, et c'était terriblement excitant.

- Allez, supplie-moi, susurra-t-il tout près de son oreille.

- Ah... A-abruti.

Kagami se mordit la lèvre et se mit à genoux entre les jambes d'Aomine. Il en profita pour le débarrasser complètement de son short et de son boxer puis il embrassa l'intérieur de ses cuisses, lui arrachant des soupirs de plus en plus rauques.

- Tu n'as qu'un mot à dire, rappela-t-il en continuant sa douce torture.

- D'accord, ça va ! Vas-y, je t'en supplie...

Kagami se lécha les lèvres, une lueur sauvage brillant dans ses yeux :

- Hm, sois plus précis.

- S-suce-moi, merde ! J'vais crever.

- Rien que ça...

L'as de Seirin empoigna le sexe du garçon et lui lança un dernier regard :

- Tu es sûr ?

- PITIE !

C'en était trop, Kagami ne pouvait lui-même plus résister. Lorsqu'il le prit dans sa bouche, il aurait juré entendre Aomine ronronner. Il commença un lent va-et-vient, et les mains d'Aomine revinrent se perdre dans ses cheveux. Il était plutôt bien pourvu et Kagami n'osait pas le prendre en entier. Ce n'était pas comme s'il avait l'habitude de faire ce genre de choses. Mais à entendre les soupirs d'Aomine, il ne s'en sortait pas trop mal.

- Kagami, souffla-t-il. Je... hn... J'pensais pas que t'irais jusque là.

L'intéressé avait la bouche trop occupée pour répondre. Aomine finit par trouver qu'il n'allait pas assez vite et il appuya à l'arrière de sa tête avec ses mains, de plus en plus fort. C'était très désagréable, alors Kagami se redressa brusquement et chassa les deux mains du garçon :

- Tu te calmes un peu, d'accord ? Gronda-t-il. Je sais pas ce que tu t'imagines mais t'es pas dans un de tes pornos. Tu me laisses faire comme je veux ou sinon je la mords, et crois-moi ça va pas te faire plaisir.

Aomine rougit et détourna le regard :

- Pardon...

- Hum.

Kagami s'en voulut un peu d'avoir été aussi sec, alors il reprit ses caresses, d'abord avec les mains, puis il fit remonter sa langue tout le long du membre du garçon et joua doucement avec son gland. Aomine prit une inspiration étranglée, les poings serrés sur le lit. Rapidement, il recommença à le sucer, en essayant de l'avaler de plus en plus profondément. Il profita du fait qu'Aomine soit au bord de l'orgasme pour glisser sa main sous lui et passa un doigt à l'entrée de ses fesses. Le jeune homme sursauta et se redressa comme un diable :

- Oh, oh, oh ! Tu fais quoi là ?! S'écria-t-il avec véhémence.

Kagami était toujours à quatre pattes sur lui et il était passé très près de mordre Aomine sans le faire exprès quand il avait bougé en plein milieu de sa fellation. Il faillit le lui faire remarquer, mais il s'abstint et préféra prendre un air ironique :

- Tu crois que je t'ai sucé juste pour le plaisir, idiot ?

- A-attends, c'était pas précisé dans le contrat ça !

- Et comment tu veux qu'on couche ensemble sans pénétration ?

D'un mouvement vif, Aomine faucha Kagami sur place, le retourna et se replaça au-dessus de lui :

- Je m'en occupe, fit-il en s'approchant pour l'embrasser.

Kagami le repoussa en plaçant ses deux mains sur son torse :

- Non, non, non, non. Ca ne va pas se passer comme ça. Je n'ai pas envie de me faire enculer. En plus tu serais bien trop content que je fasse la fille, comme dans ton petit scénario que tu te passes et repasses dans la tête depuis plusieurs jours !

Aomine sembla surpris par la perspicacité de Kagami, puis il se rappela que Kagami était le seul type capable de le comprendre en un regard sur un terrain de basket. Il commençait à le connaître beaucoup trop bien. Aomine passa donc au plan B. Il enroula lascivement ses doigts entre ceux de Kagami, posa doucement les mains du garçon autour de sa taille puis lui caressa la joue en frôlant ses lèvres avec les siennes :

- S'il-te-plaît, ronronna-t-il de sa voix la plus sensuelle.

Kagami faillit se laisser avoir. Parce que Aomine pouvait être vraiment très persuasif quand il s'y mettait. Mais il se rappela au dernier moment que ce n'était qu'un piètre stratagème qu'il mettait en place pour parvenir à ses fins. Il le laissa continuer encore un peu, sans perdre une miette du spectacle que le jeune homme offrait. Puis, lorsqu'il en eut assez il l'attrapa par la nuque et approcha lascivement sa bouche de son oreille pour chuchoter :

- T'es très mignon mais tu ne m'auras pas comme ça. Il ne te suffit pas de me supplier pour avoir tout ce que tu veux, Ahomine.

Aomine fit dangereusement descendre une main sur le sexe de Kagami :

- T'es sûr ?

Kagami ferma les yeux une seconde, inspira profondément et les rouvrit, déterminé :

- Oui.

- Laisse-moi le faire cette fois, et tu pourras le faire la prochaine fois.

- Tu n'as aucune parole, fit remarquer le jeune homme en souriant.

Aomine fit une moue boudeuse et marmonna :

- Si aucun de nous ne veut être en dessous, ça va poser problème...

- Je sais, répondit Kagami en caressant distraitement la hanche droite de son ami. J'ai une idée.

L'as de Touou leva ses yeux bleus vers lui. Kagami passa une main sous son menton et l'attira délicatement plus près de lui :

- Ce soir on finit à la main, et demain on décide en un-contre-un comment se passera la prochaine fois. Le premier qui marque dix paniers aura le droit d'être au-dessus.

Un sourire carnassier étira les lèvres d'Aomine. De son point de vue, il était sûr de gagner, s'il se donnait vraiment à fond. En plus, il était enchanté de constater que Kagami envisageait une « prochaine fois », et il espérait qu'elle arriverait le plus vite possible. S'il gagnait, et il allait gagner, cela risquait d'être épique.

- Tu accepteras ton sort si tu perds ? Demanda Aomine, méfiant.

- Oui.

Kagami était au moins aussi sûr de lui que ne l'était Aomine.

- Et toi ? T'as pas intérêt à te défiler quand je t'aurai battu.

Aomine n'eut aucun mal à jurer, puisqu'il ne perdrait pas.

- Marché conclu alors.

Kagami s'étira en lâchant un soupir satisfait.

- J'ai hâte, avoua-t-il. Maintenant à toi de travailler un peu, je te rappelle qu'on n'a pas fini.

Aomine baissa les yeux vers leurs deux érections. Il prit leurs deux sexes dans une main et commença à les frotter l'un contre l'autre. Sans arrêter, il se pencha au-dessus de Kagami et joignit leurs lèvres dans un profond baiser, presque tendre, pour autant qu'Aomine était capable de faire preuve de tendresse. Kagami ferma les yeux et laissa docilement le garçon le mener jusqu'à la jouissance.

Lorsqu'ils eurent terminé, ils se glissèrent sous la couverture. Aomine prit Kagami dans ses bras, se serra contre son dos et l'embrassa sur la nuque.

- Eh.

- Hm.

- J'ai pas de cousin...

- Je m'en doutais.


Quel suspens. Qui va gagner le un-contre-un ? A vrai dire je n'arrive pas à me décider. Vous pouvez voter dans les reviews, si vous avez une préférence. Top!Aomine ou top!Kagami ?