Auteur : Dozen and One Stars
Traductrice : Hermi-ko
Xx Au Téléphone Arabe xX
« …Elle a vomi à la première heure. »
« J'ai entendu dire qu'elle mangeait des choux à la crème avec du beurre de cacahuètes. C'est trop `dégueulasse ! »
« …est partie tôt pour aller voir le médecin. »
« …beaucoup de temps passé avec ce quarterback… »
« A-t-elle pris du poids ? »
Hiruma jeta des regards noirs aux autres élèves tandis qu'il marchait dans le couloir. Ça avait été son lot quotidien ces derniers jours : des murmures étouffés, des regards en coin, des reniflements douteux. Ils faisaient tous comme s'il était sourd ou quoi. Il avait entendu les rumeurs. Il lui aurait fallu être sourd et stupide pour ne pas les entendre d'ailleurs. Quelles étaient-elles ?
Qu'il allait être parent.
Le tristement célèbre quarterback du lycée Deimon, le blond démoniaque, le plus craint des élèves aux alentours, Youichi Hiruma, allait être le père d'un vrai bébé vivant qu'il aurait lui-même procréé. Et qui était la mère ? Quelle femme serait assez folle –ou stupide- pour être avec un homme tel que lui ? Eh bien, c'est ce qui rendait cette rumeur si intéressante.
La rumeur voulait que la Mamori Anezaki chérie de tous allait être la mère du bébé. Bien qu'elle ne le savait pas encore puisqu'elle n'avait pas été en cours ces derniers temps. Le téléphone arable clamait qu'elle avait bien trop honte pour pointer le bout de son nez en classe.
Depuis qu'elle était absente, il y avait eu pas mal de choses insultantes lâchées sur lui. On l'avait traité de démon sans cœur à l'âme noire. Il avait été accusé de souiller l'une des jeunes filles les plus pures. On lui avait dit qu'il n'avait aucunement le droit de prendre une ange si innocente, entre autres choses. Cela il les endurait parce qu'elles lui étaient directement adressées.
Toutefois, il n'était pas le seul à être la cible de ces langues de vipère. Sa manager était également le centre de bon nombre de propos malfaisants. Par le bouche-à-oreille ils se propageaient à travers les couloirs comme une traînée de poudre. J'ai toujours su que ses airs de sainte-nitouche n'étaient qu'une façade… elle faisait toujours son hautaine alors qu'en fait elle couchait avec le quarterback…peut-être même s'est-elle déjà tapée toute l'équipe ?
Ceux-là il les massacrait sans pitié. Personne ne l'insulterait s'il pouvait l'empêcher.
Se terminait maintenant un autre jour d'école où les ragots faisaient foi. Hiruma se sourit à lui-même en quittant l'établissement pour se diriger vers le domicile de sa manager.
Mais ce n'étaient vraiment que ça : des potins.
Il savait mieux que de croire à ce qu'il entendait de la part d'abrutis boutonneux. Après tout, elle venait seulement de s'habituer à ses baisers approfondis, il n'allait pas l'effrayer avec du sexe.
Par ailleurs elle voudra une bague à son doigt avant quoi que ce soit.
