Disclaimer : A JKR, leader of my world !

Notes :Suite de la "Parenthèse", centrée encore plus que le premier chapitre sur le côté physique de la chance et un peu - beaucoup - sur le bouleversement émotionnel que ça provoque chez Harry (puisque l'histoire est abordée de son point de vue). A partir de la fin de ce chapitre, en plus du Ron/Hermione & Harry/Hermione du début, on peut y lire une ébauche de Harry/Ron (qui sera, hum, ooh, bien plus présente dans le chapitre final), don't like, don't read :))

Un merci énorme à mes revieweuses (particulièrement à Warp à qui je n'ai pas pu répondre directement !), ça fait toujours très plaisir de lire de gentils commentaires, ça aide à moins paniquer aussi !

Dernier chapitre dans quinze jours !


Se réveiller à côté d'Hermione, nu à côté d'Hermione.

C'est encore le jour mais plus pour longtemps.

Les bruits hors de la tente sont plus calmes qu'au matin.

Je n'avais jamais vraiment pris garde, jusqu'à maintenant, à quel point la pleine nature pouvait être bruyante: les oiseaux, bien sûr, encore et toujours eux, qui s'agitent pour rejoindre les contrées plus chaudes avant l'hiver, les insectes, que je pourrais presque entendre grouiller, criqueter, battre des ailes, frotter leurs antennes, faire ce que font en général les insectes. Et puis, il y a les autres animaux, les musaraignes, les renards, les chevaux égarés parfois, les écureuils quand nous campons près d'une forêt.

Tout ça fait un bruit infernal que je n'entends jamais, parce qu'il n'est rien d'autre qu'une partie du silence pour moi. Parce que ce n'est pas une voix, un mot, un chant ou un gémissement.

Ou un soupir.

Ou un ronflement.

Léger, celui de Ron.

Mon bras touche celui de Ron et c'est la première fois que je suis si mal à l'aise de le sentir contre ma peau.

Parce que ça n'avait jamais été comme ça avant.

Parce que c'était anodin, familier, naturel, avant.

Innocent.

Ça ne l'est plus.

Ron a eu un orgasme en ma présence, en ma présence consciente. Moi aussi.

A cause d'Hermione.

Parce qu'elle a dit qu'elle voulait se partager.

Pour nous unir, pour nous réunir.

J'aurais dû rester sur ma colère et ma résolution de ce matin, j'aurais dû leur foutre en pleine gueule que je ne voulais pas de leur pitié, que je n'en avais pas besoin, mais c'était faux, bien sûr que c'était faux.

Parce que j'avais été furieux de les savoir ensemble, parce que j'avais eu peur qu'il me laisse moi, maintenant qu'ils s'étaient trouvés eux.

Et que tout au fond, en toute honnêteté, c'était logique et c'était juste. Parce qu'ils s'aimaient, même si Hermione ne l'exprimait pas, peut-être pour éviter que leur amitié si forte ne se fragilise dès l'instant où elle se transformerait en autre chose, peut-être simplement parce que, comme elle l'avait dit, elle n'avait pas le droit de laisser se construire maintenant un lien que n'importe qui pourrait démolir le jour suivant.

Elle avait raison et elle avait tort.

Se priver volontairement de quelque chose d'écrit ne rendait pas cette chose moins atteignable.

Me priver de Ginny ne la mettait pas réellement en sécurité. Qui l'était de toutes façons en ce moment ?

Mais me priver de Ginny m'évitait de me sentir coupable ou responsable. Je n'étais pas responsable d'elle puisque nous n'étions pas liés.

Je ne pouvais pas être responsable de la survie de tout le Monde Sorcier et en plus de tous ses individus, pris un à un. Il fallait bien que chacun surveille ses propres arrières.

Mais j'étais responsable de Ron et Hermione. Même s'ils avaient choisi de venir avec moi.

Parce qu'en partant avec eux, en cherchant les horcruxes avec eux, j'en avais fait une extension de moi.

Et que nous étions ensemble.

Hermione, Ron, Harry.

Pas de " et ", pas de " avec ".

Nous trois. Si un tombait, les deux autres ne se relèveraient pas.

Donc, ça avait peut-être un sens qu'Hermione propose cette " trêve ", cette " parenthèse " comme elle l'appelait.

Parce que nous étions dedans jusqu'au cou, mais que de réagir en individu nous écartait des deux autres.

Et que personne ne voulait être écarté pour l'instant.

JE ne voulais pas être écarté.

Je ne parlais même pas du sexe, de la perspective du sexe, puisque c'était le lien qu'Hermione avait choisi pour nous mettre ensemble, ce qui était certainement plus logique que de décider de s'unir dans le Quidditch, Hermione avait toujours été une joueuse incroyablement mauvaise.

Même sans le cul, nous étions ensemble, nous devions faire front.

Mais, le fait qu'il y avait ça en plus, ça prenait plus de sens et ça demandait plus de volonté et de respect que sans.

Parce que je les aimais tellement tous les deux, elle qui se donnait, lui qui acceptait qu'elle ne soit pas qu'à lui, ça aurait été tellement beau si ce n'était pas déjà tellement excitant.

Excitant…

Merlin, je bande à nouveau !

Nu, contre Hermione.

Ron ronfle encore, mais elle est éveillée, me regarde.

Je ne la vois pas distinctement parce que je n'ai pas encore remis mes lunettes que j'ai dû enlever avant de m'endormir mais je sais que ses yeux sont fixés sur moi.

Elle est tellement proche que quand je me retourne vers elle, mes yeux louchent un moment avant de faire le focus sur son visage.

Quelque part, j'aime assez qu'elle soit un peu floue, c'est plus facile pour lui parler sans rougir.

" Hello… "

" Bonjour Harry… tu as bien dormi ? "

Pas de Rebonjour après cette expérience de tout à l'heure, elle ne fanfaronne pas, elle ne fait pas d'allusion, elle me sourit, tout simplement.

Est-ce que je dois faire comme si ce qu'il venait d'arriver est naturel ?

Est-ce que je dois me presser contre elle pour lui faire comprendre que, moi, je n'ai pas rêvé ?

Ou est-ce que je dois continuer à être juste Harry, parce que le Harry de la " parenthèse " n'est pas différent de l'autre, de moi ?

Question stupide, je sais, je ne la pose pas.

" Oui, j'ai bien dormi. " Elle me sourit encore et je m'aperçois à quel point elle a ce visage de petite fille quand elle est tout échevelée, les paupières encore lourdes et les joues chiffonnées.

Je me demande si j'ai moi aussi un regard de gosse.

J'ai dix-sept ans, je n'en suis plus tout à fait un, je n'en suis plus tout à fait un depuis longtemps.

Peut-être depuis le premier croc-en-jambe de Dudley et les soufflets, du plat de la main, d'oncle Vernon.

Et puis le reste…

Mais en fait, c'est la première fois que je peux prouver que je suis autre chose qu'un gamin qui joue au héros, parce que pour la première fois, il y a une fille nue à côté de moi.

Si ce n'était pas Hermione, ce serait terrifiant, je serais certainement minable et ridicule.

Mais Hermione m'a déjà vu minable et ridicule. Pas nu, minable et ridicule, mais je suppose que ce n'est qu'un pas à franchir.

Alors, je lui murmure " Merci ".

Parce que je le pense, vraiment, profondément.

Elle prend ma main et je crois – j'espère, maudit pervers – que peut-être elle va la poser sur sa poitrine, comme tout à l'heure, ou plus bas, mais elle la met contre son visage et la frotte doucement contre sa joue.

C'est doux, c'est familier, mais matin et excitation aidant, ça me stimule comme un malade, je crois que je n'ai jamais été aussi dur après m'être senti tellement apaisé. Je dis ça, évidemment, dans la perspective que ce genre de situation me soit arrivé régulièrement, ce qui n'est pas... bref, arrête de penser comme un puceau en chaleur, Potter !

Je me glisse plus près d'elle, pour pousser mon érection contre sa cuisse mais elle met sa main sur mon épaule et jette un œil à Ron.

" Non, Harry… il dort toujours. Attends qu'il s'éveille. Je ne veux pas qu'on se cache… si tu es d'accord. Ça doit être nous trois, toujours, parce que personne ne doit se sentir en dehors, ou être jaloux de ce que pourraient faire les deux autres. "

Elle me dit ça très sérieusement, en fronçant les sourcils et moi je rougis quand je me rends compte que je ne peux pas m'empêcher de me demander si elle entend par là que c'est nous trois ensemble tout le temps, Ron et moi sur elle en même temps.

C'est stupide et précipité et ça n'arrange en rien mon érection, mais bien sûr, même la sage Hermione sait ce que ça implique d'autoriser deux mecs à être avec elle.

Tout à l'heure, ce n'était pas grand chose que je ne puisse faire moi-même, je n'étais peut-être pas aussi expert que Seamus mais j'étais parfaitement capable de me branler tout seul.

Même si ça avait été extraordinaire d'avoir une autre main qui le fasse pour moi.

Mais il y aurait plus, n'est-ce pas, évidemment il y aurait plus.

Il fallait juste que je ne visualise pas le plus en question dans l'immédiat si je ne voulais pas exploser contre sa jambe.

Enfin, pas tant que Ron ne serait pas éveillé…

" Oui, je… tu as raison. "

Elle se chatouille le nez et cligne des yeux, avec cette petite grimace moqueuse que d'autres prennent pour de la prétention et qui veut dire " Bien sûr que j'ai raison, j'ai toujours raison ! "

Je n'ai pas envie de la laisser s'enorgueillir de sa réussite, mais oui, elle sait exactement ce qu'il nous faut, elle connaît les liens qui attachent.

Je ne serais presque pas étonné d'apprendre qu'elle l'a lu dans un livre.

J'ai envie de lui poser mille questions, de lui demander si ça ne la gêne pas, si elle y pense depuis longtemps, si elle se rend compte de ce que ça représente pour nous trois, de ce que ça représente dans la vie d'un être humain normal.

Mais Ron a bougé et ses ronflements se sont arrêtés.

Et mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine parce que je sais que c'est le moment où on passe le test.

Réussir à assumer ça tous les trois, en restant les mêmes, mais avec une " parenthèse " entre nous qui nous permet de tout imaginer, ou presque.

Mon sexe réagit encore une fois, se tend plus qu'il n'est possible de le faire, et je m'éloigne un peu d'Hermione pour ne pas être celui qui aura provoqué le nouveau pas en avant.

" Bordel, j'ai dormi comme un bébé. " murmure Ron de l'autre côté d'Hermione.

J'entends mon amie siffler et je sais déjà qu'elle va lui reprocher son juron. Ce qu'elle fait.

" Non mais vraiment, Ron, tu n'es pas obligé d'être grossier pour dire ça ! "

Je le vois se retourner pour s'appuyer sur le coude et la dominer de sa hauteur.

Elle est toujours couchée et je sens qu'elle est tendue mais elle sourit encore et elle a l'air à la fois vulnérable et totalement assurée.

Lui aussi sourit, lui sourit.

Et écrase sa bouche sur les lèvres d'Hermione.

Elle pousse à peine un soupir de protestation et son corps se détend tandis qu'il lui caresse doucement la nuque, la main perdue dans ses cheveux.

Très vite, elle lui rend son baiser, sans hésitation, sans maladresse, en écartant les lèvres et en dressant un peu son corps pour que leurs poitrines se frôlent.

Il soulève un peu son visage à l'aide de sa main cachée dans ses boucles brunes et change légèrement de position.

Pour me regarder.

Je n'ai toujours pas mes lunettes sur mon nez mais je sais qu'il ne me quitte pas des yeux.

J'aimerais penser qu'il me met au défi d'en faire autant, j'aimerais croire que c'est un jeu, un duel de mecs un peu crétin, mais je comprends qu'il me montre qu'elle est à lui, même si elle en a décidé autrement.

A lui, aussi longtemps qu'il vivra, à moi aussi le temps de la parenthèse.

C'est peut-être de la psychologie à deux balles de voir tout ça dans le simple regard de Ron fixé sur moi, mais je ne pense pas me tromper, je suis certain de ne pas me tromper.

Et je suis certain aussi qu'il ne me pardonnerait jamais de profiter de cette parenthèse pour l'atteindre, pour la blesser ou la salir.

Mais moi non plus, je ne le veux pas.

Je l'aime, je les aime et je veux juste prendre ce qu'ils sont d'accord de me donner.

Je lui réponds d'un hochement de tête. C'est suffisant.

Hermione pousse à présent un nouveau petit gémissement qui me va direct aux tripes.

Elle gémit comme miaulerait une chatte, se tord d'ailleurs presque de la même façon et j'aimerais tellement à présent être celui, écrasé contre elle, qui la met dans cet état.

Ron doit comprendre ma frustration parce qu'il abandonne doucement sa bouche pour remonter sur ses joues, puis son nez, ses paupières et son front pour y déposer de petits baisers.

Puis il se redresse et interrompt ma main au moment où j'allais saisir mes lunettes.

" Non, vieux, elles vont te gêner. Montre-nous plutôt si ma sœur a quand même eu le temps de t'apprendre quelque chose… "

J'ouvre la bouche et la referme, incapable de faire sortir un son distinct et lui lance un regard franchement terrorisé. Il veut vraiment qu'on cause de Ginny en ce moment précis ?

Mais mon silence ne dure pas et je me prends à bafouiller comme un abruti.

" Ron, j-je… "

Il hausse les sourcils et me décerne ce fameux sourire en coin réservé d'habitude aux déclarations débiles de Seamus dans notre dortoir et je me demande s'il va me laisser couler à pic ou s'il a l'intention de quand même me secourir quand Hermione se tourne doucement vers moi en me chuchotant : " Embrasse-moi, Harry… "

Alors, je l'embrasse.

Je l'ai déjà fait, deux fois, mais je n'ai jamais eu Ron qui me surveillait d'aussi près que maintenant et j'ai vraiment très peur de mal faire.

J'y vais vite, sans prendre le temps de me laisser aller contre elle et sans apprécier ses doigts fins qui remontent les mèches aplaties sur mon front, qui contournent ma cicatrice.

Je l'embrasse sans talent, presque sans plaisir, en suppliant Merlin que Ron puisse regarder ailleurs, que ça finisse vite.

Je me sens totalement stupide.

" Détends-toi, Harry. " souffle-t-elle contre mon cou, je lui suis reconnaissant d'avoir relâché mes lèvres sans protester et sans essayer de faire durer le supplice.

Dans ma tête, j'essaie d'envisager comment une suite pourrait être possible alors que je n'arrive même pas à simplement l'embrasser en sachant que Ron nous observe.

Ma queue s'amollit et dégonfle lamentablement et je pleurerais bien dans un coin si je ne me m'étais pas déjà assez humilié comme ça.

Je me laisse retomber sur mon sac de couchage en pressant mes poings contre mes yeux.

On peut toujours faire comme si rien ne s'était passé et revenir en arrière, on peut toujours tout oublier.

" Harry, c'est naturel… " continue de murmurer Hermione. " Je ne m'attendais pas à ce qu'on soit tout de suite tous les trois à l'aise en présence des autres. Mais ça viendra, Ron va t'aider… "

Lui et moi nous soulevons au même moment et poussons le même grognement paniqué.

" M'ai-m'aider ? "

Mon ami s'est assis et le sommet de son crâne touche le haut de la tente. Il a croisé les bras sur sa poitrine et nous regarde tous les deux dans un silence buté.

Mais Hermione se rapproche de lui et laisse courir la main sur son épaule nue. Je vois qu'il se détend et j'en ferais de même si c'était sur mon épaule que se trouvait sa main, mais ça ne suffit pas à me rassurer sur les intentions de mon amie.

Encore une fois, elle prend son ton professoral pour nous expliquer à tous les deux comment elle voit les choses.

" Il est évident que Ron me connaît, hum, plus intimement que toi, Harry. Et aussi que, en partie grâce à l'expérience acquise avec L-lav-lavande l'an dernier, il comprend un peu les fonctionnements du corps féminin. "

Ron se tortille maladroitement en baissant la tête mais ne dit rien et Hermione poursuit.

" Alors, ça me semble plus sage que tu le laisses t'apprendre ce qu'il faut savoir quand on est en présence de… d'une fille… enfin, bref, de moi… "

" Et tu te laisserais faire ? "

Elle pousse un soupir outré à la question de Ron mais se penche vers lui en laissant retomber le sac de couchage qui recouvrait le haut de son corps.

" Oui, Ron, je me laisserais faire. "

Je l'entends jurer dans son souffle.

Moi je suis à présent tellement proche d'Hermione que je devine la chair de poule qui recouvre sa peau et l'assombrissement subtil de la pointe de ses seins.

Je suis dur à nouveau et j'ai secrètement hâte que Ron me montre comment s'y prendre avec cette partie si sensible de la poitrine d'Hermione que je l'ai vu mordiller tout à l'heure.

Mais Ron n'en a pas encore fini avec les questions, alors que je sens ma gêne s'évanouir à mesure que l'envie de me mettre à la pratique m'envahit.

" Tu nous laisserais tout faire ? "

Ah, au temps pour moi, je dois avouer que la question est intéressante…

" Je… "

Hermione se mordille les lèvres, remonte ses bras contre son torse, je maudirais presque Ron d'avoir été trop pressant et indélicat avec elle.

Je crois qu'elle va nous envoyer balader, rugir une bonne fois sur mon ami avant de s'enfermer dans la tente, mais elle redresse la tête et plonge ses jolis yeux noisette dans les yeux bleus de mon crétin de meilleur pote.

" Oui… je… "

Ron ne la laisse pas terminer sa phrase, entoure son visage de ses grandes mains, se perd dans un murmure collé contre sa peau,

" Excuse-moi, mon cœur, je ne devrais pas te demander ce genre de choses, ça va trop loin pour toi, et trop vite… excuse-moi, s'il te plaît ! "

Le sourire tendre qu'elle lui renvoie me fait douloureusement comprendre à quel point je ne suis pas à ma place entre eux deux mais que c'est déjà presque trop tard pour faire machine arrière.

" Non ! " dit-elle vivement en posant ses mains sur celles de Ron. " Je suis prête, Ron, à aller jusqu'au bout… "

Je retiens mon souffle et je crois que Ron a depuis longtemps oublié comment on s'y prenait pour respirer.

" …mais progressivement… je… c'est nouveau pour moi… "

" Pour moi aussi ! " lance-t-il tout contre elle.

" Je le sais, je sais que toi et Lavande vous… "

" Jamais ! Même pas approché ce que toi et moi… je te le jure. "

Elle sourit et détache une de ses mains de son visage pour en embrasser la paume. " Je sais. "

Je me sens encore une fois de trop mais je n'ai pas le droit d'intervenir, c'est à eux de me laisser entrer dans leur cercle, pas à moi de m'imposer.

Et Hermione est assez bonne pour m'ouvrir le passage.

Tandis que Ron est toujours perdu dans la contemplation de son visage, elle attrape ma main et m'aide à me redresser.

Je suis maintenant tout contre elle, à sa gauche, mon torse nu frôlant ses seins, mon bras contre celui de Ron.

" Harry… tu vas avoir un bon professeur. " dit-elle avec un regard malicieux vers le grand rouquin à sa droite.

Ron se secoue la tête et pose sa main sur mon épaule.

Je frissonne un peu mais je commence à m'habituer à l'intrusion de sa peau sur la mienne.

" Ouais, vieux, je vais te montrer comment on s'occupe de cette délicieuse jeune fille. "

Hermione rougit.

Je bredouille un " oh oui, ok, d'accord ".

Et il m'apprend. C'est vrai qu'il s'y connaît pas mal, l'enfoiré !

Il repousse doucement les épaules d'Hermione pour la forcer gentiment à se coucher et descend le sac de couchage jusqu'à sa taille.

Elle ferme les yeux mais ne se dérobe pas du tout.

Nous sommes, lui et moi, à genoux à côté d'elle et je sais qu'il va falloir qu'à un moment nous laissions aussi tomber le sac élargi qui nous recouvre mais rien ne presse.

Je la regarde à présent comme si je ne l'avais jamais vue, et c'est vrai que tout est nouveau.

Son ventre que j'avais senti sous mes doigts est plus plat que je ne le croyais et ses seins sont joliment dressés, ombrés d'une aréole rosée un peu pourpre. Je connais stupidement les noms pour toutes les parties du corps d'Hermione, parce que je me suis caressé mille et une fois en feuilletant le guide gynécologique que j'avais trouvé dans la bibliothèque de tante Petunia.

Mais les mots – mamelons, tétons, lobes glandulaires, muscles grands pectoraux – sont tellement froids et vides de sens quand je peux simplement reconnaître à quel point c'est beau, doux, combien, je dois bien foutrement l'avouer, j'ai envie de savoir quel effet provoquerait ma langue là, par là tout autour.

Ron m'observe encore, un sourire aux lèvres cette fois.

" Ils sont magnifiques hein… je crois que je n'ai jamais rien vu de plus parfait au monde. "

J'acquiesce en déglutissant plutôt bruyamment et Hermione glousse nerveusement en m'entendant.

" Tu peux les caresser, doucement au début, parce que c'est une partie du corps que les filles ont plutôt sensible, mais quand tu sens que ça lui plaît et qu'elle est prête, tu peux y aller plus franchement… "

Je me demande s'il parle juste d'Hermione ou si son expérience à ce niveau s'étend aussi à Lavande mais je ne suis pas demeuré au point de poser la question.

" Elle aime que je sois un peu ferme quand je la caresse… n'est-ce pas mon cœur ? "

Hermione pousse un petit gémissement qui doit être une affirmation mais garde les yeux clos.

Je me souviens de sa main tout à l'heure et comme Hermione tremblait et frémissait quand il la pétrissait presque violemment.

Et il recommence, doucement au début, comme il l'a suggéré, mais très vite il lui pince les tétons avec fureur et je suis impressionné de voir combien Hermione, que je croyais petite et fragile, apprécie ses mains sur elle.

Elle pousse de petits halètements rapides et ses dents sont enfoncées dans ses lèvres tandis que Ron se penche sur elle pour la reprendre en bouche.

J'attrape mes lunettes pour ne pas perdre une miette du spectacle, de mon apprentissage et contrairement à tout à l'heure, je vois parfaitement ce que fait Ron.

Comment il entoure la pointe de ses seins de sa langue, en donnant de petits coups vifs puis en la suçotant un peu en y laissant un trait de salive.

Comment il attrape le téton dressé entre ses lèvres, l'aspirant doucement avant de le mordiller avec délicatesse.

Et comment Hermione soupire et tremble, une main agrippée dans ses cheveux et l'autre retenant le piquet central de la tente.

Ron me jette un regard et je suis surpris de voir ses yeux bleus si sombres tout à coup. Il se passe quelque chose d'important ici bas, les choses sont sérieuses pour lui.

Il relâche le sein d'Hermione, embrasse la rondeur ferme pressée contre son menton et murmure contre sa peau.

" Vas-y, Harry, en même temps que moi, vieux, fais ce que je fais. "

Je ne peux pas empêcher mon sexe de tressaillir en l'entendant et je le regarde reposer sa bouche sur la poitrine d'Hermione.

Et je fais ce qu'il me demande.

Je la caresse doucement d'abord, avec révérence, admirant comme sa peau est douce mais rêche là où son mamelon s'est dressé et durci, et comme son sein répond à mon mouvement, suivant presque le geste de ma main comme si je l'attirais avec un aimant secret.

Je voudrais avoir le cran de la malaxer comme Ron l'a fait avant moi mais j'ai bien trop peur de lui faire mal, alors je me penche à mon tour sur elle et lèche tout doucement le contour rond un peu sombre.

La peau d'Hermione a un goût un peu salé mais pas âcre ou acide, c'est doux comme tout le reste de ce que je connais d'elle et j'ai envie de goûter plus encore.

Alors, j'aspire comme Ron son sein dans ma bouche et je suis satisfait et heureux de sentir sa main s'accrocher aussi dans mes cheveux.

Je ne sais pas lequel de nos trois cœurs bat aussi vite mais on dirait réellement que l'un de nous va exploser, et je comprends que c'est Hermione quand elle tire un peu brutalement nos têtes en arrière en suffoquant.

" Ron, s'il te plaît… ap-apprends à Harry… oh s'il te plaît… plus bas… je… "

J'entends Ron ricaner gentiment mais je sais qu'il n'y a pas une once de moquerie en lui. Il est fier, tout comme moi, de la mettre dans cet état-là.

Et je dois bien avouer que je n'ai jamais rien entendu de ma vie d'aussi excitant qu'Hermione qui supplie.

Lui aussi, ça doit lui remuer l'intérieur parce que je le vois sortir du sac de couchage et, qu'une fois encore, je suis presque gêné de mon érection quand je la compare à la sienne.

Mais je n'ai pas le temps de m'apitoyer sur mon " calibrage ". Il murmure " Tout ce que tu veux, mon cœur. " et prend ma main pour la faire glisser avec la sienne sous le tissu rembourré du sac.

Toutes les explications du bouquin de Tante Petunia ne m'ont pas préparé à ce que je découvre là en dessous.

Hermione est vraiment mouillée et collante et c'est très bizarre de sentir ce liquide étrange imprégner mes doigts. Pas désagréable, mais infiniment plus poisseux que ce à quoi je m'attendais.

En fait, je ne m'attendais à rien, et j'avais toujours cru que Seamus disait ça pour horrifier Neville quand il nous parlait de filles dégoulinantes.

Je ne suis pas à l'aise avec ça, d'autant plus que je ne vois pas ce que je fais et que je me contente de poser le doigt là où Ron me l'a indiqué, un peu à l'intérieur.

Je sens bien de petites boucles contre mes phalanges, collantes elles aussi, mais je ne trouve rien de tout ça vraiment excitant. Beaucoup moins que de s'occuper de ses seins, en tout cas.

Jusqu'à ce que Ron lui chuchote quelque chose à l'oreille et qu'elle hoche la tête.

Et qu'il fasse descendre jusqu'à ses pieds le sac de couchage.

Merlin, je l'avais vue nue tout à l'heure et j'avais déjà vu bien plus impudique dans le magazine des jumeaux mais d'apercevoir mes doigts, à moitié disparus entre ses cuisses, au centre de ce triangle d'un brun bien plus foncé que ses cheveux, c'était… magique.

C'était donc ça qu'on sentait à l'intérieur d'une fille ? Cette chaleur humide et glissante.

Je ne sais plus trop quoi faire et je regarde encore une fois comment Ron s'y prend mais il a l'air aussi perdu que moi et fixe à présent le corps d'Hermione, laissant voyager ses yeux de son visage aux joues rosies jusqu'à la pointe de ses orteils.

Moi, je me demande bêtement si je dois rester comme je suis, un doigt stupidement placé en bordure de son sexe, sans oser vraiment y entrer ou en sortir, mais Hermione pousse un petit râle rauque et je la sens qui se tend comme si elle voulait imposer à mes doigts une position plus profonde.

" S'il te plaît… s'il vous plaît… maintenant, j'en ai besoin… " murmure-t-elle en imprimant de petits mouvements de va-et-vient à son bassin.

Ron semble enfin sortir du rêve dans lequel il était plongé et se racle la gorge un grand coup.

" Oui, oui, Hermione… maintenant, d'accord. " lui répond-il dans un souffle, sans la regarder directement.

Il déplace un peu brusquement ma main posée à l'extrémité de sa cuisse et enfonce un doigt, plus épais que le mien, à l'intérieur d'Hermione.

Je suis hypnotisé par le rythme que prennent immédiatement les hanches de mon amie s'évertuant à pousser le doigt de Ron plus loin en elle.

Et ses gémissements reprennent de plus belle, étouffés et rentrés mais là, tellement là que ça me vrille la tête.

" Là, vieux, tu dois… enfin, tu vois… mais il faut faire attention de ne pas la blesser parce que… enfin, c'est… il y a une paroi, un… "

" L'hymen, oui, je sais. "

J'ai lancé ça précipitamment, et il me regarde un peu surpris avant de rediriger ses yeux sur le visage d'Hermione.

Je l'entends murmurer dans son souffle " Ouais, l'hymen, c'est ça… oh putain, elle est tellement belle. "

Et j'essaie de détacher mes yeux de sa main maintenant courbée et appuyée entre ses cuisses pour voir aussi à quel point notre amie est belle, échevelée et frémissante, le corps totalement tendu et ses seins que j'adore déjà tellement tressautant à chaque nouvelle ondulation de ses hanches.

Mais Ron arrache sa main d'Hermione et reprend la mienne.

" Là, plus haut, le petit bout dur au-dessus de l'ouverture, c'est… merde… c'est là que c'est le mieux pour elle, que ça lui… merde… vas-y doucement, ne la blesse pas… jamais ! "

Je veux refuser, je veux presque me lever et quitter la tente, et si je n'étais pas nu en ce moment même, c'est ce que je ferais. Mais il ne m'a pas laissé le choix et presse plus fort ma main contre elle.

Alors je tends le doigt et touche cette partie dont j'ai encore une fois tellement entendu parler.

Et Hermione frissonne contre moi.

J'ai peur de mal m'y prendre et j'aimerais vraiment être ailleurs parce que plus rien ne m'excite dans ce qui arrive et c'est même plutôt flippant mais Ron a collé une main contre la mienne et m'empêche de me dérober.

Alors je mime les mouvements qu'il m'a montré, le frissonnement d'Hermione se transforme en palpitation et c'est tellement intense de voir comme elle peut devenir une autre que je ne reconnais pas quand je lui fais ces choses-là.

Ron a relâché ma main et vient se coucher à côté d'Hermione, lui murmurant des mots tendres que je comprends à moitié et embrassant son cou, ses joues et ses cheveux.

Je crois un instant entendre un sanglot dans sa voix mais la main d'Hermione est posée sur la sienne et elle entrelace ses doigts avec les siens avant de pousser un long gémissement qui me fait totalement perdre le fil de mes pensées.

Puis tout à coup, c'est le silence et je n'ose plus bouger.

Je regarde Ron qui a à présent enfoncé son visage dans ses cheveux et surveille les battements du cœur d'Hermione.

Ça va vite, très vite, et mon cœur à moi bat tout aussi fort, mais je ne sais pas encore si je dois être satisfait de ce qui vient de se passer, tout est confus dans mon esprit et mon excitation passée bataille à présent ferme avec mon désarroi.

Le chemin sera peut-être long avant que la parenthèse ne se referme réellement sur nous.

Je ne bande plus assez pour avoir envie de faire quoi que ce soit d'autre et j'attrape machinalement les vêtements dans mon sac au fond de la tente.

Je comprends du coin de l'œil que mes amis en font autant et j'attends qu'ils aient fini de s'habiller pour sortir le premier de l'auvent.

Alors, c'est ainsi que ça se termine, et nous sommes tous les trois encore plus silencieux qu'auparavant quand Hermione admet enfin qu'il n'y a rien non plus à découvrir dans ce foutu coin perdu du Comté de Donegal.

Non, pas tout à fait.

Ça ne se termine pas.

Ce soir-là, après avoir décidé que nous démonterions à nouveau le campement le lendemain pour tenter notre chance du côté de Glendalough, nous retournons sous la tente, silencieux mais décidés, et cette fois, Hermione nous prend en main en même temps, Ron et moi, et j'avoue que je suis tellement impressionné par sa dextérité et sa synchronisation que j'oublie totalement de la prévenir quand je jouis sur sa main ouverte, quelques secondes à peine avant que Ron ne vienne à son tour.

Je m'endors enfin en appréhendant moins la familiarité du lendemain matin.

Les jours se succèdent, de plus en plus froids et pluvieux quand nous escaladons les marches de pierre de tous les monastères qu'Hermione tient absolument à ce que l'on inspecte, mais les nuits sont immuables. Ce sont nos mains et nos jambes qu'on frôle et qu'on emmêle et nos orgasmes qui s'enchaînent, de moins en moins timides, de plus en plus audacieux.

On ne baise toujours pas, je sais que c'est un pas qu'Hermione a peur de franchir et ni Ron ni moi ne voulons la presser à ce sujet.

Mais le reste devient de plus en plus facile et naturel, et un matin, je ne suis pas vraiment étonné de voir Ron glisser le long du corps d'Hermione pour venir placer sa tête entre ses jambes.

Je me dis qu'il va la lécher comme il m'a confié la veille qu'il rêvait de le faire mais je le vois sortir sa baguette et passer la pointe tout doucement contre les lèvres du sexe d'Hermione.

Elle pousse un petit cri étonné quand il commence à faire voyager la baguette de bas en haut de sa toison et je comprends au bruit caractéristique du morceau de bois qu'il utilise sur elle un sort que nous avons appris pour nous raser – même si j'en ai largement moins besoin que lui – et qu'il est en train de la taquiner gentiment avec ça.

Elle serre d'abord les cuisses l'une contre l'autre, mais je sais par expérience que le sortilège en question est vraiment très agréable, envoyant simplement un petit souffle de chaleur sur la peau qui se retrouve imberbe après son passage.

La sensation n'a pas l'air de déplaire à Hermione et elle desserre progressivement les jambes, jusqu'à les tenir grandes ouvertes devant lui.

Et là, enfin, il ose se jeter sur elle et maintient ses cuisses écartées avec ses mains tandis qu'il plonge la langue en elle.

Je n'ai jamais vu ça de ma vie.

Non pas ce qu'il lui fait, mais le regard gourmand et réjoui qu'il lui renvoie quand elle se soulève un peu pour le regarder se régaler entre ses cuisses.

Il est à la fête, il a la mine enchantée d'un gosse qui découvre un trésor de confiseries et il prend tellement de plaisir à faire plaisir que je reste pendant un instant incapable de bouger et de détacher mon regard de sa langue qui va et qui vient avec adoration.

Il faut un nouveau cri étranglé d'Hermione pour que je revienne sur terre et que je comprenne ce qu'il m'arrive.

Je n'ai jamais rien vu de plus sexy de ma vie !

Et je ne me rends même pas compte que j'ai commencé à me branler lentement, le regard toujours fixé sur Ron jusqu'à ce qu'une image s'imprime dans mon esprit.

Je voudrais être à la place d'Hermione.

Je voudrais être celui pour qui Ron met tellement d'énergie et de joie.

Je voudrais savoir ce que c'est d'être l'objet des attentions effrénées et gourmandes de Ronald Weasley, parce que ça a l'air d'être la chose la plus merveilleuse au monde d'être aimé par lui, parce qu'il donne tellement en ne demandant jamais rien qu'on ne soit pas disposé à lui donner de très bon cœur.

Mais un clin d'œil de lui me fait sortir de mon rêve éveillé.

C'est elle qu'il aime, c'est elle qu'il veut honorer, elle qu'il essaie de faire jouir en multipliant les succions et les coups de langue.

Alors, parce que j'ai quand même appris en ces quelques jours à participer activement, je viens me glisser dans le dos d'Hermione et je presse ma queue entre ses fesses, me frottant contre elle en mesure avec les mouvements de tête de Ron et empoignant distraitement sa taille pendant qu'elle se tord et se tend, gémissante et offerte tandis que Ron se pourlèche les lèvres avec délectation.

Je jouis en même temps qu'elle, me répandant maladroitement sur son dos et sur mes cuisses et je me laisse retomber sur le sol, elle toujours collée contre mon torse.

Ron se faufile à côté de nous, remontant le long d'Hermione en multipliant les petits baisers légers qu'il a pris l'habitude de lui donner après et mon cœur manque un battement quand je sens ses lèvres embrasser ma hanche avant de retourner sur Hermione.

Je passe ce jour-là une après-midi affreuse à essayer de deviner dans ses regards et ses éclats de rire s'il l'a fait exprès.