Titre : Appelez-lui Hitch !
Genre : humour/romance
Nombre de mots : 645
Disclaimer : les personnages et l'univers de Saint Seiya sont la propriété de Masami Kurumada, la Shueisha, Toei Animation, Shingo Araki, Michi Himeno et Seiji Yokoyama.
Sujet : Aiolia et ses techniques d'approche foireuses… Tout est parti d'une requête Aiolia/Marine et d'un certain épisode du début de la série dans lequel on voit Seiya jouer de la guitare… Alors qu'il n'a logiquement pas eu le temps d'apprendre à en jouer au Japon. Mais qui est donc le prof de guitare du Sanctuaire ???
Remarque : c'est la suite (chronologiquement parlant) du premier drabble. J'essaye de rester in character malgré le genre. Un petit délire sans prétention, j'espère que ça vous plaira, j'aime beaucoup ce couple.
Réponse review : en voilà un autre Tibouchou. Merci pour ta review.
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Seiya jugea qu'il valait mieux sortir prendre l'air quelques instants pour chasser de son esprit ces images perturbantes.
Tout était silencieux à cette heure, et le soleil au zénith semblait avoir comme brûlé l'âpre terre de l'Attique. « Je ne dois pas penser à ça, je ne dois pas penser à ça… »
Un troupeau de chèvres bigarré dévala la colline, et il suffit alors d'un instant, à la faveur d'une mélodie inattendue, pour que toute idée malsaine soit chassée de l'esprit de Seiya.
« Quelle musique douce et mélancolique », pensa le jeune apprenti.
Si la délicatesse de son caractère lui avait gagné le nom d'Agroikos auprès de ses camarades du Sanctuaire, il n'était pourtant pas totalement dépourvu de sensibilité [ndla : misère ! épisode n°19.
Il regarda autour de lui pour en connaître la provenance. À une vingtaine de mètres de leur cabane, Aiolia était là, assis sur une grosse pierre. Sa main balayait les cordes de la guitare avec facilité, et il ne semblait pas craindre le soleil qui frappait sans pitié les têtes des hommes.
« A-Aiolia… ! Salut ! Je ne savais pas que vous jouiez de la guitare », s'étonna Seiya en s'avançant vers lui.
L'éolien écourta son morceau et baissa les yeux. « C'est pourtant le cas. Mais ne reste pas là ! Tu peux venir t'asseoir auprès de moi, Seiya. »
L'adolescent lui obéit, ne quittant pas des yeux la guitare acoustique, comme un enfant qui n'a jamais eu de jouet et qui brûle de l'essayer. Aiolia posa un bras sur son épaule. « Tu m'as l'air d'apprécier la musique, n'est-ce pas ? »
« C'est vrai ! Quand j'étais gosse au Japon, je voulais monter un groupe de rock ! »
Il toucha une des clefs, comme pour vérifier que la gratte était bien réelle.
« Tt », fit Aiolia en écartant sa main. « Bien, très bien Seiya. Que dirais-tu que je t'apprenne à jouer ? Je pourrais venir te donner des cours ici… Je suis certain que tu progresserais vite en prenant des leçons… Disons, deux ou trois fois par semaine. »
« Yattaaaa ! », s'exclama Seiya en bondissant et en tapant des pieds.
Une goutte de sueur dévala la tempe d'Aiolia face au spectacle de cette maturié exceptionnelle. Mais Seiya se rembrunit d'un coup.
« Ça m'étonnerait que Marine soit d'accord. »
« Tu peux toujours lui demander. Il est certain qu'il te faudrait des arguments, mais… »
« Non, cherchez pas, je suis sûr qu'elle va m'exploser la tête. »
« Te… ? Hum. Mais pas du tout ! La musique… »
« Pas la peine. Elle ne voudra pas. »
« Mais dans l'Antiquité… »
« Laissez tomber. Elle va m'donner trois mille pompes à faire, et me laisser crever dans la nature. »
« Hum… »
Aiolia eut l'air de réfléchir intensément.
« Tu sais que je sais aussi coudre, Seiya ? C'est utile de savoir coudre pour un chevalier. »
« Quoi ? Marine va bien me rire au nez si je lui dis que je veux apprendre à coudre. »
« Tu ne veux pas que je t'apprenne à repriser tes vêtements ?? »
« Vous rigolez ! »
« Mais connais-tu l'art du charpentier Seiya ? »
« Quoi ? »
« Et celui du cordonnier ? »
« … »
« Je peux venir assister à ton tournoi aussi ! »
« Mais lâchez-moi bordel !! Pourquoi vous… »
« Seiya ? Que se passe-t-il ici ? »
Marine venait de sortir de sa cabane. Mais la vue de son supérieur hiérarchique sembla la refroidir. Aiolia lâcha Seiya, se leva. Son regard clair s'était fait d'un coup immensément sérieux sous ses sourcils virils.
« Bonjour, Marine », dit-il.
« Bonjour Aiolia », répondit Marine.
Et son masque inexpressif le regarda s'éloigner sans un mot.
