Bonjour,
On se retrouve avec le dernier texte de cette seconde session de minis-prompts.
Bonne lecture,
Yunoki & Baderoh
Personnages : Sirius Black.
Contexte : Après avoir vu Croutard sur l'épaule de Ron dans une photo de la Gazette du sorcière, Sirius décide de s'échapper d'Azkaban pour protéger Harry.
Raconter l'évasion de Sirius
Phrases/Mots à placer : « Mornille », « Hiboux », « Elfe de maison »
Happy dog-day.
Grondement numéro un, grondement numéro deux, gros soupire; jappement. La bête s'ébroua vivement, tentant vainement de se délaisser de cette humidité qui alourdissait son poil crasseux et qui, sincèrement, lui donnait des airs de rats d'égouts. Hélas, trois fois hélas pour cette charmante bête, rien n'y fit et, elle fut forcée de s'arrêter là dans la tentative miteuse de se rendre plus ou moins présentable. Pourquoi un animal chercherait à se rendre présentable d'ailleurs ? Non parce que voilà. Aux dernières nouvelles, les chiens n'étaient pas forcément des exemples en beauté, propreté et tout ce qui allait avec. Et pourtant lui, s'était arrêté devant la plaque de marbre qui lui avait aussitôt renvoyée son reflet, avait consciencieusement léché l'une de ses pattes avant de la passer avec lassitude là, entre ses deux yeux, histoire de retirer le plis soucieux qui ne faisait que former d'horrible bourrelet sur son "magnifique front canin".
Sirius Black se gifla mentalement.
Ça n'était foutrement pas le foutu moment de se mettre à s'inquiéter quant à l'apparition de rides sous sa forme animale. Un seul mot s'était, semble-t-il, mit en mode 'Repeat' dans sa tête et ça n'était définitivement pas le nom de son dernier fantasme.
Harry.
Il devait le retrouver à tout prix. Pas parce qu'il était temps qu'ils aient La discussion que tout hommes avaient un jour entre eux, ni même parce qu'il venait de gagner deux places pour la coupe du monde de Quidditch qui se déroulerait deux années plus tard; mais bien parce qu'un certain « Foutu rat de bordel de mes couilles ! » allait débarquer telle une fleur dans un champ, à Poudlard. Le même Poudlard où, son adoré filleul prunelle de ses yeux, reviendrait pour la rentrée de Septembre.
Inutile de préciser qu'il aurait mille fois préféré s'essayer à la zoophilie avec une Elfe de Maison, que de laisser la chair de la chair de son non-frère de sang, avoir le moindre contact avec ce « foutu rat de merde ! »
Oh, il n'avait rien contre les rats en général bien-sûr. Mais celui-là; ce rat là spécifiquement, méritait plus que n'importe lequel de trouver la mort dans d'horribles et cruelles souffrances.
Pettigrew paierait la mort de James et Lily Potter.
Mais en attendant, il fallait qu'il rejoigne Poudlard. Il fallait qu'il s'évade d'Azkaban. Azkaban qui était précisément connue pour être une prison particulièrement sécurisée où il était carrément impossible de mettre un pied dehors, pas même un cheveux, ni le moindre pet.
Autrement dit; ça craignait du boudin.
Mais hey. Il n'était pas Sirius Black, Maraudeur de surcroît pour rien ! En plus d'être carrément beau gosse (et ce malgré cette affreuse barbe à la Dumbledore et la crasse plus que présente dans sa tignasse !) il était aussi foutrement intelligent. Du moins, assez pour mettre en place le plan qui lui vaudrait l'évasion de l'année. Et toute cette machination dangereusement diabolique se mit en place dans son crâne lorsque Fudge récupéra son journal et mit les voiles, tandis qu'une fois encore, les Détraqueurs passaient dans cette aile de la prison.
Sous sa forme de Sinistros, Sirius n'avait pas fini d'arpenter sa minuscule cellule, lieu de résidence depuis douze ans désormais. Inutile de préciser que ça fumait carrément au niveau cérébral, tant il réfléchissait au Pourquoi du Comment il sortirait de cet enfer. Puis, à peine deux jours plus tard, la réponse lui vint tout naturellement alors qu'il s'était laissé allé à poser sa truffe humide contre les barreaux crasseux, rouillés et plus humides encore de sa cage personnelle. Il avait à peine commencé à somnoler que sa tête poilue avait glissée avec lenteur entre deux longues tiges d'acier et, ce fût le son mat et la légère pression sur ses épaules de canidé qui l'éveillèrent en sursaut.
Sa tête venait de passer les barreaux.
Sa tête.. Était dehors.
Oh par Merlin !
Le chien jappa de bonheur à cette constatation. Il avait enfin le foutu moyen de sortir de cet endroit démoniaque. Il ne lui restait qu'à passer ses épaules là, ainsi et.. Sans pouvoir le croire, Patmol se retrouva plus vite qu'il ne pût songer à dire "Quidditch" en dehors de sa cellule.
Par le string de Merlin ! Douze ans qu'il pourrissait ainsi dans le coin et c'était seulement maintenant qu'il songeait à se casser par la grande porte ? Il eut un rire -un aboiement en fait- définitivement amer. James devait se retourner dans sa tombe par tant de stupidité. Même Snivellus aurait pensé à ça, pour dire ! Sirius n'eut, malheureusement pour lui, pas plus le temps de grogner sur l'évidence de sa bêtise. Un bruit venait de se faire entendre là, à quelques mètres de lui. Un gardien, probablement le même qui, ces trois dernières années, s'était littéralement éclaté à le charrier dés qu'il le voyait.
Le chien retroussa ses babines sur sa dentition à peine jaunie et dégoulinante de bave. Et, alors qu'il s'apprêtait à s'élancer et n'en faire qu'une bouchée -littéralement!- sa voix de la Raison -merci à elle!- teinta à ses oreilles.
Ça n'était vraiment pas le moment de se faire remarquer. C'était sa seule chance en fait. Parce que, loin d'être stupide, bon peut-être à part quelque uns, la plupart comprendrait d'office que; Cellule vide + Sirius Black échappé + Chien gambadant tranquillement serait égale à Animagus. Et dès lors, il était certain que le Ministère ne tarderait pas à lui caser un rencard avec un Détraqueur et alors Harry, son filleul adoré prunelle de ses yeux, serait perdu.
Et que Merlin l'entende, il préférerait mourir que de savoir qu'il avait précipité le rejeton Potter dans les bras de la Mort.
Tapis dans l'ombre donc, Sirius ne perdit pas de temps. Il longea les couloirs froids et humides, frissonnant désagréablement dés qu'un Détraqueur ne faisait que mine de passer par là. Sa forme d'Animagus lui offrait peut-être une protection certaine mais il ressentait de plus en plus les effets de ces derniers. Sentant le haut de cœur venir, le détenu accéléra le mouvement. Il ne se trouvait pas sous haute surveillance, Morgane merci ! Pas comme sa très chère et tendre cousine Bellatrix Lestrange née Black. Cette partie de la prison était donc, relativement moins surveillée. Le Ministère semblait tellement convaincu que personne ne pouvait filer, qu'il s'était contenté de disséminer ici de là, quelques aurors à peine sortit d'école, en plus des Détraqueurs. Sirius songea ironiquement, qu'il faudrait qu'il pense à leurs envoyer des hiboux de remerciement.
Jappement moqueur aux bords des babines, le chien aussi sombre que les ombres de la prison se hâta de dévaler les quelques trentaines de marches qui le mèneraient à l'étage inférieur. Hélas, il fût bientôt obligé de prendre une pause, sentant la fatigue poindre et ses pattes le lancer douloureusement. Sûr que rester cloîtrer douze ans durant dans du 3m² avait vite fait eut de rendre sa condition physique risible. Ça et ce qu'Ils osaient appeler 'Repas'. Que personne ne vienne se plaindre ensuite, que les prisonniers se retrouvaient à passer carrément aux travers de leurs cellules, tellement ils étaient tout maigrichons hein !
Quoiqu'il en soit, loin de s'attarder sur ce genre de détails désormais futile, le détenu repartit à l'assaut de sa liberté à peine quelques minutes plus tard. Il cru d'ailleurs mourir de peur, lorsqu'une main fine se referma sur la peau de son cou.
Oh par la culotte dentelé de Salazard. Il était mal !
Et alors qu'il s'était attendu à finir rapatrié manu militari dans sa cellule, la poigne se fit plus douce, jusqu'à en venir à caresser avec tendresse le poil de l'animal. Tétanisé, Patmol se recroquevilla sur lui même, pupilles hagardes, membres tremblant.
– M'heeey là, tout doux mon beau !
Quelqu'un tapota le bout de sa truffe humide et sûr que, dans son état normal il aurait aboyé carrément offusqué. Mais là, tout de suite maintenant, il était bien trop foutrement effrayé pour ne songer ne serais-ce qu'à grogner, même un tout petit peu.
– Qu'est-ce que tu fais là hein ? Mince, m'dis pas que t'a nagé jusqu'ici ?
Croyant entendre un soupire désabusé, Sirius releva la tête pour tomber sur deux orbes bleutés, allant de mise avec un visage fin et une tignasse courte d'un blond tirant sur le châtain. Le garçon sous son regard étonné, du moins, aussi étonné que pouvait l'être un chien hein, esquissa un fin sourire moqueur, tapotant de nouveau le bout de sa truffe, étirant cette fois si un grondement misérable à l'animal.
– C'pas bien intelligent tout ça hein.. Aller viens j'te ramène sur la côte avant qu'le patron n'débarque !
Le chien releva ses sourcils de canidé dans un air carrément comique.
Par le foutu string de Morgane !
Ça ne pouvait pas être si facile, si ?
L'alarme puissante qui retentit à cet instant lui fit regretter ses paroles mentales.
Ne jamais au grand JAMAIS, prononcer le mot en 'F' même mentalement.
Le gamin qui ne devait pas être plus âgé que le troupeau qui sortait chaque années de Poudlard, redressa vivement la tête, alors qu'une note apparaissait comme par magie devant son regard bien trop innocent.
– M'haaa. J'suis désolé mon p'tit loup. Y'a un détenu qui vient d'se faire la malle, disait-il avec un air embêté, sa main passant encore et encore dans le poil de l'animal qui se surprit à émettre un son apaisé, Ce Sirius Black est un sacré numéro ! T'sais pas que l'autre jour, il à fait chier les gardes pour savoir qui aimerait jouer avec lui à 'Devine Quoi'.
– Ouaf ?
– Ouais tu dois pas connaître, 'fin j'te raconte ça mais t'es qu'un cabot t'a probablement rien à foutre de ce que je te dis hein..
– Ouaf !
– Aller bouge,je dois pas tarder moi, tu comprends hein ?
Sirius papillonna. Il n'arrivait pas à en croire ses oreilles. La gamin n'avait pas fait le lien. Bon sang. Il n'avait pas fait 'tilt' avec la disparition de son lui humain et..
Le chien étouffa un rire entre ses babines dés lors qu'il se mit en marche à la suite de ce gamin qui continuait à lui raconter sa vie tout en le menant aux travers des couloirs divers et variés et des escaliers dont il ne semblait pas pouvoir apercevoir le bout. Pourtant, ils finirent par arriver à destination, enfin.
– Qu'est-ce que tu fou là, le bleu ?
Le gosse papillonna longuement, posant ses pupilles aussi bleues que les mers du nord sur le vieil homme tranquillement posé sur sa chaise. Il eut un large sourire mutin, mains glissant innocemment vers une petite bourse de cuire accroché sous sa ceinture, probablement pleine de noises et de mornilles.
– Pose pipi, j'veux pas que ça jase là haut, avait-il babillé comme un enfant.
L'homme qui avait un faciès étrangement ressemblant avec celui de son vieil elfe de maison, avait soupiré longuement et rapidement donné un coup de baguette sur les grandes portes, sans jamais remarquer l'animal là, tapis dans l'ombre. Le gosse fila rapidement, avec sur ses talons; Patmol. Et lorsqu'il voulu se tourner vers lui, la bête avait déjà disparût dans la barque accosté là, s'éloignant vers la côte.
Inutile de préciser qu'à peine éloigné, le chien était devenu un homme, frissonnant sous la tempête qui battait son plein. Pourtant, trois heures plus tard, Sirius black était enfin foutrement libre, pieds enfin posés sur le plancher des vaches !
Et voilà ! Nous espérons que ces deux visions différentes vous on plut, n'hésitez pas à venir vous inscrire !
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