Titre : Garfield et la
maudite pâtée à la citrouille d'Halloween
Auteur : Aélane
Fandom : Garfield
Disclaimer : ce chat paresseux
et les autres appartiennent à leur papa, M. Jim Davis ; la légende
que j'utilise ici est du domaine public, mais sans M. S. King et son Pet Semetary je ne
l'aurais pas connue à l'âge tendre où je
lisais aussi Garfield ;p
Rating/Genre : PG – humour/horreur/fantastique – POV en première personne
Note : Zazaone n'aurait pas dû me mettre au défi d'écrire un Garfield angst avec comme thème imposé, thème de saison, la pâtée à la citrouille... Blâmez-la tous en cœur ;p !
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Je plantai résolument mes griffes sous les ongles de mon esclave, tentant de réveiller sa conscience lobotomisée par le Doc' : « Dis-moi qu'on repart d'ici dans l'heure, Jon. Regarde-moi bien dans les yeux sans hurler cinq secondes et répète-le moi. »
Je savais que sa compulsion au triage de chaussettes était un reste de son endoctrinement des samedi soirs où leur famille se retrouvait tous accroupis autour de la machine pour guetter le passage de la chaussette rouge jusqu'à ce que leurs neurones se liquéfient. Mais il avait réussi à y échapper jadis.
Il y avait toujours l'espoir que mon bon et brave serviteur soit encore là, quelque part ! Si seulement le chien le plus bête du monde, ce pléonasme baveux, n'avait pas fait l'erreur de le laisser aller, seul, avec le Doc' dans l'arrière-cuisine tandis que la mémé nous alléchait avec une pâtée maudite que, mû par mon instinct, hautement supérieur au sien comme à celui des humains, j'avais recrachée aussitôt !! Quelle secte dégénérée faisait manger de la citrouille à un chat à la aussi belle fourrure orange que la mienne, un soir d'Halloween ?? Sale dégénéré de chien ! Peu m'importe que tu te tordes à présent sur le carrelage : tout est de ta faute !
Car j'arrivai trop tard. Jon ne sut que me répéter d'un air béat : « C'est bien, Garfield, c'est bien mon chat, tout est bien. Les recettes de Mémé m'ont toujours fait maigrir moi aussi. C'est grâce à elle que je peux étaler ce corps mince que Liz adore... » Mou. Tout mou, ce corps que je griffai éperdument. Que lui avait-on fait à manger à lui ? Mon esclave avait atteint le stade final de sa métamorphose en mollusque ! Il avait eu beau fuir en ville, c'était toujours un des leurs !
Quand Jon, un lundi, annonça tout seul à la cantonade que nous n'irions pas une semaine à Noël à la Ferme mais pour le week-end d'Halloween, j'aurais dû savoir que c'était un piège.
« Beim, frangin, qu'est-ce qu'il a ce chat ? C'est d'la citrouille au fumier naturel. P'pa l'en fait toujours pousser dans l'vieux champs. C'lui où on jouait, t'rappelles ? Les vieux y disaient qu'y fallait y enterrer nos t'chiotes bêtes qu'y avaient crevé à Halloween, comme Lapinou. Parce que ça les faisait revenir des fois. On n'avait réussi qu'à engraisser les citrouilles.
– J'avais oublié... Non, Minou n'était-il pas revenu, une fois ? Tout orange.
– L'avait mangé trop d'citrouille puis l'était trop gras, comme ton chat. L'avait juste cuvé puis gratté la terre. Des histoires de vieux tout ça, mais la mémé, elle sait ce qu'elle fait avec ses pâtées... L'a plus jamais été lourd l'Minou. »
C'était la fin ! Pitié Jon, sors de ta transe, tu me trouveras dans la voiture sous mon panier, panier que tu n'as toujours pas descendu : c'était un signe ! Souviens-toi ! Tu avais eu une intuition. Une ! Une seule ! Tu les connais pourtant ! Ne les laisse pas me faire ça, promets de leur livrer Nermal ! Réveille-toi !
« Réveille-toi, Garfield c'est Lundi !
– Lundi ? Hourra ! C'était un rêve ?! Je ne dirais plus jamais que je hais les…
– Ce soir, nous partons voir M'ma et P'pa, faut qu'tu sois en forme ! Ils m'ont dit au téléphone avoir fait une pâtée spéciale rien que pour toi. Alors c'est qui le chat le plus heureux du m…
– … Ahhhhhhhh !!! »
