Avertissements : Cette fanfic ne respecte pas la fin du tome 6 ni le tome 7. Elle contient des scènes de violence et de sexe explicites ; elle est donc destinée à un public averti.
Disclaimer : L'univers et les personnages de cette fanfic appartiennent à J.K. Rowling.
Bonne lecture !
Chapitre 1 - Début d'un cauchemar
Hermione reprenait peu à peu conscience. Sa tête bourdonnait, elle ne sentait pas son corps, et tout était noir. Elle ouvrit péniblement les yeux, mais ne parvint pas à distinguer grand chose, et l'effort déclencha une douleur fulgurante dans son crâne. Un gémissement s'échappa de sa gorge tandis que reste de son corps commençait à revenir douloureusement à la vie. Il lui semblait que chaque parcelle de sa peau était meurtrie et endolorie, et elle n'arrivait même pas à déterminer exactement dans quelle position elle se trouvait. Il fallut plusieurs minutes pour que son esprit s'éclaircisse peu à peu, et que ses sens redeviennent fonctionnels. Elle se rendit alors compte qu'elle était étendue sur un sol de pierre, dans une petite pièce qui ressemblait à un cachot.
La mémoire lui revenait. L'invasion des Mangemorts à Poudlard, la bataille, la défaite... Elle ne savait même pas ce qui était arrivé aux autres. Et elle... Prisonnière. Qu'est-ce qui l'attendait ? Voldemort n'avait plus besoin d'elle, alors... Elle s'attendait au pire. Un frisson lui parcourut l'échine, à la fois de froid et d'angoisse, et au prix d'un effort héroïque, elle essaya de se redresser. Bouger d'abord ses bras, puis ses jambes, résister à la douleur, bouger encore, encore, reprendre petit à petit une posture plus stable. Ses bras lui semblèrent horriblement faibles quand elle s'appuya dessus pour redresser son torse, mais elle parvint finalement à se retrouver en position assise.
Elle poussa un soupir. Elle n'osait même pas imaginer ce qui allait lui arriver. La mort n'était pas loin certainement... Mais son cerveau étrangement vide refusait d'y penser.
Combien de temps avait passé ? Une heure ? Deux ? Dix ? Elle n'en avait aucune idée. Entre-temps, elle avait réussi à se lever, et même à marcher un peu dans sa petite cellule. Il y avait une fenêtre avec des barreaux de métal, mais elle ne donnait que sur un couloir obscur, et la seule clarté dans la pièce provenait du rai de lumière qui passait sous la porte solidement verrouillée, encastrée dans le mur opposé. Hermione se remettait petit à petit du choc physique et mental, et recommençait à être active, aussi bien physiquement que mentalement. Elle avait déjà élaboré des dizaines de théories sur la raison de sa présence ici, et sur l'endroit exact où elle se trouvait. Qu'y avait-il derrière la porte ? En appuyant son oreille dessus, elle n'avait pas entendu grand-chose, mais avait eu plus de résultats au niveau du sol, là où un petit espace laissait passer la lumière. Malheureusement, il ne s'agissait que de bruits de pas sourds et d'échos de voix éloignés. La lumière était peut-être allumée, mais pour l'instant il n'y avait personne. Quant au couloir derrière la fenêtre, il y régnait un silence de mort. Son estomac la lançait avec de plus en plus d'insistance, et elle avait la gorge horriblement sèche. Comptaient-ils la laisser mourir de faim et de soif ? Elle se perdait en spéculations, mais aucune ne semblait plus plausible que les autres.
Hermione était en train d'arpenter une fois de plus la petite pièce quand soudain des bruits se firent entendre. Elle entendait des voix, qui s'approchaient de plus en plus, et bientôt, un bruit de clé tournant dans la serrure. La porte s'ouvrit dans un grand fracas, laissant entrer un torrent de lumière qui aveugla la jeune fille. Se protégeant les yeux du bras, elle recula instinctivement contre le mur, tandis que plusieurs silhouettes se profilaient en contre-jour dans l'encadrement de la porte.
"Tiens, Miss Je-Sais-Tout s'est réveillée !"
Hermione reconnaissait la voix au timbre rauque qui éclata de rire à ses propres paroles, apparemment désopilantes à ses yeux. De nouvelles voix se joignirent à la sienne, et il sembla à la jeune fille qu'elle en reconnaissait d'autres. Ils s'avancèrent dans la pièce, ils devaient être une demi-douzaine, et se rapprochèrent d'elle.
"Elle a l'air moins sûre d'elle, maintenant, vous ne trouvez pas ?"
"Bientôt, elle ne sera plus en état de lever le doigt !"
"Oui, enfin sauf si on décide de la faire durer longtemps..."
De nouveaux rires résonnèrent. Les yeux d'Hermione s'habituaient peu à peu à la lumière, et elle se rendait compte que l'extérieur n'était pas aussi éclairé qu'il lui avait semblé au premier abord. Elle ne pouvait pas bien le voir de là où elle était, mais il semblait que c'étaient des boules de feu en suspension dans l'air qui produisaient la lumière. Elle dévisagea les Mangemorts qui se tenaient face à elle, et ne fut pas surprise de constater qu'ils étaient presque tous des élèves de Poudlard qui y avaient étudié en même temps qu'elle. Probablement avaient-ils laissé tomber leurs études pour aller grossir les rangs de Lord Voldemort : Zabini, Montague, Crabbe, Goyle... Il la regardaient maintenant d'un air supérieur et satisfait, avec une lueur tout sauf rassurante dans les yeux.
Hermione se sentait horriblement impuissante et vulnérable. Ils étaient six, grands, en forme et bien nourris, une baguette magique à la main chacun, tandis qu'elle était faible, affamée et désarmée. Et leurs paroles menaçantes donnaient des frissons dans le dos. Soudain, Montague l'attrapa violemment par le poignet et tira dessus, lui arrachant un cri de couleur.
"Sale Sang-de-Bourbe !" lança-t-il avec mépris avant de lui cracher au visage.
Ce geste déclencha aussitôt les ricanements approbateurs des autres, tandis que Crabbe envoyait Hermione s'écraser contre le mur d'un geste de sa baguette magique. Il marmonna une formule et elle sentit soudain une main invisible qui serrait son cou tout en la plaquant contre la pierre froide.
"Voilà ce qui arrive à la vermine de ton genre. Vous méritez tous de disparaître de la surface de la terre !"
L'étreinte se resserrait et Hermione avait de plus en plus de mal à respirer. Bientôt, il l'étranglait complètement, et elle se sentait sur le point de s'évanouir... Jusqu'à ce que la pression se libère soudainement. Le temps de retrouver ses esprits, elle se rendit compte que c'était Goyle qui avait tiré le bras de Crabbe en arrière, l'empêchant de l'achever.
"Tu es fou ou quoi ? Tu vas pas la tuer comme ça, sinon on ne pourra plus s'amuser avec elle !"
Crabbe se dégagea de l'emprise de son camarade et gronda :
"Moi je ne touche pas à une Sang-de-Bourbe. Si vous voulez vous souiller avec son impureté..."
Malgré tout, il resta à une petite distance des autres et continua de les observer, tandis qu'ils resserraient leur cercle autour d'Hermione. La jeune fille, qui avait suivi la conversation, commençait à pressentir ce qu'ils lui réservaient, et la panique s'emparait d'elle. Ses yeux allaient de l'un à l'autre et en chacun elle voyait la même chose : cruauté, lubricité, et convoitise. Zabini l'attrapa soudain par la taille et la colla de force contre lui, passant une main dans ses cheveux avec une douceur artificielle tandis que de l'autre, il tordait douloureusement le bras d'Hermione derrière son dos. Elle mordit les lèvres pour ne pas crier, mais il donna une torsion supplémentaire et elle ne put plus se retenir de gémir, à la grande satisfaction de ses tortionnaires.
"Quelque chose de ne va pas, ma jolie petite Sang-de-Bourbe ? C'est l'impureté de ton sang qui te fait mal ?" susurra Zabini à son oreille sans lâcher son bras.
Des larmes perlaient aux coins des yeux d'Hermione, qui craignait qu'il ne finisse par lui déboîter les articulations s'il ne s'arrêtait pas bientôt. La main qui caressait ses cheveux glissa le long de sa joue puis descendit jusqu'à sa poitrine, où elle saisit l'un de ses seins, sous les regards salaces des autres Mangemorts.
C'est alors qu'une voix retentit en direction de la porte.
"Qui vous a permis d'entrer ici ?"
Hermione reconnut immédiatement l'auteur de cette phrase, et elle put le confirmer quand Zabini la lâcha soudainement, s'écartant d'elle et lui permettant de voir celui qui venait d'entrer. Hermione serra son bras contre elle, soulagée qu'il soit encore fonctionnel, et tourna son regard dans la même direction que les Mangemorts, qui avaient instantanément perdu leur sourire.
"C'est à moi que le Seigneur des Ténèbres l'a donnée," déclara sèchement le jeune homme. "Et tant que je ne vous y aurai pas autorisés, vous n'aurez aucun droit sur elle, suis-je bien clair ?"
Les autres acquiescèrent à contre-cœur, tandis que celui qui agissait comme leur chef s'avançait vers Hermione, un indéfinissable sourire aux lèvres.
"Quel plaisir de te revoir," dit sarcastiquement Drago Malefoy.
