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Chapitre 1

Première partie

A la recherche d'une âme

« Mon majordome Sébastian Michealis est quelqu'un à qui vous ne devez jamais faire confiance. » Réplique dite par Ciel, le dernier héritier de la famille Phantomhive.

La nuit à Londres était silencieuse. En observant cette ville de près, nous ne voyions que des réverbères qui scintillaient. Le vent d'automne était doux et, pourtant, il faisait atrocement froid. Très peu de gens se baladaient dans les rues pour retrouver ses amis ou rentrer chez eux.

Parmi eux, un jeune homme enveloppé sous une cape chaude trottinait. Il était épuisé du travail et n'avait qu'une envie : dormir. Lorsqu'il fut devant la porte, il sortit de sa poche des clefs. Soudain il eut la sensation d'être observé. Angoissé, il fit pivoter sa tête de droite à gauche s'assurant qu'il était bien seul. Un petit couinement le fit tressaillir. Il baissa les yeux et découvrit un chiot labrador qui glapissait devant lui. Soulagé, l'homme se dit qu'il devrait arrêter de se faire des idées. Il s'accroupit et caressa l'animal frigorifié. Ce dernier se blottit contre lui pour se réchauffer.

- Je t'emmène chez moi, tu seras au chaud, sourit le propriétaire, ne restons pas là.

Derechef, il se statufia et sentit que quelqu'un le fixait encore. Des frissons désagréables parcoururent son dos. Il se dépêcha d'ouvrir la porte et pénétra dedans avec le chiot. Il se dit que se promener en pleine nuit n'était pas rassurant.

Et il n'avait pas tort.

Il n'avait pas remarqué qu'au-dessus de lui, sur la toiture, se perchait une curieuse silhouette. Accroupie, celle-ci scrutait le jeune homme avec deux petits rubis flamboyants et pénétrants. Son long manteau noir bougeait à chaque coup de vent. Sous la clarté de la Lune, nous vîmes sur son visage, une mince ligne qui se plia en deux, formant un beau sourire sadique.

- Vous l'avez dit, ce n'est pas prudent de rester dehors, ricana-t-il.

L'inconnu fit demi-tour et poursuit son chemin sans jeter un coup d'œil derrière. Pendant le sommeil de son Maître, il n'avait plus rien à faire et pouvait profiter de sa liberté. Il avait décidé qu'un jour, il sortirait du manoir pour suivre son désir. C'était ce qu'il faisait.

Il devait trouver un lieu où il y avait du monde. Connaissant parfaitement la ville, il savait où se diriger. Peu après, il repéra un palais luxueux en train d'accueillir avec bienveillance des invités qui étaient des nobles et des bourgeois. Les costumes élégants qu'ils portaient firent comprendre à l'étranger que ce n'était que d'autre un grand bal. Il était ravi.

Avant qu'il ne les rejoigne, il devait vérifier si son apparence était correcte. Sur la vitrine d'un magasin de jouets, son reflet lui souriait. Deux longues mèches couleur jais encadraient sa tête mettant son visage pâle en valeur. Il plissa ses yeux afin de dissimuler la lueur écarlate dans ses pupilles. Sa cravate noire serrée autour du col et sa chemise blanche lui donnait un côté charmant. Toutefois, le majordome devait l'être. Il travaillait pour son Maître et ce dernier lui avait donné l'ordre d'être un excellent serviteur. « Parfait. » pensa-t-il, fier de lui. Son gant blanc prit une montre en argent et le consulta.

- Il ne me reste plus que deux heures avant la fermeture du bal. Bien.

Il rangea son précieux objet, et pénétra dans le palais. Un domestique prit son manteau et lui souhaita la bienvenue. Evidemment, il y avait du monde. L'ambiance était joyeuse, chaleureuse et dynamique. Des milliers de voix résonnaient partout. Un grand orchestre fredonnait de la musique classique, des couples valsaient avec énergie. Le majordome noir n'était pas déçu, c'était ce qu'il souhaitait. Un monde d'humains qui riait, qui jouait, qui exprimait leur envie de bonheur, de plaisir, de bien-être, qui se détachait de la réalité, en somme, qui vivait dans un conte de fées.

La recherche d'un humain commença.

Alors qu'il emprunta l'escalier pour pénétrer dans l'immense foule, il entendit des jeunes filles se chuchoter entre elles, toutes tombées sous son charme énigmatique. « Il est magnifique cet homme à queue-de-pie. Croyez-vous qu'il a une fiancée ? » murmura l'une entre elles. Ce compliment n'étonna point l'étranger, le fit même sourire. Cependant il préféra l'ignorer, il n'avait pas le temps pour cela.

Marchant avec souplesse, il prit son temps de parcourir le monde humain et de reluquer discrètement chaque invité. Les hommes ne l'intéressaient pas, il cherchait une femme. Il ne désirait pas la prendre au hasard, il ne s'amuserait pas avec une dame fragile, simplette, ou facile à piéger. Il entrevit, au fond de la salle où on servait des amuse-gueules, un groupe d'hommes. La curiosité le poussa à les joindre. En écoutant leurs murmures, le majordome comprit qu'ils tentaient de séduire une demoiselle. Lorsqu'il se mêla avec eux, ce qu'il vit ne le désappointa pas.

L'aimante des hommes était assise sur un tabouret, un verre de champagne dans sa main. Elle portait une magnifique robe bleue marine couverte de dentelles. Cette couleur était assortie à ses prunelles amandes. Un ruban céruléen enroulait sa taille de guêpe, lui donnant une allure très féminine. Une poignée de ses cheveux bouclés était dissimulée sous son chapeau couronné de roses neigeuses. Les joues roses naturelles et les lèvres rouges pulpeuses la convenaient formidablement avec son visage en forme de cœur.

Sans réfléchir, le majordome huma son odeur. Il avait l'odorat plus fin que les autres. Que les humains précisément. L'arôme était doux, sucré et fort alléchant. Il sourit, satisfait. Sans aucun doute, il était tombé en extase devant la perle rare féminine. Il tapota poliment sur l'épaule d'un jeune moustachu.

- Puis-je me permettre de connaître le nom de cette dame ?

- Mlle Darling, la fille de Mr. Fierez, lui répondit-il puis ajouta après avoir hésité, si vous voulez la voir, méfiez-vous, elle ne manque pas de caractère.

- Je vous remercie du conseil.

Il réfléchit comment s'approcher de la demoiselle. Une idée lui vint : il devait chercher un domestique du bal. Dès qu'il en repéra un, il vit qu'il tenait entre ses mains un plateau. En s'approchant, il demanda d'une voix amicale au domestique qui était, en fait, une jeune fille :

- Excusez-moi, puis-je emprunter ce plateau s'il vous plaît ?

- Heu…, balbutia-t-elle, je suis désolée mais vous êtes un invité. Je m'en sers pour travailler.

- Je vous en prie, je n'en ai pas pour longtemps, lui souffla le majordome à l'oreille.

La domestique frémit lorsqu'elle sentit son haleine fraîche chatouiller sa joue.

- Je… si vous le dites.

Elle lui tendit le plateau argenté qui contenait des verres remplis de vin et de champagne. C'était tellement facile que cela devenait banal pour l'étranger de séduire les femmes. Il espéra que ce ne soit pas le même cas pour Mlle Darling. Il remercia la domestique et alla dans la direction où se trouvait l'attirante femme. « C'est parti ma chère proie. » pensa-t-il avec un sourire enjôleur. Ce fut avec élégance que le majordome se pencha vers la dame bleue. Il lui montra les verres en cristal.

- Mlle Darling ?

La femme le scruta d'un œil bleu clair puis le questionna sèchement :

- Comment un tel domestique comme vous connaît mon nom ?

- Oh… Il suffit de constater que vous êtes le pistil bleu qui est entouré de pétales noirs qui ne vous quittent pas et qui ne vous quittera jamais.

- Ce que vous venez de dire est une expression étrange et amusante. Néanmoins, si c'est pour me faire la cour, vous ne m'intéressez point.

- Pardonnez-moi Mademoiselle. Je suis venu pour vous prévenir que quelqu'un vous attend.

- Qui ? Pourquoi ne vient-il pas plutôt me voir ?

- Il me dit qu'il serait préférable que vous le joignez dans une pièce privée.

- En quoi cela me concerne ? Si c'est pour moi, dites-lui de partir.

Le serviteur vêtu de noir eut envie de pouffer devant le regard froid de sa victime. Recevoir l'hostilité, la rancœur, ou la méchanceté des personnes le distrayait, cela faisait partie de ses moments préférés. En outre, la personne dont il parlait, celle qui voulait rencontrer Mlle Darling était, bien sûr, lui-même. Il ne mentait pas, il avait simplement joué les mots.

- Non, il souhaite vous parler.

Les prunelles de la brune s'écarquillèrent légèrement de surprise. La marquise eut le sentiment d'être raillée, son sourcil fronça en signe d'incompréhension :

- Je ne saisis pas. Il mène une enquête ?

- Disons que oui, s'amusa l'étranger.

C'était vrai. Il menait une enquête d'âmes.

- « Disons » ? Qu'entendez-vous par là ?

- Il vous l'expliquera à moins que vous préfériez rester ici ?

- Très bien, répliqua-t-elle la tête haute, dites-lui que je n'ai pas l'intention de le rencontrer maintenant, ce sera pour un autre jour.

L'étranger aimerait tant lui chuchoter qu'elle émanait un parfum exquis et qu'il avait tout son temps à le respirer, l'apprécier. Voyant la belle demoiselle discuter avec l'homme inconnu, les hommes lancèrent des regards perçants et envieux au majordome. Ce dernier le remarqua et s'en délecta. Cela ne le dérangeait pas au contraire et avait envie de jouer davantage. De nouveau, il présenta le plateau à la jeune demoiselle.

- Avant que je ne vous quitte, voulez-vous boire ?

- Non, merci, lâcha-t-elle durement.

- Très bien… Oh, je crois que vous avez quelque chose sur vos cheveux.

Le majordome parfait fit mine de regarder ses cheveux. Sa main gantée qui tenait le plateau se pencha jusqu'à qu'un verre de vin rouge tomba sur la belle robe marine. Prenant conscience qu'il avait abîmé sa sublime tenue, la marquise lâcha le verre et poussa une exclamation d'horreur. Elle fixa le responsable, la bouche tordue, les iris brillant de courroux. Le comédien eût le bonheur de voir une femme tenter de garder son sang-froid. Il eût l'impression qu'elle voulait bondir sur lui et lui arracher la peau telle une lionne féroce sur une antilope.

- Vous n'êtes qu'une ordure, susurra-t-elle. Et un incapable !

- Pardonnez ma maladresse irréparable, s'excusa-t-il d'un ton presque indifférent.

- Votre maladresse ? Pourquoi suis-je persuadée que c'était votre intention ?

- Je ne suis qu'un minable serviteur et jamais je n'aurais fait une chose pareille sur vous. Pour me faire pardonner, laissez-moi vous nettoyer.

- Hors de question !

Ses mots exhalaient du venin, ce qui fit rire discrètement le majordome noir. Indubitablement, c'était la deuxième fois qu'il rencontre une personne avec un tel caractère.

- Ma chère mademoiselle, il m'est impossible de vous quitter. C'est ma faute si vous êtes dans cet état. Je vous en prie, laissez-moi réparer mon erreur.

La mâchoire de Mlle. Darling se serra. Elle fit de son mieux pour tenter de maîtriser en elle, le feu torride qui la rongeait.

- Très bien, accepta-t-elle froidement, mais pas ici. Je refuse qu' « un minable serviteur » comme vous puisse laver ma robe devant le public !

- Yes my Lady.

Sa formule habituelle qu'il utilisait quand son Maître lui donnait un ordre sauf que c'était pour la jeune femme. Il l'avait prononcé de manière séduisante, ce qui perturba un peu la rose bleue.

- Plaît-il ?

- Aucune importance, veuillez me suivre.

L'étranger lui demanda la main mais cette dernière l'ignora. « Une jolie tigresse. » pensa-t-il, flatté. Mais il était avide de connaître le toucher de la peau de sa proie. Il insista alors gentiment.

- Mlle. Darling, voyez-vous, il y a du monde et vous risquerez de vous perdre.

La rose bleue fit volte-face et le dévisagea d'un air dédain et irrité.

- Ne me considérez pas comme une petite fille !

Le majordome sourit. Elle lui rappelait beaucoup son Maître. C'était un enfant qui avait aussi une personnalité très forte. Malgré sa jeunesse, il avait une intelligence identique à celle d'un adulte. Il savait parfaitement manipuler les personnes qu'il servait ou exterminait pour assouvir sa vengeance et soulager l'inquiétude de la reine Victoria II. Comme la brune, il désapprouvait son impression d'être considéré comme un vrai petit de douze ans.

Cependant l'étranger ne pouvait tout de même pas patienter car il commençait à avoir faim. Il avança vers sa Lady, et la laissa recevoir son aura. La femme devint ébahie lorsqu'elle sentit une mystérieuse atmosphère la submerger. Elle la décrirait avec ces termes-ci : noire, glaciale et poignante. Des invités qui les entouraient la sentirent également et s'éloignèrent d'eux. Mlle. Darling crut tout à coup distinguer quelque chose d'anormale chez le domestique. Ses pupilles étaient devenus rouges. Très rouges. Ne souhaitant pas dévoiler son trouble, elle plaça l'éventail devant son visage laissant voir seulement ses yeux interrogateurs.

- Avez-vous une maladie ?

- Est-ce à moi que vous adressez ? sourit l'affamé.

- Bien sûr que oui, pauvre inintelligent ! soupira-t-elle, agacée.

- Non, je ne suis jamais malade, lui répondit-il.

- Vraiment ?

- Je vous assure que je ne mens jamais.

La dame ne le crut pas mais choisit de se taire. En effet, elle ne souhaitait pas qu'il se moque d'elle puisqu'un homme qui avait des yeux pourpres et flamboyants n'existait pas. Certes, il y avait des personnes qui avaient cette particularité mais c'était la maladie qui était la cause. Au fond d'elle, elle se demanda pourquoi il lui avait menti. Pourtant, elle n'avait perçu dans sa voix que de la sincérité. L'étranger devina ses pensées mais ne discuta pas.

- M'accordez-vous votre main ?

Après une longue hésitation, la marquise finit par baisser les épaules et posa avec grâce ses doigts fins sur le gant du majordome. Ce dernier perçut à travers le tissu une chaleur agréable de sa peau. Plus ravi que jamais, il lui offrit un beau sourire en guise de reconnaissance. L'aimante des hommes baissa sa tête derrière l'éventail afin de dissimuler la rougeur qui imprimait ses joues.

- Je vous conseille de vous presser un peu sinon les taches seront plus difficiles à faire disparaître.

L'homme, dont on ne connaissait pas encore son nom, fit éloigner la brune délicieuse de la salle bruyante et l'emmena dans une autre pièce qui était beaucoup plus calme, plus isolée. Cette habitacle ne contenait simplement qu'une longue table poussiéreuse, des quelques chaises anciennes et un lavabo. Le majordome et la marquise étaient à présent dans un silence complet, ils ne pouvaient même pas ouïr l'orchestre derrière eux.

- A présent, vous pouvez me traiter autant que vous le voulez, répliqua le victorieux d'une voix douce.

Pour toute réponse, la victime fit un : « Hum ! ». Ecœurée par la saleté de la pièce, elle secoua sa robe faisant fuir la poussière. Le majordome posa le plateau sur la table et sortit de sa veste un mouchoir.

- Il n'y a pas d'autres salles où c'est plus propre ? demanda Mlle Darling.

- Je suis navré mais c'est la seule où il n'y a personne.

Avant de mettre l'eau en marche, il enleva l'un de ses gants. La dame fut surprise de voir que ses ongles étaient aussi noirs que ses cheveux. Elle s'avoua que cet homme à queue-de-pie dégageait du charme, de la bonté avec son corps fin et minutieusement proportionné. Le concerné constata que sa proie était en train de le lorgner.

- Vous m'observez ?

La femme piqua légèrement un fard puis lâcha ironiquement :

- Oui, et vous vous êtes mis du vernis ? Vous êtes alors du sexe féminin ?

- Non, s'esclaffa-t-il doucement, cela ne concerne que les personnes qui sont comme moi.

- Vous parlez des domestiques ? Je n'en vois aucun.

- Bien sûr, vous ne comprenez pas ce que je veux dire.

- Pourquoi ai-je l'impression que vous jouez avec moi ? N'êtes-vous pas censé avertir la personne que je ne viens pas ?

- Je suis responsable de ce que je dis mais je ne suis pas responsable de ce vous comprenez. Ne vous en voulez pas.

- Pardon ? s'offusqua-t-elle déconcertée, vous dites cela parce que vous pensez sincèrement que je suis une sotte ? Comment osez-vous ?

- Ce n'était...

- Ce que j'ai à dire, c'est que vous avez de l'humour absolument déplorable ! De plus, il est fort absurde pour un homme de se mettre du vernis. C'est donc vous qui n'êtes pas très malin !

- Vos compliments m'émeuvent beaucoup, sourit-il d'un air espiègle. Sachez, au moins, que c'est un honneur de vous rencontrer, Mlle Darling.

- Vos paroles sont lassantes. Pauvre domestique, vous êtes tellement à plaindre. Je vous le répète une dernière fois, vous ne m'intéressez pas.

- C'est cela qui m'a poussé à venir vous voir.

Le majordome se mit à genoux devant elle et frotta, mouilla la tache visible sur la robe.

- J'aimerais que vous vous asseyiez, j'irai plus vite.

- Sur une chaise broyée ? Non merci.

L'homme noir soupira de nouveau. Décidemment, il commença à en avoir assez de cette petite capricieuse. Mais sachant qu'il ne la verrait plus, il ne préférait pas l'attaquer tout de suite, il choisit donc de poursuivre son jeu. Ses sourcils se plièrent, le regard réprobateur.

- Cessez de chamailler, vous voulez garder cette marque comme souvenir ?

La fleur bleue trembla timidement devant les pupilles presque rouge sang de l'inconnu. Elle se demanda comment il avait pu lui dire cela mais, en même temps, il avait raison. Elle s'exécuta et s'installa sur une chaise la moins souillée derrière elle. Quant à l'étranger, il profita pour glisser lentement sa main gantée sous la jupe, la faisant sursauter.

- Qu'est-ce que vous êtes en train de faire, pervers ? s'exclama-t-elle, outrée.

- J'essaye juste d'aplatir votre robe.

- En prenant ma jambe ? Si ce n'est que pour…

Mais l'autre ne l'écouta plus, concentré sur ce qu'il venait de faire. Il ne devina que trop bien que la peau était tendre et moelleuse mais le gant qu'il porta le frustra. Sans attendre, il le mordit et le retira vivement. La pauvre marquise comprit soudain que le majordome avait joué. Tout avait été préparé afin qu'elle vienne dans ce taudis où personne ne viendrait les voir.

- Vous… vous m'emmenez pour… ?


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