Bonjour à toutes, un peu déçue de ne pas avoir eu plus de commentaires que ça ! Tant pis, voilà tout de même le deuxième chapitre, j'espère qu'il vous fera réagir…bonne lecture…

Olivia arrête de respirer à la seconde où la lumière s'allume.

« Vous êtes surprise de me voir n'est-ce pas ? »

Elle met un instant pour réagir, se demandant ce qu'il projette pour elle.

« Vous devriez être en prison. »

«J'y étais encore il y a un mois. »

« Et vous allez y retourner. »

« Certainement. Mais cette fois-ci une chose est sûre, j'irai pour de bonnes raisons. »

L'esprit d'Olivia commence à divaguer dans pleins de directions différentes. Il est sorti de prison. Il sait qu'il va y retourner. Elle est la clé de son projet. Elle sait qu'il a tout calculer. Il veut quelque chose de précis. Mais quoi ?

Elle entend le téléphone sonner. Et puis le répondeur se met en marche.

L'homme tourne la tête dans la direction du salon mais ne dit rien. Il écoute juste.

Quand le bruit s'arrête dans l'autre pièce, il regarde de nouveau Olivia. Il ne sourit plus. Ses yeux sont remplis de colère. Il tend son bras vers la gauche, pointant son index vers le salon.

« Cet homme m'a pris cinq ans de ma vie. J'ai été enfermé à cause de lui pendant cinq longues années. »

Elle plisse les yeux dans la colère.

« Vous avez été en prison parce que vous avez kidnappé et presque violé une jeune fille. Elliot n'est en aucun cas responsable de ça. »

Il remet son bras le long de son corps et sa mâchoire se raidit.

« Il m'a poussé. J'étais sur la bonne voie pour reprendre une vie normale et il m'a poussé. »

Olivia se met à rire en secouant la tête.

« Vous êtes malade. Les types comme vous ne reprennent jamais une vie normale. Il a simplement accéléré les choses. Un jour ou l'autre vous auriez recommencé. »

Sa colère augmente un peu plus à chaque seconde.

« Vous n'en savez rien. Je voulais me soigner. Je voulais refaire ma vie. J'étais décidé à prendre un nouveau départ. Si Stabler n'était pas intervenu, je serais certainement aujourd'hui en train de vivre une vie normale. »

Olivia sent qu'il est très en colère et qu'il peut perdre le contrôle à chaque instant. Elle ne doit prendre aucun risque. S'il fait quoi que ce soit, elle est incapable de se défendre.

«Ecoutez Ray, je comprend votre colère, mais vous en prendre à moi ne changera rien. »

« Si justement, ça changera tout. J'ai toujours accepté mes peines. Je devais payer pour ce que j'avais fait et je l'acceptais. Mais je ne méritais pas ces cinq ans. »

Elle ferme les yeux, la peur revenant peu à peu. Il veut se venger. Elle les rouvre et parle calmement.

« Me tuer ne vous les rendra pas. »

Schenkel s'avance lentement et s'assoit sur le bord du lit, tournant le dos à Olivia.

« Je n'ai aucune intention de vous tuer. »

Elle pousse un soupir de soulagement.

Il joue avec ses mains qui sont posées sur ses genoux, ne la regardant toujours pas.

« Pendant cinq ans je n'ai fait que penser à Stabler. J'ai eu cinq longues années pour réfléchir à la manière dont j'allais me venger. »

Elle ne fait aucun mouvement, aucun bruit afin de ne pas l'interrompre. Il a retrouvé son calme et c'est une bonne chose. Elle doit en tirer partie.

« J'ai vite compris que m'en prendre directement à lui ne servirait à rien. Le tuer ne prendrait qu'un instant et mon plaisir serait beaucoup trop court. J'ai alors immédiatement pensé à ses enfants. Aucune douleur ne peut égaler celle de la perte d'un enfant. »

Il s'arrête de parler et le temps semble être suspendu. Il n'y a aucun bruit dans la chambre. Seules leurs respirations sont audibles.

Il tourne à moitié la tête vers Olivia et la regarde du coin de l'œil.

«Et puis je l'ai vu avec vous. Et là j'ai compris. »

Il reprend sa position initiale et reste silencieux pendant quelques instants.

Olivia est soulagée. Il n'a pas l'intention de la tuer et ne fera de mal à aucun des enfants d'Elliot.

« Je vous ai observé tous les deux. Et c'était extrêmement intéressant. »

Il tourne de nouveau la tête vers elle.

« Etes-vous sa maitresse ? »

Elle est surprise par la question et se défend dans la seconde.

« Non ! »

« Vraiment ? »

Elle est fatiguée d'entendre toujours le même refrain. Ses collègues, les autres policiers, Kathy. Tout le monde. Tout le monde pense qu'il se passe quelque chose entre eux. Elle est fatiguée parce qu'autant qu'elle voudrait que ce soit vrai, il n'en est rien.

« Il ne se passe rien entre Elliot et moi. Nous sommes amis, c'est tout. »

Il sourit et tourne la tête vers la porte.

«Vous êtes tout de même consciente qu'il est amoureux de vous, n'est-ce pas ? »

« Il est marié et a cinq enfants. Je pense que ça répond à votre question. »

Il rit fort et ce son agace copieusement Olivia.

« Je ne vois pas ce qu'il y a de si drôle. »

Il se tourne un peu vers elle, posant une de ses jambes sur le lit pour la regarder en face.

« Je vous ai dit que durant un mois je vous ai observé. Mais je l'ai suivit aussi. Pour savoir, comprendre et apprendre. Et vous seriez étonnée des choses que j'ai découvertes. »

Même attachée sur ce lit et totalement soumise, sa curiosité est piquée au vif. Il sait des choses qu'elle ne sait pas.

« Et ? »

«Il n'est plus amoureux de sa femme mais ne peut s'échapper de leur mariage à cause de ses enfants. Il est fou amoureux de vous mais n'ose rien dire de peur que si vous ne ressentez pas la même chose, vous ne vouliez plus travailler avec lui. »

A ses mots, elle oublie presque qu'elle est prisonnière. Comment sait-il tout ça ?

« Comment diable pouvait-vous savoir tout ça ? »

« Un soir j'ai suivi Stabler chez Joe, le bar où vous avez l'habitude d'aller tous les deux après le travail. »

Il sourit quand il voit la surprise d'Olivia. Depuis un mois il les observe de si près qu'il a l'impression de vivre avec eux. Et il les connait très bien maintenant.

« Ce soir-là vous n'aviez pas pu venir parce que vous aviez un rapport à finir. Il y est donc allé avec l'inspecteur Tutuola. Et après quelques bières et un gros besoin de se confier, il a tout raconté à votre collègue. »

Il laisse le temps à Olivia d'enregistrer les différentes informations puis reprend son discours.

« Je déteste vraiment cet homme, et j'avoue que le voir aussi tiraillé entre vous et ses enfants me satisfait beaucoup. Il n'est heureux qu'avec vous et eux mais ne peut pas avoir les deux. J'adore cette situation. »

Il se lève du lit et frappe dans ses mains, son corps faisant complètement face à Olivia.

« Bref, j'aimerai bavarder avec vous de notre ami pendant des heures, mais voyez-vous, le temps presse. Je sais que Stabler va rappeler et tant qu'il ne vous aura pas entendu dire que tout va bien, il ne lâchera pas. Donc commençons. »

Il se frotte alors les mains et regarde Olivia.

Elle a tout à coup très peur. Visiblement il sait parfaitement ce qu'il veut lui faire. Sa confiance s'effondre et sa voix se met à trembler.

« Qu'est-ce que vous allez me faire ? »

Il penche un peu la tête sur le côté et fait grimacer son visage.

« Je vous l'ai dit, je n'ai rien contre vous. Mais je n'ai pas le choix. Je dois obtenir ma vengeance sur l'inspecteur Stabler. Et vous êtes ma seule solution. »

Elle est pétrifiée. Elle ignore quel sort il lui réserve et cette attente est pire que tout.

«Il y a cinq ans, il a joué sur mes faiblesses pour arriver à ses fins. Aujourd'hui je vais jouer sur les siennes pour assouvir ma vengeance. Demain quand vous vous réveillerez, vous verrez votre ami avec un tout autre regard. Et lui ne pourra plus vous regarder en face. Il se sentira coupable et vous lui en voudrez. »

Contre sa volonté les larmes commencent à affluer dans ses yeux.

« Je ne comprend pas. »

Il s'écarte du lit, se dirige vers un coin de la chambre et se baisse pour ramasser quelque chose.

Elle entend une fermeture éclair qui s'ouvre, puis au bout de quelques instants il se relève et revient vers elle. Il tient une seringue dans sa main.

« Je vais vous endormir. Ca ne durera pas longtemps. Quand vous vous réveillerez, vous serez prête et profiterez de chaque seconde en ma compagnie. »

Elle n'a pas le temps de réagir qu'il plante l'aiguille dans son cou et injecte l'anesthésiant. Elle sombre dans l'inconscience presque instantanément.