Bonjour!

eh ben, le chapitre 2!! (tadam!) Que s'était-il passé? Qui a osé faire du mal à James? Ouou! Suspense! Les réponses; plus en bas!

merci à Zelda-sama pour sa review. T'inquiète, tu vas tout savoir dans le chapitre 2 et dans les prochains!

bonne lecture et un p'tit commentaire ne ferai pas de tord!

WandaBlack

Chapitre 2

Il avait reçu un coup de pied directement dans son ventre et en avait le souffle coupé.

-Coucou, Potter.

Il tenta de se relever, ses mains glissaient sur la pierre lisse et froide du bâtiment derrière lui. Il n'arrivait pas à voir ses agresseurs à cause de l'obscurité. Soudain, il fut agrippé par le col de sa chemise et traîné, traîné, traîné pendant de longues minutes. Lorsque finalement il fut relâché, il était toujours dans une ruelle crottée, mais il n'y avait plus aucun bruit de circulation : plus de klaxons, plus d'enfants qui pleuraient, plus d'hommes criant pour un taxi, plus rien. Seulement un chat qui miaulait paisiblement sur une poubelle. James se leva péniblement et fit face à ses agresseurs. Ils étaient cinq, tous habillés de noir. Son regard s'arrêta sur un petit motif qu'avait un des hommes (parce que c'était sûrement des hommes à cause de leur carrure) sur sa poitrine. C'est un tout petit motif représentant un serpent vert et argenté. Serpentard. Il sentit la colère monter en lui et il se jeta sur eux un poussant un rugissement de rage. Un de cinq sorciers leva sa baguette.

-Endoloris!

James tomba par terre et hurla de douleur. Les Serpentards éclatèrent de rire et le frappèrent sans retenu alors qu'il était par terre, inoffensif. Lorsqu'ils arrêtèrent, James ne bougea pas, étendu par terre dans un état lamentable. Il essaya de se relever, mais la douleur le cloua au sol. Un Serpentard s'agenouilla à ses côtés et lui caressa doucement les cheveux.

-Pauvre petit Potter. Incapable de se lever. Regardez comme il fait pitié, regardez comme il est faible. As-tu mal, Potter?

James leva les yeux vers lui et lui cracha au visage. Le Serpentard s'essuya lentement et, en refermant sa poigne sur ses cheveux, lui tira brusquement la tête par en arrière.

-Je répète : As-tu mal?

-…

-Très bien, Potter. On va prendre ça pour un non.

Il ne put rien faire : déjà, ils lui lançaient à tour de rôle des Endoloris. Après quelques minutes, le même Serpentard s'agenouilla de nouveau à côté de lui. Il le regarda un instant, essuyant le sang qui coulait du nez de sa victime et soupira.

-Vois-tu, Potter, dans la vie, tout ne va pas toujours en sa faveur. Nous avons de bons amis à Poudlard qui sont tannés de toi et nous avons décidé de venir te parler. Nous nous sommes déplacés que pour toi. Il y a quelques années que j'ai fini mes études, mais dans le temps, j'étais moi aussi à Serpentard. Il y avait aussi un fatiguant de Gryffondor qui nous jouait des tours. Sais-tu ce qui lui ait arrivé?

James le regarda droit dans les yeux et garda le silence. Il ne devait pas embarquer dans leur petit jeu sinon il était fichu. L'ancien Serpentard continuant, ignorant le silence du Gryffondor.

-Il a perdu la boule, il est devenu fou. Aujourd'hui, il habite à Ste-Mangouste avec les retardés mentaux. Vois-tu, nous n'apprécions pas les petits prétentieux dans ton genre qui sont, en plus, à Gryffondor.

Un de ses compagnons se pencha à son tour et approcha son visage de celui de James. Il reconnut aussitôt cette odeur, une odeur de graisse, de sueur et de potions. C'était Severus Rogue. Celui-ci força le Gryffondor à le regarder et lui sourit méchamment.

-Tu ne gagneras pas cette fois-ci, Potter. J'ai assez souffert à cause de toi et de tes fichues blagues. Maintenant, c'est à ton tour.

-Comme si je n'avais pas déjà assez souffert, réussit-il à articuler.

Les Serpentards éclatèrent de rire et les deux se relevèrent. Severus ne manqua pas de lui donner un coup de poing dans les côtés. James retint un cri de douleur et se tourna vers ses agresseurs qui riaient aux larmes.

-Nous avons trop souffert à cause de vous, Gryffondor. L'heure de la vengeance des Serpentards a sonné.

-Tu n'en mets pas un peu trop? répliqua James.

Pour toute réponse, il reçut une pluie de coups au visage et au ventre. Pendant qu'il se faisait battre, incapable de se défendre, Rogue se pencha jusqu'à son oreille et lui murmura :

-Tu n'es qu'un minable, Potter. Tu ne mérites pas de te appeler un sorcier. Tu n'es qu'un bon à rien, un incapable, un rejet de la vie, un Sang-de-Bourbe. En ce qui concerne Evans, tu ne l'auras jamais. Abandonne et rends-toi à l'évidence : personne ne t'aime et personne ne veut de toi. Même tes parents t'ont abandonné. Où sont tes amis? Ils ne sont jamais là quand tu as besoin d'eux, mais eux sont là quand ils ont besoin de toi, par contre. Ils doivent sûrement être ensemble en train de s'amuser. Et toi? Tu es seul, Potter, tout seul. Minable, Potter, ne l'oublie pas.

Tout cela fut enchaîné par un nombre phénoménal d'Endoloris. James fut surpris d'être encore en vie, même s'il n'était plus très très fort. Alors qu'il basculait à la limite de l'inconscience, ils le laissèrent là, tout seul dans cette ruelle sombre. Il n'avait qu'un seul mot en tête. Minable. Il sombra dans l'inconscience.

Sirius et Remus étaient assis sur les marches à la sortie du théâtre. Au début du spectacle, ils avaient réservé une place à leur ami, croyant qu'il était simplement en retard, mais maintenant que tout le monde sortait pour retourner chez eux, ils s'inquiétaient. Ce n'était pas le genre à James de ne pas se présenter sans les avertir. Lorsque la lune fut haute dans le ciel, ils quittèrent le théâtre et se rendit chez Remus où Sirius restait à coucher. Ils ne dirent pas un mot durant le trajet de retour, se demandant ce qui était advenu de James. Remus ouvra la porte de sa maison et, sur la pointe des pieds, les deux garçons se rendirent dans la chambre du loup-garou. Sirius se jeta sur son lit en soupirant.

-Vivement le confort des matelas! Plus jamais je ne resterais des heures dans un de ses sièges de théâtre!

-Arrête, Sirius, tu en mets trop, répliqua son ami en riant.

-On était aussi confortable que durant les cours de métamorphose.

-Voyons…

Remus écouta à moitié son ami se plaindre des sièges. L'autre moitié était occupée à se demander ce que faisait James. Un léger cognement à la porte le sortit de ses pensées. Sa mère entra dans la chambre, les cheveux ébouriffés et les yeux endormis.

-Bonsoir, les garçons. Pourriez-vous faire moins de bruit, s'il vous plait?

-Désolé, Mme Lupin, s'excusa aussitôt Sirius.

Lorsque la porte fut refermée, Remus se tourna vers son ami et s'assit sur son lit. Tout en enlevant sa chemise pour mettre son t-shirt, il lui demanda :

-D'après toi, pourquoi James n'est pas venu?

-Tu ne vas pas revenir là-dessus! Il a dû avoir un empêchement, tout simplement. Tu sais, ses parents ne sont pas du genre à le laisser libre, quelques fois. D'après moi, on devrait dormir et attendre à demain pour prendre de ses nouvelles.

Sirius tourna le dos à son ami et s'enterra sous sa tonne de couvertures. Remus soupira, s'assit à ses côtés et le secoua.

-Mais j'ai un mauvais pressentiment, Patmol.

-Toi et ton sixième sens. Calme-toi. Je suis certain qu'il va bien. Va dormir, je suis fatigué.

Pourtant, le loup-garou ne bougea pas. Il tira violemment sur les couvertures de son ami et pencha sa tête pour qu'elle se trouve face à lui.

-Ne ris pas de moi, Patmol.

-Je ne ris pas.

-Tu sais très bien que je ne plaisante pas. J'ai vraiment un mauvais pressentiment! Il lui est arrivé quelque chose.

-Ne t'en fais pas, Lunard. Tu t'inquiètes pour rien.

-Rappelle-toi le jour où j'avais ressenti que Peter s'étouffait de la salle commune. Lorsqu'on était descendu, il était vraiment en train de s'étouffer. Maintenant, je ressens environ la même chose pour James. Il ne va pas bien.

-Ce n'était que le hasard.

-Ce n'est pas le hasard, Sirius!

Sans le vouloir, il avait crié. Les deux amis se tournèrent vers la porte et, après quelques secondes, Mme Lupin entra.

-S'il vous plait, les garçons.

-Désolé, répondirent-ils.

Lorsque le silence s'installa de nouveau dans la maison, Sirius se redressa sur son lit et fit face à Remus.

-Admettons que tu as raison. D'accord, tu as raison, rajouta-t-il précipitamment en croisant le regard de son ami. Si James est vraiment en train de souffrir quelque part, comment comptes-tu le retrouver? On ignore où il se trouve.

-Je sais, dut admettre le loup-garou.

-Alors, maintenant, tu descends de mon lit et tu vas te coucher. On en reparlera demain.

À contre cœur, Remus se leva, éteignit la lumière et alla se coucher. Après quelques minutes, Sirius se mit à ronfler. Le loup-garou poussa un grognement et lui lança son oreiller, mais en vain. Maintenant sans coussin, Remus se tourna et se retourna dans son lit, incapable de dormir. Il passa donc le rester de la nuit à s'inquiéter pour son ami. Vers deux heures du matin, il sortit de sa chambre et descendit à la cuisine. Il s'assit à la table avec un verre de lait et quelques biscuits. Après quelques minutes de silence, la porte d'entrée s'ouvrit et M. Lupin le père entra. Il déposa sa valise et son manteau dans le salon sans faire de bruit. Lorsqu'il entreprit de monter les escaliers, il entendit un petit toussotement dans la cuisine. Il s'arrêta devant la porte et regarda son fils noyer son biscuit dans son lait, l'air las. Avec un sourire, il s'approcha de lui et lui ébouriffa les cheveux.

-Est-ce que je peux savoir ce que tu fais debout au beau milieu de la nuit?

-Je n'arrive pas à dormir.

-Ça fait plusieurs nuits que tu ne dors plus. La pleine lune est-elle proche?

-Ça n'a pas de rapport, cette fois-ci.

-Bon, allez. Raconte tout à ton papa.

Remus leva les yeux de son biscuit tout ramolli et regarda son père. En soupirant, il but d'un seul trait son lait et alla déposer son verre sur le comptoir. Lorsqu'il vint se rasseoir, il avait toujours l'air désespéré.

-Sirius est-il là? lui demanda son père pour entamer une conversation.

-Oui, il ronfle dans ma chambre.

-Est-ce que c'est pour ça que tu ne dors pas?

-En partie. J'ai beau lui lancer mon oreiller, il n'y a rien à faire. Il te fait compétition.

-Comment ça, il me fait compétition? Je ne ronfle pas, moi.

-Ce n'est pas ce que maman dit et ce que j'entends durant les voyages. On dirait que le moteur de la piscine des voisins est bloqué.

-Mais ça n'empêche pas ta mère de dormir.

-Elle se met des bouchons.

-Ah! Ça explique pourquoi elle se lève toujours en retard, elle n'entend pas son cadran. Veux-tu venir dormir avec nous, ce soir?

-Papa, j'ai dépassé l'âge de dormir avec vous.

-Dommage. J'aimais bien nos batailles d'oreillers. Pas toi?

Devant le visage triste de son fils, M. Lupin soupira. Il le prit dans ses bras et le serra contre lui.

-Dis-moi ce qui ne va pas.

-C'est James. Je m'inquiète pour lui. Il était censé venir nous retrouver, Sirius et moi, ce soir au théâtre, mais il n'est pas venu. Pourtant, il semblait content de l'invitation.

-Peut-être a-t-il eu un empêchement.

-Il nous aurait averti, j'en suis certain. Ce n'est pas tout. J'ai… un mauvais pressentiment. Je pense qu'il lui est arrivé quelque chose.

-Voyons, tu te fais des idées. Arrête de t'inquiéter. Je suis certain que demain, il vous enverra une lettre pour expliquer son absence. Maintenant, va dormir sinon demain, tu auras l'air d'un zombie.

Tranquillement, Remus se leva et se traîna jusque dans son lit. Il s'enroula dans ses couvertures et sombra dans un sommeil troublé.