Chapitre 1 Deux inconnus ( où comment la curiosité prend le pas sur l'intelligence )
Je fixais sans conviction la boisson claire de ma chope. A cause de la profondeur de celle-ci et de l'obscurité présentes dans la taverne, je ne distinguais de mon reflet qu'une masse sombre et informe.
Des volutes de de fumée ( provenant très certainement d'un drogué quelconque ) s'enroulaient autour de doigts fins, presque maigres. C'est marrant mais je préférais ça à l'uniformité droite et carré de la Marine. Élégante façon d'exprimer mon dégoût pour cette infâme institution.
Il aurait dit :
« Cesse donc de rêver, petit. On ne peut pas faire de comparaison entre une pauvre chope dans une pauvre taverne et la Marine»
La grande classe.
Moi je n'aurais rien répondue. Je ne tient pas forcément à la vie mais je ne suis tout de même pas suicidaire. Malgré ça, j'aurais adoré répondre avec toute l'ironie dont je suis capable:
« Ben au moins, la pauvre chope dans la toute aussi pauvre taverne n'essaye pas de nous mettre à ses pieds pour le simple prétexte qu'elle estime que sa crasse vaux mieux que la nôtre et que ne nous n'avons pas l'idéal idiot que tout le monde se plie a leur décision.»
Je soupirai. D'un mouvement sec de la main, les délicats rubans de tabacs flottant autours de mes fins doigts, disparurent brusquement. J'attrapais l'anse de ma chope et la portais à mes lèvres. J'aurais certainement mieux fait de ne pas boire ce truc ( je risquais l'intoxication ) mais j'avais très très trèèèès soif. Et même si mon instinct me disait d'éliminer immédiatement la substance étrangère qui descendait avec une lenteur presque calculer le long de ma gorge, ma gorge grogna qu'elle au contraire, n'en avait absolument rien à foutre de ça et que si je ne buvais pas rapidement, elle se ferait une syncope…
...
Soumise par un organe aussi inutile relève d'un niveau très élevé en matière de pathétisme. Je connaissais la réputation des taverniers dans cette zone (pour être exact, j'avais écouté avec toute la non discrétion dont je suis capable la conversation de deux pirates qui se plaignaient de douleur au ventre ) et en plus de l'hygiène assez discutable de l'endroit, les boissons étaient renommées pour leurs taux d'alcool excessivement élevés qu'elles semblaient contenir. Moi qui ne buvait pas de cette drogue addictive, avait donc commandé du soft mais maladresse oblige un peu de scotch avait du tomber à l'intérieur.
...
Un goût sucré relativement sucré m'envahis les papilles, explosant avec force mes neurones. Oui, le jus de pomme avait cet effet bizarre sur moi. Je grimaçais. Yerk !
Le barman qui jusqu'à là nettoyait le comptoir que j'avais décidait de squatter, aperçut mon expression de dégoût car délaissant le bois qui de toutes façon n'avait nullement besoin de se faire cirer autant, déclara :
« Alors l'gamin on ne supporte pas l'alcool ? »
Ce qu'il me dit me frappa. Je rougie et mes joues devinrent anormalement pourpres. J'aurais du m'en douté. Je rétorquais troublée malgré moi :
«C'est juste que je n'en bois souvent », retenant tout de même le " ivrogne " qui me brûlais les lèvres.
Mon interlocuteur pris la mine déconfite de celui qui aurait voir son affirmation justifiée puis partit dans un éclat de rire servir ses convives. Puis comme si il avait entendu l'injure silencieuse, il m'envoya un clin d'œil. Sincèrement, c'est pathétique. Et même franchement arrogant. J'ai envie de vomir, c'est répugnant. Pourquoi c'est toujours les même cons qui m'abordent ? Ils ne peuvent pas m'ignorer ? Ainsi chacun n'auraient pas à supporter l'autre ? Et la planète toute entière serait remplis d'asociaux à mon image…
Ce même homme travaillait toujours quand le Soleil laissa place à sa magnifique sœur la Lune habillé dans sa cape soie noire et suivit de prés comme de loin par son armada de valets, les étoiles. Et moi insensible à la beauté des astres stellaires, telle la paumé de la life que je suis, j'enchaînais les verres à une vitesse folle pour garder les yeux ouverts malgré le fait clairement évident que je ne pourrais certainement pas payer l'addition. Pas grave. Il suffirait que j'invoque le nom de l'emplumé rose ainsi que mon lien avec lui. La note aurait disparue comme par enchantement. Exactement ce que je voudrais éviter à tout prix. Je ne veux pas être comme lui parce que lui quand il veut quelque chose il l'a. Peu lui importe si son propriétaire d'origine ne veut pas. Avoir du sang sur les mains ne l'a jamais déranger outre mesure.
Je sais pas comment il est parvenue à devenir le roi de cette île, ni pourquoi les gens se laisse faire parce que son fruit du démon à beau être puissant il ne peut pas les contrôlé tous. C'est impossible.
Enfin je crois. Je pense. J'imagine …
Troisième soupir de la soirée. Oui , je les compte et alors.
Soudain, je sentit une différence de pression dans l'air. L'ambiance jusqu'à là bonne enfant, se chargea violemment d'électricité. Elle me prit d'un seul coup ( l'électricité évidemment ! )et un frisson me parcourut la colonne vertébrale pour se loger dans mes omoplates. Qui était responsable de cette horrible sensation qui prenait le pas sur mes autres sens sans m'avoir demandais – gentiment – mon avis ?
Tatata, roulement de tambour et …
Je me retournai lentement. Mon regard se posa sur les gars qui viennent de franchir le palier de la-pas-du-tout imposante porte qui constitue l'entrée de ce que j'appelle plus communément ( taverne, c'est pas appropriée ) " le trous de l'ivrogne ". Un jeune homme avec la bouille pleine de taches de rousseurs et des cheveux noir coiffés d'un chapeau de cow-boy ornait de perles et d'étranges smileys, passait tranquillement sous l'enchevêtrement de poutrelles que formait le mur suivit de près par un blond à l'air complètement déprimé. Je savais pas que c'était possible de l'être autant. Non, attendez, à y regardez de plus près, il nous fait pas la dépression du siècle mais il a plutôt la tête du " je-m'en-foutiste-de-ta-life ".
Stop ! Retour en arrière et arrêt sur image. Un brun avec des taches de rousseurs ? Et qui arbore un sourire de deux kilomètres de long ( mais si vous savez, celui qui scinde le visage en deux ) ? Et qui vient de s'enflammer sous le coups de l'énervement suite à une phrase du blond ? Blond qui s'embrase à son tour pour gérer la crise du jeune homme ?
…
..
Cherche Raph's ! Il t'en a parlé mais c'était pas là,non ! Ni là ! RAAAHHH !
Bon comme dit l'autre tacheté du bonnet:
«Si tu te souviens pas de quelque chose , ça veut dire, espèce de débile, que c'est pas important. Faut vraiment que tu t'achète un cerveau. Y a que les abrutie finis qui ne savent pas ça. »
C'est qu'il est vachement poli le tacheté du bonnet alors que pour une fois ça avait été méga super important. Mais certainement pas autant que Vergo quand il vient de se lever ( entre nous, on l'appelle le démon bambou ). Cet espèce de sous-fifre démoniaque a pour magnifique travail de nous punir quand on fait des bêtises. Pas des petites punitions comme chez les gens normaux, non. Enfin je sais pas, moi je n'ai aucun souvenir d'avoir reçut une brimade normale, celle ou l'on a généralement une gentille gifle. Non, lui c'est plutôt se faire battre a mort, ne pas manger pendant cinq jours, se faire suspendre par les pieds dans la salle de torture jusqu'à vous hurler de douleur afin que avouez tout vos pêchers et tant d'autres activité fantastiquement joyeuse ou le bien être et la convivialité règne en maître absolue, primant sur le reste. D'ailleurs si cet abrutis savait le doux surnom dont je l'avais affublé, alors emplumé rose ou pas je serais morte. Couic !
…
On retrouvera certainement les restes de mes membres dans une centaine d'année environ flottant à la surface de Grand Line et encore c'est approximatif.
…
Bon OK, c'est glauque.
Mais ce type est capable de tout. Une fois je l'ai vue tranquillement démembrer une personne pour après, s'enfilait un bon gros steak saignant tout en déblatérant sur la manière la plus simple de décapiter quelqu'un sans se faire remarquer, évidemment. Je l'ai vue, c'est vrai. Pour revenir au tacheté du bonnet, lui c'est pire que moi, les punitions. Par rapport à ce qu'il doit endurer, ce que j'ai, c'est soft ou ligt au choix. Il ne m'a jamais raconter mais il doit sacrément prendre. A chaque fois que ça arrive, Vergo vient le chercher et il se dirige d'un air complètement blasé vers le bureau de l'emplumé rose et en ressort les vêtements lacéré, des marques partout, du sang qui s'écoule par tout les pores de sa peau. Je n'ai jamais eu le courage de lui demander d'où venait ces plaies et même si j'ai toujours eu une hypothétique idée de la chose jamais au grand jamais, je ne la prononcerais à voix haute devant lui. Une fois, une seule et unique fois, il a évoqué le sujet des prostitués. Ils étaient tous ( Monet, Baby Five et Vergo ) un peu près parvenue à un stade où ils déclaraient que les prostitués faisaient ce métier parce que elles n'avaient pas le choix et voulaient gagner de l'argent mais qu'elles devaient quand même appréciées un minimum leurs travail ( donc en gros j'étais intimement persuadée que c'était que des femmes ) quand Traff's qui devait écouté la conversation de la même manière que moi, c'est à dire caché ( Moi ? Où ? Derrière la porte, bien sur ) était intervenue :
« Les prostitués 1) n'ont pas le choix 2) n'apprécie pas leur travail 3) le plaisir procuré n'est que fictif. Je souhaiterait donc sincèrement que le sujet soit évoquer. Merci à l'avance de votre compréhension «
( J'appelle ça du foutage de gueule à peine dissimulé sous un masque de politesse .) Ce jour là, j'avais compris que les prostitués n'était pas que des femmes et que certaines personnes ne voulait pas. Je m'étais abstenue de rouvrir le débat depuis. Il n'avait pas franchement la tête de celui qui veut en parler.
En tout cas, lui aurait su qui ils sont. Il passe tout son temps libre étudier. Il s'intéresse d'ailleurs tout particulièrement au nombreux avis de recherche qui circulent de part et d'autre le monde. Il écrivait de notes et restait des heures entières, cloîtré et reclus du monde dans la sphère hypothétique qu'il tentait vainement de se ce genre de moment, il devenait soudain plus sympathique. Il m'installait sur ses genoux ( il a trois ans de plus que moi et je ressemble à un nain de jardin comparer à lui ) et je lui demander, intrigué, pourquoi il avait des cernes grosses comme des croissant de lune en mode négatif.
Il ressemblait vachement à un panda comme ça. Il me répondait toujours. Et avec ce même " toujours " récurant, il déclarait que tout aller bien et qu'il était né ainsi.
Mais oui fait moi croire que tu es atteint de la maladie du panda...
Quand j'avais six ans ( et que je l'appelais " grand frère Traff's " ) , ça passait encore mais je n'ai plus six ans. J'ai beau le lui répéter., il se contente de me sourire ironiquement et n'en tient pas compte
La communication. Ce qui manque entre nous deux. Oh, non pas que Traff's ne m'écoute pas mais il se contente d'entendre ce qu'il veut entendre.
Il ressemblait presque au grand frère qu'il était sensé être. Ce qui était complètement faux, nous n'avons aucuns lien de parenté. C'est juste qu'à force de lever le nez en l'air pour le voir correctement, je m'étais dit que le nom de Traff's serait mieux avec un " grand frère " devant. Et puis il se comportait avec moi comme si il l'était. Même si en fait son nom et prénom complet c'est Trafalgar Law. C'est bizarre comme nom. Alors étant enfant croyant que son prénom c'était Trafalgar alors je l'ai un peu raccourcit : Traff's. Ça fait presque trop mignon. Presque.
S'il le savait, il en profiterait pour se fichait de moi. Du fait que je trouvais son surnom mignon pas du fait de ce dernier…
Nous n'avons que trois ans de différence pourtant et il devrait me montrer le même respect que je lui porte.
Mais non, il prenait un malin plaisir à faire comme si j'avais six ans d'age mental.
« PAR LE SAINT CALCECON DE GOLD. , TU NE COMPREND RIEN A RIEN ! J'AI 14 ANS ! PAS 6 ! «
C'est ce que j'avais envie de lui hurler à la figure à chaque fois que cette expression narquoise naissait sur son visage. A chaque fois , pourtant, je ne disait rien . Pas une insulte, pas de plaintes, rien en fait. Juste un regard un peu morne , des phrases sans humours et des questions légèrement rhétoriques. Se restreindre au maximum et parler au minimum. Ne pas laissait ma pensée occultée mes mots. Ne pas hurler à la Terre entière que je n'en pouvait plus. Ne pas tabasser tout sur mon passage ( fort peu probable vue la tout a fait remarquable faiblesse dont je faisais preuve ). Je m'écrasais pour les laissaient régner. Eux. Doflamingo, Baby Five, Gladius, Monet, Vergo, tout les autres et même Traff's. J'étais aussi que les misérables que les pauvres gladiateurs de l'arène de Dressora. Aussi faible qu'eux. Plus minable encore.
J'ai beau éprouvé une fierté sans borne d'entamer ma quatorzième année de vie, j'ai la taille d'un enfant de onze ans ( petits problèmes de croissances ). Mes cheveux noirs, broussailleux rebiquaient dans tout les sens formant des piques légèrement ondulées si bien que je ressemblait constamment à un épouvantail. Et même en les brossant tout les matins avec le plus grand soin qu'il soit et de me les couper, ça ne sert à rien du tout. Ils repoussent si vite que la simple idée d'avoir les cheveux vraiment courts ( comme l'emplumé rose, en fait ) dans un laps de temps de plus de trois jours est tout simplement bannie.
Soudain, un souvenir me percuta le cerveau, décidant de – pour une fois – m'approvisionner en information. Que voulait mon esprit légèrement tortueux souhaitait me dire ? Et que j'aurais oublier.
Une conversation. Avec l'emplumé qui plus est. Il parlait avec un sérieux à faire peur ( quoi, si vous croyez que c'est pas flippant l'emplumé qui réfléchit alors vous fourrer le doigt dans l'œil jusqu'au coude ).
« Il y a un équipage dont deux membres m'intéressent sérieusement. Qui plus est il possèdent tout deux des pouvoirs sur le feu. »
- En quoi, Doflamingo-sama, avais-je répondue, les yeux vides de toutes expressions, espérant ainsi ne pas montrer mon intérêt profond pour la concentration.
- L'un est un Logia ( j'avais absolument pas aucune idée de ce que pouvait être un Logia, mais esquissa tout de même ) et l'autre un Zoan Mythique ( ça par contre, je savais ). Tout deux me serait d'une aide précieuse pour mes projets futurs. J'ai donc mis une option sur eux afin de pouvoir les avoir sous la main.
Bien plus tard, j'étais allé à la bibliothèque pour chercher ce que ce mot presque étrange. Un Logia et un Zoan, Mythique qui plus est. Au cas où précisons pour les incultes qui comme moi n'étaient pas au courant, un Logia est une personne qui a mangé un fruit du démon qui lui permet de faire corps avec un élément naturel ou pas ) et un Zoan Mythique est une personne qui a mangé un fruit du démon lui permettant de se transformer un animal mythologique ( d'où la notion du " mythique " ). Des personnes puissantes quoi. Ça promettait du très lourd cette histoire.
" Mes projets ". Je butait sur la combinaison de mots. Alors comme " taches de rousseurs " et " déprimé-boy " faisaient partit " des projets " de l'emplumé. Les pauvres. Ils ne savent pas à quoi s'attendre. En l'occurrence à tout, et plus particulièrement au pire.
Mais tout de même, qui sont-ils vraiment pour qu'il leur accorde un intérêt quelconque ?
Prise d'un soudain élan de sociabilité ( de curiosité, évidemment ), je quittai ma chaise en attrapant mon sac ( ce serait bête de l'oublier ) et me dirigea obligeamment vers la table où ces deux parfait mystère s'étaient avachis. " Taches de rousseurs " d'ailleurs ( je précise ), devait être un brin narcoleptique car il venait de tomber ( littéralement ) la tête la première dans son assiette. Et " déprimé-boy " qui à l'air de s'en foutre mais c'est pas permit !
Je m'interrompis à mi-chemin. Il valait mieux attendre qu'il se réveille ( discutait avec un endormit ne valorisant pas l'image que j'avais de moi même ). Soudain, l'autre releva la tête, mouvement brusque accompagné d'une série de cris stridents. Ils ont dut croire qu'il était mort ( aurais-je oublier de préciser qu'ils ont eu la même réaction quand il s'est endormis )., Je repris donc ma marche et m'arrêta devant la table. Le blond releva ses yeux d'onyx pour les poser sur moi. Je lança, tout en tripotant mon bandana, excessivement gêné de la situation :
« Puis-je m'asseoir avec vous ? »
Un peu surpris, il allait répondre à mon innocente question ( de manière certainement négative ) mais " taches de rousseurs le pris de court, et répliqua :
« Aller, rejoins-nous petit»
Stooop ! Il vient de m'appeler " petit ". Un autre effet secondaire de mes cheveux épouvantail : je ressemble à un ado imberbe.
