Bonjour à tous ! Me revoilà avec une nouvelle histoire, un Two-Shot cette fois-ci ! Les deux parties étant déjà écrites et corrigées, vous n'aurez pas à attendre bien longtemps avant d'avoir la suite et fin.
Je vous invite, si vous avez des envies particulières à me les transmettre par MP ou review (Tsume, j'ai quelques ébauches quant à ta dernière demande rassure toi ! Je ferais en sorte que ça soit le prochain OS !)

Merci encore et toujours à ma Bêta Clemantine pour ses corrections, son investissement et surtout ses titres !

Prêtresse

-Ou comment l'amour peut tout consumer.-


Kyo grogna plus qu'il ne soupira quand il put enfin voir la personne qu'il cherchait depuis un bout de temps. Combien exactement ? Sûrement plusieurs années. Cela faisait un moment déjà qu'il cherchait cette prêtresse du feu. Toutefois, quelque chose clochait. Ce n'était pas possible. Cette jeune femme ne pouvait pas être celle qu'il cherchait depuis tout ce temps. Elle était bien trop jeune, bien trop... faible. Pourquoi ne sentait-il pas son aura ? A chaque fois qu'il avait découvert les autres détenteurs des techniques du vent divin obscur, ils avaient tous une aura qui présageait un combat sans pitié. Malheureusement pour les gardiens, le démon aux milles victimes était plus fort, et il avait gagné trois des quatre techniques existantes. Une fois réunies, elles promettaient pouvoir et puissance à leur unique propriétaire. C'était des techniques mêlant le maniement du sabre et la magie de quatre attributs : la vitesse, la puissance, la protection, l'intensité.

Elles étaient convoitées depuis la nuit des temps, transmises seulement aux plus forts et aux plus valeureux. Leurs gardiens faisaient le serment de les défendre corps et âme jusqu'à ce qu'une personne plus forte et digne s'en empare. De nombreux combattants avaient cherché à les acquérir. Cependant beaucoup échouait, souvent misérablement. Bien sûr, Kyo n'avait que faire de la puissance de ses adversaires. Il était le plus fort. Mais alors pourquoi, après tant de difficultés à trouver la porteuse de la dernière technique, la plus puissante de toute : le Suzaku, doutait-il autant ? Elle n'était même pas sur ses gardes alors que Kyo avait déployé toute son aura. Elle n'avait pas frémi. Était-elle inconsciente ou simplement stupide ?

Plus il la regardait, plus Kyo avait l'impression de s'être trompée de personne... Pourtant, son instinct lui disait qu'il ne s'était pas fourvoyé. Bien décidé à récupérer la dernière des techniques, il se planta devant la jeune femme qui marchait dans la rue. Celle-ci le foudroya du regard avant de le contourner. Mais le démon n'en avait pas fini avec elle. La rattrapant par le poignet, il tira dessus pour qu'elle se retourne, lui valant une flopée d'injures. Il ne l'écouta même pas avant de dégainer son immense sabre et de se mettre en garde. Aussitôt, il lut de la peur dans ses yeux mais il insista :

« - Bats toi ! »

Elle recula avant de s'énerver. Elle était encore tombée sur un guignol !

« - Non mais ça va pas ? Qu'est-ce que t'as dans le crâne pour pointer ton arme sur moi ? T'es complètement allumé par parole. Laisses moi tranquille ! »

Kyo ne savait pas comment réagir. S'était-il trompé ? Désorienté, il attaqua lentement pour essayer de la faire sortir de ses gonds. Toutefois, elle se contenta de crier avant de mettre ses bras devant elle et de fermer les yeux. Elle eut également la présence d'esprit de faire un pas de côté mais aucune agressivité autre que verbale ne transparaissait dans son attitude. Baissant son sabre, il demanda :

« - Mais qui es-tu ? »

Cette question eut le mérite de faire hoqueter la jeune femme.

« - Tu te fous de ma gueule ? Tu m'agresses sans savoir qui je suis ? T'es vraiment un pauvre type mon gars ! »

Kyo baissa son arme et ne remarqua même pas que Yuya partit rapidement, non sans jeter un regard en arrière. Il était absorbé dans ses réflexions. Qui était-elle ? Pourquoi son instinct lui hurlait que c'était celle qu'il cherchait depuis des années alors qu'elle n'avait aucune des qualités requises pour être la prêtresse du Suzaku ?

Le démon décida de suivre la jeune femme. Elle était la seule piste qu'il lui restait. S'il devait refaire des recherches, il ne saurait par où commencer et devrait sûrement vagabonder à travers le monde en espérant lui tomber dessus par hasard... Au fil de la journée, il suivit donc une femme on ne peut plus banale. Elle faisait ses courses, vagabondait, lisait dans un parc... Rien ne pourrait soupçonner que son instinct soit autant remué face à elle. Dans la soirée, elle rentra chez elle, dans un petit appartement qui, depuis la fenêtre, paraissait confortable. Kyo n'avait nulle part où dormir mais, conscient de son charme, il se doutait qu'il trouverait facilement un toit contre ses faveurs. Il comptait partir quand la jeune femme sortit, habillée visiblement pour sortir. Ça n'avait pas l'air de lui plaire au vu du visage renfrogné qu'elle affichait.

Quelques rues plus loin, elle se dérida en voyant une amie, brune. C'était visiblement elle qui l'avait forcé à sortir. S'étreignant, elles discutèrent chaleureusement avant d'entrer dans une boîte de nuit. La jeune femme brune semblait ravie tandis que la prêtresse rentrait d'un pas moins enjoué. Il décida de se joindre également à la soirée, peut-être pourrait-il, au mieux, récupérer des informations et, au pire, il pourrait trouver une femme pour pouvoir dormir chez elle.

Il retrouva la jeune femme blonde au bar, sirotant un verre tandis que son amie s'était déjà faite alpaguée et dansait sur la piste. Il ne résista pas à l'envie de lui parler, espérant qu'elle lui donne des indices sur sa condition de prêtresse. S'asseyant sur le tabouret de bar à côté du sien, il lui demanda :

« - Je t'offre un verre ? »

La jeune femme se tourna vers lui avant de se figer. Kyo n'aurait su dire si elle était dépitée ou en colère tant son visage exprimait diverses émotions :

« - Certainement pas ! »

Elle se retourna, montrant clairement qu'elle ne voulait pas lui parler. Un autre homme s'approcha, voulant visiblement l'inviter également à boire un verre mais l'aura menaçante que Kyo lui envoya le fit aussitôt rebrousser chemin, ce qui énerva aussitôt la belle :

« - T'as décidé d'être mon chaperon ? Ou simplement de m'emmerder peut-être ? Je te préviens tout de suite, je ne suis ni faible, ni désespérée au point de me faire régenter par un abruti tel que toi. Alors maintenant, tu prends tes clics et tes clacs et tu me fous la paix ! »

La jeune femme avait ponctué ses paroles d'un brusque claquement de verre, qu'elle avait reposé sur le comptoir. Elle n'attendit pas de réponse et partit rejoindre son amie, espérant que danser lui ferait oublier ce crétin. Tout du long de ses danses, elle sentit son regard accroché sur elle. Elle n'arrêtait pas de sentir des picotements partout là où les yeux du démon se posaient. Elle lui jetait de petits coups d'œil, peut-être pour vérifier qu'il la regardait bien, peut-être pour l'inciter à partir. Personne n'osait l'approcher alors qu'un tel homme la dévorait des yeux. Il faut dire qu'elle était vraiment attirante dans sa robe bleue, mettant en valeur ses yeux céruléens. Finalement, un peu énervée, elle dit au revoir à Mahiro, décidant de rentrer.

Dehors, l'air frais lui fit du bien et elle sentit l'oppression générée par la trop grande proximité des autres s'envoler. Toutefois, la sensation dans sa nuque n'était pas partie et elle la frotta, voulant enlever ses désagréables picotements. Rien n'y fit. C'est quand elle se retourna qu'elle comprit : il l'avait suivi. Elle attendit qu'il vienne à sa hauteur avant de l'engueuler :

« - Non mais t'as pas fini ? Tu crois que j'ai rien d'autre à faire de ma soirée que de m'occuper d'un pervers ? »

Kyo ne put que sourire devant la véhémence de la prêtresse. Elle était tellement drôle. Il la regarda dans les yeux et un étrange sentiment de nostalgie dont il ne comprit pas la provenance lui étreignit le cœur. Ne voulant montrer son trouble, il dit :

« - Je suis sûr que tu peux trouver une meilleure occupation... »

La voix, chaude et grave, lui fit descendre un frisson connu et agréable le long du dos. Ne voulant pas montrer ce qu'il déclenchait en elle, elle pivota sur ses talons et partit sans lui répondre. Cependant, les picotements dans sa nuque ne la lâchèrent pas, même lorsqu'elle arriva devant la porte de son immeuble. Elle se retourna pour lui dire ce qu'elle pensait des pervers qui suivaient les gens jusque devant chez eux quand ses lèvres furent brutalement plaquées contre celles de Kyo.

Elle aurait du le repousser, elle le savait, sa raison lui criait, lui hurlait de lui mettre une droite et de monter en quatrième vitesse. Toutefois, son cœur, lui, tenait un tout autre discours. Il semblait lui dire : « Enfin ! Le revoilà ! » Il semblait à sa place et un vide qu'elle ne savait pas avoir se combla. Était-ce la folie ? L'amour ? Le désir ? Elle ne savait pas, mais elle le laissa monter.

Qu'est-ce qui avait poussé Kyo à s'emparer d'elle ainsi ? Pourquoi son cœur s'était-il brusquement serré quand il l'avait vu se détourner de lui, lui hurlant « Pas encore ! ». Il l'avait suivi, essayant de calmer son inquiétude et son angoisse mais la simple pensée qu'elle allait rentrer chez elle pour le laisser là l'avait clouée sur place de douleur.

Et là, la jeune femme dans ses bras, il se sentait à sa place, comme s'il avait toujours recherché cette chaleur sans jamais la trouver. Il voyait dans son regard un sentiment équivalent. Était-ce cela le coup de foudre ? Un démon comme lui pouvait-il réellement aimer ? En avait-il seulement le droit ?

Le lendemain matin, ni le démon ni la jeune femme ne parlèrent de ce sentiment qui les avait tous deux transpercé. Ils se contentèrent de faire comme si rien ne s'était passé, n'étant pas sûrs d'être en mesure de comprendre et de faire face à ce qui leur était arrivé la veille. Pourtant, c'est ce sentiment qui fit que la jeune femme se surprit elle-même à lui proposer son toit lorsqu'elle apprit que Kyo était en voyage et qu'il n'avait aucun endroit où dormir. Elle venait à peine de connaître son prénom et elle invitait un presque inconnu dans son lit puis à habiter chez elle... Il fallait vraiment qu'elle soit devenue folle pour proposer de telles choses...

Ω

Pourtant, les semaines passèrent et une routine s'installa. Leur relation n'était pas clairement définie : ils n'étaient pas que de simples colocataires vivant sous le même toit mais l'appellation amant ne semblait tout de fois pas représentative de ce sentiment passionné qui les submergeait à chaque étreinte. Petit à petit, Kyo s'était imposé dans l'esprit de Yuya. Ils mangeaient, sortaient, dormaient ensemble. Et pourtant, aucun des deux ne se définissaient comme un couple. Un petit quelque chose retenait Yuya, une pointe de douleur qui la forçait à ne pas déclarer ce sentiment qu'elle savait pourtant proche de l'amour.

Un soir, alors qu'ils étaient installés dans le canapé, Kyo lui demanda d'une voix sérieuse qui ne souffrait aucune plaisanterie :

« - Est-ce que tu connais les techniques du vent divin obscur ? »

La jeune femme répondit, après quelques secondes de réflexion, par la négative. Son ton sérieux l'avait vraiment intrigué. Que voulait-il réellement savoir ? Elle sentait que derrière cette question anodine se cachait un secret bien plus grand. Se redressant, elle lui demanda de plus amples explications. Il lui parla alors des techniques, de la façon de les obtenir, et des gardiens. Attentif à chacune de ses réactions, il scrutait son visage en continuant son récit. Il lui parla de la dernière technique qu'il n'avait pas obtenu mais qu'il avait trouvé la prêtresse.

« - Et tu n'as pas réussi à la battre pour obtenir le Suzaku, c'est ça ? »

Kyo sentait que c'était le bon moment. Il devait lui avouer ce que son instinct lui criait depuis des semaines :

« - C'est toi Yuya. »

Il y eut un instant de flottement avant que la jeune femme ne se mette à rire :

« - Enfin Kyo ! Regarde moi, je ne suis la détentrice de rien du tout et encore moins de la plus puissante des techniques secrètes du vent divin obscur !

- Mon instinct ne se trompe jamais.

- Tu ne comprends pas... J'ai peur du feu. Je suis tétanisée à la vue d'une flamme. Je ne peux pas être celle que tu crois. »

Le jeune homme ne savait pas quoi faire, quoi dire. Une prêtresse du feu effrayée par l'élément qu'elle était sensé incarner et protéger ? Était-ce une forme de défense ? Un moyen de se protéger de toutes les attaques qu'un gardien subissait ? Avait-elle transféré son pouvoir ? Était-ce seulement possible ? Yuya soupira de voir combien le démon semblait se torturer l'esprit :

« - N'y a-t'il pas une sorte de connaisseur des techniques ? On pourrait peut-être lui demander si tu veux. Tu verras bien que ça ne peut pas être moi. »

C'est ainsi que Yuya se retrouva en chemin pour trouver un certain Muramasa, semblant être celui qui possédait le plus de connaissances sur ces fameuses techniques. Toutefois, plus la jeune femme approchait du lieu, situé assez loin de la ville, plus elle voulait faire demi-tour. Elle ne désirait qu'une chose : faire demi-tour. Le sentiment oppressant qu'elle ressentait depuis plusieurs minutes déjà dans sa poitrine se renforça davantage. Quand ils arrivèrent devant la porte, la jeune femme prit le bras du démon avant de déclarer précipitamment :

« - Je préférerais qu'on rentre. C'était une mauvaise idée, je me sens vraiment pas bien. »

Kyo n'eut pas le temps de lui répondre que la porte s'ouvrait déjà sur un homme de haute stature aux cheveux blonds. Pendant une seconde, il sembla surpris avant de les inviter à entrer. Il ne put que remarquer le profond mal-être que la jeune femme ressentait. Il leur offrit un siège et une boisson à laquelle elle ne toucha pas, n'étant pas certaine de pouvoir boire et tout garder. Ses yeux restaient fixés à la table et ses mains crispées l'une à l'autre.

Elle n'entendit presque aucun mot de ce que les deux hommes échangèrent. Ce n'est que quand Muramasa lui posa une main sur l'épaule qu'elle sortit de ses pensées. Il la scrutait d'un air légèrement inquiet et semblait voir au-delà de ce qu'elle semblait prête à lui dire. D'une voix douce, il lui demanda :

« - Êtes-vous prête à passer certains... tests pour que l'on détermine si vous êtes la prêtresse du feu ? »

Tout dans son corps criait à Yuya de dire non. Toutefois, ce fut son amour pour Kyo qui fit franchir à ses lèvres une acceptation tremblante. Muramasa semblait étrangement inquiet : il donnait l'impression de savoir bien plus de choses que ce qu'il voulait bien laisser entendre. Ils décidèrent d'un commun accord de laisser la nuit passer avant de tester la jeune femme. Dans les bras de Kyo, les angoisses de la jeune femme n'arrivèrent pas à disparaître :

« - Que va-t'il se passer si je suis réellement celle que tu crois ? On va devoir se battre ? Je ne peux pas simplement te la donner et tout redevient comme avant ? Je suis sûre de n'avoir aucune force et pourtant venir dans cet endroit me révulse au plus haut point. Tout mon être me hurle de partir loin sans que je ne puisse le faire taire. J'ai si peur Kyo... »

Le démon ne savait quoi lui dire. Il aurait voulu lui annoncer que ce n'était pas grave s'il n'obtenait pas la technique, qu'il allait trouver une autre solution, qu'elle n'avait sûrement jamais été la prêtresse et qu'il s'était trompé sur toute la ligne... Toutefois, son instinct ne lui avait jamais menti. Il en était persuadé. Pour quelle raison était-elle aussi faible et peu bagarreuse, c'était là la véritable question. Elle aurait du être la plus puissante, crainte et respectée de tous, dominant le feu et le pliant à sa volonté. Au lieu de ça, elle en avait peur et fuyait le moindre combat. Il n'y avait qu'une solution pour que l'on sache ce qu'il se passait. Et ce sont toutes ses pensées qui l'obligèrent à se taire et à ne pas la réconforter. A la place, il lui caressa amoureusement le dos, essayant de l'apaiser au mieux pour qu'elle s'endorme.

Le lendemain, Yuya avait une mine affreuse. Elle avait très peu dormi et son court sommeil avait été ponctué de nombreux cauchemars dont elle ne se rappelait pas mais qu'elle savait affreux. Kyo lui serra la main, doucement, avant que Muramasa ne lui dise de le suivre. La jeune femme se laissa donc diriger dans une sorte de caverne au bord d'une clairière. Elle respirait la sérénité et Yuya se surprit à dire :

« - Tout cet endroit m'est familier et je suis pourtant sûre de n'y avoir jamais mis les pieds... »

Le mentor sourit tristement mais préféra s'abstenir de tout commentaire. Regardant la jeune femme droit dans les yeux, il alla droit au but :

« - Yuya, vous êtes la prêtresse. »

Elle le regarda sans comprendre. Il n'y avait pas de test ? Comment pouvait-il en être aussi sûr ? Il avait jugé bon de mettre Kyo à l'écart mais pour quelles raisons ? Pourquoi n'avait-elle aucun pouvoir ? Elle avait peur du feu, il ne pouvait que s'être trompé n'est-ce pas ? Soupirant comme s'il avait remarqué les nombreuses questions qu'elle se posait, il continua :

« - Je vais tout vous expliquer. »

Ω

De longues heures passèrent, laissant Kyo s'inquiéter tout seul dans la maison. Il ne l'avouerait jamais mais il était effrayé par ce qu'elle devait subir. Il crevait d'envie d'aller tout arrêter mais Muramasa l'avait bien mis en garde que s'il venait, ce serait dangereux. Mais dangereux pour qui ? Quand enfin, il entendit la porte s'ouvrir, il se redressa aussitôt, désireux de savoir comment allait Yuya. Toutefois, Muramasa était seul, l'air triste et abattu. Il fallut toute la patience de Kyo pour ne pas le secouer comme un prunier et qu'il lui hurle dessus pour savoir où elle était.

« - Tu ne devrais pas aller la rejoindre. Elle est dans la clairière... Kyo, s'il te plaît, écoute moi ! »

Mais on ne donnait pas d'ordre à Kyo et il était bien trop angoissé pour écouter les conseils de Muramasa. Il fonça à l'endroit indiqué et ne put que se stopper devant le spectacle inattendu. Yuya était de dos, ses mains maintenant fermement ses bras contre elle. Ses doigts étaient crispés et tout son corps était tendu. Mais le plus surprenant était l'aura de feu qui se dégageait d'elle, empêchant toute approche. La jeune femme ne semblait pas incommodée outre mesure tandis que Kyo pouvait en sentir la chaleur plusieurs mètres au loin. Son âme de guerrier frissonnait d'anticipation et ses mains s'étaient posées d'elles-mêmes sur le fourreau de son sabre, provoquant un léger cliquetis. Ce fut néanmoins suffisant pour que la jeune femme se retourne.

Kyo ne dégaina pourtant pas. Aussitôt qu'elle eut posé les yeux sur lui, l'aura de celle-ci s'intensifia, des runes de feu se gravèrent sur sa peau et deux shakrams rouges sang apparurent dans chacune de ses mains. Il avait bien devant lui la puissante prêtresse du feu. Magnifique et prédatrice. Ce qu'il ne comprenait pas, c'était la violence qui se dégageait d'elle. Elle semblait furieuse et au vu des prunelles ancrées dans les siennes, il était certain que c'était dirigé contre lui. Passées la surprise et la douleur d'être ainsi le cœur de sa fureur, il se ressaisit. Il fit un pas, avant que la voix claire et ferme de Yuya ne le stoppe :

« - Ne t'approches pas ! »


Une petite review ? :3