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Merci à Pikliaz d'avoir corriger ce chaptire

Chapitre 2

Les doigts de Neville serraient avec douceur les bras du professeur de Potions. Il humecta ses lèvres qui gardaient encore les traces des baisers de Severus. Neville avait deviné que l'alchimie sexuelle qui les unissait serait dévastatrice, une fois le feu allumé, mais l'intensité de son propre désir l'étonnait. Il avait tellement envie de cet homme si beau, si séduisant qui avait accepté de le suivre aveuglément où il le conduisait.

Il le conduisait dans l'une des chambres de la tour gauche de Poudlard. C'était Harry qui lui avait parlé de cette fameuse chambre. C'est là qu'il avait amené Draco pour lui demander sa main. Il lui avait dit que cette chambre inspirait la sensualité et l'érotisme. Il espérait que cette chambre plairait à Severus.

- Tu fais souvent ce genre de choses ?, demanda Severus d'une voix rauque.

La question, posée d'un ton amusé et décontracté, le tira de ses pensées. Neville devait se l'avouer, il n'était pas du genre à sortir beaucoup. Il ne sait combien de fois Harry ou Ron essayaient de le forcer à aller dans des fêtes ou en boite.

- Quoi ? Kidnapper des hommes pour assouvir mes fantasmes ?, répondit Neville en souriant.

-Je me demandais seulement si tu étais dans ton premier essai, ajouta Severus d'un sourire sexy sur ses lèvres. Il devait avouer qu'il craignait sa réponse. Il n'aimerait pas savoir que son ancien rouge avait l'habitude d'amener des hommes pour faire ce genre de soirée.

- Oui, vous êtes ma première victime, reconnut Neville.

Personne ne l'avait jamais attiré au point de lui inspirer un scénario aussi audacieux. Mais Severus n'était pas un homme comme les autres et, depuis des mois, il rêvait de lui.

- Je ne l'avais encore jamais fait auparavant, reprit Neville. Mais nous étions mutuellement attirés l'un par l'autre, et tu m'as invitée plusieurs fois à dîner. Comme j'ai accepté un poste au ministère. Nous n'aurons pas à craindre de nous croiser par inadvertance dans les couloirs après cette histoire et d'en être gênés…

- En effet, c'est très…pratique, fit Severus d'une voix voulue distante. Il n'aimait vraiment pas ce qu'il entendait. Si je comprends bien, nous allons donc passer une nuit ensemble et demain matin, nous nous séparerons pour toujours ?

Présentée ainsi l'affaire prenait soudain un coté sordide, songea Neville. Il regretta aussi d'avoir envie de davantage.

- Oui, murmura Neville d'une voix hésitante, tout en relâchant légèrement la pression de ses doigts sur le bras de Severus.

- Pourquoi ? Pensez-vous que cette expérience sera tellement lamentable que nous n'aurons pas envie de la réitérer ?, s'enquit-il sur le ton de la plaisanterie.

Neville se mit à rire.

- Si ce baiser en était le prélude, je suis certain que la suite sera torride, répondit Neville d'une voix douce.

La nature sincère de Neville l'obligeait à se montrer totalement honnête, à s'assurer qu'il comprenait bien ce à quoi il s'engageait avant d'être dans la fameuse chambre.

- Severus, es-tu certain d'avoir envie de cette nuit avec moi, du petit jeu que je te propose ? Si ce n'est pas le cas, nous ne sommes pas obligés d'aller plus loin, nous pouvons tout arrêter là. Mais dit le maintenant.

Neville retint son souffle dans l'attende de sa réponse.

- Il n'est pas question pour moi de renoncer à votre proposition, assura Severus et il attrapa Neville par la nuque. Il l'attira à lui et l'embrassa avec fougue pour le lui prouver.

Severus savait embrasser. Lentement, sensuellement, il lui mordilla les lèvres avant de les entrouvrir pour y glisser sa langue. Neville aurait pu passer des heures avec lui devant la porte de leur future chambre.

Neville se séparait du corps chaud de Severus.

- Nous y sommes, annonça Neville d'une voix rauque tout en ouvrant la porte de la chambre.

- Et où sommes-nous ?

Neville promena les doigts sur sa chemise, pressé de sentir la chaleur de sa peau.

- Dans une des chambres se trouvant à la tour gauche de Poudlard. Il semble que nous ayons trouvé l'endroit idéal pour notre nuit de débauche.

Severus appréciait beaucoup le coté sensuel, totalement désinhibé de Neville. En général, au travail, Neville faisait preuve de réserve et de sérieux mais il avait deviné que l'ancien rouge était une personne passionnée et très joueuse.

- As-tu faim ?, s'enquit Neville. Je peux demander aux elfes de nous apporter les plats dont nous aurions envie.

Comme Neville s'emparait de son bras pour le guider, Severus réussit à lui saisir le poignet. Portant sa main à ses lèvres, il déposa un baiser brûlant au creux de sa paume puis, doucement, il lui mordilla les doigts. A cette caresse, Neville émit un cri de gorge, le genre de gémissement qu'il devait pousser au sommet de l'orgasme, pensa Severus.

Il avait bien l'intention de le découvrir ce soir.

- Ce n'est pas de nourriture dont j'ai faim, Neville, dit Severus d'une voix rauque.

- Qu'aimerais-tu, alors ? demanda Neville d'une voix rauque, teintée de défi et il y répondit sur le même ton.

- Je voudrais que tu te déshabilles pour moi de manière sexy.

Le petit rire de Neville l'enveloppa comme une caresse.

- Quel est l'intérêt pour toi d'un strip-tease puisque tu ne pourras pas me voir ?

- Tu m'as promis de réaliser tous mes fantasmes, ce soir, tu te souviens ? Dit-moi ce que tu fais en même temps que tu le fais et mon imagination se chargera du reste.

- Très bien, répondit Neville en lui avançant un siège pour lui permettre de suivre le spectacle.
Se laissant tomber sur la chaise, Severus étendit ses longues jambes devant lui et s'installa confortablement.

- Maintenant, à toi de jouer. Et je veux tous les détails, ajouta-t-il en souriant.

- Je fais glisser ma robe de sorcier, annonça Neville d'une voix douce. Lentement, je retire ma chemise.

Un instant plus tard, Severus la reçut sur la tête.

- Maintenant, je suis torse nu, déclara Neville d'une voix troublée.

A ces mots, Severus sentit un désir impérieux lui cisailler les reins. Il s'empara du vêtement que Neville avait lancé sur lui et le laissa tomber sur le sol. Il s'imagina Neville debout à quelques pas, torse nu. Il regretta de ne pouvoir l'admirer mais dans l'immédiat, il devait se contenter de ce qu'il lui offrait.

- Je veux que tu caresses doucement des tétons.

Severus frissonna à la suite d'avoir entendu Neville gémir.

- Mes tétons sont dressés et sensible…très sensible, gémit Neville.
Severus se les représentait très bien et cette vision était tellement excitante qu'il craignit un instant de ne pas maîtriser son émotion. Se redresser sur son siège ne l'aida pas à se soulager la tension qui torturait délicieusement son bas-ventre. Il ne se rappelait pas s'être jamais mis dans un tel état. C'est une impression grisante mais également très frustrante.

- Et maintenant, j'enlève le bas, reprit Neville.

Il entendit le bruit de sa fermeture éclaire puis le crissement de son pantalon qu'il faisait glisser le long de ses jambes.

- Et enfin, voici mon boxer…

Celui-ci tomba sur les genoux de Severus qui s'empara du boxer et le porta à son visage et son cœur s'affolait dans sa poitrine.

- Ton sexe sent bon, dit-il d'une voix sourde qu'il reconnut à peine. Je parie qu'il est encore meilleur à goûter.

- Libre à toi de le vérifier, lança Neville d'un ton provoquant qui acheva d'attiser le feu qui le consumait.

Il ne supportait plus la distance qui les séparait, la solitude qu'il éprouvait derrière ce bandeau. Les images qu'il avait créé dans son esprit sans un contact physique. Il n'en pouvait plus. Le désir de découvrir chaque centimètre du corps de cet homme avec ses mains le torturait. Il se demandait quels préliminaires Neville préférait et s'imaginait déjà le caressant de ses doigts, de ses lèvres gourmandes de sa langue…

Il ne pouvait plus jouer, ne pouvait plus attendre.

- Viens, Neville, murmura-t-il. C'est à mon tour de sentir, de toucher et de goûter.

Intégralement nu et très excité par son propre strip-tease, Neville obtempéra et s'avança vers lui jusqu'à ce que ses jambes effleurent les siennes.

Severus s'empara de ses hanches, s'obligeant à rester immobile devant lui.

- Plus près, ordonna Severus d'une voix rauque.

Avec un petit sourire, Neville protesta.

- Si je me rapproche encore, je me retrouverai à califourchon sur tes genoux.

- Exactement, répondit-il, un sourire coquin sur les lèvres.

Comme Neville hésitait un instant de trop, il ajouta d'une voix traînante :

- Ne joue pas les effarouchées maintenant à moins que tu n'aies des regrets…, fit Severus d'une voix hésitante.

Des regrets ? Non, Neville n'en éprouvait aucun. En revanche, à l'idée qu'il le touche pour la première fois, il se sentait un peu nerveux, oui. Parce qu'il savait que, même qu'il avait décidé de classer cette nuit dans la catégorie des aventures sexuelles sans lendemain, son cœur se moquait bien de ses efforts pour conserver à leurs relations un caractère purement physique.
Ignorant ses doutes stupides, il se mit debout devant lui, les cuisses ouvertes.

Mais lorsqu'il voulu s'asseoir sur ses genoux, Severus le retint par la taille pour l'obliger à rester debout dans cette position.

- Pas encore, dit-il d'une voix rauque remplit de désir. Ses doigts caressaient le ventre plat avant d'encercler ses doigts autour de la verge de son futur amant.

Neville se sentit à nu, exposé, totalement offert, et il se félicita de lui avoir imposé le bandeau qui le protégeait de son regard pénétrant. Mais Severus devait sentir qu'il tremblait. Tendu, il retint son souffle, attendant qu'il bouge. Puis il se pencha en avant et embrassa son corps de ses lèvres brûlantes.

Severus commença des lents mouvements tout le long de sa verge.

Neville étouffa un cri. L'attirant plus étroitement contre lui, il se mit à mordiller son ventre comme si c'était un met délicieux qu'il voulait déguster. Sa langue trouva son nombril et s'y insinua, le goûtant comme il l'avait autorisé à le faire.

Puis, relevant la tête, il porta ses lèvres sur les tétons pour les titiller, Neville crut défaillir. Severus devinait sans doute qu'il se retenait de hurler et il continuait à l'exciter en prenant tout son temps pour le rendre fou.

Il sentait monter au creux de son ventre un désir impérieux qui menaçait de lui faire perdre la raison. De ses jambes, il l'obligeait à garder les cuisses écartées. Alors il dit la seule chose que Severus attendait.

- Touche-moi…, dit-il d'une voix hachée.

- Où ?, demanda-t-il en frottant son visage contre sa peau. Comment ?, tout en continuant de faire des longs mouvements sur la verge de son ancien rouge.

Après les baisers et les caresses torrides qu'ils avaient échangés, il se doutait qu'il savait exactement ce qu'il attendait. Mais il voulait qu'il exprime haut et fort son désir, cela l'excitait, il le devina.

Grâce au bandeau qu'il lui avait imposé, Neville pouvait se permettre toutes les audaces, il se sentait libre de se montrer impudique et il s'était promis de ne pas rater l'occasion de se comporter en homme libéré. Pour une fois, il ne se refuserait rien dès lors que le plaisir était à la clé. Les souvenirs de cette nuit torride devraient nourrir ses fantasmes futurs et il était décidé à en profiter…

S'emparant d'une de ses mains, il mouilla les doigts de Severus de sa salive et les posa entre ses fesses.

- Là, dit Neville. Prépare-moi.

Un frisson le parcourut tandis que des longs doigts habiles de Severus s'aventuraient entre ses fesses.

Severus n'avait nullement besoin d'instructions pour attiser et assouvir ses moindres désirs. Plongeant son visage entre ses cuisses et prit entre ses lèvres la verge tendue de son amant. Il le suça tout en enfonçant un doigt dans l'anneau de chair de Neville.

Neville passa les mains dans les cheveux de Severus et serra les mèches noires entre ses poings en haletant. Il en voulait d'avantage.

- Severus…je t'en prie.

Cette fois, il ne demanda pas ce qu'il voulait. Poursuivant son exploration avec sa bouche, Severus le pénétra avec deux doigts maintenant.

Submergé par le plaisir, il crut mourir. Ses jambes tremblait et vacillaient tandis qu'un cri d'extase s'échappait de ses lèvres.

Se laissant enfin tomber sur les genoux de Severus, il lui exprimait sa gratitude par un long et langoureux baiser qui devinait bientôt torride. Le plaisir qu'il venait de lui donner attisait encore son désir de lui et tandis qu'il promenait ses mains sur son dos, il eut envie de le faire jouir à son tour et de le connaître aussi intimement.

Comme leurs langues s'unissaient pour une danse sensuelle, il lui déboutonna sa chemise d'une main fiévreuse et écarta les pans de tissus avant de lui retirer. Pour l'exciter, Neville effleura de ses lèvres son torse tout en ouvrant son ceinturon puis il entrebâilla son pantalon et découvrit enfin l'érection dont il était la proie.

Toujours assis sur ses genoux, il voulut à son tour le torturer en faisant durer le plaisir. Prenant son temps, il caressa longuement son visage, ses épaules, ses bras puis il picora sa nuque de baisers brulants avant de s'aventurer plus bas. Il promena les lèvres sur son torse, sur ses tétons qu'il mordilla jusqu'à ce qu'il gémisse.

Neville se glissa à terre, entre les cuisses ouvertes de Severus. Agenouillé devant lui, il agrippa la ceinture de son pantalon.

- Soulève-toi, lui, ordonna Neville d'une voix rauque.

Il obéit.

Neville lui arracha le reste de ses vêtements et les lança au loin avant de contempler sa nudité. Il s'empara de son sexe érigé, le caressant du bout des doigts, se réjouissant d'avance du plaisir qu'il lui donnerait.

Tendu, Severus serra le bord de sa chaise. D'une voix rauque, il supplia :

- Touche-moi, Neville, je t'en prie.

Par jeu, il lui posa les mêmes questions que Severus lui avait plutôt.

- Où ?, s'enquit-il en faisant glisser les doigts le long de son sexe. Et comment ?
Severus eut un rire de gorge qui le fit frissonner.

- Empoigne-moi fermement.

Il le guida pour lui montrer ses caresses favori tes avant d'enfouir ses mains dans ses cheveux pour l'étreindre plus étroitement contre lui.

- Prends-moi dans ta bouche…, supplia-t-il enfin.

Ce contact intime lui paru normal. Il aimait le goût de son sexe, la chaleur qui se dégageait de lui, la puissance qu'il tenait entre ses lèvres.

Très vite, il sentit ses muscles se crisper et sa respiration haleter. Lorsqu'il approfondit sa caresse, il se souleva pour aller à sa rencontre. Severus rejeta la tête en arrière, tout son corps était tendu comme un arc et un grondement presque animal s'échappa de ses lèvres tandis qu'une vague de plaisir le submergeait.

Un long moment plus tard, lorsqu'il eut recouvré ses esprits, il lui effleura la joue d'un mouvement infiniment tendre.

- Tu n'étais pas obligé de faire cela, murmura-t-il.

- J'en avais envie, fit Neville les joues rouges d'excitation. Il voulait tout expérimenter avec lui cette nuit. Considérez cela comme un prélude, ajouta-t-il d'un ton moqueur.

Secouant la tête, il se mit à rire.

- Si c'était un prélude, alors, j'ai hâte d'entrer dans le vif du sujet.

Dit-moi ce que vous en pensez^^