Normalement ce sera que des courts chapitres de 1k à chaque fois. Une fiction encore assez particulière on va pas se mentir... Et toujours plus de crackships les amis! Yesss! J'adore ça! :)
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Je n'avais jamais raconté à Jirou mes années de lycée en détail. Elle connaissait de nom mes amis proches et savait où ils en étaient dans leurs études mais rien de plus. J'avais toujours séparé ma vie d'avant le bac avec celle qui s'en était suivie. Je ne parlais pas non plus d'elle et de ma fac à mes potes. Je préférai ça comme ça. Ma copine me posa plein de questions sur mon weekend passé, d'après elle j'étais toujours un peu bizarre après les avoir revus et elle avait raison, j'en ressortais nostalgique et mal à l'aise. Mais cette fois ci c'était encore pire j'avais fait une rechute. Parfois j'en faisais et c'était douloureux. De vieux sentiments refaisaient surface et me blessaient. Je me battais pour les effacer, pour les oublier, je me battais de toute mon âme pour mon couple. Et aussi loin que je me souvienne j'avais toujours combattu cet amour, même quand je ne l'avais pas encore identifié comme tel. Je ne répondis pas à Jirou.
Il y a deux jours j'avais pris le tram pour me rendre à une autre station où Kirishima m'avait attendu. Il me prit en voiture et m'emmena jusqu'à chez lui, un appartement modeste. Son coloc ne serait pas là. Il y avait deux chambres de dix mètres carrés, une salle de bain, un toilette, et un salon assez grand. Nous avions préparé des apéros à l'avance et avions commandé des pizzas. Nous attendions Todoroki, Midoriya, et Bakugou. Le premier qui était arrivé c'était celui aux taches de rousseurs, il avait un sac en plastique rempli de boissons sucrées. Il me serra la main et échangea un regard complice avec mon meilleur ami qui n'eut pas besoin de le faire visiter. Izuku venait souvent voir Eijirou et il connaissait encore mieux le quartier et les lieux que moi. Enfin ce n'était pas comme ci l'habitation du roux était assez grande pour s'y perdre mais pour le vert c'était une sorte de deuxième maison d'après ce que j'avais compris. Il nous aida à déposer les vers, l'alcool, et les sodas à table puis nous échangèrent une heure sur nos projets futures avant que Todoroki nous rejoigne. Il faisait preuve de trop de politesse, insistant sur des remerciements inopinés. Mon bro et moi le taquinèrent pour qu'il se détende. Mais il était déjà tout à fait détendu, c'était juste sa façon d'être. Il était un peu à part. Quand on lui proposai quelque chose à boire il ne voulait que de l'eau, ce qui me faisait rire aux éclats. Il allait encore falloir verser du whisky dans son ver à son insu pour qu'il devienne bavard. Je m'en chargerai.
Vers 19h Bakugou arriva avec son air décontracté et son visage fermé dans une expression d'agacement extrême. Il fit un signe de main en entrant dans le salon et s'accroupit en face de moi. Sérieusement ? Pourquoi en face ? J'allais pas pouvoir lever les yeux de la soirée… Ou alors peut-être un peut éméché, j'avalai cul sec un fond d'alcool. Nous bavardâmes mais des taquineries à l'encontre de Katsuki le firent gueuler et pour tenter de le calmer on joua à des jeux vidéos et des jeux de carte avant de finir par un bon film de zombies. Midoriya avait eu du mal à calmer des frissons fréquent et l'énervé se moqua de lui à chaque occasion. Kirishima essaya de le défendre mais il se prit un coup de pied au visage. Comme d'habitude c'était un foutoir pas possible. Todoroki qui voyait flou à cause de moi ne réagissait plus, ça n'avait pas du tout marché comme prévu et il ne parlait plus du tout. Une vraie poker face. Il s'assoupit au milieu du brouhaha et je le portais avec le vert dans une chambre. Nous avions enchaîné avec d'autres films et nous nous étions endormis sur le canapé dans des positions improbables. Je m'étais réveillé transpirant à cause de la chaleur étouffante de l'été. Je me levai avec un vertige et me rendis à la salle de bain. J'ouvris la porte en baillant et mes yeux s'écarquillèrent sur une baignoire remplie d'eau dans laquelle flottait Katsuki. Je grimaçai de gêne et sorti immédiatement de la pièce.
« Pourquoi tu as pas verrouillé ? »
« Ballek' de ça… On est entre nous tu vas pas rager ! »
« J'ai pas trop envie de te voir à poil perso. »
« Je t'oblige pas à regarder. »
Il m'avait répondu froidement et laissant tomber l'idée de prendre un douche je quittai le couloir pour la cuisine. Je me servis à vers d'eau rempli pour étancher ma soif. Mes sourcils étaient froncés et mes joues gonflées. Il le faisait exprès ce con. Ou alors il se fichait encore de tout. Il ne changerait donc jamais ?
Je ne lui avais plus adressé la parole de la journée, nous avions regardé des séries et joué à tous types de jeux, grand écran, DS etc. Le deuxième soir je dus le supporter jusqu'à une supérette car nous étions tombés à court de boissons. On nous avait envoyé tous les deux pour que nous nous réconcilions. C'est ce que réclamait mon bro en tout cas. J'en avais aucune envie personnellement… Merde quoi ! Il ne m'avait pas lâché des yeux tout le long du trajet avec ses grands airs.
« Tu fais exprès de me fixer ? »
« Tsss... »
L'ambiance n'alla pas en s'arrangeant. Nous nous étions envoyé des méchancetés à plusieurs reprises et Midoriya et Eijiro n'avaient rien pu faire. Todoroki ne savait pas où se mettre. Il nous proposa des chips que nous refusâmes en chœur. Et vers 5h du matin, bras croisés, j'étais allé me cloîtrer dans une chambre. J'entendis quelques cris puis Bakugou se pointa.
« Cette saleté de rouquin m'aurait interdit de glace si je venais pas. »
Je l'ignorai à genoux serrant un oreiller dans mes bras. Il se gratta le visage d'un doigt en rougissant et me rejoint sur le matelas.
« Je sais pas trop ce que j'ai fait pour que tu t'énerves mais... »
« Tu sais très bien. »
Il m'attrapa le poignet pour que je me tourne vers lui et me donna un coup de tête.
« Ça va je t'ai juste mater on s'en fou ! Si j'ai pas ma glace à cause de toi tu vas le regretter ! »
« Tu as toujours été fada des glaces ! Je vais te les foutre dans le nez moi tu vas voir ! Tfaçon cette fois t'en auras pas parce que je vais continuer à bouder ! »
Il se pencha sur moi en m'agrippant les mains pour pas que je le frappe et je tombai en arrière.
«Quoi? Si tu m'empêches d'en avoir avec tes conneries je réponds plus de rien ! »
« Va y quoi ? Tu vas faire quoi ! T'es qu'un gay en manque ! »
Je regrettai tout de suite mes paroles et arrêtait de me débattre. Je voulu m'excuser mais son expression était devenue terrifiante. Il m'attrapa le visage d'une paume de main sèche pour tirer ma tête vers la gauche et venir lécher mon oreille droite. Je retins un gémissement. J'étais fébrile mais dans un élan de colère mon genou partit violemment contre son entre-jambe. Il grogna des insultes à mon égard. Moi, je regroupai mes affaires et partis sans donner d'explication à Kirishima et Midoriya qui m'avait suivit à l'extérieur.
« Désolé les mecs, j'ai tout gâché. »
« T'inquiète… On se revoit bientôt pas vrai ? »
« Ouais... »
