Bonsoir tout le monde ! Bon après une soirée absolument géniale mardi en compagnie de nos chouchous et du talentueux Baptiste Lecaplain (sans oublier ma petite Kitty), je me décide à vous poster enfin la suite. Merci Ehi (Oops, désolée si j'écorche ton surnom) pour ta review ^^

Chapitre 2 :

Groggys, un sourire béat aux lèvres, ils sortirent ensembles de la douche et se séchèrent mutuellement avec une totale douceur et un plaisir non dissimulé. Quoi de mieux pour débuter une bonne soirée que de cette manière ? Il avait absolument tout prévu pour que celle-ci soit excellente et le final qui s'annonçait comme un feu d'artifice. Enfin c'était ce qu'il espérait ! Durant ses études de droit, il avait entendu parler de nombreuses affaires surprenantes, les conséquences de celles-ci l'étant encore plus. Mais il n'y avait aucune raison pourtant pour que ça se finisse mal, n'est ce pas ? Alors pourquoi ses mains tremblaient-elles autant et pourquoi avait-il aussi peur ? Un frisson circula le long de son échine en s'imaginant tous les scénarios possibles. Après tout, ce n'était pas un petit diable pour rien !

« Eh ma potato, ça va ? Tu as l'air tendu d'un seul coup. »

Il sortit de sa contemplation en entendant la voix de Jérémy. Il se retourna vers lui, remarquant au passage son regard inquiet. Il le trouvait si beau avec ses cheveux longs trempés, tombant quelque peu dans ses yeux. Son regard était doux et gentil, une facette de lui que seuls ses proches avaient le plaisir de voir. Enfin surtout lui et ses parents. Ces derniers qui, malgré les craintes de départ, avaient accepté et accueilli avec joie Arnaud au sein des réunions de famille… contrairement aux siens, conservateurs et traditionnalistes qui ne souhaitaient plus aucun contact avec leur sale pédé de fils et sa tapette d'ami. Des mots qui les avaient profondément blessés. Ils avaient choisi leur camp, il avait choisi le sien pour rester aux côtés de cet homme exceptionnel qui le faisait tant rire… et le rendait si heureux ! Pour rien au monde il ne voulait perdre tout ça… bien entendu, cela dépendra du plus jeune et de sa réponse en fin de soirée. Il finit par lui rendre un tendre sourire avant de s'avancer vers lui pour déposer un tendre baiser sur ses lèvres.

« Ca va plus que bien oui ! »

La sonnette d'entrée vint interrompre cet instant de douceur et il s'empressa d'aller y répondre, sachant que leur repas venait d'arriver. Il avait passé un jean et un t-shirt noir sur lui et avait récupéré son portefeuille avant de prendre réception de leur repas favori : de délicieuses pizzas à l'italienne agrémentées d'antipasti et d'un bon tiramisu aux fruits rouges. Après avoir remercié le livreur et gratifié d'un excellent pourboire, il ferma la porte du pied et rejoignit son petit-ami qui venait d'entrer dans le salon, vêtu d'un vieux jean troué mais laissant son torse musclé à l'air, ses cheveux encore mouillés étaient frictionnés par une petite serviette. Hum la soirée s'annonçait vraiment plus que bonne !

« Hum ça sent bon ! Repas italien comme je les aime, génial ! »

« Rien de meilleur que cela, c'est clair ! »

Il posa les cartons à pizza sur leur table basse puis se rendit dans la cuisine pour prendre quelques bougies et mettre un fond musical jazzy. Il mit le tiramisu au frais et sortit assiettes, couverts et serviettes. Une ambiance romantique pour changer de leurs habituelles soirées football et qui correspondait parfaitement à son humeur du jour. Cela faisait deux mois qu'il y pensait, deux mois à s'interroger sur la meilleure manière de le faire et d'acheter tout le nécessaire. A l'entente de la musique et du bruit du briquet, le cadet se tourna vers lui surpris.

« Ouh là, on est en train de tomber dans une ambiance incroyablement guimauve, dis-moi ! Tu es sûr que tout va bien, mon moustachu ? »

« Oh tu sais, j'aime bien changer de temps à autre et ça ne peut pas faire de mal, mon bisounours rose géant ! »

Sur ces derniers mots qui firent grogner Jérémy- il en avait marre de ce surnom qu'il lui ressortait souvent pour le taquiner- il s'avança dans le salon pour déposer le tout en se rendant compte qu'il avait oublié l'important : du vin ! D'un petit pas dansant alors que son chéri tapait déjà dans les entrées au fromage et les poivrons farcis, il retourna à la cuisine pour chercher la bouteille et deux verres. En sentant la petite boîte qu'il avait mise entre temps dans sa poche, il prit de nouveau peur. La caressant du doigt, il se demandait encore si tout cela était vraiment une bonne idée et s'il n'allait pas se faire jeter comme un malpropre, surtout après la petite moquerie gratuite du cadet quelques minutes auparavant. Même s'il le rendait heureux, son beau brun n'était pas aussi souvent le gentil bisounours auquel certains pourraient s'attendre- parfois même il était le grand méchant loup de l'histoire. Mais il savait s'en accommoder car comme il le disait, c'était « parfois ! ». Retournant dans le salon, il ne put s'empêcher de s'esclaffer en remarquant la trace d'huile d'olive qui s'échappait de sa bouche.

« Quoi ? » lui demanda t-il la bouche pleine.

« Non, non rien ! »

Intrigué, il leva des yeux suspects vers lui avant de passer sa langue autour de ses lèvres, comprenant ainsi la raison du rire de l'aîné. Soufflant- il agissait vraiment comme un gamin parfois- il s'essuya le menton avec une serviette et continua de manger tranquillement pendant qu'Arnaud s'installait à ses côtés sur le canapé en cuir.

Tout se passait bien, l'ambiance était calme et détendue entrecoupée de petites anecdotes sur leurs amis pensionnaires, émettant des hypothèses de-ci delà sur des couples éventuels comme Artus et Verino ou encore Lamine et l'autre Arnaud. C'était dingue à quel point ils pouvaient ressembler à leurs fans parfois ! Ils continuèrent à parler de tout et de rien, échangeant de temps en temps des baisers tendres ou quelques caresses.

Le moment du dessert arriva plus rapidement que ce qu'espérait Arnaud et après un dernier baiser passionné, il partit chercher les assiettes, y disposant comme il fallait les deux parts de ce délicieux dessert- même si tous les deux souhaitaient un autre dessert à cet instant, leur désir revenant au trot- et y ajoutant sa petite touche personnelle à l'intérieur. Terriblement cliché, aucun doute là-dessus et peut-être la manière la plus inattendue de sa part, mais à quoi bon ? Il n'avait pas trouvé beaucoup mieux !

Manquant de buter dans un sac au passage, il retourna au salon les deux assiettes dans les mains. Il réussit à bien les maintenir malgré le tremblement évident de ces dernières. Son appréhension remontait en flèche, ce qui lui valut une nouvelle fois un regard inquiet de son chéri. Il devait vraiment être très stressé pour que celui-ci le remarque ainsi au premier coup d'œil. Il le rassura rapidement et lui fit un autre sourire. Celui de Jérémy s'agrandit encore plus en voyant son dessert préféré.

« Oh là, tu veux vraiment m'engraisser ou quoi ce soir ? Tu sais à quel point je ne peux pas y résister ! »

« Oh non, je ne cherche pas ça ! J'aime déjà assez tes formes comme ça ! »

Cette dernière réplique les fit rire tous les deux, même s'il reçut une bonne claque sur le fessier au moment où il s'asseyait sur le canapé. Tapant directement dans son assiette, Jérémy poussait des petits murmures d'appréciation, faisant oublier d'un seul coup à l'autre homme son dessert pour fixer son amant. C'était le moment, il le sentait bien ou le voyait bien plutôt quand l'homme aux cheveux longs fit une grimace de mécontentement au contact métallique dans sa bouche. Extrayant rapidement l'objet, il ouvrit les yeux en grand et ses lèvres s'écartèrent dans un grand « O » de surprise en distinguant l'anneau, une fois la crème ôtée. Non, ce n'était pas possible, il n'était pas en train de faire… oh merde, si !

« Je… je sais que nous sommes ensembles depuis seulement un an et tout ça mais… mais je me suis dit que… enfin que c'était le bon moment, non ? »

Il semblait totalement figé par la vision de l'anneau. Plus un seul mot ni remarque ne lui venait à l'esprit à ce moment. C'était… c'était si… il secoua la tête, tentant d'oublier tout sarcasme ou autre, retrouvant un semblant de neutralité dans la voix et le plus de calme possible dans cette circonstance pour pouvoir regarder Arnaud et lui répondre d'un simple :

« Non ! »

Tbc…

Esquive à gauche, esquive à droite… Oops trop tard, une tomate pourrie ! Désolée, je sais je suis sadique… et ce n'est pas terminé ^^^^