A peine entré dans l'ascenseur, que les portes se bloquèrent devant House. Wilson venait de passer son bras et de se glisser a l'intérieur. Observant minutieusement la mine enjouée de son ami, il comprit de suite la situation.

Wilson : Oh non, me dit pas qu'elle t'a accordé le cas !

House : …Et si !

Wilson : J'y crois pas ! Je sais pas ce que tu lui fait la nuit, mais bon sang, tu commences a avoir une emprise démoniaque sur elle.

House : J'ai un bouquin illustré, je te le filerais a l'occasion.

Wilson : Sans rire, tu vas vraiment y aller ?

House : ON va y aller, elle vient avec moi. Qu'est-ce que tu veux, j'ai besoin de mon doudou pour dormir la nuit…

Wilson soupira, a la fois amusé par la manipulation de son ami, et désorienté par la situation qu'ils allaient devoir affronter. Ce laps de temps laissa a House un moment pour réfléchir.

Alors que les portes venaient de s'ouvrir sur le deuxième étage, et que l'oncologue s'avançait d'un pas décidé vers son bureau, il fut interpellé par son ami.

House : Attends, attends toi…Comment t'es au courant de ce dossier ?

Wilson : …Elle, elle m'en a parlé. C'est tout.

House : J'y crois pas. Déjà parce que ton front est tout plissé, ce qui indique que tu mens, et ensuite parce que ce dossier, je lui ai volé dans son bureau !

Wilson se mordilla la lèvre, et commença ses gestes incompréhensibles qui signifiaient son désintérêt total pour élucider ce mystère, ou du moins sa préférence à l'oublier.

House : Tu as piraté son ordinateur ! Tu as piraté, son ordinateur !

Wilson : C'est toi qui m'a donné le mot de passe !

House : Je suis fier de toi Wilson ! Enfin tu passes du coté sombre de la force !

Wilson : Oh je t'en prie, j'ai truandé, et trahis une amie pour satisfaire ma curiosité, c'est honteux.

House : Mais tellement jouissif ! Tu le voulais ce cas ?

Wilson : Evidemment que je le voulais ! Un mystère médical est toujours plus intéressant qu'un diagnostique fatal.

House : Si j'ai besoin de toi là-bas, je t'appellerai.

House lui fit un signe avec sa canne, et se dirigea vers son bureau, laissant alors l'oncologue vaquer a ses occupations dans le sien. Déposant son sac sur le sol, et son blouson sur sa chaise, il remarqua que l'équipe n'était pas encore arrivée. Décidemment il devait arrêter de se lever en même temps que la doyenne, et reprendre ses habitudes de flemmard. Mis fatalement devant le fait qu'il n'avait rien a faire en cette matinée, il se décida a aller faire ses 3 heures de consultations obligatoires.

HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

La blouse blanche déposée soigneusement sur le porte manteau, House était assit sur son tabouret en inox, et observait consciencieusement la patiente qui se dressait face a lui. Une femme d'une quarantaine d'année venait demander son aide, voire même le supplier. Le regard stressé, les mains moites et surtout un urticaire béant et purulent autour des lèvres, elle tenta de trouver dans le regard de son médecin une réponse a son problème. Le dossier dans les mains, House se lança à un premier diagnostique.

House : Bien…donc soit vous êtes assez débile pour ne pas comprendre ce qui vous arrive, soit vous espérez tant bien mal que ce ne soit pas ce que vous pensez…qu'il vous arrive.

Face a la mine ébahit de la patiente, il se décida a lancer un électrochoc.

House : Il faut arrêter de pratiquer des fellations avec préservatif !

Patiente : Pardon ?

House : Vous faites une allergie au latex. Et je ne pense pas que ce soit vos gants de cuisine que vous appliquiez sur la bouche.

Patiente : Je n'ai jamais fait d'allergie au latex…

House : Faut toujours une première fois !

Patiente : Alors…je ne pourrais plus…enfin vous voyez.

House : On est au 21eme siècle vous savez. Dites a votre mari d'utiliser un préservatif hypoallergénique en latex déprotéinisé, et tout ira bien.

House sortit alors de la salle en laissant l'ordonnance dans la main de la patiente.

Patiente : …C'était pas mon mari.

House : Ah. Je vous en fais une deuxième pour votre amant ?

HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

House : Très bien Madame…Henz. Vous souffrez de quoi exactement ?

Henz : Je crois que je vais mourir docteur.

House : Bien sur…Euh du coup, comme vous avez posé vous-même votre diagnostique, c'est toujours utile que je vous examine ?

Henz : Je dois avoir un cancer ou un truc comme ca. J'ai pris 6 kilos, et puis je mange toute la journée, en plus ce truc doit jouer sur mes inhibitions, parce que j'ai envie de mon mari tout le temps. Absolument…tout-le-temps !

House : Le répéter deux fois c'est pour me signifier que vous en avez envie maintenant ?

Henz : Qu'est-ce que j'ai docteur ? Faut que se termine, j'en peux plus.

House : Vous avez un microbe invasif. C'est assez courant. Il se déploie dans votre organisme jusqu'à vous bouffer toute votre énergie, et une fois ses toxines libérées, il peut même arriver qu'il vous crie dessus. Voir même qu'il attire un autre de ses microbes chez vous, sur votre canapé, pendant que vous sortez tranquillement diner avec votre mari. C'est coriace comme truc, et vous allez mourir avec.

Henz : Oh mince…qu'est-ce que c'est ?

House : Un môme ! Vous êtes enceinte.

Henz : Je suis pas enceinte ! Mon mari est stérile.

House : Bah c'est votre amant qui va être content.

Laissant la patiente seule dans la salle de consultation, House s'apprêtait a sortir lorsqu'elle revint a la charge.

Henz : Je n'ai pas d'amant !

House : Alors votre mari vous a menti.

Henz : Il n'a pas menti.

House : Bon écoutez, vos histoires ne m'intéressent pas. Vous êtes enceinte, point barre. Vos seins sont trop serrés dans votre soutien-gorge et les pastilles qui dépassent de votre sac indiquent que vous avez des nausées. Vous êtes enceinte.

Henz : Je veux une échographie.

House : De votre ventre, ou de votre cerveau ?

HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

La porte claqua fermement dans le hall des consultations, pendant que Mme Henz se retirait en pestiférant contre les médecins de tout Princeton Plainsboro. Alertée par ce vacarme dont tout le monde parlait déjà, Cuddy sortit de son bureau. House se tenait la, sur le comptoir, a notifier quelques dossiers de ses consultations précédentes. Faisant l'impasse sur les MST en tout genre, ou bien encore sur les rhumes incessants, il ignora totalement les sautes d'humeur de sa précédente patiente.

Cuddy : Mais enfin, qu'est-ce qui se passe ici ?

House : Oh rien du tout, un problème de microbe.

Cuddy : …

House : Tout va bien, je fais mes consultations ! Que tout le monde note ! Le Dr House s'occupe de patients ! Bon j'y retourne.

Prenant en main son nouveau dossier, il glissa rapidement un baiser a Cuddy, tout en détournant les yeux pour laisser paraitre un naturel implicite.

HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Le soir venu, House rentra chez Cuddy, comme a son habitude sans frapper. Totalement a l'aise dans cet environnement devenu le sien a présent. Il entendit la douche couler au fond du couloir, une pensée soudaine de Cuddy nue sous la douche lui traversa l'esprit, vite écartée par la présence de Marina qui s'avançait vers lui. Depuis le salon, elle le salua, et lui passa Rachel dans les bras. La petite sourit face a cet homme acariâtre qu'elle appréciait malgré tout. C'est donc avec un grand plaisir, lisible sur son visage, qu'elle en profita pour nicher son cou dans celui du diagnosticien. Pourtant pas d'un naturel très câlin, House avait du apprendre que toutes les attentions de Rachel envers lui, étaient finalement une preuve d'attachement inaltérable. Ce bout de chou l'avait définitivement adopté. Toujours accrochée a son cou, House déposa sa canne sur le bord du canapé, et jeta d'un geste long le sac de nourriture sur la table basse, avant de serrer a son tour Rachel.

Profitant de cet instant de complicité, Marina se retira, laissant ainsi la petite famille seule dans la maison. Cuddy arriva a son tour, une serviette autour du corps, et une autre sur les cheveux. Elle passa sa main dans la joue de sa fille, et se mit sur la pointe des pieds pour embrasser son homme.

House : J'ai ramené du chinois.

Cuddy : D'accord, j'arrive.

House : Il faut qu'on prépare nos valises aussi.

Cuddy : Je croyais qu'on pourrait rentrer tous les soirs ?

House : Oui, je pense, mais il faut quand même prévoir…juste au cas où tu vois.

Cuddy : J'espère que tu m'as rien préparé en cachette House.

House : Tu crois que c'est mon genre ?

Ses yeux se plissèrent, elle tenta de lire en lui un instant. En vain. Il ne laissa rien paraitre, et puis la bouille de sa fille collée au visage de son amant, le faisait paraitre plus honnête tout a coup…

Cuddy se retira dans la salle de bain, pendant que House reposait Rachel au sol. Celle-ci s'empressa alors d'éventrer le sachet de nourriture chinoise, tout en observant de ses grands yeux ronds, les éventuelles réactions de House. Il était, comme a son habitude, bien trop occupé a regarder sa femme repartir tout en ondulant les hanches.

Rachel entamait déjà les nouilles aux champignons noirs, quand House lui retira le sachet des mains.

House : Hop, hop, hop ! Qu'est-ce que tu fais toi !

Rachel : Nouilles !

Il rangea le tout en hauteur, éloignant du même fait les risques d'indigestion de nems pour Rachel. Il entendit Lisa depuis la salle de bain, l'eau se remit a couler. Un regard posé sur Rachel l'incita a la laisser dans sa chambre pour quelques instants, le temps de s'occuper a son tour, de sa mère.

Sortant de la chambre, il ouvrit légèrement la porte de la salle de bain. Assez pour entrevoir Lisa devant la glace, et perdre sa serviette blanche, qui vint alors s'écraser sur le sol froid. Il put allégrement observer ses cuisses fines, ses hanches, ses fesses rebondies, sa chute de reins délicate, sans oublier ses cheveux mouillés retomber sur son dos courbé. Face a la glace, établie au dessus du lavabo, Cuddy vint coller son bas-ventre contre la porcelaine froide, chatouillant ainsi ses parties intimes. Il pouvait apercevoir depuis sa position, ses seins durci pointer a l'horizon, et luisant sous la chaleur moite et étouffante de la salle de bain.

Toujours derrière la porte en bois, il décida de rester simple voyeur, profitant de cette scène intime qui s'offrait a lui. Elle remonta délicatement ses cheveux en chignon, caressant au passage sa nuque. Elle appliqua une noisette de crème sur ses bras, caressant, et massant ses poignets, parfois même ses épaules. C'est ce moment que choisi House pour entrer en action. Toujours la tête basse, Cuddy sentit la boucle de ceinture du diagnosticien lui frôler le bassin. Deux imposantes mains vinrent passer dessous ses bras pour masser ses seins, titiller assidument ses tétons, encore frémissant sous la chaleur de l'eau. Le souffle de House vint repousser les petits cheveux de sa nuque, et sa barbe chatouillait doucement ses épaules.

Cuddy : Qu'est-ce que tu fais ?

House : Rien du tout…

Il déposa une multitude de baiser sur son épaule, pendant que Cuddy reculait sa tête afin de la caler contre le buste de son amant. Elle prit les mains du diagnosticien, qu'elle descendit doucement vers son bas-ventre, sentant la chaleur ardue de ses doigts passant sur son nombril. House observait l'émotion de Cuddy dans le miroir qui lui faisait face. Elle avait les yeux fermés, et se mordillait les lèvres de plaisir. Quelques nuages de buée persistaient sur la glace, prodiguant ainsi a leur étreinte, un environnement intime, et enclin a passion furtive.

Alors qu'il commençait a attiser ses sens, en flattant ses parties intimes du bout du doigt, Rachel se fit entendre depuis sa chambre.

Cuddy : Rachel est toute seule…il faut qu'on y aille.

House : Ca c'est ton subconscient qui le dit, pas ton corps…

Il continua son chemin, prêt a insinuer ses doigts dans son antre, prêt a la faire frémir de désir. Elle leva son bras pour caresser les cheveux de son amant, pour griffer son crane d'envie, et lui faire partager son plaisir. Mais soudain la porte grinça derrière eux, et depuis la glace, House aperçut la tête de Rachel. Il tendit rapidement le peignoir a Cuddy, et se retourna pour saisir la gamine dans les bras. Un regard échangé avec Lisa, et il emmenait Rachel dans le salon.

House : Tu vas devoir te rattraper ce soir !

HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Le matin venu, le réveil se fit difficile. Depuis la chambre, House entendait Cuddy s'activer dans la cuisine, conférant des conseils en tout genre à Marina. Il perçut aussi le rire de Rachel, ce qui l'incita a se lever ardument. La journée allait être longue, et c'est d'ailleurs ce que Cuddy venait lui rappeler.

Cuddy : Allez lève-toi. Il est l'heure.

House : Humm…

Cuddy : Je te rappelle que c'est toi qui voulais ce cas. Alors bouge-toi.

Il décida finalement a s'asseoir sur le bord du lit, attirant d'un geste précis Cuddy sur ses genoux. Il la fixa dans les yeux, et lui glissa un léger baiser.

Cuddy : Tu sais comment y aller ?

House : Ne t'inquiètes pas, toutes les prisons sont indiquées ! Surtout celles de haute sécurité...

TBC...